Comme vous l'avez sans doute compris avec le chapitre précédent, cette histoire suivra la saison 2 avec quelques spoilers de la saison 3 via quelques allusions de Nate et de Teddy.

Chapitre 2 : Première rencontre mouvementée

Shérif Stilinski : Shérif de Beacon Hills, on ne bouge plus.

Nate : Pour ce qui est de faire une arrivée discrète, c'est une réussite.

Teddy : Tu crois que c'était vraiment prévu. Je suis peut être intelligent mais je ne m'appelle pas Trelawney.

Lydia : Dites les comiques, j'aimerais bien quitter les bois avant de mourir gelée. Ils ne m'ont pas fait de mal shérif, ce sont eux qui m'ont trouvé.

Shérif : Très bien, on va te ramener chez toi. Vous deux, vous allez me suivre pour interrogatoire.

Ils suivirent le shérif, non sans un léger sourire aux lèvres. En effet, Teddy reconnaissait au ton de la voix de son grand-père cherchait plus à les impressionner qu'à vouloir les envoyer en prison. C'était le ton qu'il employait lorsque plus petit Teddy et Nate faisaient des bêtises. Talent naturel ou longue pratique de la justice, le shérif avait le don d'extirper la vérité sans avoir l'air de rien. Après plusieurs minutes de marche à travers bois, ils gagnèrent enfin la route.

Voix : Papa, tu as retrouvé Lydia. Lydia, tu n'as rien, ça va… Tu es sur…

Le flot de parole ininterrompu du jeune homme qui se tenait face à eux ne surprit pas les deux jeunes gens qui connaissaient fort bien Stiles. Bien qu'à leur époque, il se soit calmé, il lui arrivait encore dans un moment de stress de débiter un flot continu de parole. Dans ces moments-là, seul Derek était capable de l'interrompre, par une remarque bien sentie ou par un baiser.

Stiles : Qui sait, ces deux-là ?

Shérif : On peut savoir ce que tu fais ici, je croyais t'avoir dit de rentrer à la maison.

Résigné, cependant, il demanda à un de ses collègues de raccompagner la jeune Lydia chez elle. Et sans lui donner plus d'explication, exigea de son fils qu'il l'accompagne au poste. Dans le véhicule, le silence était lourd entre les passagers et le conducteur. Arrivés au poste, le shérif les conduisit directement à son bureau, oubliant la présence de son fils.

Shérif : Bien, je veux vos papiers d'identité, noms et adresse

Teddy : Je m'appelle Théodore William Ashworth, j'ai dix huit ans et je viens d'Oxford Angleterre.

Nate : Nathaniel David Clemens, dix-huit ans Oxford Angleterre.

Shérif : Et comment êtes vous venus ici ?

Teddy : En avion.

Shérif : Je me doute bien que ce n'est pas en volant sur un balai. Je vous prie de ne pas me prendre pour un idiot.

Le petit sourire entendu entre Teddy et Nate passa cependant totalement inaperçu aux yeux su shérif lorsqu'il parla de balai.

Teddy : Nous avons été admis Harvard à la rentrée de septembre. Cependant, il nous faut pour cela passer notre diplôme de fin d'étude aux Etats Unis.

Shérif : Quel moyen de transport utilisez-vous et comment avez-vous atterri dans les bois en pleine nuit ?

Teddy : Et bien, nous sommes venus ici en stop. Nous ne pouvions pas nous permettre de payer une location de voiture. Et la location que nous avons prise, ne commence que dans 72 heures. Donc nous avions décidé de camper dans les bois pour cette nuit puis reprendre notre retour vers Beacon Hills.

Le shérif était totalement ahuri, aux vues du tampon sur leurs passeports, ces deux jeunes gens avaient parcouru 400 kilomètres en 2 jours, en faisant du stop et de la marche. Il ne pouvait cependant rien retenir à leur encontre pour le moment. La jeune Martin avait certifié que ces jeunes gens l'avaient aidé et il n'avait aucune raison de ne pas la croire.

Shérif : Si je comprends bien, vous restez 4 mois ici, le temps de passer votre diplôme et où emménagerez vous ?

Teddy : L'appartement au-dessus de la clinique vétérinaire.

Shérif : Très bien pour cette nuit, je vous propose de dormir à mon domicile. Pour demain, je me rendrais auprès du docteur Deaton pour voir s'il peut vous attribuer le logement un peu plus tôt que prévu.

Teddy : En gros, vous croyez en notre innocence mais vous préférez un œil sur nous. Pas de problème, aux vues des endroits où nous avons dormi ces dernières nuits.

