Voici le dernier chapitre de cette histoire, il y aura une petite surprise en fin de semaine avec l'épilogue.

Chapitre 15 : Un amour éternel

Gérard : Si toi, tu as des scrupules à tuer quelqu'un moi pas.

C'est Teddy qui réagit le premier se jetant au devant de la flèche. La force de l'impact le projeta sur Nate qui tomba au sol. Il n'eut pas l'occasion de réagir, il n'entendit que des sons de lute et des hurlements de loup. Quand il réalisa enfin que ce qui se tenait sur son dos n'était aitre que le corps de Teddy. La panique le gagna car il ignorait comment se relever sans risquer de faire plus de mal à Teddy. C'est alors qu'il entendit le poids de Teddy se soulever. Il put enfin se relever à son tour. Il ignora ce qui l'entourait pour se concentrer sur la vision de Teddy gisant ensanglanté un carreau d'arbalète en pleine poitrine.

Il se précipita à ses côtés posant la tête de son compagnon sur ses genoux. Stiles tentait de juguler la perte de sang. Leurs regards se croisèrent et chacun y lut la même détresse. Leur réflexion fut interrompue par Derek.

Derek : Merde, Scott ramènes tes fesses tout de suite.

Scott : C'est pas vrai.

Derek : Ne réfléchis pas, fonces chez les Argent et trouves dans quoi la flèche a été trempée. A l'endroit ou elle est plantée, nous n'avons que très peu de temps pour le sauver.

Scott : J'appelle Allison tout de suite.

Derek : Le plus rapide, c'est qu'on le conduise chez Deaton.

Nate ne laissa à personne d'autre le soin de prendre Teddy dans ses bras. Le plus délicatement possible, il le prit dans ses bras. Stiles ouvrit la marche au pas de charge ouvrant la portière arrière de sa jeep. Nate était fou d'inquiétude, les symptômes que Teddy présentait, ne faisaient aucun doute pour lui. La teinte du visage de Nate ressemblait à celle qu'il avait vu sir son père lorsqu'il était mort. Cette nuit-là l'avait marqué jusqu'à la fin de ses jours.

Dès leur arrivée plutôt que de se rendre dans le cabinet du vétérinaire, ils se dirigèrent vers l'appartement de Nate et Teddy. Il fut poussé par Derek vers la sortie de la chambre, une fois qu'il eut déposé Teddy sur le lit. Stiles l'accompagna sur le même chemin avec Derek qui lui claqua littéralement la porte au nez.

Nate s'effondra contre le mur et mit la tête entre les mains mais il ne craqua pas. Il repensa à tous les moments que Teddy et lui avaient vécu ensemble. De leurs premiers ébats d'enfant à une amitié sincère et maintenant… Maintenant, il ne lui avait rien dit et le regrettait amèrement.

Quelques minutes plus tard, ce fut un Scott au regard perdu dans le vague qui apparut tenant bien enveloppé un autre carreau d'arbalète. Il ne dit ruen mais Stiles sentit qu'il s'était passé quelque chose de sérieux, il ne dit cependant rien trop inquiet pour Teddy pour réfléchir plus avant. Après avoir déposé le carreau, il quitta l'appartement aussi vite qu'il était venu.

Deux heures plus tard

Stiles était anéanti si le jeune homme qui se tenait dans la pièce à côté venait à mourir jamais il ne pourrait se le pardonner. L'attente lui était insupportable et c'était pareil pour la personne qui se tenait assis près de lui. Ils se dressèrent tous deux à la vue de la porte qui s'ouvrait. Deux hommes apparurent sur le seuil.

Stiles : Comment va-t-il , docteur Deaton ?

Deaton : Je… j'ai fait tout ce que j'ai pu…

Homme : Non, il n'est pas, je refuse…

Stiles : Nate attend.

Mais le jeune homme s'était déjà précipité dans la chambre faisant fi des personnes qui l'entouraient. Stiles regarda les 2 autres hommes, puis se précipita dans les bras de …

Stiles : Derek, dis-moi qu'il n'est pas mort. Je t'en supplie. Toi, tu as bien survécu à une balle d'aconit-tue-loup alors pourquoi pas lui.

Derek : Stiles, la flèche était très près du cœur. Le temps qu'on arrive ici, la contamination était déjà très évoluée.

Stiles pleurant dans son cou : Il ne méritait pas ça, ce n'est pas juste.

Dans la chambre, Nate se tenait au chevet d'une des personnes qui comptaient le plus au monde pour lui, il serrait sa main très fort dans l'espoir de lui donner un peu de sa force pour lui permettre de survivre.

Nate : T'as pas le droit de m'abandonner. Pas maintenant, je t'en supplie, ne m'abandonne pas. Je suis là près de toi, Teddy.

Derek éloigna discrètement Stiles de la chambre laissant Nate veiller Teddy. Stiles était incapable de retenir ses larmes. Aidé de Derek, il s'installa sur le canapé le visage niché dans le cou de Derek.

Derek lui caressant les cheveux : Je sais, je sais.

