Un nouveau chapitre arrive, j'espère qu'il vous plaira.

Chapitre 3 : Premiers pas

Ils passèrent le reste de la matinée à discuter tranquillement à la maison attendant le coup de fil du shérif. Ce n'est que vers 11 heures que l'appel arriva. Arrivant devant chez le vétérinaire, Stiles ne remarqua pas le mouvement de recul quasi imperceptible de l'un de ses 2 compagnons à la vue des deux personnes qui se tenaient sur le perron.

Stiles : Scott, mon pote, tu bosses aujourd'hui.

Deaton : Et oui mon grand, je le fais travailler comme un forçat. Si nous passions aux présentations. Je suis le docteur Deaton votre propriétaire.

Teddy : Théodore Ashworth et Nathaniel Clemens.

Stiles : Et le mal poli qui ne se présente pas est Scott McCall accessoirement mon meilleur ami. Dis bonjour, montres leur que tu n'es pas un animal sauvage.

Scott l'air renfrogné : Bonjour.

C'est tout ce qu'ils purent obtenir de lui. Nate, Teddy et Deaton abandonnèrent les deux amis pour visiter l'appartement. Celui-ci était de taille modeste comportant deux chambres séparées et une grande pièce faisant office de salon, salle à manger et cuisine.

Deaton : J'espère que ça vous convient. Vous avez un visuel sur l'ensemble de la rue, des appareils de surveillance à l'extérieur. Au rez de chaussée du bois protecteur.

Teddy : C'est parfait.

Deaton : Vous êtes en sécurité ici, vous pouvez rester autant de temps que cela vous sera nécessaire. Maintenant, je vous laisse vous installer.

A l'extérieur du bâtiment, Stiles et Scott étaient restés dehors, Stiles s'inquiétant pour son ami. En effet, même depuis que ce dernier s'était transformé en loup-garou, il ne l'avait jamais vu se montrer aussi hostile envers quelqu'un surtout une personne qu'il venait à peine de rencontrer.

Stiles : Qu'est ce qui t'arrive ? Je ne t'ai jamais vu comme ça avec de parfaits inconnus de surcroît.

Scott : Je ne me l'explique pas moi-même. Y a quelque chose chez ces mecs qui ne me plait pas du tout.

Stiles : Quoi tu te sens menacer, ce sont des loups comme toi.

Scott : Non, je n'ai rien senti de tel mais ils ne sentent pas l'humain classique non plus.

Stiles : Quelle est leur odeur ?

Scott : C'est indéfinissable comme si l'un d'eux portait une empreinte qui me hérisse littéralement.

Stiles : Lequel des deux ?

Scott : Je ne sais pas, ils étaient trop proches l'un de l'autre pour que je puisse le dire.

Stiles : Il faut prévenir Derek. En attendant, je garderai un œil sur eux.

Scott : Non mais ça va pas, tu veux risquer ta vie c'est ça.

Stiles : Je ne pense pas qu'ils soient un danger immédiat. Allez, viens avec moi, on va voir si on peut en apprendre un peu plus en discutant avec eux.

Scott : Vas y toi. Moi, je ne finis pas avant midi chez Deaton. Viens me récupérer pour déjeuner si tu en as envie.

Stiles s'en alla en marmonnant quelques paroles incompréhensibles. Les bruits provenant de l'appartement signalaient que l'emménagement avait commencé. Il frappa donc à la porte avec une certaine force pour se faire entendre car ils avaient mis également de la musique en route. Lorsque la porte s'ouvrit sur Nate, il resta un instant bloqué face à lui comme si quelque chose en Nate lui donnait un sentiment de déjà vu. Ce sentiment se dissipa cependant bien vite et à l'invitation du jeune homme, il pénétra donc dans l'appartement.

Stiles : J'espère que je ne vous dérange pas.

Nate : Non ne t'en fais pas, nous n'avions que très peu d'affaire à ranger. Ce sera très rapide. Assieds-toi si tu veux.

Stiles : Merci.

Nate : Il y a une épicerie dans le coin ? Parce que pour l'instant, le frigo et les placards sonnent creux.

Stiles : Si vous voulez, je peux vous conduire au centre commercial. Ce sera plus simple pour les grosses courses. Ensuite, oui vous pourrez utiliser l'épicerie du coin pour les petites courses.

Teddy sortant de la chambre : Merci de ta proposition, ce serait sympa. Ton pote et toi, ça vous dit qu'on déjeune ensemble. Vous pourrez ainsi nous faire passer un interrogatoire en règle.

Stiles en resta un instant bouche bée face à la perspicacité des deux amis.

