Ohayo mina-san !
Voilà enfin le deuxième chapitre de Hanabi ! Tout frais, tout chaud à peine sorti de la bêta-correction !
Je suis contente de l'avoir terminé celui-là ^^ Il m'a donné du fil à retordre
Dans la guimauve et le mignon, hein ! Cette fois-ci j'écris avec la chanson Ce que l'on s'aime, de Tryo toujours. Naruto et Sasuke s'interroge sur le bien fondé de leur relation. Lisez pour découvrir ce qu'il va en advenir ;)
Réponse aux reviews des visiteurs:
Saskia1993: Je suis contente que, malgré qu'il soit un peu OOC, Sasuke te plaise. Il est bien plus mignon sans son désir de vengeance ;) Je suis contente que tu aime mon histoire, j'espère que la suite te plaira tout autant !
NblY0310: Je suis contente que tu es trouvé le prologue plaisant et j'espère que la suite, un peu guimauve, ne t'as pas déçu. J'espère avoir moi aussi rajouter ma petite touche perso qui rendra cette histoire plaisante à lire. "Chamboulée" carrément ! Là je suis aux anges ;) Si en plus tu trouves ma fic originale que demander de plus ? J'espère te retrouver dans une autre review ;)
Merci à toutes celles (et peut-être ceux ? x) ) qui ont laissé des reviews ! C'est tellement plaisant pour un auteur de savoir que son travail est apprécié ! ^^
Bonne lecture !
Chapitre 2 :
Ce que l'on s'aime
Le vent souffle, éparpillant le froid et les flocons de neige. L'hiver s'est installé depuis peu. J'aime bien cette saison. Les paysages surtout. Froids, glacés et entièrement blancs. J'observe d'un œil amusé les silhouettes qui avancent prudemment sur les trottoirs, emmitouflés à l'extrême dans de chauds manteaux. Bonnets, gants et écharpes ont fait leur grand retour, comme chaque année.
Le spectacle ne me diverti pas longtemps, et mes pensées se tournent à nouveau vers lui. Sasuke. Je n'arrive pas à le sortir de mon esprit. Et ça m'emmerde à un point inimaginable. Je ne sais pas si je dois lui en vouloir ou m'en vouloir. Comment en sommes nous arrivé là ?
Tout est allé tellement vite au début... Je me souviens nettement de l'évolution de mes sentiments à son égard. Faut pas croire que je parle d'amour ou de romantisme, hein ! Au début, je pouvais pas le voir. Il me donnait l'impression d'un premier de la classe arrogant et vaniteux. Ce qui s'est avéré tout à fait juste.
Lorsque Tsunade-baa-chan en a eu marre qu'on se tape dessus, elle s'est décidé à ce qu'il me donne des cours particuliers. J'ai eu beau crier, elle n'a pas changer d'avis et m'a rapidement dégagé de son bureau. Au début, j'allais vraiment à contrecœur à ces cours. Non seulement l'autre n'arrêtait pas de me prendre de haut, mais en plus il fallait que je me plonge dans les études, choses qui ne m'intéressaient pas, à vrai dire. Mais petit à petit, j'ai senti que, malgré ces commentaires acerbes et nos regards tueurs, nous ne nous détestions plus vraiment. Nous sommes finalement parvenu à nous supporter l'un l'autre. Juste se supporter. Mais cet autre teme a eu envie de jouer. Et malheureusement pour moi, je fus sa victime.
C'est peu de temps après que j'ai commencé à avoir un regard neuf sur Sasuke. Il était infiniment différent lorsqu'il me touchait. Ces gestes me semblaient empreint d'une douceur que je ne lui connaissais pas. Il n'était plus un p***** d'égoïste froid et dédaigneux. Mais je ne parvenais pas tout à fait à saisir cet infime changement. Nos rapports devinrent tactiles, physiques puis nettement plus charnels. En fait, nous avons commencé par le sexe avant de nous interroger sur le reste. On couchait juste ensemble, on ne se posait pas plus de questions au début. À aucun moment je ne m'étais imaginé qu'il puisse prendre tant de place dans ma vie. On a fait une relation à l'envers. Même pas en fait, c'est un grand n'importe quoi depuis le début.
« J'aurais préféré, pour toi, juste inverser le cours des choses »
Je me demande comment ça se serait passé si on avait commencé par apprendre à se connaître ? Si on avait commencé par s'aimer d'abord. Si Sasuke n'avait rien fait, est-ce que l'on aurait quand même fini par se rapprocher ? Est-ce que notre relation aurait été moins houleuse ?
