Réponses aux reviews : Si vous voulez que je vous prévienne des nouveaux chapitres et avoir une réponse directe et rapide, laissez-moi votre adresse mail.

Merci à toutes pour vos reviews, vous avez fait exploser le standard.

Merci de m'avoir remotivé.

mymp : merci beaucoup d'avoir répondu à mon ultimatum, ça me fait très plaisir de voir de nouveaux lecteurs.

zozo : désolée d'avoir dû recourir à l'ultimatum mais c'était le seul moyen pour savoir ce que les gens pensaient de mon histoire. Ca a servi à me remotiver parce que j'ai plein de nouvelles idées pour des histoires et je voulais vérifier laquelle je devais faire. Mais, pas d'inquiétude, je finis celle-là avant toute chose.

Hermoni : rassures-toi, je ne t'obligerais pas à danser la macarena en sabots, je suis pas une tortionnaire. ça faisait longtemps que je n'avais pas eu droit à des bisous sucrés et promis, je ne referais pas d'autres ultimatums ( pas sur cette histoire en tout cas ). Bisous salés.

Chapitre 13 : Remontrance et exclusion

Harry allait devoir affronter les foudres de ses coéquipiers et surtout celles de Ron qui allait lui faire payer durement la trahison. Il redescendit lentement, laissant le temps aux spectateurs de s'éloigner. Serpentard avait gagné la Coupe de Quidditch, Drago était porté en triomphe par les autres joueurs. Ils faisaient un petit tour de terrain, prouvant ainsi la suprématie des serpentards sur les autres maisons.

Quand Harry atterit, les autres, avec Ron en tête, lui sautèrent dessus. Il fallait s'y attendre, se dit-il mentalement.

- Qu'est-ce qui t'est arrivé ? demanda Ron, entre colère et anxiété.

- Je ne sais pas, mon balai s'est arrêté net, il ne voulait plus bouger, tenta de se justifier Harry.

- Mais ce n'est pas normal, tu as vu quelqu'un ou quelque chose ?

- Non mais non. Je... je ne sais pas ce qui s'est passé.

- C'est Drago, affirma Ron. Ça ne peut être que lui. Il n'a pas arrêté dde te coller depuis le début du match.

- Ron, arrête tes insinuations, il ne paut pas faire de magie sans baguette et tu sais très bien que nous n'avons pas de baguette sur le terrain.

- A d'autres, soit c'est lui qui l'a fait seul, soit il a commandité le méfait. Je vais aller voir Dumbledore. Passe-moi ton balai !

- Non, je refuse. On a perdu et alors. On a gagné toutes les autres années. On peut bien leur laisser la dernière.

- Ma parole mais tu voudrais qu'on soit gentil avec les Serpentards ?

- Gentils, non mais compréhensifs un minimum. Ils n'y sont pour rien s'ils sont à Serpentard, pas plus que nous ne sommes responsables d'être à Gryffondor.

- Mais qu'est-ce qui t'arrive, tu n'es pourtant pas tombé sur la tête. Tu devrais aller voir Pomfresh qu'elle regarde si tu n'as pas été touché par un sort déviant.

- Ron, je n'ai pas besoin de Pomfresh. Je n'ai été touché par aucun sort et tu veux que je te dise, j'ai failli aller à Serpentard moi-même, c'est pour ça que je ne leur cracherai plus dessus. J'en ai marre de devoir faire semblant de les haïr. Je n'ai rien contre eux.

- Eh ben, ta nouvelle petite-amie t'a tourné la tête. Elle ne serait pas à Serpentard, par hasard ?

- Si et alors ?

- Alors, je sens qu'il y en a un qui va aller émménager totalement chez nos voisins Serpentards.

- Avec plaisir, eux au moins ne me jetteront pas la pierre.

- C'est ça, ils vont sabrer le champagne pour ton arrivée.

- Et pourquoi pas ? Ça t'étonnerait ?

- Bon, ok, ça suffit les conneries. Je me casse. Venez, vous autres Gryffondors, laissons le traître rejoindre ses nouveaux amis.

Harry récupéra ses affaires et alla se réfugier chez son amant. Il se déshabilla et entra dans la douche. L'eau chaude cacha ses larmes, s'y mêlant avec grâce. Au bout d'une demi-heure, il sortit, vidé de toutes ses forces, anéanti. Drago n'était pas encore revenu. Sans doute faisait-il la fête avec ses collègues Serpentard. Il enfila une chemise blanche et un pantalon de son amant. Le pantalon était un peu étroit mais ce serait provisoire, juste le temps d'aller chercher ses affaires chez les Gryffondors. Il se rendit directement dans son dortoir, ignorant les autres qui le regardaient méchamment. Il sortit sa valise et la remplit à la hâte. Il ne voulait pas se retrouver coincé par ses ex-colocataires.

