Voici le chapitre trois pour me faire pardonner de mon absence à cause de mes vacances.

En espérant toujours que vous allez aimer. Et comme toujours n'hésitez pas à laisser des reviews.

Yuzu.


POV Hermione

Je retrouvais mes amis après être descendue du train ; le reste du trajet dans le compartiment des préfets en chef avait été silencieux, je savais que Malefoy me regardait sans cesse, cherchant à me faire rager, mais je ne lui ai pas donné cette joie, je me contentais de regarder dehors en caressant distraitement Patterond. Ils riaient tous, mais je ne me sentais pas en accord avec eux, ils étaient ensemble tout le long du trajet, et je me sentis un instant un peu à l'écart ; mais Harry et Ron s'approchèrent de moi.

- Mia ? Quelque chose ne va pas ? Souffla doucement Harry.

Je hochais la tête pour lui dire non, pour lui faire comprendre que ce n'étais rien, mais c'est ce moment qu'attendis Malefoy pour sortir de nulle part, son insigne brillant sur la poitrine, cette chienne de Parkinson accrochée à son bras et suivit par toute sa clique. Ron et Harry regardaient l'insigne avec de grands yeux, et Ron se tourna un instant vers moi, sa bouche s'ouvrant doucement à mesure qu'il comprenait.

- Potter, Weasmoche, belle soirée non ? Ricana Malefoy. Oh vous connaissez mon homologue, je ne savais pas ! A plus les nuls !

Il s'éloigna, et je sentis des larmes de rages et de frustrations contenues depuis près de sept ans contre ce crétin couler lentement sur mes joues, et tandis que nous arrivions aux calèches, je sentis les mains de mes deux meilleurs amis se glisser dans les miennes et les serrer avec amitié. Dans l'une des calèches nous attendaient Luna, Ginny et Neville qui nous accueillirent en souriant, et je me sentis enfin parmi les miens.

La cérémonie de répartition se fit plus calmement que les autres que j'avais connu, et je crois que nous pensions tous à ceux qui n'étaient plus là avec nous cette année, tous ceux qui avaient péris dans cette bataille, on avait tous dans cette salle perdu des amis, des personnes de notre famille, des gens qu'on aimait énormément, la guerre laisse toujours des traces, elle ne fait pas de cadeau, et elle tue. Le repas lui, se déroula de la même manière que tous les autres, bruyant, et plein de rire, et pour la première fois depuis longtemps, je me sentais vivante à nouveau, et en voyant le sourire de mes amis, je compris que c'était le cas pour eux aussi.

Dans le fauteuil directorial, se tenait droite et ferme, le professeur McGonagall qui fixait la salle de son regard sévère, pourtant, un demi-sourire pointait à ses lèvre, et je compris qu'elle était heureuse que nous soyons enfin en temps de paix, et que nous puissions tous revivre une vie normale. Une question me traversa l'esprit, si le professeur McGonagall était devenue la directrice, qui était devenu le directeur ou la directrice de la maison Gryffondor ? Cette question fut chassée de mon esprit par Ginny qui m'accapara à nouveau.

Le diner se finit comme toutes les autres fois dans la cohue la plus totale, les nouveaux préfets appelaient les premières années et les invitaient à les suivre jusqu'à leurs salles communes respectives ; il y avait tellement de bruit que je n'entendis pas la directrice arriver derrière moi avec mon homologue à sa suite, je ne les remarquais que quand le professeur me tapota l'épaule.

- Suivez-moi miss Granger, et vous aussi monsieur Malefoy, dans mon bureau.

Les couloirs menant au bureau directorial étaient vides, et on n'entendait que les bruits de nos pas sur les dalles froides. Je sentais le regard de Malefoy planté sur ma nuque, et n'osais relever la tête. McGonagall s'arrêta à quelques mètres de son bureau, devant une porte sur laquelle était peint le blason de Poudlard, seulement, les animaux bougeaient, ils réagirent lorsqu'ils virent McGonagall, en la saluant.

