Titre de la trilogie : Le requiem de l'espoir.
Titre du troisième volet : Le réveil des légendes.
Spoilers : les QUATRE premiers tomes seulement.
Disclamer : Tout ce que vous allez lire ne m'appartient pas (sauf peut-être l'histoire, ce qui n'est que peu de choses). Ayant décidé d'écrire sur le monde d'Harry Potter, je tiens à préciser qu'il appartient à l'écrivain J.K Rowling. Je ne touche donc aucun droit d'auteur et le travail que je fournis n'est pas dans un but lucratif.
Avertissement : PG-13 / T (pas pour le chapitre en lui-même mais pour les idées développées dans l'histoire, les scènes de violences et autres).
Résumé général de la trilogie : 1970. A l'aube d'une des noires périodes de l'histoire, Lily Evans, James Potter et ceux qui les entourent se mêlent de ce qui ne les regarde pas. Cela leur vaudra de rentrer dans l'Histoire en liant leurs pouvoirs et leurs vies.
Résumé du chapitre précédent :
Alors qu'elle se promène aux abords du lac, Lily aperçoit un nuage de paillettes argentées à proximité duquel se trouve Owen Greylake le professeur d'Enchantements, apparemment éreinté. Elle l'interroge froidement sur ce qu'il manigance, mais l'homme refuse de lui répondre. Alors que la jeune fille s'éloigne, Greylake lui lance un sort qu'elle ne remarque pas, mais auquel Line a assisté de loin.
Alors qu'ils se rendent en cours, les élèves découvrent Aliénor Smith, la professeur de défense contre les forces du mal, entrain de se disputer violemment dans le couloir avec Teresa Herrington, l'enchanteresse de l'Ordre du Phénix qu'elle a surprise avec le professeur de Combat. Roland Yaltes met fin à l'altercation en emmenant Teresa à une réunion très certainement liée à l'Ordre, et la professeur de défense contre les forces du mal, semble contrariée par le manque d'attention flagrant du français.
Peter ayant entretemps disparu, les trois maraudeurs restants se mettent à sa recherche et croisent effectivement les membres de l'Ordre du Phénix qui s'apprêtent à partir de Poudlard. Après moult recherches, ils découvrent Peter inconscient dans les cachots, à côté des salles de cours de potion. Commotionné, le jeune homme est renvoyé en convalescence chez ses parents. De son côté, Line, inquiète par ce qu'elle a vu le matin même, expose à Remus ces craintes sur le fait que Lily soit menacée, déclaration à laquelle Remus a du mal à croire. Jusqu'à ce que la Préfète soit victime d'un terrible malaise après avoir ingurgité une potion qu'elle avait, tout comme ses camarades, préparée en cours.
Rappel des personnages évoqués dans ce chapitre :
Black Sirius : Gryffondor, 7° année, batteur. Le maraudeur, éternel meilleur ami de James : beaucoup d'humour, gentil et charmeur bien qu'un peu borné parfois. Fait parti de l'Alliance de Pendragon.
Bones Mary : Gryffondor, 7° année. Amie de Lily, douce et discrète. Possède d'étranges pouvoirs liés à la magie élémentaire. Fait parti de l'Alliance de Pendragon.
Darcey Line : Ancienne Gryffondor venant de France et retournée dans son pays d'origine. Ses parents étaient impliqués dans l'Opération Pégasus. Grand amour de Remus, c'est une fille douée et déterminée malgré ses doutes qu'elle dissimule au fond d'elle. Elle revient cependant en tant qu'apprentie de son tuteur, Roland Yaltes et demande à pouvoir poursuivre ses études et accepte même le poste vacant de poursuiveuse. Fait parti de l'Alliance de Pendragon.
Evans Lily : Gryffondor, 7° année, préfète en chef. Ancienne petite amie d'Avery Nott. Possède d'étranges pouvoirs liés à la magie élémentaire ainsi qu'une baguette réalisée par Viviane de Brocéliande. D'étranges rêves et visions semblent la perturber depuis peu. Fait parti de l'Alliance de Pendragon.
Fleet Terence : Gryffondor, 6° année, gardien.
Hindle Julia : Gryffondor, 7° année. Amie de Lily, sympathique et décidée. Petite amie d'Edward Davies. Possède d'étranges pouvoirs liés à la magie élémentaire. Fait parti de l'Alliance de Pendragon.
Lupin Remus : Gryffondor, 7° année. Lycanthrope, c'est un maraudeur discret, réfléchi et toujours un peu triste. Nouveau préfet nommé en remplacement de Daniel Payne. Petit ami de Line. Fait parti de l'Alliance de Pendragon.
Payne Daniel : Gryffondor, 7° année, gardien et préfet. Petit ami de Mary. Il est reparti de Poudlard car sa mère préfère savoir ses enfants près d'elle en Irlande étant donné les attentats.
Potter James : Gryffondor, 7° année, attrapeur et capitaine. Investigateur des maraudeurs, curieux, perspicace et parfois un peu mesquin. Fait parti de l'Alliance de Pendragon.
McKinnon Helen : Serdaigle, 7° année, préfète. Fait parti de l'Alliance de Pendragon
Tolstoï Dimitri : Serdaigle, 6° année, batteur. Jumeau de Natacha. Fait parti de l'Alliance de Pendragon.
