Voilà j'entame le premier chapitre de cette histoire.

Chapitre 1 : Premiers pas dans le passé

Quelques instants plus tard les deux jeunes gens disparurent dans un éclair de lumière blanche. Le masque joyeux de Stiles se fissura à cet instant, tout ce qu'il avait voulu cacher à son fils de ses inquiétudes se retranscrivait sur son visage.

Derek : Ca ne sert à rien de réagir comme ça.

Stiles hurlant : Ne me dis pas ce que j'ai à faire. De toute façon, ton manque de sensibilité a toujours été un problème.

Derek : C'est vraiment ce que tu penses.

Le silence venant de la part de Stiles valait tous les mots. Derek sortit de la pièce et quelques instants plus tard, la porte d'entrée claquait derrière lui. C'est seulement à cet instant que Stiles réagit se rendant compte de l'horreur des paroles qu'il avait lancé au visage de son mari. Il se lança à sa recherche et n'eut que peu de doute sur l'endroit où le trouver.

Pénétrant dans les bois, il s'enfonça profondément à l'intérieur retrouvant rapidement la direction de la clairière qu'il avait parcouru depuis de nombreuses années. Arrivé là-bas, il vit Derek agenouillé, recueilli devant les tombes de sa famille. Il s'avança à son tour et se recueillit silencieusement. Ils restèrent plusieurs minutes ainsi. D'un commun accord, chacun d'eux avait décidé depuis bien longtemps de laisser leurs soucis et leurs disputes de côté quand ils étaient sir la tombe de leurs parents.

Plus tard, ils se rendirent dans un lieu connu d'eux seuls. Stiles était gêné par rapport à tout ce qu'il avait dit mais ne savait comment aborder la situation. C'est finalement Derek qui se lança.

Derek : Pardon.

Trop surpris pour répondre, Stiles resta bouche bée laissant Derek poursuivre.

Derek : Je sais que lorsque tu as accepté de m'épouser, je t'avais promis de me montrer plus ouvert, de dire mes sentiments mais je me rends compte que…

Stiles : Chut, ne dis rien. Je suis navré de la façon dont je t'ai parlé. C'est la tristesse qui m'a fait dire des bêtises. Tu n'es pas insensible. Tu me prouves tes sentiments tous les jours même si ce n'est pas par les mots. Teddy et moi, nous savons très bien que tu nous aimes.

Derek gardant les yeux baissés : Mais…

Stiles : Je sais ce que tu crains. Ce qu'il verra là-bas ne changera rien à ces sentiments pour toi. Tu n'es et n'as jamais été un monstre. Tu t'es juste égaré à un moment et je sais que tu regrettes la façon dont l'histoire s'est déroulée. Je ne doute pas un instant qu'il le reconnaîtra. C'est ton fils, il ne te détestera pas.

Stiles le prit alors dans une étreinte emprunte de douceur. Il le savait, Derek conservait les cicatrices de son passé douloureux. Il s'était construit une carapace qu'il avait laissé lentement se dissoudre depuis sa rencontre ave Stiles. Malheureusement, toute médaille à son revers, la disparition de cette carapace avait fait revenir à la surface, une fragilité et un manque d'assurance qui surgissait dans les moments les plus inattendus. Et dans ces cas-la, il n'y avait que Stiles qui pouvait voir le masque se fissurer.

Stiles : Je t'aime Derek quoi qu'il arrive.

Derek : Je t'aime aussi.

Ils restèrent un long moment enlacés, et en y regardant de plus près on pouvait voir les larmes couler le long des joues de Derek. Tous les deux n'ignoraient pas que les épreuves qui attendaient leur fils seraient difficiles à vivre mais ils savaient qu'il saurait surmonter les épreuves qui se dresseraient sur leur chemin.

Vingt-six ans plus tôt, Beacon Hills.

Une lumière blanche projeta deux jeunes gens. Teddy mit quelques instants à reprendre ses esprits et à réaliser à l'époque dans laquelle il se trouvait. Puis il chercha Nate du regard. Celui-ci était allongé au sol face contre terre.

