Bon c'est avec un peu de retard sur le timing prévu que je vous envoie ce nouveau chapitre. Maudit soit le site. Voici donc mon chapitre qui se base sur l'épisode 4 de la saison 2 qui est mon préféré.
Chapitre 9 : Premiers pas
Aucun d'eux ne voulait réfléchir plus avant aux paroles prononcées par Teddy. Ils étaient fatigués et se disaient qu'ils avaient tout le temps pour en parler. Quelques jours plus tard, Teddy était prêt avec la répartition des tâches qu'ils s'étaient répartis. Son meilleur ami n'avait pas besoin de subir et de connaître ce à quoi il allait être contraint d'assister. Il ne pouvait ni ne devait à aucun prix d'intervenir.
Il ne devait ni intervenir trop tôt ni trop tard pour sauver son père du kanima, c'était écrit mais il ne pourrait pas sauver le garagiste. Changer l'avenir n'avait rien de bon, ils risquaient de provoquer une catastrophe risquant de ne jamais faire naître Nate par exemple. Il devait assister à cette horreur sans rien faire n'intervenant qu'au moment où la créature reporterait son attention sur Stiles.
Arrivé à proximité du garage, à pieds pour éviter les soupçons, il se cala dans un coin de la ruelle menant à celui-ci. Utilisant une griffe, il découpa méticuleusement un cercle dans l'une des fenêtres et tira le plus silencieusement possible pour laisser un accès à l'intérieur. Le kanima était déjà là, il était trop tard pour sauver le garagiste. Avec sa vitesse de lycanthrope, se tenant dans l'ombre pour être sur de ne pas être vu de Stiles, il se transforma complètement projetant le kanima contre un des murs du garage. La bête sonnée et non encore certaine de toute sa force s'enfuit.
Non sans jeter un rapide coup d'œil à Stiles, Teddy partit à toute vitesse en direction de la fenêtre récitant un rapide « REPARO ! » pour qu'aucune trace de son intrusion ne soit visible aux yeux des autres. Il ne nota pas cependant que Stiles qui commençait à retrouver ses facultés motrices, l'avait vu. Bien sur, il n'avait pu apercevoir qu'une forme indistincte dont les yeux d'un rouge carmin ne faisait aucun doute quand à l'espèce à laquelle il appartenait. Mais comme pour l'horrible bestiole qui s'était attaquée au garagiste, il y avait quelque chose de familier en lui.
Cependant, il se refusait à réfléchir à tout cela dans l'immédiat. Il devait se consacrer en premier lieu à cet immonde lézard et à savoir ce que c'était exactement. Auparavant, il allait devoir affronter l'interrogatoire de son père, questions auxquelles il ne pourrait donner aucune réponse satisfaisante. Il était condamné à mentir et plus les mois avançaient plus cette tâche lui pesait. Le monde dans lequel il avait mis les pieds après la transformation de Scott en loup-garou était fascinant et foncièrement il ne regrettait en rien cette vie.
En effet bien que sa vie n'ait jamais été aussi compliquée que maintenant, il avait fini par prendre gout à l'aventure et au danger. Il avait même fini par apprécier Derek le loup-garou grincheux qui servait de mentor à son meilleur ami et non il refusait de penser à lui autrement qu'en tant qu'ami. Sur ce coup-là, il avouait manquer d'honnêteté mais il refusait de penser aux émotions que le loup faisait monter en lui à chacune de leurs rencontres.
Au lendemain de cette journée agitée, c'est un Stiles épuisé psychologiquement et physiquement après une nuit de cauchemars plus horribles les uns que les autres qui rejoignit l'appartement de Nate et Teddy. Teddy qui lui ouvrit la porte en premier ne fut pas surpris de l'état de son père.
Teddy : Toi, tu as besoin d'un bon café bien fort.
Stiles : C'est plutôt une bassine qu'il me faudrait.
Teddy : On a appris pour hier, comment te sens-tu ?
Stiles : Disons que j'ai connu mieux mais que ça peut aller.
Nate et Teddy avaient encore eu une discussion houleuse au sujet des choses à ne pas se cacher des choses et ils n'étaient toujours pas réconciliés. Cependant, pour éviter que Stiles ne se pose trop de question, tous deux avaient décidé de faire bonne figure. Le trajet jusqu'au lycée fut animé comme d'habitude par Stiles qui bien qu'il ne fut pas d'humeur très gaie ne pouvait s'empêcher de babiller sur tout et rien.
Sa matinée fut bien plus remplie qu'il ne l'avait imaginé au départ. Il avait dû revoir avec Scott ce qu'était un bestiaire, il s'était d'ailleur fait un mémo mental de penser à acheter un dictionnaire à son meilleur ami. Il avait ensuite joué les SMS vivants entre Allison et Scott. Il était maintenant certain qu'il ne parviendrait jamais à retrouver son souffle.