Tolstoï Natacha : Serdaigle, 6° année, batteuse. Jumelle de Dimitri. Fait parti de l'Alliance de Pendragon
Vinterberg Sara : Poufsouffle, 7° année, poursuiveuse. Elle ne laisse pas Sirius insensible et fait parti de l'Alliance de Pendragon.
Zimmer Gaétan : Poufsouffle, 6° année, attrapeur. Fait parti de l'Alliance de Pendragon.
Wolf Ulrich : Serpentard, 6° année, attrapeur.
Black Unuk : Oncle de Sirius. Il travaille au ministère de la justice en tant que juge. Froid et déterminé, c'est un sorcier dont les opinions restent parfois troublantes.
Corwin Illian: Oubliator et charmante mère de famille. Elle a sauvé des vies lors de l'attentat sur le Chemin de Traverse et travaille pour l'ordre du phénix.
Flint Cyril : Ancien Serpentard et mangemort. Petit ami de Susan Parkinson. A eu des démêlés avec Lily et ses camarades.
Greylake Owen : Remplaçant de Flitwick qui reste cependant bien mystérieux. Personne ne sait rien de ses intentions et d'étranges phénomènes se produisent autour de lui.
Herrington Teresa : Enchanteresse de haut niveau travaillant pour l'ordre du phénix. Elle n'est pas insensible au charme de Roland Yaltes.
Mulciber Lewis : Ancien Serpentard et mangemort.
Montague Inès : Ancienne Serpentard. Fille assez froide, peu abordable qui souhaite lutter contre l'idée que les serpentards sont des mages noirs. Elle travaille pour l'ordre du phénix avec ses dons de potions.
Nott Adela : Ancienne Poufsouffle et sœur jumelle d'Avery. Elle travaille pour l'ordre du phénix et met Lily en garde contre les orientations de son frère.
Nott Avery : Ancien Serdaigle et jumeau d'Adela. Autrefois petit ami de Lily. Encore follement amoureux d'elle, il l'a revu, et lui a exposé qu'il avait rejoint les rangs des mangemorts.
Smith Aliénor : Professeur de défense contre les forces du mal. Bien qu'aveugle, elle est très qualifiée mais se laisse facilement déséquilibrer. Certains la soupçonnent de traîtrise bien qu'elle n'appartienne pas à l'ordre du phénix. Roland Yaltes semble lui attacher une affection particulière.
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LE REQUIEM DE L'ESPOIR
3 Le réveil des légendes
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Chapitre 17. Fuite et poursuites
Comme à chaque petit-déjeuner avant un match de Quidditch, James regardait d'un air dégoûté tous les toasts et les œufs brouillés qui s'offraient à lui. Certains élèves n'avaient pas autant de mal à manger que lui. Sirius se servit donc une deuxième portion de bacon, tandis que Remus terminait de boire sa tasse de thé, le journal déplié sous son nez, comme à son habitude.
Plus que jamais, le capitaine de Gryffondor avait la nausée. Outre l'appréhension normale de l'avant-match, ce qui était arrivé à Lily Evans l'avait perturbé. Impuissants face au malaise de la jeune fille, les gryffondors s'étaient précipités à l'infirmerie. Madame Pomfresh, catastrophée, avait envoyé James réveiller le professeur McGonngal. Cette dernière l'avait reçue assez froidement en robe de chambre écossaise, mais s'était enfin précipitée à sa suite, lorsque James lui avait expliqué en quelques mots étranglés le malaise de Lily. Les élèves avaient ensuite été renvoyés dans leurs dortoirs, sans beaucoup plus d'informations. Et au grand damne de James qui avait pris son courage à deux mains dès le lendemain matin pour rendre visite à la Préfète en Chef à l'infirmerie, Lily avait été transférée à Londres à l'hôpital Sainte-Mangouste, tant son état était préoccupant. Ce fut la voix de Remus qui le ramena à la réalité.
« Bon sang, voilà un article qui parle de Lily, s'exclama le jeune homme avec étonnement. »
Ayant capté l'attention de ses plus proches camarades, les yeux de Remus parcoururent rapidement l'article, alors que ses sourcils se plissaient au fur et à mesure qu'il avançait dans sa lecture.
« Qu'est ce que ça dit, demanda Sirius qui s'apprêtait à dévorer un toast tout dégoulinant de beurre. »
« Apparemment, une enquête ministérielle va être lancée, déclara Remus. »
« Concernant son malaise ? »
« Non, concernant le fait qu'elle ait été vue entrain d'utiliser de la magie lors de l'attaque du Chemin de Traverse à la rentrée, conclut Remus dépité. »
« Qu'est ce que cela veut dire, grogna Sirius. C'est n'importe quoi ! Il fallait bien se défendre ce jour là. Ces idiots du ministère feraient mieux d'enquêter sur ce que Brockehurst fait avec ses ingrédients de potions. »
Il frappa du poing sur la table et manqua de renverser son assiette et celle de sa voisine, Line. James se souvint alors de cette veille de rentrée où les mangemorts avaient attaqué le Chemin de Traverse. En se mettant à l'abri avec Sirius, il avait aperçu Lily Evans utiliser sa magie élémentaire. Il repensa aussi à ce précédent article de la Gazette du Sorcier qui déclarait que le Ministère recherchait la jeune fille, sans connaître son identité. Ils avaient donc établi le lien...
