Un nouveau chapitre est en route, j'espère que cette suite vous plaira.
Chapitre 10 : Premiers pas II
Se tournant en tout sens, il le découvrit gisant inconscient à quelques pas de lui, se hâtant dans sa direction, il vit que ce dernier avait cessé de respirer. La panique commença à le gagner, il eut beau le secouer autant que sa force de petit humain lui permettait. C'est-à-dire qu'il ne parvint qu'à le déplacer de quelques millimètres et encore il n'en était pas certain.
Stiles : Allez Derek, tu vas me crever entre les pates. C'est pas un peu d'eau qui va tuer la tête de mule que tu es.
Mais toujours rien pas même un petit tressaillement. D'habitude, il n'aurait pas eu le temps de finir sa phrase qu'il se serait retrouvé plaqué contre un mur, les crocs à quelques centimètres de sa gorge.
Stiles : Bon, aux grands maux les grands remèdes. Faites qu'il ne me tue pas après ça.
Il approcha ses lèvres de celle de Derek crispant instinctivement les paupières se préparant au pire. Cependant, il ne s'attendait pas à ce qui suivait, à peine sa bouche avait-elle effleuré celle de Derek qu'une langue malicieuse venait titiller la sienne. Après un temps qu'il n'aurait pas su déterminer, un raclement de gorge le fit revenir à la réalité repoussant abruptement Derek avec une force dont il ne se serait jamais cru capable.
Stiles : Qu'est ce que tu fais là Teddy ?
Teddy : Ton pote Scott m'a appelé me disant que tu avais peut être besoin d'un coup de main.
Stiles se frappant le front en marmonnant : Peut être quelle espèce d'idiot de chiot têtu.
Teddy : Il est coincé chez les parents d'Allison pour la soirée.
Stiles : Bon sang, dans quelle misère, il s'est encore embarqué cet idiot.
Teddy : Ne t'inquiètes pas, Nate est allé lui sauver la mise. Au fait, la louve, Erica je crois, elle va bien encore un peu dans les vapes mais s'en remettra vite. Elle a la tête dure. Tendant la main à Derek : Un peu d'aide peut être.
A la grande surprise de Stiles, Derek accepta la main tendue sans même un grognement. Malgré sa colère face à l'attitude de Derek et à la frayeur que ce dernier lui avait faite, il ne put s'empêcher d'avoir un soupçon d'inquiétude. En effet, celle-ci ne fit que s'accentuer, quand il vit Derek s'appuyer sur Teddy lourdement. La bestiole avait dû l'atteindre plus sérieusement qu'il ne l'avait pensé au départ.
Teddy : Bon, sortons de là avant que Stiles n'attrape une pneumonie.
Clopin clopant, les trois amis quittèrent la piscine, Stiles se disant qu'il ferait un drôle d'effet visuel. Une fois dehors, Stiles s'appuya lourdement sur sa jeep jetant des coups d'œil inquiets à Derek.
Stiles : Il vaudrait peut être mieux l'emmener voir Deaton.
Derek : Je n'ai pas besoin d'aller chez ce maudit véto.
Stiles : Dis par une personne qui n'est pas capable de rester debout sans quelqu'un pour le soutenir, c'est tout à fait rassurant.
Teddy : Si on reportait les amabilités à plus tard, disons demain.
Derek essayant de s'éloigner : Demain au manoir.
Teddy : Où crois-tu aller comme ça ? Tu vas dormir chez Stiles cette nuit et on se retrouve tous à mon appart demain à 10 heures.
Stiles : Et mon avis à moi, il ne compte pas. N'oublies pas que j'habite avec mon père qui est accessoirement le shérif de la ville et de surcroît lui et Derek ne sont pas les meilleurs amis de la planète.
Teddy : Tu m'as dit toi-même qu'il était d'astreinte cette nuit. Il devrait se sentir beaucoup mieux demain après une nuit de repos. Je vais ramener la sauvage chez elle puis j'irai me coucher.
Derek : Et personne ne me demande mon avis à moi.
Seul le silence lui répondit. Désormais, rapidement et sans trop rechigner, tout ce petit monde finit par prendre la camaro de Derek pour Erica et Teddy et la jeep de Stiles pour Stiles et Derek.