En passant dans la salle commune, les filles regardèrent avec insistance ses fesses, même Ginny semblait apprécier la vue. Elle tenta une approche en lui mettant la main aux fesses. La réaction ne se fit pas attendre. Harry lâcha sa valise et se retourna. Sans prononcer un mot, il leva la main et giffla la jeune fille. Elle se retrouva à terre, ne s'attendant pas à ça. Harry n'était pas connu pour sa violence, ni ses réactions impulsives. Mais là, il n'avait pu se retenir. Malheureusement pour lui, Ron était là qui, depuis tout à l'heure, fulminait dans son coin. Il se leva d'un bond. Tout le monde se souvenait encore de leur dernière altercation, en quatrième année et personne ne voulait revoir ça.

Les autres Gryffondors firent cercle autour d'eux.

- Mais qu'est-ce que tu as fait ? Pourquoi l'as-tu frappé ?

- Elle m'a touché le cul, je vais pas la laisser faire non plus !

- Et moi, si je te touche le cul, tu vas me frapper aussi.

- Ron, lâche-moi. Arrête de me chercher, je ne veux pas me battre avec toi.

- Tant pis pour toi.

Ron leva son poing et l'enfonça dans la figure de son meilleur ami.

- Putain, ça fait du bien, lâcha-t-il.

- A qui le dis-tu ? lui répondit Harry en lui décochant à son tour un coup de poing au ventre.

Ils se retrouvèrent très vite à terre. Les coups pleuvaient sans discontinuer. Les autres Gryffondors hésitèrent à intervenir, ne voulant pas se prendre de coups. Après tout, Harry et Ron étaient des joueurs de Quidditch, autrement dit, de bons athlètes avec des muscles solides et puissants. Heureusement pour eux, ils n'eurent pas à intervenir. Harry se détacha de l'étreinte de Ron, se releva et lui dit :

- Ça suffit, je me casse. Tu m'énerves, j'en peux plus de tes crises.

Harry prit sa valise et s'apprêtait à sortir quand Ron lui cria :

- C'est ça, bon débarras. Comme meilleur ami, on a vu mieux, beaucoup mieux. Tu es devenu beaucoup trop arrogant, tu es devenu un con de Serpentard, c'est bien que tu emménages là-bas.

Harry, les larmes aux yeux, courut tant bien que mal avec sa valise jusqu'à la chambre de Drago. Arrivé là, il alla s'enfermer dans la salle de bains. Il se déshabilla et commença à regarder l'étendue des dégâts. Le premier coup avait rougi et quelques gouttes de sang séchés marquaient la plaie. Son torse aussi avait été marqué du sceau de Ron. C'est qu'il cognait dur le con.

Mais il avait encore plus peur de la réaction de Drago. Quand ce dernier reviendrait, il ne manquerait pas de remarquer ces superbes marques. Il devait à tout prix les faire disparaître mais comment. S'il allait voir Mme Pomfresh, elle lui poserait des questions sur les circonstances et il se retrouverait illico presto dans le bureau de Dumbledore. Il décida donc d'aller voir Hermione, dans la chambre d'à côté. Mais avant, il devait se rhabiller. Il ouvrit sa valise et en sortit un pantalon et une chemise propre. Il faudrait qu'il cache celle de Drago car du sang l'avait souillé. Ça lui faisait mal de devoir cacher ça à son chéri mais c'était ça ou le massacre de l'année allait avoir lieu ce soir-même. Il sortit de la chambre et tomba nez à nez avec Ginny, chemise et pantalon ouverts. La pauvre en tomba à la renverse. Ça ne fait que la deuxième fois de la journée, se dit Harry. Il frappa à la porte d'Hermione. Elle lui ouvrit visiblement énervée.

- Quoi, dit-elle avant de voir Harry. C'est toi. Va falloir faire la queue pour que je te soigne, je m'occupe de Ron.

- De Ron, hésita Harry. Je, je repasserai plus tard.

- Arrête de dire des bêtises, Harry, vous n'allez quand même pas vous rebattre.

- Je vais me débrouiller autrement. Au fait, y a Ginny dans le couloir. Elle s'est effrondré toute seule cette fois.

- Je viendrai te voir plus tard, je sais où te trouver.

- Tu sais... où me trouver ?

- Je suis plus intelligente que Ron.

- A tout à l'heure alors mais essaie de faire vite, je n'aimerai pas qu'il me voie dans cet état.