« Le juge nommé pour l'enquête est le juge Black, continua Remus avant de s'interrompre dans sa lecture. C'est quelqu'un de ta famille, Sirius ? »
« Oui, mon oncle, déclara Sirius avec un sourcil en l'air. Mais c'est tout de même n'importe quoi ! »
« Sirius, je pense que tout cela a à voir avec les pouvoirs quelques peu particuliers de Lily, souffla James. »
La discussion fut rapidement close, aucun d'entre eux n'ayant de plan d'attaque sur la question. La seule chose qui était nécessaire de faire pour l'instant était de se rendre sur le terrain de Quidditch pour s'échauffer avant le début des hostilités contre Serpentard. James avait pourtant du mal à se concentrer sur la future rencontre. Son esprit revenait sans cesse à Lily Evans qui devait dépérir dans un lit d'hôpital, peut-être entourée d'un ou deux gardes du Ministère.
Le match contre Serpentard fut rude, bien plus encore que ce que James avait imaginé. De grandes rafales de vent soufflaient sur le stade, perturbant son attention pour chercher le vif d'or. Il avait passé les premières minutes à scruter les enchainements de ses poursuiveurs qui naviguaient entre les attaques des serpentards. Le premier point fut marqué par le poursuiveur de gauche des serpentards. La foule dans les gradins s'agita, les drapeaux claquèrent au vent et James entendit la voix magiquement amplifiée encourager les sportifs à plus d'action. Le jeune homme fit un tour de stade en scrutant à nouveau le terrain à la recherche de la petite balle dorée. De son côté, l'attrapeur de Serpentard, Ulrich Wolf, volait bien plus bas que lui, de l'autre côté du stade. De nouveaux sifflets perturbèrent James, et il constata que l'équipe de Serpentard venait à nouveau de marquer. Le score se portait maintenant à 70 contre 20 en faveur de ses adversaires. Terence Fleet, le nouveau gardien de Gryffondor que James avait recruté après le départ de Daniel Payne, laissait à désirer. Son jeu n'était pas assez fluide, ni assez rapide face aux attaques en pointe des poursuiveuses de Serpentard. James replaça ses lunettes sur son nez et fit une embardée pour se porter aux côtés de Sirius.
« Si', il faut absolument que tu me désorganises leur avancée. On n'est clairement pas assez bons en attaque… Tentons la défense ! »
Le jeune homme acquiesça et se fit plus présent envers l'équipe adversaire, faisant perdre par deux fois le souaffle à la plus jeune des poursuiveuses, en renvoyant vers elle un cognard agressif. A l'inverse de son habitude, James n'attendait qu'une chose, que le match se termine pour qu'il puisse penser à autre chose. Il ne tenait qu'à lui de le conclure rapidement en attrapant le vif d'or.
Il suivit donc de loin l'attrapeur adversaire, tandis que les autres joueurs continuaient d'évoluer sur le terrain. Puis, la mi-temps fut sifflée et les joueurs touchèrent terre pour quelques minutes. Terence Fleet semblait désolé de s'être laissé surprendre plusieurs fois par les attaques des serpentards. James resta silencieux, le regard dans le vague. Voyant que son ami ne réagissait pas, Sirius exhorta l'équipe à tenir bon. Juste avant que le match ne reprenne et alors que le reste de l'équipe venait de s'envoler, Sirius attrapa James par le bras et l'obligea à le regarder dans les yeux.
« James, bon sang ! Qu'est ce qui ne va pas ? J'ai l'impression que tu te moques du match. »
Le jeune homme soupira, enfourcha son balai, suivi de peu par un Sirius déterminé à comprendre ce qui se passait.
« Ecoute, Si'… J'ai du mal à l'accepter, mais j'ai d'autres choses qui me préoccupent bien plus que le Quidditch. »
« Je comprends, James, acquiesça Sirius. Mais pour l'instant, tu ne peux rien faire ! Concentre-toi et nous en reparlerons plus tard ! »
Une embardée de l'attrapeur de Serpentard interrompit la conversation. Le vif d'or venait enfin d'apparaître, et un frisson parcourut les supporteurs largement présents dans le stade. James constata qu'en attrapant le vif d'or, il ne permettrait pas à son équipe d'égaliser contre Serpentard. Cependant, le match prendrait fin et il pourrait alors réfléchir calmement à ce qui l'inquiéter. Il fit donc quelque chose dont il ne se serait pas cru capable quelques années plus tôt. Une remontée en piquée le ramena au coude à coude avec Wolf, qui tendait déjà la main pour saisir la petite balle dorée. Faisant corps avec son balai, James envoya un coup de pied à son adversaire qui fit un faux mouvement. Le calme retomba, puis James aperçut la balle à quelques mètres en bas de lui, à proximité de la tribune. Son cœur fit un bond, il plissa les yeux, gagna de la vitesse et sa cape claqua à peine à quelques mètres des spectateurs. Dans sa main, il sentit les petites ailes fébriles du vif d'or se débattre. Posant le pied à terre, sous la déferlante des cris des élèves, il n'attendit pas que l'équipe adversaire vienne le narguer. James n'attendit pas non plus le reste de son équipe, et disparut rapidement des vestiaires.