-Voici les deux nouveaux préfets-en-chef, ils seront les seuls, mis à part moi, à avoir le droit de rentrer ici, est-ce clair ?

Les animaux hochèrent la tête en nous regardant, tandis que la directrice se tourna vers nous.

-Ici ce sont vos, comment dire, quartiers généraux, vous viendrez y écrire vos rapports de ronde, et dans cette pièce, il y a un plan de tous les passages secrets, et vos planning de rondes, que vous ferez ensemble, ainsi que les tableaux des fondateurs, qui pourront vous aider. Comme vous l'avez compris, la porte ne s'ouvrira que pour vous, et si vous êtes accompagnés, elle ne s'ouvrira pas du tout.

Elle nous planta là, en nous rappelant nos devoirs de préfets-en-chef, c'est-à-dire, de la rigueur et de l'investissement. Je jetais un coup d'œil à Malefoy, qui semblait aussi perturbé que moi par l'annonce des rondes communes. Sans un regard pour moi, et une lueur de colère, mais aussi de peur dans les yeux, il partit en direction de sa salle commune, en soupirant, j'en fis de même.

POV Draco

Pansy et les autres m'attendaient à la descente du train, j'eu un soupir agacé lorsque Pansy s'accrocha à moi, mais la connaissant, je ne dis rien, préférant éviter qu'elle se mette à hurler et à attirer l'attention, elle le faisait bien assez dans la salle commune. Nous avancions rapidement, et je discutais avec Blaise qui n'arrêtait pas de me presser de lui dire qui était mon homologue. En parlant d'elle, je la vis, devant nous, avec sa clique de babouins. J'eu un sourire narquois tandis que nous nous approchions rapidement d'eux. Quand Potter et Weasley nous virent, ils virent aussi l'insigne brillant sur ma poitrine, et leurs yeux s'ouvrirent en grand, renforçant mon sourire, et faisant rire Pansy. Ce crétin de Weasley se tourna vers Granger, sa bouche s'ouvrant de plus en plus à mesure que son pois-chiche de cerveau comprenne la situation.

- Potter, Weasmoche, belle soirée non ? Je ricanais, la situation était plus qu'à mon avantage à cet instant précis. Oh vous connaissez mon homologue, je ne savais pas ! A plus les nuls !

Je m'éloignais rapidement, et sentit Pansy se retourner avant de rire à gorge déployée.

- Tu as encore gagné Drakichou, elle chiale la Sang-de-Bourbe !

- Moins fort Pansy ! Si quelqu'un t'entend on est mort ! Murmura méchamment Blaise, en accord avec ce que je pensais.

Nous montâmes dans une calèche, le grand sombral nous regarda -oui je le vois, comme la quasi-totalité des élèves ayant participé à la bataille-, qui démarra au quart de tour. Au bout de quelques minutes, nous aperçûmes le château illuminé de toutes parts, et je dois avouer que cette vision me réconforta, comme chaque année, malgré mon désir de ne pas revenir.

Une fois dans la grande salle, je remarquais que j'étais toujours considéré comme le Prince des Serpentards par mes camarades, et je souris, confiant. La cérémonie de répartition fut quasi-semblable aux autres, même si, et tout le monde avait du le remarquer, les absents manquaient beaucoup à cet instant précis. Pourtant, lorsque les plats apparurent, la joie, et les rires envahirent la salle, et elle devint bruyante, et bourdonnante de vie -insupportable-, je n'écoutais pas Pansy qui me rabâchait les oreilles avec ce qu'elle avait fait après la bataille, à vrai dire, je m'en fiche…

-Quoi ? Mais tu m'as toujours écoutée avant ! Hurla-t-elle avant de se détourner de moi.

-Ah… Je l'ai dit à voix haute ? Demandais-je à Blaise.