Les deux jeunes gens récupérèrent leurs affaires et en sortant du bureau ne manquèrent pas de noter que Stiles tentait de faire sa moue de parfait de petit innocent qui ne trompait personne et surtout pas son père.

Shérif : Qu'est ce que tu attends ? Je sais très bien que tu as laissé tes oreilles et que tu es parfaitement au courant que nous avons des invités cette nuit. Inutile de traîner plus longtemps. Au fait, je vous présente mon curieux de fils Stiles. Stiles, voici Nathaniel et Théodore.

Les présentations ainsi faites, ils gagnèrent rapidement la maison des Stilinski. Ils trouvèrent rapidement une solution pour la nuit. Les Stilinski n'ayant pas de chambre d'ami, le canapé convertible fut rapidement déplié et le lit fait. Epuisés par les évènements, la maisonnée s'endormit sans demander son reste. Il n'y a que Teddy qui entendant des bruits au petit matin put saluer le shérif avant que ce dernier ne parte au travail. Se levant le plus doucement possible, il se dirigea vers la cuisine où ce dernier se préparait un café.

Shérif : Désolé si je vous ai réveillé.

Teddy : Ne vous en faites pas, si ce n'est pas vous, j'aurais été réveillé par mon horloge interne d'ici moins d'un quart d'heure.

Shérif : Vous vous levez toujours aussi tôt.

Teddy : C'est une habitude que j'ai prise avec mon père, un moment privilégié que nous passons ensemble à courir ou toute autre activité sportive.

Le shérif repensait lui-même, aux soirées durant lesquelles son fils et lui se consacraient à des enquêtes. L'esprit et l'intelligence de son fils ont toujours été un atout majeur dans nombre de ses enquêtes.

Shérif : J'espère que je n'ai pas réveillé votre ami.

Teddy : Oh non, je vous rassure même une masse ne le réveillerait pas. Il ne faut pas compter à ce qu'il soit opérationnel avant au minimum 9 heures alors imaginez ce que ça donne en cours.

Shérif : Qu'allez-vous faire en attendant que votre ami se réveille car Stiles n'est pas non plus matinal ?

Teddy : Je pensais aller faire un petit jogging.

Une heure plus tard, lorsqu'il revint de sa course, il était complètement détendu et reposé. Nate n'hésiterait pas à lui dire qu'il était fou de courir de si bonne heure, ce dernier n'était toujours pas réveillé. Il choisit donc de prendre une bonne douche avant de se rendre à la cuisine pour préparer le petit déjeuner sachant que l'estomac sur patte qui lui servait de meilleur ami alléché par l'odeur viendrait en mode radar prendre son petit déjeuner.

Ce fut le cas lorsqu'il entama la cuisson des œufs brouillés et du bacon, deux têtes à moitié endormies pointèrent le bout de leur nez sur le seuil de la cuisine.

Nate :'Lut

Stiles : B'jour.

Teddy : Ami du jour, bonjour. Je vois que j'ai trouvé une deuxième personne qui n'est pas du matin. J'ai croisé ton père ce matin. Ca ne te déranges pas di je te tutoie.

Stiles : Pas de problème Théodore.

Teddy : Evites Théodore, je préfère Théo ou Ted. Pareil pour mon pote, il préfère Nathan. Ton père nous parviendra quand il aura des nouvelles du docteur Deaton.

Stiles : Ok, dis c'est mon père qui t'a réveillé ?

Nate : Non, il se lève comme les poules à mon grand désespoir quand on partage la même chambre.

Teddy : Désolé si je n'ai pas les habitudes d'une marmotte.

Nate : Et moi les habitudes d'un lève-tôt.

Stiles : Temps mort, vous êtes toujours comme ça prêts à vous sauter à la gorge.

Les deux compères se regardèrent sérieusement puis éclatèrent de rire.

Stiles : D'accord dans quoi je suis encore tombé.

Teddy : T'inquiètes pas la plupart des gens ont du mal à nous suivre.

Nate : On a des caractères à l'opposé l'un de l'autre ce qui ne nous empêche pas cependant d'être les meilleurs amis. Comme nos pères l'étaient avant nous, on se connaît depuis le berceau et nous avons fait toutes nos études ensembles.

Ils passèrent le reste de la matinée à discuter tranquillement à la maison attendant le coup de fil du shérif. Ce n'est que vers 11 heures que l'appel arriva. Arrivant devant chez le vétérinaire, Stiles ne remarqua pas le mouvement de recul quasi imperceptible de l'un de ses 2 compagnons à la vue des deux personnes qui se tenaient sur le perron.

Stiles : Scott, mon pote, tu bosses aujourd'hui…

A suivre