Depuis la lecture de l'article de presse par Remus le matin même, l'esprit du jeune homme était d'autant plus tourné vers Lily Evans. James connaissait un peu la réputation de l'oncle de Sirius, et en tant que juge, Unuk Black n'était clairement pas un tendre. Quelle chance avait Lily face aux procédures d'enquête du Ministère ? Clairement aucune. James ne savait pas quelles pouvaient être les charges retenues contre la jeune fille, ni même à quel chef d'inculpation elle s'exposait, mais cela n'envisageait rien de bon. Plus sérieusement, James était convaincu que Lily n'avait pas pu se tromper dans sa potion. Il était clair que quelqu'un avait trafiqué ses ingrédients. Pourtant, James avait passé plus de deux heures au côté de Lily, sans remarquer un seul élève qui se soit faufilé près d'eux.
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Le cours d'histoire de la magie s'étirait en longueur comme jamais. La troisième révolte des Gobelins et leurs conséquences juridiques n'avaient pas grand chose pour passionner les étudiants. Ce fut seulement lorsque Sirius lui donna un coup de coude, et qu'un petit morceau de parchemin atterrit devant James, que ce dernier redressa la tête. Le jeune homme jeta un coup d'œil au professeur qui flottait lentement au dessus de son bureau, et déplia délicatement le parchemin. Il reconnut l'écriture de Line tracée à l'encre bleue avec ses simples mots : « Au plus près des étoiles ».
Il fallut que la cloche sonne pour interrompre le morne monologue du professeur, mais les élèves ne se firent pas prier pour ranger rapidement leur manuel et se rendre dans la grande salle pour le dîner. James dédaigna le rôti qui se présentait à lui, et tandis que ses camarades mangeaient abondamment, il regarda la grande table des professeurs et constata qu'Aliénor Smith manquait à l'appel. Depuis son altercation avec l'autre femme, James ne se souvenait pas l'avoir vu au cours des repas. De leur côté, les élèves de Gryffondor avaient un peu battu en froid le jeune homme, suite au match contre Serpentard. James avait lui-même choisi de clôturer l'affrontement sans que le nombre de points permette à Gryffondor de rester en tête de la compétition. Le résultat de la Coupe de Quidditch dépendrait donc de la prochaine rencontre entre Serpentard et Serdaigle. Mais le jeune homme n'en avait que faire, les regards froids ne l'atteignaient pas, car tout son esprit étant tourné vers bien d'autres problèmes. C'est ainsi qu'il n'attendit même pas le dessert pour rejoindre son dortoir, où il s'empara de sa cape d'invisibilité et de la carte du maraudeur qui trainait sous son lit. Avec un peu de chance, il trouverait Line avant que les autres membres de l'Alliance n'arrivent à la tour d'astronomie.
Il ne s'était pas trompé. En haut de l'escalier en colimaçon qui donnait sur la terrasse où se tenait de temps en temps les observations d'astronomie, James aperçut la silhouette de Line accoudée sur les créneaux de la terre. La jeune fille portait son regard sur l'horizon rosissant, tandis que ses faibles mouvements faisaient battre son épée à son flanc. Le jeune homme poussa doucement la porte pour sortir, mais Line se retourna en entendant le grincement des gonds. Surpris, James abandonna sa cape d'invisibilité qui glissa en un mouvement souple. La jeune fille parut surprise.
« James ! D'où sors-tu une telle cape ? »
« C'est un héritage, lança le jeune homme en la repliant pour la ranger dans sa poche. »
« Magnifique héritage, dis donc ! Je n'en ai jamais vu d'aussi belles. »
James s'approche d'elle et regarda à son tour le soleil se coucher sur la forêt interdite. Seul un léger ruban de fumée sortait de la cheminée de la petite maison du garde-chasse, et venait perturber l'immobilité du paysage. La carte du maraudeur lui indiqua que quelques élèves venaient à leur rencontre, parmi eux Sirius et Remus. Maintenant que le soleil s'était couché, Line s'était assise sur le sol de pierre, son épée posée sur ses genoux et elle avait du bout de sa baguette fait apparaître une sphère lumineuse qui éclaira les nouveaux venus. James constata que Sirius s'était assis à côté de la jeune fille de Poufsouffle, Sarah Vinterberg, pour qui il semblait avoir le béguin depuis déjà quelques temps. Remus resta debout en retrait du groupe, alors que les jumeaux Tolstoï se menaçaient respectivement de leur baguette magique. Ce fut Line qui prit la parole.
« Sommes-nous tous là ? »
« Non, il manque encore Gaétan, déclara Sarah Vinterberg en inspectant le cercle des présents. »
« Tant pis, commençons sans lui. Si cette fois-ci, c'est moi qui aie pris la peine de vous convier, c'est que Lily ne l'a pas pu. Vous n'êtes pas sans savoir qu'elle a mal réagi à une potion et qu'elle a été emmenée pour être soignée à Londres. »
« C'est si grave que cela, demanda Helen McKinnon, la préfète de Serdaigle avec une grimace. »
« Malheureusement, nous n'en savons pas beaucoup plus. Mais ce n'est pas tout… Pour ma part, je crois bien qu'il s'agit d'un geste prémédité, souffla Line en regardant Remus. »
« Que veux-tu dire par prémédité, interrogea Sirius. »
« Nous sommes nombreux à savoir que Lily est très douée en potions. Contrairement à ce que tu lui as déclaré, Sirius, elle n'aurait jamais pris le risque d'ingérer une potion qu'elle n'aurait pas été certaine d'avoir réussi, ajouta Mary. »
En écoutant ses camarades, James se sentit de plus en plus mal à l'aise. A part le fait que la jeune femme avait risqué sa vie, il devenait évidant que ce n'était pas un accident, mais que quelqu'un était bien derrière tout cela.