Contrairement à son habitude, Stiles resta calme et silencieux tout au long du chemin les menant à la maison des Stilinski. Sans un mot non plus, Stiles sortit de la voiture et se dirigea vers la portière passager pour aider Derek à sortir. S'attendant à une rebuffade, il eut la surprise de voir un sourire éclairé le visage du loup-garou qui s'appuya sans aucune gêne contre Stiles. Ils grimpèrent lentement l'escalier allant vers la chambre du jeune homme. Arrivés à celle-ci, Stiles aida Derek à s'asseoir sur son lit puis se dirigea sans un mot vers la salle de bain.
Quelques instants plus tard, Derek réceptionnait une serviette de la part de Stiles.
Stiles : Sèches-toi, je prends une douche après ce sera ton tour.
Lorsqu'il revint après une douche brûlante, Stiles trouva Derek installé à sa fenêtre regardant le premier quartier de lune apparaître derrière les nuages. Il admira quelques instants la courbure de son corps, Derek ayant choisi un style vestimentaire minimaliste avec une simple serviette autour des reins. Il était tellement distrait par son matage intensif qu'il ne vit pas que Derek s'était retourné vers lui.
Derek : Quand t'auras fini de me mater, tu pourras me laisser le passage vers la salle de bain.
Stiles se reculant d'instinct : Je… mais enfin non que trouverais-je attirant chez toi ?
Derek s'approcha à pas lent de lui allant jusqu'à le frôler d'une manière qui excitait les instincts primitifs de Stiles.
Derek lui murmurant à l'oreille : C'est vraiment ce que tu penses.
Profitant du fait que Stiles soit perturbé par ses paroles, il s'enferma dans la salle de bain. Stiles après quelques minutes choisit d'occuper ses mains pour éviter de trop penser, il récupéra ses habits ainsi que ceux de Derek et les mit dans le sèche-linge. Il se dirigea ensuite vers la cuisine et leur prépara de quoi se nourrir car il était affamé et Derek avait lui aussi besoin de reprendre des forces.
Quand il remonta, il découvrit Derek étendu sur le lit les yeux fermés. Stiles s'approcha du lit et Derek ouvrit les yeux en le sentant s'approcher.
Stiles : Mets-toi au moins sous les couvertures que tu puisses te réchauffer. Je nous ai préparé de quoi manger, c'est pas le grand luxe mais ça devrait nous caler, sandwichs au poulet, tomates et salade, de l'eau et du brownie en dessert.
Derek : Ca conviendra très bien merci.
Un silence s'installa dans la chambre, le temps qu'ils terminent leur repas. Après celui-ci Stiles ne sembla pas prêt à avoir la conversation que Derek attendait, il descendit nettoyer assiettes et verres avant de s'allonger aux côtés de Derek en lui tournant le dos.
Derek : Tu sais très bien qu'on devra avoir cette conversation à un moment ou à un autre.
Stiles : Et si moi je n'en ai pas envie. D'ailleurs, je ne vois pas ce qu'il y aurait à dire.
Derek : Tu ne peux pas nier qu'il y a quelque chose entre nous.
Stiles : Je peux faire ce que je veux. Après tout, tu t'es bien trouvé une copine louve après m'avoir embrassé.
Derek : Alors déjà d'une il n'y a rien entre Erica et moi. Boyd et elle semblent être destinés à être ensemble
Stiles : Alors quoi je te sers d'exutoire sexuel parce que tu ne peux plus l'avoir.
Derek : Franchement, tu pense réellement que j'ai besoin d'un exutoire. Je n'ai pas besoin de ça.
Stiles : Mais alors qu'est ce que tu me trouves ? Je suis plus que quelconque, et comme tu me le dis souvent je suis beaucoup trop bavard.
Derek : Je ne suis pas doué avec les mots mais je ne vais pas te mentir. C'est vrai que tu es trop bavard et parfois extrêmement agaçant.
Stiles : Merci j'étais déjà au courant.
Derek : Laisses-moi finir, tu es tout ça et bien plus encore mais tu es surtout loyal courageux et intelligent. Caressant sa joue : Et tu es loin d'être quelconque, tu me plais énormément.
Stiles : Alors quoi tu veux une relation mais si c'est le cas je veux que ce soit discret.
Derek : Aucun problème.
Ce soir-là ils ne firent rien d'autre que se tenir dans les bras l'un de l'autre. Stiles ne nota pas le sourire satisfait de Derek qui se dit que simuler un état de faiblesse avait été sa meilleure idée depuis longtemps…
A suivre