« J'aurai aimé -et toi ?-, une main tendu, une rose »
- Il se passe des choses intéressantes dehors, Naruto ?
Je sursaute et reprend pied avec la réalité. Je tombe nez à nez avec mon professeur de sciences. Je me mord la lèvre. Zut ! J'avais oublié que j'étais en cour.
- Euh..., non, non pas spécialement, Yamato-senseï. Je suis désolé, je vais suivre le cour, m'excusai-je rapidement.
Je connais bien mon senseï, il sait être effrayant. Il me fixe un instant avant de hocher la tête et de reprendre son cours, non sans m'avoir jeter un regard d'avertissement. Je jure doucement. Cet enfoiré de Sasuke ! Même quand il n'est pas là, il parvient à m'emmerder. N'empêche, avec notre dernière dispute en date, je ne sais pas s'il va bien vouloir me parler. Il sait se faire muet comme une tombe, le dialogue devient étrangement compliqué dans ces cas là. Je soupire et jette un œil à ma montre. Encore deux heures à tenir.
« J'aurai aimé de toi la certitude d'un geste »
La sonnerie libératrice retentit. Je me lève d'un bond de ma chaise, fourguant rapidement toutes mes affaires dans mon sac scolaire. Un mini embouteillage se créé dans le couloir, m'empêchant d'avancer aussi vite que je le voudrais. Je marche lentement au milieu de la cohue des élèves, me retenant d'en bousculer pour me frayer un chemin. Je parviens enfin à gagner la porte et à sortir dans la cour. Mon regard en fait rapidement le tour. Malgré toutes les têtes brunes, je suis sûr d'être capable de le repérer. Mais c'est une tête rose et une tête blonde qui attirent mon attention. Je me dirige vers les deux filles. Généralement, Sasuke n'est jamais très loin. J'observe attentivement les alentours. J'aperçois les quelques mèches sombres d'une coiffure déstructurée de cul de canard disparaître à l'angle du portail. J'accélère le pas pour le rattraper. Je l'aperçois un peu plus loin dans la rue, ouvrant la portière d'une voiture.
- Sas'ke ! L'interpellai-je fortement.
Ces yeux noirs se lèvent un instant vers moi. Je ne parviens pas à y lire grand chose. Puis, comme si je ne l'avais pas hélé, il rentre dans la voiture et claque la portière. Je n'ai le temps de faire que quelques pas avant qu'elle ne démarre et s'éloigne. Je grogne entre mes dents.
« Simplement quand ça ne va pas, ne pas se fuir comme la peste »
Non seulement il m'a évité toute la journée, mais en plus, il m'ignore volontairement ce soir.
Je crois que je vais...
- Naruto ? m'interroge une voix atone que je connais bien.
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- Démarre, demandai-je d'un ton neutre.
Mon frère me jette un regard étonné dans le rétroviseur, puis remarque la tête blonde devant le lycée. Sans un mot, il tourne le contact et démarre la voiture. J'appuie mon coude sur la portière et mon menton prend appuie sur la paume de ma main. Les maisons défilent doucement sous mes yeux, sans que je n'y prête attention. Je ne sais combien de temps ne s'écoule avant que mon frère ne rompt le silence :
- Qu'est-ce qu'il s'est passé cette fois ?
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Je propose à Gaara une canette, mais il refuse d'un simple mouvement de tête. Il s'assoie sur un banc à proximité, m'attendant pendant que je choisis ma boisson. Je sens son regard sur ma nuque. Je glisse une ou deux pièces dans la machine.
Gaara est l'un de mes plus proche amis. Je le connais depuis presque aussi longtemps que Kiba. Nous avons été voisins. Sa sœur, lorsque j'étais enfant, venait parfois me garder pendant que mes parents sortait. Rare étaient ces soirées, mais elle emmena à l'une d'entre elles son petit frère Gaara. C'était un garçon silencieux et tout sauf sociable. Mais, nous nous étions lié malgré tout.
Perdu dans mes pensées, je jette un coup d'œil rapide aux numéros inscrits sous les boissons, avant de taper celui qui m'intéresse. Je me frappe le front contre la machine. Mais quel idiot je fais ! Je regarde la machine tourner le ressort d'acier complètement vide : je me suis trompé de numéro, et malheureusement pour moi, la rangée correspondant au numéro que j'ai inscrit est vide.
Je sens la présence de Gaara à mes côtés. Il sort quelques pièces et tape rapidement le bon numéro. Même s'il ne dit rien, le coin de sa lèvre est très légèrement relevé dans un micro-sourire moqueur.
- Te fous pas de moi, marmonnai-je.