« Il faut trouver qui a fait cela le plus rapidement possible, rétorqua Julia. J'ai vu que le Ministère allait mener une enquête sur Lily… »
Line acquiesça et reprit la parole.
« J'avais déjà quelques doutes… mais ce que j'ai vu la semaine dernière a confirmé les craintes. J'ai vu quelqu'un jeter un sort à Lily. »
Un froid silence tomba sur l'assemblée, et James regarda fixement le regard bleu de Line par-dessus ses lunettes. Autour d'eux, la nuit était tombée. Seules quelques étoiles scintillaient au-dessus d'eux. Le souffle du jeune homme se ralentit.
« Qui était-ce, Line, s'écria Sirius. Pourquoi ne nous as-tu rien dit ? »
« Je n'étais pas certaine de ce que j'avais vu. Mais maintenant que Lily a été attaqué, il me parait clair qu'il existe un lien. »
« Line, dis-nous qui c'était, murmura James en serrant les poings. »
Line les regarda les uns à la suite des autres, se demandant quel effet ferait sur eux sa révélation.
« Greylake, déclara t'elle finalement en croisant les bras sur sa poitrine. »
« Le professeur d'enchantement ? Comment est-ce possible, demanda Sarah avec étonnement. »
« Tu es sûre de ce que tu as vu, Line, demanda James. »
« Oui, après le cours de botanique, j'ai cherché Lily et je l'ai aperçu au bord du lac. Elle faisait face à Greylake. Lorsqu'elle est venue me rejoindre, il a lancé un nuage de paillettes bleutées dans sa direction. »
« Allons, je sais bien que ce prof est particulièrement antipathique, commença Helen. »
Sirius lui coupa la parole.
« Antipathique ? Tu veux dire carrément odieux ! »
« Il a tout de même été recruté par Dumbledore, souffla Remus. Et d'abord, pourquoi en aurait-il eu après Lily ? »
« Je ne sais pas, répondit Line. »
« S'il lui a bien lancé un sort, j'ai du mal à voir comment cela a pu interagir avec la potion de Lily, conclut Helen d'un ton sceptique. »
James n'écoutait déjà plus les remarques de ses camarades. Il saisit la carte du maraudeur et regarda les points de la carte se mouvoir. Leur nombre se réduisait au fur et à mesure que la soirée avançait. Il ne s'était jamais préoccupé de savoir où se trouver les appartements du professeur d'enchantement, ceux-ci ayant été jusqu'à cette année occupés par le professeur Flitwick.
« Owen Greylake, souffla t'il entre ses dents. »
Sur le parchemin, apparut alors un point scintillant qui se trouvait à l'extrémité de la galerie donnant sur le patio. James savait maintenant ce qu'il lui restait à faire.
« On pourrait fouiller ses appartements, proposèrent les jumeaux Tolstoï qui n'étaient jamais à court de magouilles. »
« Non, trop risqué, déclara Line. Le mieux est peut-être de le suivre à la trace, et d'attendre qu'il fasse un faux pas. »
Si certains restaient sceptiques comme Remus ou encore Sarah, le groupe conclut finalement d'organiser une filature suivie du professeur, afin de détecter le moindre de ses gestes compromettants.
Certains commencèrent à se lever, Line fit disparaitre d'un geste la sphère lumineuse qui les avaient éclairés. Sirius se rapprocha de Sarah et lui chuchota quelques mots à l'oreille, tandis que les jumeaux se disputaient comme à leur habitude. Remus interpella James pour vérifier s'il n'y avait personne à la sortie de l'escalier en colimaçon qui les ramènerait dans le château. Le garçon répondit par la négative et descendit rapidement les escaliers en premier. Il souleva la clenche de la poignée et s'apprêtait à se diriger vers la gauche, quand Remus l'arrêta.
« James, qu'est ce que tu comptes faire ? »
« Comment ça, qu'est ce que je compte faire, grogna James avec mauvaise humeur. »
« Je t'ai observé durant toute la soirée, James, et je vois quand tu as une idée derrière la tête, souffla Remus. »
« Tu crois vraiment que je vais laisser Greylake dormir sur ses deux oreilles, alors que Lily est alitée à Sainte-Mangouste et certainement entourée d'agents ministériels. »
« C'est bien ce qui m'inquiète, James. Je comprends que tu sois en colère, mais crois-tu vraiment que Greylake avouera ce qu'il a fait ? »
« Je saurai le faire parler, rétorqua James avec aigreur. Tiens, prends ma cape pour rentrer au dortoir avec Sirius. »
James lança le tissu vers Remus qui l'empoigna avant que l'étoffe ne tombe par terre. Lorsque ce dernier regarda à nouveau devant lui, James avait disparu. Sa démarche se faisait aussi rapide et silencieuse que possible. Sans la cape, il était évidement moins aisé de circuler dans le château, mais il avait jeté maints regards à la carte du maraudeur. Il n'y avait personne sur son chemin. Arrivant devant l'imposante porte en bois et fer forgé, il retient son souffle, engagea sa baguette vers le trou de la serrure et chuchota un 'Alohomora'. A sa grande surprise, la porte s'ouvrit sans faire de bruit, elle n'avait même pas été verrouillée. Devant lui se tenait un petit guéridon sur lequel reposait une pile de livres. Les rideaux n'étaient pas fermés et laissaient entrevoir un croissant de lune blafard. Un chandelier plongeait la pièce dans une douce ambiance tamisée. James avisa la silhouette du professeur qui lui tournait le dos, assis sur une chaise à son bureau. Le jeune homme s'approcha, mais avant qu'il puisse réagir, la voix froide de Greylake le coupa.