Quand il pensait avoir vécu tout ce qui était imaginable, en fin d'après-midi, il se retrouvait face à deux loups de très mauvaise humeur et qui attendaient des réponses qu'il ne connaissait qu'en partie. Il était d'ailleurs particulièrement remontré contre ces deux-là après, le fait que Derek se choisisse une petite amie après le baiser et ce qu'il avait vu dans ses yeux depuis quelques semaines, le mettaient dans des dispositions meurtrières.
Et puis soudain, leur air ahuri finit par faire retomber la colère pour laisser la place à l'inquiétude.
Stiles : Pourquoi j'ai l'impression que vous savez exactement de quoi je parle.
A cet instant, les choses se précipitèrent comme dans un rêve ou plutôt dans un de ses pires cauchemars. Tout se passa comme dans un film au ralenti, Derek lui demandant de courir, puis ce dernier qui recevait un coup de griffe dans le coup. Lui soutenant Derek, tout en tentant de téléphoner pour joindre Scott, et dans ce moment de panique, il perdait son portable et devait également plonger à l'eau pour repêcher Derek qu'il avait involontairement poussé dans la piscine.
Et maintenant, il se trouvait dans deux mètres d'eau soutenant le poids mort de Derek tout en tentant de ne pas couler ou de ne pas essayer de couler le crétin d'alpha qui lui balançait piques et sarcasmes.
Stiles : Je crois qu'il est parti.
Derek entendant un grondement sourd : Crétin, tu disais.
Stiles : Hé ! Ca va hein qui est ce qui soutient ta grande carcasse de loup-garou acariâtre depuis presqu'une demi-heure.
Derek : Ouais et bien, je m'en serais bien passé, figures-toi.
Stiles : Ouais, bien sur le petit humain que je suis n'est pas digne de toucher ton corps de loup-garou. C'est sympa, pourtant le baiser de l'autre fois ce n'est pas moi qui en était à l'initiative. Et ne t'en fais pas je ne me fais aucune illusion, tu t'es choisie une louve et de toute façon, ce baiser n'était pas si bien que ça.
Derek : Tu vas te taire oui.
Stiles : Quoi, il n'y a que la vérité qui blesse.
Il préféra ne pas continuer dans cette voie car il n'ignorait pas que Derek lui ferait payer ses réflexions une fois qu'ils seraient sortis d'affaire. Cependant, il n'y aurait peut être pas d'après car cela faisait bientôt près de deux heures qu'il était immergé et le poids de Derek alourdi par l'eau ne faisait que l'épuiser qu'un peu plus à chaque seconde. Derek risquait de ne pas apprécier cela et il ne doutait pas un instant que le prix à payer serait encore plus lourd que pour les chamailleries précédentes mais s'ils voulaient avoir une chance de survie, c'était la seule solution qu'il voyait.
Stiles : Il faut que je prévienne Scott.
Derek : Non, tu ne vas pas me lâcher.
Stiles : On n'a pas le choix, tu n'es pas un poids léger et je ne pourrais pas te maintenir éternellement hors de l'eau sans finir par me noyer.
Faisant fi des protestations de ce dernier, Stiles lâcha Derek ne s'attardant pas au fait que Derek coulait inexorablement. Le reste se passa à une vitesse impressionnante, il récupéra le portable juste avant que le monstre ne l'attrape. Le téléphone sonna, Scott répondit mais pour lui raccrocher quasi aussi tôt sans laisser le temps à Stiles de prononcer un mot et il fit tomber son portable perdu à jamais au fond de la piscine. Il récupéra Derek qui n'avait heureusement pas eu le temps d'avaler trop d'eau. Sentant, la fatigue accumulée se faire plus lourde sur ses épaules, il fit le choix de retourner vers le bord pour s'accrocher à un des plongeoirs mais au bout de plusieurs minutes ses forces l'abandonnant, il se sentit attirer par le fond et ferma les yeux d'instinct.
C'est à cet instant quelques choses le soulever et le rejeter sur le rebord de la piscine. Quand il rouvrit les yeux, il n'eut qu'une vision floue d'une ombre dont seuls les yeux rouges étaient distincts avant qu'elle ne disparaisse. Il se releva lentement tout en reprenant sa respiration, ce n'est qu'à ce moment qu'il se rendit compte que Derek ne lui avait toujours pas sauté à la gorge. Se tournant en tout sens, il le découvrit gisant inconscient à quelques pas de lui, se hâtant dans sa direction, il vit que ce dernier avait cessé de respirer…
A suivre