- Loin de moi cette idée.
Malgré le ton neutre, j'entends la légère pointe d'ironie. Après toutes ces années d'amitié, j'ai développé une Gaarabox, me traduisant tous les sous-entendu à peine perceptibles des mots et expressions de mon ami. Il se penche, attrape la canette et me la tend. Je desselle au fond de ses yeux une lueur malicieuse. Je lui tire outrageusement la langue mais accepte la canette. Nous retournons nous asseoir en silence sur le banc. Le bois est froid sous nos fesses mais aucun de nous ne s'en plaint. Je respecte le silence de mon ami. Je ne sais pas de quoi il veut me parler, mais je n'ai pas l'intention de le brusquer. J'ouvre ma boisson avec un léger bruit métallique et la porte à mes lèvres. Un frisson me parcourt lorsque le liquide froid coule dans ma gorge. J'aurais dû prendre une boisson chaude. Je soupire après ma stupidité.
- Vous vous êtes disputés, n'est-ce pas ? M'interroge soudainement Gaara.
Je suis étonné. Je ne pensais pas que le sujet de notre conversation serait ma relation avec Sasuke. Je me renfrogne un peu quand je lui réponds :
- Non.
Il tourne la tête vers moi, un sourcil haussé. Dubitatif.
- Tu n'as jamais su mentir Naruto, pourquoi aujourd'hui ?
Je pince les lèvres en une petite mine boudeuse qui ne lui fait ni chaud ni froid.
- Bon d'accord, peut-être un peu.
Il me considère pendant un temps.
- Et pour quel motif cette fois ?
Je lui jette un regard noir qui ne le fait pas sourciller.
- On ne se dispute pas tant que ça ! Me récriai-je.
Nouveau regard dubitatif. Je soupire et relâche mes épaules. Il me fixe, attendant patiemment ma réponse. Il sait que je suis incapable de lui cacher quoi que se soit.
- Je ne m'en souviens même plus, avouai-je du bout des lèvres.
Il me regarde, plutôt surpris (se traduit par un léger froncement des deux sourcils).
- Alors, où est le problème ? Me questionne-t-il.
- En fait ce n'est pas le sujet de la dispute en elle-même qui fait qu'il me fait la gueule, tentai-je d'expliquer maladroitement. Je ne me souviens même plus de quoi c'est parti. Un truc idiot sûrement. On s'est un peu disputé, puis énervé et finalement ça a dérapé. On s'est gueulé dessus des trucs, et voilà.
Je n'ose pas rencontrer son regard scrutateur posé sur moi. Je me sens gêné. Mais Gaara m'aurait de toute façon fait cracher le morceau.
- Naruto, pourquoi tu restes avec lui si ça ne marche pas ? Me demande-t-il plus sérieux que jamais.
« Ils en étaient déboussolés de voir que l'on tenait quand même »
Sa question me prend au dépourvu. Oui, c'est vrai ça, pourquoi ?
- Je... je ne sais pas...
Non, je ne sais pas ce qui me retient auprès de lui. Mais je suis comme enchaîné. Enchaîné de mon propre plein gré.
- Mais je ne veux pas tout arrêter, là, comme ça, simplement.
« Et nous les premiers étonnés de récolter ce que l'on s'aime »
Je tiens à lui. C'est indéniable. Je me rend compte avec quelle force je suis enchaîné à lui. Je ne m'étais jamais rendu compte d'à quel point, je...
- J'ai besoin de lui, affirmai-je sans m'en rendre compte.
Le regard de Gaara me fait prendre conscience que j'ai pensé à voix haute. Je rougis légèrement.
« Ce que l'on s'aime »
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Je ne répond pas. Mon frère ne dit rien, attendant. Je me rencogne un peu plus dans mon siège. Je me masse doucement les tempes. Comment en sommes nous arrivé là ? Quand est-ce que tout à commencé à foutre le camp ? Pourquoi est-ce que je le fuis ? Combien de temps tiendrai-je mon silence radio ? Qui sera le premier à craquer ? Est-ce que cette fois aucun de nous deux ne le brisera ? Je sens que je m'embourbe dans des questions sans réponses et sans intérêt. Depuis que ce type est entré dans ma vie, rien ne va plus.
« J'aurai préféré, ma foi, éviter nos sombres démences »
Parfois, je me dis que je ne le recontacterai plus. Que je vais le sortir de ma vie aussi vite et soudainement qu'il y est entré. Je barrerai simplement son nom et il ne sera plus là. Il m'oubliera, je l'oublierai. Nous nous ignorerions, nous ne nous reconnaîtrions plus. Nous deviendrions des étrangers. Des fantômes de souvenir l'un pour l'autre.