« Et bien, Potter, vous en avez mis du temps ! J'aurai cru que vous seriez plus perspicace. »
« Et bien, il n'est pas trop tard, vu que je suis là, rétorqua James en se redressant, la baguette serrée dans la main droite. »
L'homme se tourna de trois quart et lança un regard sombre, à travers la mèche de cheveux qui barrait son front. Il joignit ses mains devant lui et sourit.
« Il est vrai que le fait que Miss Darcey m'ait surpris ne m'a pas aidé. »
« Qu'est ce que vous lui avez fait, demanda James. »
« Allons, Potter, calmez-vous ! »
« Non, je ne me calmerai pas, tempêta le maraudeur en tendant sa baguette vers le professeur. »
« Même si, au contraire de vous, je n'ai pas le béguin pour Miss Evans, ce qui lui est arrivé m'inquiète tout autant. »
James devient cramoisi, et il s'en fallu de peu pour que le jet d'étincelles qu'il lança atteigne le visage du professeur. Mais Greylake fut plus rapide, sa chaise glissa sur le parquet et il se redressa violement.
« Si vous êtes venu pour me tirer les vers du nez, Potter, vous perdez votre temps ! Si j'étais à votre place, je ne m'attarderai pas ici. »
« Je vous ferai avouer, et vous irez raconter au directeur Dumbledore comment et pourquoi vous attaquez vos élèves. »
« Potter, on dit que l'amour rend aveugle, mais dans votre cas, c'est vraiment grave. Vous pensez vraiment qu'un simple sort lancé avec une baguette aurait permis d'empoisonner votre amie ? Réfléchissez, bon sang ! »
La réaction de Greylake surprit James, qui se redressa. A tous les coups, l'homme essayait de l'embobiner, pour camoufler ses méfaits. Puis, le doute s'insinua dans son esprit en se répétant mentalement les derniers mots du professeur.
« Vous l'avez empoisonné, murmura James. »
« Vous pouvez me reprocher beaucoup de chose, Potter, mais je n'ai pas le don de Miss Evans pour les breuvages. Non, ce que je veux vous faire comprendre, c'est que quelqu'un a attenté à la vie de votre amie et que fort heureusement, cela n'a pas réussi. »
Un silence de mort régna quelques instants entre les deux hommes. James était toujours raide, les yeux plantés dans le regard fuyant du professeur. Les pièces du puzzle se mettaient en place petit à petit dans son esprit.
« Oui, Potter, et qu'est ce qui l'empêchera de finir sa tâche, maintenant que Miss Evans est loin de Poudlard ? »
« Vous délirez, commença à balbutier James qui abaissa sa baguette. »
« Non, Potter, j'essaye de vous faire comprendre que si vous tenez à Lily Evans, vous auriez tout intérêt à vous rapprocher d'elle au plus vite avant qu'il ne soit trop tard, clama Greylake. »
James s'étonna que le professeur se fâche enfin. Il avait paru si calme lorsqu'il avait pénétré dans son bureau. Et s'il avait raison ? Et si celui qui avait empoisonné Lily n'attendait que la première occasion pour finir ce qu'il avait commencé ? Le maraudeur recula de quelques pas, pensant alors à ce qu'il devait faire. Mais deux questions restaient en suspens. La première concernait, si les paroles de Greylake s'avéraient justes, l'identité de l'assassin. Mais pour l'instant, il n'avait pas d'autres indices pour y répondre. La seconde concernait Greylake.
« Si ce n'est pas vous qui l'avez attaqué, pourquoi avez-vous jeté un sort à Lily, conclut James. »
« Je ne peux vous répondre, Potter. Et à chaque minute qui s'écoule, Evans a de moins en moins de chance de rester vivante. »
Bien qu'hésitant, James finit par lâcher prise. Si le professeur avait raison, alors il fallait agir au plus vite. L'assassin pouvait avoir raté son coup à Poudlard, car le château était difficile d'accès et n'importe qui aurait pu le surprendre. Dans un hôpital comme Sainte-Mangouste, la plupart du temps débordé par les soins magiques à prodiguer aux patients, atteindre Lily serait bien plus aisé. Ses derniers pas le menèrent jusqu'à l'embrasure de la porte, et il jeta un dernier regard sur les appartements du professeur.
« Greylake, je vous préviens que je vous tiendrai personnellement responsable s'il arrive quelque chose à Lily Evans. Je ne vous laisserai pas en paix ! »
« Un jour, c'est vous qui me remercierait, Potter. Maintenant, filez, conclut Greylake en lui claquant la porte au nez. »
James arpenta les couloirs aussi vite qu'il put, manquant bien une fois de tomber sur le concierge et son horrible chat. Alors qu'il se déplaçait le plus silencieusement possible, son esprit fonctionnait à toute vitesse afin de trouver un moyen de sortir de Poudlard et de rejoindre Lily à Londres. Transplaner était impossible, lui restait la poudre de cheminette ou bien son balai. En arrivant dans la tour de Gryffondor, il eut de la chance en découvrant que la grosse dame n'était pas partie de son cadre. Il la réveilla pour lui donner le mot de passe, et c'est avec mauvaise grâce qu'elle daigna enfin lui ouvrir la porte.