Teddy : Nate, est ce que ça va ?

Seul, le silence lui répondit. Il s'approcha de son ami de plus en plus inquiet de l'absence de réponse de son meilleur ami. Il tendit la main pour effleurer son épaule l'appelant doucement. Il fut projeté au sol, Nate au-dessus de lui, lui maintenant les bras.

Nate : Je t'ai bien eu.

Teddy : Espèce de tricheur. Tu m'as eu par surprise.

Nate : Mauvais perdant, je veux que tu reconnaisses que j'ai gagné.

Teddy : Tu as triché, ce n'est pas une vraie victoire.

Nate : Reconnais-le ou je ne te relâche pas.

Teddy : Jamais et tu peux rester aussi longtemps que tu veux la position est plutôt…

Nate : Qu'est ce qui t'arrive.

Teddy : Relèves-toi.

Nate : Hors de question.

Teddy : Regardes la lune et regardes où on est.

Nate : Merde, il faut qu'on se casse avant de finir en pâté pour loup-garou.

Teddy : Plutôt éviter de se faire remarquer moins d'une heure après notre arrivée. Il faut retrouver la civilisation au plus vite.

Ils commencèrent donc leur cheminement rapide mais ils sentirent rapidement une présence qui les observait. Sans rien laisser transparaître, ils se comprirent d'un regard ralentissant progressivement le rythme de leur marche avant de prendre en tenaille leur adversaire.

Teddy : Montrez-vous, vous êtes pris au piège.

C'est là qu'une tête féminine à l'opulente chevelure blond vénitien apparue derrière un bosquet. Seul, le visage, le cou et les épaules de la jeune femme était apparent et ceux-ci était vierge de tout vêtement.

Jeune femme : Auriez-vous l'amabilité d'arrêter de me regarder comme si je venais de mars ? Et accepteriez-vous de me prêter quelque chose avant que je ne meure de froid.

Nate : Vous êtes toute… Toute…

Jeune femme : Nue et le mot que tu cherches mon grand.

Teddy avait déjà retiré sa veste la tendant à la jeune femme en la regardant dans les yeux.

Jeune femme : L'un de vous deux a un cerveau et sait le faire fonctionner. Espérons que ça finisse par déteindre sur l'autre.

Tous deux n'ignoraient pas qui étaient la personne vêtue d'une simple veste qui se tenait en face d'eux. Teddy avait longtemps entendu son père vanté la beauté pour exaspérer son autre père. Ils ne l'avaient rencontré que de très rares fois au cours de ces dernières années. Lydia avait rejoint Jackson en Angleterre dès qu'elle avait atteint sa majorité. Ils s'étaient tous les deux construits une vie bien à eux loin de la meute car ils avaient trop souffert des évènements de Beacon Hills. Lydia était devenue chercheuse à l'université et Jackson quant à lui après un break à cause de sa condition de loup-garou avait repris ses études et était devenu ingénieur. Par choix, ils avaient décidé d'un commun accord de ne pas avoir d'enfant craignant de transmettre à celui-ci la condition de loup-garou. Ils revenaient de temps en temps, pour des vacances mais ne restaient jamais plus de deux semaines.

Teddy : Je m'appelle Théo et voici Nathan. On va vous ramener à la civilisation.

Lydia : Lydia Martin. Et oui, j'espère que vous savez où vous allez.

Teddy : Ne vous en faites pas, on a un excellent sens de l'orientation.

La moue dubitative de la jeune femme était extrêmement agaçante. Soudain aux aguets, Teddy leur fit signe de se taire. Quelques instants plus tard, des bruits de pas et le feu de torche électrique. Teddy le vit en premier, son grand père le shérif de Beacon Hills.

Shérif Stilinski : Shérif de Beacon Hills, on ne bouge plus.

Nate : Pour ce qui est de faire une arrivée discrète…

A suivre