« Et maintes, maintes fois, oublier, partir en vacances »
Mais je sais que ce n'est pas possible. Que tu ne me laisserais pas faire. Tu tenterais de m'appeler, de m'envoyer des messages. Et si je ne répondais pas, tu viendrais me voir chez moi. Et si je ne t'ouvrais pas, tu m'alpaguerais au lycée. Et si je t'ignorais, tu m'attraperais par le col et tu me secouerais. Tu me crierais que je suis un idiot, que je dois t'écouter. Que tu es le plus têtu et le plus déterminé de tous les Uzumaki. Que tu ne vas pas te laisser effacer par un teme arrogant et prétentieux dans mon genre.
« En vacances de toi, mais comme l'amitié nous rattrape, »
Et si je te répondais que tu es surtout le plus idiot de tous les Uzumaki, tu m'embrasserais. Si je ne réagissais pas, tu me prendrais à part et tu me ferais l'amour. Jusqu'à ce que je te murmure que je ne peux pas me passer de toi, saoulé de caresses et de baisers, le cœur en vadrouille. Un léger frisson sur ma peau. Non, tu ne me laisserais pas faire. En tout cas je me plais à le croire.
« Nous rattrape à chaque fois, autant tenir quand ça dérape »
- Il ne s'est rien passé, murmurai-je finalement.
Mon frère m'accorde une œillade courroucé.
- Tu me prends pour un idiot, outouto ? Non seulement tu as la tronche d'un kilomètre de long d'un dépressif, mais en plus tu me demandes de venir te chercher au lycée, plutôt que de passer du temps avec Naruto. Et tu crois sérieusement que je vais avaler la pilule ? Je savais bien que tu n'avais pas beaucoup d'estime pour moi, mais mon ego vient d'en prendre un sacré coup là ! S'insurge-t-il devant mon manque de compassion.
Lui perd son ego, moi j'ai perdu ma fierté. Enterrée par un beau blond. Chacun son tour et chacun sa merde, hein ! Cependant, je ne réponds rien aux taquineries de mon frère. Il soupire. Son ton est nettement plus sérieux, lorsqu'il ajoute :
- S'il te fait souffrir, ne reste pas avec lui.
- Il en est hors de question !
Je ne sais pas lequel de nous deux est le plus surpris par mon exclamation.
« Ils en étaient déboussolés de voir que l'on tenait quand même »
Je rougis violemment et tourne précipitamment la tête vers la vitre, pour masquer mon trouble. Je veux bien ne plus avoir de fierté, devenir dépressif, me poser des questions à m'en faire mal à la tête mais quand même !
« Et nous les premiers étonnés de récolter ce que l'on s'aime »
- Tu es bien accroché, petit frère, remarque-t-il doucement en jetant un coup d'œil vers moi.
J'enfouis le nez dans mon bras pour cacher ma gêne et marmonne :
- Ne raconte pas n'importe quoi, Itachi !
Il pouffe un peu. Sa main se glisse dans mes cheveux une seconde, en un geste tendre.
« Ce que l'on s'aime »
- Tu es vraiment trop mignon lorsque tu nies tous tes sentiments en bloc, Sasuke ! Se moque-t-il.
Je lui jette un regard assassin.
- Mais c'est que tu ferais presque peur !
Je vais le tuer.
- Néanmoins, ose me dire que tu ne ressens rien pour lui. Dans les yeux, bien évidemment. Sinon ça vaut pas ! S'exclame-t-il d'un ton enfantin.
Mes yeux s'écarquillent.
« Ce que l'on s'aime »
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Gaara m'interroge de ses yeux verts, que je fuis. Je suis un crétin.
- Besoin de lui ? Répète-t-il doucement.
Je rougis encore plus, si c'est possible.
- Voui, murmurai-je très très doucement.
- Je récapitule : vous vous tapez dessus tout le temps, vous vous engueulez tout le temps, mais tu ne peux pas te passez de lui.
Je lui adresse un regard noir.
- Vous avez vraiment une relation étrange, affirme-t-il.
- Certes, on n'a pas une relation très commune, soupirai-je. Peut-être qu'on a raté des trucs, qu'on est passé à côté de d'autres, qu'on a pas tout bien fait.
« J'aurai bien voulu, tu sais, tenir le cap, sauver les murs »
Je prend une petite pause, cherchant mes mots.