James se glissa le plus silencieusement possible dans le dortoir, constatant avec soulagement que les rideaux des lits à baldaquins de ses camardes étaient tous tirés. Empaquetant quelques affaires de première nécessité, il enfila en silence ses protections de vol et se saisit de son balai. Puis, pensant aux craintes que déclencherait son absence, il s'apprêtait à laisser un mot sur son lit, quand un bruit le fit se retourner. Derrière lui, Sirius se tenait assis sur son lit, les couvertures à moitié rejetées sur lui. Son regard sombre et interrogateur se posa sur James.
« Tu comptais prendre la poudre de cheminette sans m'en avertir, demanda Sirius en dardant James de ses yeux noirs. »
« Sirius, il faut absolument que je me rende à Londres. Lily… elle est en danger. Tu peux me comprendre, non ? »
Puis James lui expliqua en quelques mots son altercation avec le professeur d'enchantements. A la fin de son récit, Sirius finit par acquiescer et ses lèvres s'étirèrent en un petit sourire en coin.
« C'est normal de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour ceux qu'on aime, James. Mais prends garde à toi. »
Sirius se pencha vers sa table de nuit et en sortit une petite toupie de couleur cramoisie, entortillée dans une petite chaine dorée.
« Voilà mon Scrutoscope, il te préviendra si un danger s'approche. Bonne chance, James ! »
James remercia silencieusement Sirius. Il ouvrit la fenêtre la plus proche, passa son sac par-dessus les épaules et monta sur le parapet. Sous ses pieds, des dizaines de mètres le séparaient du sol. Pourtant, il n'hésita pas et s'élança sur son balai dans la nuit claire.
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Un grand manoir trônait sur une colline couronnée de hêtres frêles, dont les silhouettes se balançaient doucement avec la brise. Les grandes grilles de fer forgé qui encadraient le domaine restaient closes. Seules quelques silhouettes sombres apparaissaient parfois sur le parvis de la bâtisse. A l'étage, se tenait un grand salon recouvert de tentures vertes et de tableaux austères. Une grande banquette de velours tournait le dos aux grandes baies vitrées. Sur celui-ci, un homme était assis, le dos vouté et penché vers l'avant. Face à lui, quelques sorciers vêtus de noir se tenaient debout, l'air assez mal assuré. L'homme assis se redressa, les mains posées sur ses cuisses et son regard gris acier passa successivement sur les hommes qui attendaient avec angoisse.
« Bien, vous n'êtes pas sans savoir que notre maître nous a confié une mission de première importance. Et que je ne tolère pas l'échec. Notre cible qui se trouvait à Poudlard n'a pas plus être atteinte. »
« Comment est-ce possible, demanda une jeune femme au regard acéré. »
« La personne qui devait le faire n'a pas accompli sa mission, grogna l'homme. Et cela est inadmissible ! Fort heureusement, notre cible est maintenant plus accessible que jamais. Il m'a demandé de choisir ceux qui seront chargé de cette mission. »
Un frisson parcourut l'assemblée, c'eut été tant un grand honneur qu'une grande responsabilité de réaliser les attentes du mage noir. Même s'ils n'avaient à faire qu'à Lucius Malfoy, les mangemorts présents mesuraient l'importance de la tâche qui allait leur incomber.
« Je vous ai tout particulièrement choisi, Mulciber et Flint. La cible est pour l'instant sous protection du ministère. Vous serez plus à même de passer inaperçus auprès d'eux. »
Les deux hommes acquiescèrent et le plus grand croisa les bras sur sa poitrine d'un air satisfait. De son côté, la jeune femme ne montra aucune réaction, ses yeux noisettes restèrent fixer sur Malfoy et son air arrogant. Elle était presque soulagée de savoir qu'elle n'aurait pas à se charger de cette mission. On lui fit signe de sortir, et les deux hommes désignés restèrent en tête à tête avec Malfoy pour apprendre les détails de leur mission. La jeune femme descendit rapidement les escaliers vers le rez-de-chaussée. Elle traversa le grand hall qui abritait des chandeliers d'argent qui crachotaient des nuages de fumée âcre. Parvenue au dehors, elle respira enfin à grande goulée, l'air frais et vivifiant calmant son anxiété. Une dizaine de minutes plus tard, elle vit les deux hommes sortir de la demeure. Elle s'avança vers eux d'un pas nonchalant, et leur jeta un regard curieux. En l'apercevant, ils s'approchèrent d'elles. Mulciber se frottait les mains, tandis que Flint affichait un petit sourire satisfait sur son visage.
« Alors, pas trop déçue de ne pas avoir été choisie, Parry, demanda le mangemort avec un regard moqueur. »
« C'est que tu préfères chaperonner les petits nouveaux, n'est ce pas, se moqua Mulciber. »
La jeune femme haussa les épaules, ce qui fit rire l'autre homme.
« Dites-moi plutôt ce qui vous vaut la confiance éperdue de Malfoy. Je suis sûre que vos incomparables talents étaient nécessaires pour cette mission de premier ordre, rétorqua la jeune femme. »
Les deux mangemorts parurent amusés, ce fut Mulciber qui finit par vendre la mèche.