Il hocha la tête pour toute réponse. Les plats furent bientôt vides, et notre nouvelle directrice souhaita bonne nuit à tout le monde. Le bruit se fit plus assourdissant, tandis que tout le monde se levait, faisant racler les bancs au sol, les préfets hurlant aux premières années de les suivre, je soupirais d'agacement, et m'apprêtais à suivre mes amis jusqu'à ma salle commune, quand la directrice s'approcha de moi.

-Suivez-moi monsieur Malefoy.

Je la suivis sans un mot, et nous traversâmes la salle pour nous arrêter à la table des Gryffondor, et plus précisément derrière Granger, qui se tourna vers nous lorsque la directrice lui tapota l'épaule.

- Suivez-moi miss Granger, et vous aussi monsieur Malefoy, dans mon bureau.

Les couloirs menant au bureau directorial étaient vides, et on n'entendait que les bruits de nos pas sur les dalles froides, et je m'ennuyais, me demandant ce que nous voulait la vieille chouette. Je fixais la nuque que laissait voir Granger ayant attaché ses cheveux en queue de cheval haute ; je la sentais perturbée, et cela me fis sourire. McGonagall s'arrêta à quelques mètres de son bureau, devant une porte sur laquelle était peint le blason de Poudlard, seulement, les animaux bougeaient, ils réagirent lorsqu'ils virent McGonagall, en la saluant.

- Voici les deux nouveaux préfets-en-chef, ils seront les seuls, mis à part moi, à avoir le droit de rentrer ici, est-ce clair ?

Les animaux hochèrent la tête en nous regardant, tandis que la directrice se tourna vers nous.

-Ici ce sont vos, comment dire, quartiers généraux, vous viendrez y écrire vos rapports de ronde, et dans cette pièce, il y a un plan de tous les passages secrets, et vos planning de rondes, que vous ferez ensemble, ainsi que les tableaux des fondateurs, qui pourront vous aider. Comme vous l'avez compris, la porte ne s'ouvrira que pour vous, et si vous êtes accompagnés, elle ne s'ouvrira pas du tout.

Elle nous planta là, en nous rappelant nos devoirs de préfets-en-chef, c'est-à-dire, de la rigueur et de l'investissement. Je fixais le sol, la colère m'envahissant, comment cette vieille chouette avait pu consciemment nous nommer nous préfets-en-chef, nous connaissant, et tout en sachant que les rondes seraient communes. Puis vint une infime peur, être proche de Granger me forcerais à réfléchir à comment lui dire que nous sommes liés, et je ne pouvais l'envisager. Je sentais que Granger m'observait, et plutôt que de me prendre la tête avec elle, je m'enfui vers ma salle commune sans un mot ni un regard.

En y arrivant, je vis que quelques Serpentards n'avaient pas encore rejoint leurs dortoirs, dont Blaise, qui sourit narquoisement en me voyant entrer ; il s'approcha de moi rapidement, et je vis une lueur de rire dissimulée dans ses yeux.

- Granger hein ?

Il ne pu se retenir de rire plus longtemps, et son rire fort et grave se répercuta contre les murs de la salle, faisant tourner toutes les têtes vers nous.

- Vous n'avez pas autre chose à faire ? Ma voix fut forte et emplie de colère, si bien que tous se précipitèrent vers les dortoirs.

Il ne restait que Blaise et moi dans la salle commune, lui riait toujours, ce qui accentuais ma colère.

- Ca y est tu as fini ? Hurlais-je.

- Hey mec ! Calme toi ! Murmura-t-il. Bon sérieusement, quelles crasses vas-tu lui faire Draco ? Ajouta-t-il après un silence.

- Rien, je veux rien avoir à faire avec elle !

Je me levais précipitamment et me dirigeais vers mon dortoir, Blaise me suivant, en me demandant ce qu'il m'arrivait. Je ne répondis pas, et me couchais rapidement, exaspéré, peinant à trouver le sommeil.