- Mais tu sais, c'est pas toujours facile. Je veux dire, on est deux mecs. C'est... c'est un peu compliqué à assumer, tu vois ? J'étais pas vraiment à l'aise au début, et puis en parler à mes amis, et tout et tout... 'fin je veux dire c'est pas facile.
« Courir sans m'arrêter, ne pas frissonner sous l'armure »
Je me baffe mentalement. Mon petit discours ne veux rien dire. Je soupire. Mais c'est tellement compliqué à expliquer ! Et pourtant c'est vraiment bête comme truc.
- Je vois, dit simplement Gaara.
- Vraiment ?
- Je crois...
Le silence s'installe. Je me plonge dans mes pensées. Et si tout avait été différent ? Est-ce qu'on avait merdé dès le début ? Est-ce que c'était après ? Mais à quel moment dans ce cas?Aurait-on été capable d'avoir une gentille petite vie de couple ? Non, certainement pas. Mais peut-être une relation moins houleuse ? Moins compliqué ?
« Et j'aurai voulu, tu sais, la longue traversée tranquille »
Et si on arrêtait tout maintenant ? Il me suffirait de stopper notre relation. Terminé. Fini. Une histoire rangée au placard... Je finirais bien par m'y faire et tout reprendra comme avant ou presque. À chaque fois que j'imagine cette possibilité, cela me paraît improbable. Mon esprit vagabonde jusqu'à une image pas si lointaine. Un yukata sombre et une moue embêté sur un fond de musique et de lanternes en papier. Puis, une étreinte câline ponctuée de feux d'artifices. À ce moment-là, Sasuke m'avait paru différent. Moi aussi j'étais différent. À cet instant précis, j'aurais dû me rendre compte que je ne pouvais pas me bercer d'illusions. Ça ne pouvait pas être une simple relation charnel. Il y avait comme une étincelle... Cette image m'avait trop marqué. J'aurais aimé pouvoir figer ce moment...
« J'aurai même imaginé ne jamais atteindre une rive »
Je me lève soudainement. Je me frotte les mains puis souffle entre mes mains jointes pour les réchauffer. J'aurais du penser à prendre des gants. J'attrape ma canette vide et la jette dans la poubelle à proximité. Je fourre mes mains dans mes poches, puis, faisant volte-face, je me place devant Gaara.
- Merci, lui dis-je simplement avec un immense sourire.
Un de ces sourcils se hausse. Je ne peux m'empêcher d'avoir une pensée pour Sas'ke. C'est horrible comme ce mec m'a contaminé.
- Merci ? S'étonne Gaara.
Je hoche fortement la tête.
- Oui, merci. De m'avoir écouté, de m'avoir laissé parler. Si un jour je peux te rendre la pareille n'hésite pas !
Il me regarde un instant interloqué.
- Je suis désolé de te laisser en plan comme ça, mais il faut que je fasse un petit détour avant de rentrer chez moi.
- Tu vas le voir ?
« Ils en étaient déboussolés de voir que l'on tenait quand même »
Je lui fais un clin d'œil et un petit signe de la main. Oui. Oui, je vais le voir. Je me sens un peu ingrat laisser Gaara tout seul comme ça. Mais je ne supporte plus de me torturer les méninges comme ça. J'en arrive même à faire des conclusions débiles ! Assez de mes jérémiades internes ! On va régler ça une bonne foi pour toute. Et je mettrai tout sur la table, je vais me débarrasser de mes hésitations. Un mélange étrange d'excitation, de crainte et d'envie m'envahit. Je veux le voir.
« Et nous les premiers étonnés de récolter ce que l'on s'aime »
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Itachi me lance un regard amusé. J'évite de le regarder.
« Ce que l'on s'aime »
Je déteste mon frère. Je tente de prendre sur moi, mais rien n'y fait. Mes yeux fixent la fenêtre et mes lèvres ne se dessert pas d'un pouce. Un instant de silence passe... Mon frère passe à nouveau la main dans mes cheveux. Je tourne légèrement le regard et aperçoit son sourire vainqueur.
Je déteste mon frère.
« Ce que l'on s'aime »
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Je fixe le plafond blanc de ma chambre. Cet usuratonkachi accapare mes pensées. Dire que ça m'énerve est un euphémisme. Non seulement je joue au mec amoureux et torturé, pire que ceux que l'on trouve dans les shojo, mais, en plus, je le fuis. Je viens de descendre dans ma propre estime... Je suis tombé bien bas. Mais ça ne me ressemble pas. Ça ne lui ressemble pas. Ça ne nous ressemble pas. Ces non-dits. Ces silences.