- Pas de soucis, je finis de m'occuper de l'autre crétin qui ne sait pas contrôler ses pulsions et je viens. Tu peux faire entrer ton ex, s'il te plaît, j'ai pas que ça à faire.

Harry fit entrer Ginny en la prenant dans ses bras. Cette fille n'était toujours pas revenue à elle et elle bafouillait des mots sans queue, ni tête.

- A tout de suite, merci Hermione.

Harry s'allongea sur le lit de Drago. Il n'avait plus qu'à attendre Hermione en priant pour que ce ne soit pas Drago qui arrive en premier. Mais avant, il devait trouver comment elle avait pu deviner où il était. Est-ce qu'elle l'avait suivi, espionné ou était-ce seulement dû à sa grande intelligence et à son instinct féminin ?

Ouf, on frappe à la porte. C'est forcément elle. Harry se précipita pour lui ouvrir.

- Alors, tu vas enfin m'expliquer ?

- T'expliquer quoi, Hermione ?

- Pourquoi tu sors avec ton meilleur ennemi, par exemple ?

- Comment l'as-tu deviné ?

- Vous n'êtes pas très discrets, voilà tout. D'un seul coup, tu arrêtes de te chamailler avec lui, tu rougis quand il t'envoie des petits mots en cours et surtout, vous vous sautez dessus n'importe où. Et surtout, tu disparais après ta retenue avec lui et quand on te revoit, tu as un sourire de dix mètres et tu ne nous fais même pas de remarques sur le fait que tu as dû passer quelques heures avec lui. Ça peut passer avec Ron mais pas avec moi. Je sais ce que ça fait d'être amoureux et je sais en reconnaître les symptômes.

- C'est une longue histoire mais, pour résumer, je n'étais jamais à l'aise avec les filles, j'appréhendais tout le temps le moment où je me retrouverais avec elles au lit. Et, quand j'ai couché avec Ginny, c'est Drago que j'ai vu. Et j'ai compris qu'en réalité, j'étais attiré par lui depuis des années. Que je m'en voulais d'avoir écouté Ron, en première année, et que j'aurai dû lui serrer la main ce jour-là, que si je l'avais fait, tout se serait passé différemment. Je serais peut-être allé chez Serpentard, il aurait pu devenir mon ami. J'aurai peut-être pu ressentir de tels sentiments plus tôt et ne pas perdre autant d'années.

- Et ça dure depuis quand ? Depuis ta retenue chez Rogue ?

- Oui. On était que tous les deux et ça s'est très bien passé. Après, j'ai décidé de lui parler pour m'excuser mais il ne m'en a pas laissé le temps. Il m'a littéralement sauté dessus. Après, on est venu ici et on a fait l'amour. On a parlé, dormi, reparlé et on ne s'est plus quitté. Mais, craignant la réaction des autres, nous nous sommes tus. Nous avions de plus en plus de mal à nous séparer. Mais il faut croire que nous n'avons pas été assez prudents puisque tu nous as vu.

- Vu et entendu. Vous n'êtes pas discrets. Je serais presque jalouse.

- Quoi, ton chéri ne te fait pas monter au septième ciel ?

- Harry ! Si, bien sûr mais Drago et toi êtes les deux mecs les plus prisés de Poudlard, des ennemis jurés. La pilule sera, sans doute, dure à avaler pour certains ou plutôt certaines.

- Tu pourrais m'aider ? Au moins pour que Drago n'aille pas frapper ton petit-ami à mort quand il verra mes plaies.

- D'accord, Harry. Viens par là.

- Et après, tu pourrais peut-être persuader ton petit-ami que Drago peut être un mec bien, à l'aide de quelques petits câlins...

- Harry !De toute façon, je ne pourrais rien faire tant que Ginny est dans notre chambre.

- Quoi, elle n'a pas cessé ses marmonnements ?

- Non et je crois bien qu'elle est en train de devenir folle, Sainte-Mangouste la guette.

- Ne parle pas de malheur, Ron ne me le pardonnerait pas.

La porte s'ouvrit et Drago entra, médusé de voir Harry et Hermione en grande conversation, Harry à moitié nu et Hermione, la main sur son torse.

Tada ! Fini pour ce chapitre ! Il est plus long que la moyenne alors profitez-en bien. Pas d'ultimatum, cette fois-ci mais tout commentaire est le bienvenu. Je vais tâcher d'aller le plus vite possible pour la suite mais je ne vous promets rien. La fin de l'année scolaire approche et de ce fait, les devoirs de fin de semestre aussi.

A plus tard et encore merci de continuer à lire cette histoire.