Stiles entre deux hoquets : Comment tu … tu fais ?

Derek : A faire quoi ?

Stiles : A subir tous ses coups sans rien laisser paraître.

Derek : Je ne les subis pas, je les dépasse c'est ce que j'au appris à faire depuis des années.

Stiles : Comment la vie peut basculer aussi vite, il y a quelques heures, il riait avec nous. Il me parlait de son père. Et là, il est, il est…

Derek : Pas encore.

Stiles : QUOI !

Derek : Moins fort, s'il te plait.

Pendant ce temps dans la chambre qu'ils avaient partagé toutes les nuits ces derniers mois, Nate laissait libre cours à ses larmes.

Nate : Je te demande pardon tout est de ma faute. Tu savais que je n'étais pas prêt à venir et pourtant tu m'as soutenu tout au long du chemin. Et tout ce que j'ai fait pour te remercier c'est te condamner à mort. Je ne te l'ai jamais dit mais je t'aime.

Teddy ouvrant les yeux : Je t'aime aussi espèce d'idiot.

Nate recula brutalement les yeux écarquillés.

Nate : Mais… mais…

Teddy : Je suis désolé pour la frayeur que je t'ai faite. J'étais vraiment dans un état critique mais il semblerait que mon organisme et par voie de conséquence le tien a les capacités de se défendre contre l'aconit. Il a fallu qu'il me retire la flèche mais ça a pris près d'une heure avant que je reprenne connaissance et que la plaie commence à cicatriser.

Nate : Tu t'es moqué de moi ?

Teddy : Non, je voulais juste te faire une frayeur à la hauteur de celle que tu m'as faite lorsque tu allais tuer Gérard. Ne t'en vas pas s'il te plait.

Voyant que Nate gardait un visage fermé, Teddy se relevait du lit non sans pouvoir retenir une grimace de douleur.

Nate : T'essaies de m'amadouer, tu sais que ça ne marchera pas deux fois.

Teddy : Je…

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que la pièce commença à tourner autour de lui. Il se serait remis d'aplomb tout seul mais Nate fut plus rapide. Il le soutint et l'aida à se rasseoir sur le lit.

Nate : Bon sang deux frayeurs en moins d'une demi-journée, c'est un peu beaucoup pour moi. Je t'aime espèce d'idiot et je crois que je suis plutôt fier de mes talents de comédiens.

De leur côté, Stiles et Derek après une explication plus que musclée avaient trouvé eux aussi un moyen beaucoup plus constructif de se rabibocher. Les 4 jeunes gens passèrent la nuit à l'appartement. Le soleil était déjà levé depuis quelques heures lorsque Teddy émergea de la chambre tandis que Nate partait prendre une douche. Le visage fermé de Stiles ne lui disait rien qui vaille lorsqu'il pénétra dans la cuisine. C'était celui que son père utilisait lorsque Nate et lui faisaient une bêtise.

Stiles : Ne restes pas planter là. Je ne vais pas te mordre.

Teddy : Je…

Il n'eut pas le temps de faire le moindre mouvement, Stiles le prit dans ses bras dans une étreinte d'ours.

Stiles : Ne me refais plus jamais une frayeur pareille.

Teddy put sentir alors des larmes couler le long de son cou où Stiles avait niché son visage. Il se repartit cependant rapidement et desserra son étreinte.

Stiles : Pardon, je ne sais pas ce qui m'a pris. Et si j'entends les mots instincts maternels de ta bouche loup grincheux, j'attaque.

Les jours qui suivirent cependant furent beaucoup moins drôle. Quelques heures après ce début de matinée, ils apprirent une nouvelle qui plomba le moral de tous. La mère d'Allison était morte, elle s'était suicidée après avoir reçu une morsure de loup-garou. Allison avait décidé de s'éloigner du monde des chasseurs et du surnaturel, Scott et elle s'étaient séparés laissant ce dernier au bord de la dépression.

Toutefois, les jeunes gens profitaient des derniers jours qui leur restaient à vivre dans le passé. Poussé par son compagnon, Nate avait décidé d'aller parler à son père pour le soutenir en ces jours difficiles. Il avait poussé Scott à quitter la maison et l'emmena se défouler dans la forêt. Deux heures sans le lâcher, à le faire transpirer et ils finirent par s'arrêter le souffle court.

Scott reprenant son souffle : Merci.

Nate : De quoi ?

Scott : Comment as-tu su que c'est ce dont j'avais besoin ?

Nate : C'est ce que je fais quand j'ai besoin de me vider la tête. Ma mère m'a dit que mon père le faisait aussi du temps où… enfin ça n'a aucune importance maintenant

Scott : Tu as dit, était ton père est…

Bizarrement, le mot ne parvenait pas à sortir de sa bouche comme si un instinct inconnu lui faisait dire que la douleur dans les yeux de Nate suffisait à taire ses interrogations. Cependant, leur conversation fut interrompue par une sensation qu'ils reconnaîtraient entre toutes.

Nate et scott : Un alpha…

A suivre