« J'aurai aimé, tu sais, éviter nos fausses mesures »
J'ai plus l'habitude des coups de gueule. Des poings. Des injures. Que tout vole. Que les coups pleuvent. Notre truc c'est de nous taper dessus. On s'engueule, on se frappe, on se déteste. Puis on s'écroule. Mais on a plus rien sur le cœur. Tout est sorti, envolé.
« J'aurai même préféré de nous une lettre d'injures »
Mais là on joue au chat et la souris. À je t'aime, moi non plus. Au plus con des deux. Reste à savoir qui va perdre. En tout cas, j'ai bien peur qu'on y perde tout les deux à ce train là. Parce que je ne vais pas me laisser faire non plus. Dès que ma phase « mec shojo » sera terminé, je vais aller lui parler, moi, à cet Uzumaki de mes deux ! Non, mais oh ! On ne met pas un Uchiwa dans cet état sans en subir les conséquences !
« J'aurai voulu parfois, oui t'étrangler au quatre vents »
Je soupire. Le pire dans tout ça c'est que j'ai vraiment envie de le revoir ce con ! Je l'ai dans la peau. Je peux plus me débarrasser de lui. Je me lève, fortement décidé à me changer les idées. Je jette un œil à ma bibliothèque. Pas vraiment envie de lire. Mon ordinateur est éteint... la flemme de le rallumer. J'attrape la chaise roulante à côté de mon bureau, et m'y assois à califourchon, le dossier contre mon torse. Je scrute ma chambre à la recherche d'une quelconque activité. Mes yeux se pose sur le lit. Un frisson remonte le long de mon échine comme divers souvenirs remontent.
« Te serrer dans mes bras »
Des lèvres tendres. Des langues qui se mêlent et se démêlent. Des doigts frénétiques. Des vêtements qui glissent. Frisson de la peau. Des caresses volatiles. Des corps qui se tendent. Des sourires complices. Un désir crescendo. Des souffles qui se heurtent. Un pêle-mêle de sensations.
Je plaque mes mains froides sur mes joues en feu. Depuis quand mes ébats me font-ils rougir ?
« Ah ! Ça je l'ai voulu souvent! »
Une sonnerie interrompt le fil de mes pensées.
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Mikoto Uchiwa délaissa sa cuisine pour se diriger vers la porte. On venait de sonner. En ouvrant, elle tombe nez à nez avec une tête blonde. Un sourire gêné. Puis, les lèvres s'entrouvrent pour s'expliquer :
- Euh... Je suis désolé de vous déranger Madame. Je viens voir Sasuke.
Mikoto détaille le jeune garçon, curieuse. Une de ses mains ébouriffe un peu plus sa tignasse blonde, en un geste embarrassé. Il porte encore l'uniforme de son lycée. Le même que celui de son fils, note Mikoto. Ces yeux continuent leur rapide examen, remontant sur le visage. Les trois fines traces qui barrent ces joues sont la première chose qui attire son regard. Puis des yeux d'un bleu peu ordinaire. Ils se laissent scruter sans broncher. Finalement, un petit sourire satisfait, presque fière, étire les lèvres de la mère. Naruto écarquille les yeux, notant une grande similitude avec le sourire de son enfoiré. Puis, le visage de la femme devient ce qu'il y a de plus affable et amical. Ce changement déroute un peu Naruto qui ne dit rien pourtant.
- Entre, je vais l'appeler, lui propose-t-elle en ouvrant davantage la porte.
Naruto incline légèrement le buste pour la remercier, et entre à sa suite. Il n'a pas souvent eu l'occasion de retourner chez Sasuke, et encore moins de rencontrer ses parents. Il n'ose pas vraiment croiser le regard de la mère de son...euh... petit-ami ? Bon, de Sasuke. Cette dernière se dirige vers des escaliers à gauche et cri dans la cage :
- Sasuke ! Il y a quelqu'un pour toi en bas !
Naruto n'entend pas de réponse, mais la femme revient vers lui, un sourire rassurant sur le visage.
- Je ne me suis même pas présenté, s'excuse-t-il. Je suis Naruto Uzumaki. Yorshkune !
Il s'incline devant elle.
- Tu es un ami de mon fils ? Demande-t-elle.
- Euh... oui, plus ou moins, répond-t-il en se redressant, gêné.
Mikoto hausse un sourcil. Plus ou moins ami, hein ?
- Tu es dans sa classe ? Continue-t-elle.
- Oui.
Un bruit de pas descendant l'escalier interrompt la conversation. Les yeux des deux interlocuteurs se tournent vers l'escalier d'où une voix agacée lance :
- J'ai pas vraiment le temps de bavarder, maman. Je fais mes dev...