Teddy : Pas besoin d'être grand clerc pour savoir que vous avez des doutes à notre sujet. Et si je n'en étais pas sûr jusqu'à présent le regard de ton pote Scott nous a lancé, ne laissait pas la place au doute.

Stiles : Par…

Nate : Les excuses sont inutiles, je comprends aux vues de l'endroit de notre première rencontre, il y a de quoi s'interroger.

Stiles : Je ne…

Teddy : Ne t'inquiètes pas je comprends très bien. Alors, ok pour le déjeuner.

Stiles : Pas de problème.

La fin de la matinée passa rapidement permettant, c'est dans une bonne humeur relative que les 3 jeunes gens se dirigèrent vers le cabinet vétérinaire. Ils récupérèrent Scott qui restait cependant sur ses gardes. Le silence était pesant dans la voiture même les quelques réflexions de Stiles pour tenter de détendre l'atmosphère ne faisaient pas mouche. Arrivés au centre commercial, rien n'avait changé au plus grand désespoir de Stiles qui trouvait la situation totalement absurde.

Teddy : Ecoutes Stiles, il vaudrait peut être mieux que nous nous sépa…

Stiles : Hors de question. Je ne vous connais pas, on vient à peine de se rencontrer mais je suis persuadé qu'il y a quelque chose qui nous lie. Je sais ça peut paraître ridicule mais c'est ainsi. Scott, tu vas arrêter de faire ta mauvaise tête et nous allons déjeuner tranquillement. Et pas de discussion possible sinon je mords.

Les 3 autres ne se le firent pas dire deux fois, chacun d'eux savait que bien que Stiles n'ait aucun pouvoir surnaturel, il était capable de tout pour obtenir ce qu'il voulait. Ils se rendirent donc dans le petit resto italien du centre commercial. Ils s'installèrent dans un coin relativement reculé de l'établissement pour profiter de la tranquillité et ainsi parler en toute discrétion.

Scott : Pourquoi vous débarquez à Beacon Hills ?

Stiles : Ce que Scott veut dire de façon moins brutal c'est comment avez-vous choisi notre ville ? Beacon Hills n'est pas vraiment la ville la plus connue pour son lycée.

Nate : En quoi ça vous regarde ?

Teddy : Non mais tu ne vas pas t'y mettre toi aussi. Disons que nous avons besoin de nous mettre au vert quelques temps. Si vous n'avez pas confiance en nous, vous pouvez faire confiance en Deaton, il ne nous aurait pas accepté chez lui si nous étions un risque pour votre meute.

Stiles et Scott en restèrent un instant bouche bée. Comment deux parfaits étrangers pouvaient connaître la réalité de la meute.

Teddy : Il y a plus de chose dans le ciel et sur la terre Horatio…

Stiles : Shakespeare et bien rien de moins que ça. Bon, j'accepte de ne pas poser trop de question pour l'instant mais attendez-vous à recevoir une visite de la part de l'alpha.

Teddy : C'est une menace ?

Stiles : Disons plutôt que je ne veux pas que vous vous fassiez amocher.

Teddy : C'est… Réfléchissant : Gentil, enfin je crois.

Le reste de la journée passa rapidement, Teddy et Nate se couchèrent tôt cette nuit-là. Pourtant, au milieu de la nuit, Teddy se relevant pour boire un verre d'eau s'aperçut qu'il n'était pas le seul debout.

Teddy : Nate, je croyais que tu étais crevé.

Le visage ravagé par les larmes de son ami lui donna toutes les informations dont il avait besoin. S'approchant de son ami, il le serra dans ses bras.

Teddy : Je sais que c'est difficile mais nous savions tous les deux quand nous avons choisi de retourner dans le passé que rien ne serait simple.

Nate le repoussant : Qu'est ce que tu en sais ? Qu'éprouverais-tu si tu rencontrais ton père et qu'il te détestait ?

Le regard blessé que son ami lui lança lui fit immédiatement regretter ses paroles. Bien qu'il ait été élevé par Stiles et Derek, Teddy avait perdu ses parents biologiques alors qu'il n'était qu'un bébé. Avant que ce dernier retourne dans sa chambre, il le retint par le bras.

Nate : Excuses-moi, je suis un crétin.

Teddy faisant mine de réfléchir : Bien sur que je te pardonne. Je sais que c'est dur pour toi aussi.

Nate : Je ne pensais pas que ça le serait autant. Revoir mon père, mort quand j'avais 3 ans…

Teddy le serrant : Ca va aller, tu n'es pas s…

Des bruits leur parvenaient du rez de chaussée…