Sasuke stoppe soudainement sa phrase lorsqu'il croise le regard céruléen de Naruto. Un instant de flottement. Les deux « amis » se dévisage sous l'œil curieux de Mikoto. Itachi, voulant rejoindre la cuisine, s'arrête dans le couloir, intrigué. Il jette un rapide coup d'œil à son frère et à sa dernière conquête, avant de remarquer sa mère, le fixant d'un regard curieux. L'aîné laisse un sourire amusé étirer ses lèvres tout en haussant une épaule. Rapide clin d'œil. Les yeux de la mère s'écarquillent comme elle commence à comprendre la situation. Un léger sourire, si semblable à ceux de ses fils, flotte sur ses lèvres.
« Ils en étaient déboussolés de voir que l'on tenaient quand même »
Puis, elle se tourne vers les deux garçons. Aucun n'a encore osé prendre la parole, ne sachant quoi dire. C'est Mikoto qui brise le silence.
- Eh bien Sasuke ! Depuis quand tu es impoli à ce point ? S'écrie-t-elle faussement outrée. Ce n'est pas comme ça que je t'ai élevé ! Viens donc dire bonjour à ton invité !
Sasuke la dévisage, interloqué. Mais s'exécute prestement. Sous ses allures de gentille femme et bonne mère de famille, Mikoto Uchiwa est une véritable démone. On est Uchiwa ou on ne l'est pas. Sasuke descend les escaliers. Il s'incline devant Naruto et marmonne :
- Ohayo Naruto.
Sa mère l'attrape par une oreille et le tire jusqu'à elle.
- Ne deviens pas un homme impoli ! Qu'est-ce qu'on dira de mon éducation, hein ? Demande Mikoto.
- Maman, arrête ça ! Je ne suis plus un gamin ! S'insurge Sasuke en tentant d'échapper à la poigne de sa mère.
Lorsqu'il remarque le sourire goguenard de Naruto, il lui lance un regard assassin. Qui a pour seule conséquence de le faire sourire un peu plus.
« Et nous les premiers étonnés de récolter ce que l'on s'aime »
- Et tu ne m'as jamais présenté Naruto-kun ! Lui reproche-t-elle en lâchant son oreille pour croiser ses bras.
- Je ne peux pas toujours te présenter mes amis, Maman !
- J'espère que tu te comporte bien avec lui !
- Maman, grogne Sasuke.
- Il n'est pas trop exaspérant ? Demande-t-elle à Naruto avec un sourire complice.
Le jeune homme retient un éclat de rire. Il aurait dut rencontrer la mère de Sasuke bien plus tôt.
- Ah ! Ça Madame, j'ai bien peur que votre fils ne soit la personne la plus exaspérante que j'ai jamais rencontré.
Sasuke le tue des yeux.
- Ah ! Soupire-t-elle. Il va falloir le déshériter.
- Maman ! S'écrie Sasuke, que la blague commence à exaspérer sérieusement.
- Moi, je suis pour ! S'écrie Itachi toujours derrière sa mère.
- Ne t'en mêle pas aniki !
Sasuke fait un signe de tête à Naruto. Ce dernier ne saisit pas le message. De plus en plus exaspéré, Sasuke attrape sa main pour le tirer derrière lui.
- A-attend un instant Sas'ke !
Naruto enlève rapidement ses chaussure avant de suivre le brun. Le frère lance un regard amusé au plus jeune. Ce dernier lui renvoie un regard noir avant de disparaître de son champ de vision. Échange de clin d'œil entre Itachi et Naruto. Ce dernier disparaît aussi.
- Alors, Itachi ! Parle moi un peu de ce Naruto, ordonne sa mère en retournant en cuisine.
L'aîné l'y suit, étonné par la tournure que prennent les choses.
« Ils en étaient déboussolés de voir que l'on tenait quand même »
Pendant ce temps, Naruto jette un regard amusé sur la main qui tient son poignet. Il glisse sa propre main dans celle de son vis-à-vis. L'autre ne dit rien mais un frisson remonte le long de son bras.
« Et nous les premiers étonnés de récolter ce que l'on s'aime »
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Je fais coulisser le fusuma et entraîne Naruto dans ma chambre. Je retire ma main de la sienne. Un temps de silence.
- Écoute Sasuke... commence-t-il.
- Pas besoin de sortir les longs discours, Naruto.
Il me jette un regard d'incompréhension, les sourcils froncés.
- On a merdé. Depuis le début. Ça ne devait être qu'une histoire entre le chantage et le sexe. Ça vire à la prise de tête. Ça me fit chier, ça te fait chier. On arrête là. Et tout est réglé.
- Attend, t'emballes pas... tente-t-il.
- Je ne m'emballe pas, le coupai-je de nouveau. Ça suffit comme ça. Je me suis bien amusé, maintenant le jeux est terminé.
« Ce que l'on s'aime »
Je remarque le changement d'attitude de Naruto. Mais je ne vois pas son poing filer sur mon menton. Un « ouch ! » étonné m'échappe. Naruto s'approche de moi pour me saisir par le col de ma chemise. Mais cette fois, je le vois venir. J'évite ses mains et lui renvoie un coup. À partir de cet instant, tout est un peu flou. Les coups pleuvent, s'enchaînent sans logique apparente. Tous les doutes, toutes les interrogations, les frustrations s'échappent et s'échangent dans le combat. Les insultes sont grognés. Les corps cris leur douleur mais le mental, plongé dans une sorte de rage, n'entend rien. Chaque parcelle de peau découverte est attaquée. Naruto me surprend soudainement. Ses bras s'enroulent autour de ma taille. Puis, il se laisse tomber en arrière, atterrissant sur le lit, et m'entraînant dans sa chute. Étonné, je ne me débat pas lorsque d'un coup de hanche, il échange nos positions. Son corps écrase le mien. Nos yeux farouches se croisent. Nos respirations sont haletantes et saccadées.
« Ce que l'on s'aime »
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Je contemple un Sasuke fier malgré que je le surplombe. Ses mèches de cheveux sont éparpillés autour de lui, tandis qu'il me tue des yeux. Je ne me dégonfle pas et lui rend un regard déterminé.
- Écoute Sas'ke. On peut pas tout arrêter là comme ça !
- Pourquoi pas ?
Nous nous défions du regard pendant un long moment. Je n'arrive pas à faire sortir les mots. Soudain pris d'une envie, je plonge sur ses lèvres. C'est brusque, soudain. Mais je ne vois rien d'autre pour exprimer ce qui ne veut pas passer la barrière de mes lèvres. Il ne répond pas à mon baiser tout d'abord. Exaspéré, ma langue vient forcer la barrière de ses lèvres. Ses mains s'agrippent soudainement à ma nuque pour me coller contre lui. Je tombe sur son torse, tandis qu'il me dévore les lèvres. Notre baiser n'a rien de tendre ou de doux. Nos langues se nouent et se dénouent, dans un ballet fiévreux. Un long moment nous nous embrassons. Chaque fois que nos lèvres se séparent pour nous permettre de reprendre notre souffle, nous retournons rapidement aux lèvres de l'autre. Comme des aimants. Nos dents se heurtent et nos bouches se scellent, jumelées.
« Ce que l'on s'aime »
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Nous finissons par mettre fin à notre échange. Nous avons le souffle court. Nos yeux ne se quittent pas.
- On est cons, hein ?
- Ouai.
Un temps.
- Vraiment con.
- Ouai
Petit silence.
- On a merdé.
- Ouai.
- Mais on peut pas arrêter.
- Ouai.
- Je t'aime.
- Ouai.
- Toi aussi, tu m'aimes ?
- Ouai.
- Ouai ?
- Ouai.
Sourires complices. Pas besoin de mots, de longs discours. Mais ça fait un peu plus mal. Faut supporter les coups.
Bouches qui se posent l'une sur l'autre. Doucement. Tendrement. Presque hésitantes. Légère caresse.
Et comme un sentiment étrange dans le creux du ventre. Comme si un immense feux d'artifice avait lieu.
« Ce que l'on s'aime »
Et c'est ainsi que se termine Hanabi !
J'ai commencé cette fic avant de m'inscrire sur ce site . J'avais jamais eu le courage de la finir (malgré les cris de ma bêta x) ). ça me fait tout drôle de me dire qu'elle est enfin terminée :') (en fait dans ma tête je m'auto-congratule parce que c'était pas gagné d'avance ! Je suis une pro de la flemmardouille ! )
Un grand merci à ma bêta-correctrice qui laisse parfois des reviews sous le pseudonyme de Vampirette et qui fait toujours du super boulot ! (je parviendrai à l'inscrire)
Voili Voilou !
J'espère que vous avez aimé ! Mais surtout reviewez ! (même si ça vous a pas plut, toutes les critiques sont bonnes à prendre ;) )
à la revoyure !
PS: je me suis rendu compte que je n'ai même pas mis la traduction de Hanabi, auteure oublieuse que je suis ^^' Hanabi est un mot japonais signifiant Feux d'artifice...