« Notre cible est à Sainte-Mangouste…On nous a demandé de lui faire une petite visite. »
« Et d'y abréger son séjour, c'est cela, demanda Laureline Parry, sur un ton badin. »
« Pour l'instant, il suffit de l'enlever et de la garder jusqu'à ce que notre maître ait eu confirmation de ses intuitions. Mais le mieux dans cette histoire est qu'il s'agit d'une vieille connaissance… »
Laureline s'étonna en entendant cela. Plus elle parviendrait à recueillir des informations, mieux cela vaudrait pour cette pauvre âme en sursis.
« Une sale peste de sang-de-bourbe, oui ! Evans, Lily Evans… »
La jeune femme regarda les deux hommes qui se tenaient devant elle. Ce nom ne lui était pas inconnu, mais difficile de savoir à quoi il se rapportait.
« Bon, ce n'est pas tout, Parry, mais il y en a ici qui ont de vraies missions à remplir. »
« Parce que former de nouvelles recrues, c'est pour les trolls, peut-être, ne put s'empêcher de déclarer sèchement la jeune femme, histoire de donner le change. »
« En fait, Flint a eu des démêlés avec elle, lorsqu'on était à Poudlard, sourit Mulciber. »
Le dénommé Flint parut vexé et foudroya son compagnon du regard, les poings serrés.
« Mais bon, ça aurait été amusant de voir comment cette chiffe-molle de Nott aurait réagi face à cette mission, dit Mulciber songeur. Lui qui avait roucoulé avec elle… »
Cette réflexion mit Laureline aux abois. Elle assurait le suivi de ce jeune homme depuis qu'il avait rejoint les rangs du mage noir, en tentant tant bien que mal de le tenir pour l'instant éloigné de toute mission sanguinaire. Elle ne comprenait pas comment un jeune homme si brillant et si gentil s'était engagé dans cette voie. La réflexion des deux hommes lui confirmait bien combien le jeune homme était loin des idées sordides et macabres des autres mangemorts.
« Et bien, je ne vous retiens pas, coupa Laureline en rejetant sur elle sa cape. »
Sur ces mots, les deux hommes disparurent. Laureline se retrouva seule, mais son esprit réfléchissait à toute vitesse. Celle dont venaient de parler les deux hommes, n'était-ce pas la jeune fille qu'Avery Nott avait absolument tenu à rencontre à Pré-au-Lard au début de l'année ? Laureline s'était sentie partagée entre le fait de faire plaisir à Avery qu'elle considérait un peu comme un petit frère, et celui de pas trahir sa place. Puis elle avait cédé aux demandes du jeune homme, ne pouvant espérer mieux pour lui que de revoir ceux de son ancienne vie. Peut-être comprendrait-il dans quoi il s'était réellement embarqué, avait-elle pensé. Les idéalistes n'ont rien à faire dans les rangs des mangemorts, et surtout pas un garçon comme lui. Peut-être pourrait-elle encore lui sauver la mise, mais bientôt on lui demanderait d'exécuter d'horribles actions, intimidations, menaces, et même meurtres. La plupart des partisans le prenaient pour un kneazle égaré et atterri là un peu par hasard, mais dont il y avait beaucoup à tirer de sa naïveté.
Alors qu'elle réfléchissait, Laureline aperçut au loin un petit groupe de sorcier attendait d'être reçus par Malfoy. Elle reconnut la grande silhouette d'Avery, un peu à l'écart du groupe. Elle lui fit signe et s'approcha rapidement pour lui parler. Dumbledore ne devait pas être au courant d'un tel complot, étant trop concentrée sur les éventuelles attaques des mangemorts. Et si ces confidences étaient pour elle l'opportunité de sauver deux personnes en une seule et même fois ? Cette jeune fille était la clef qui sortirait Avery de l'emprise de cette communauté de mangemorts. Laureline sourit et pensa qu'enfin son travail d'infiltration ne serait pas vain.
« Avery, viens avec moi, dit-elle au jeune homme qui la dominait de deux bonnes têtes. Je dois t'informer de certaines choses. »
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A travers les nuages, la pluie et même quelques éclairs au dessus de Sheffield, James avait zigzagué toute la nuit jusqu'à ce que la fatigue lui tombe dessus. Ses protections de vol en cuir épais commençaient à meurtrir ses avant-bras, et ses yeux se plissaient. Dans l'obscurité, il avait suivi les lignes lumineuses des autoroutes pour redescendre vers Londres le plus rapidement possible, et éviter de s'égarer. La dernière pluie qu'il avait affrontée l'avait laissé transis de froid, sa cape pesait de plus en plus lourd sur ses épaules.
Fort heureusement, l'aube commençait à poindre à l'horizon, tout comme les immeubles du centre de Londres. A quelques kilomètres à l'Ouest, il aperçut les grands avions qui attendaient de s'élancer eux aussi dans le ciel. Le mieux était de se poser rapidement pour se rendre dans le Londres magique à pied, et ainsi éviter d'être surpris par des moldus matinaux. Le jeune homme avisa un bosquet d'arbres derrière lequel il atterrit. Lorsque ses pieds touchèrent enfin le sol, il sentit ses gens flageoler. Le voyage l'avait éprouvé, mais il ne pensait même pas au retour. Fourrant sa cape dans son sac et son balai dans son sac qu'il avait magiquement agrandi, le garçon s'engagea dans les grandes avenues de la ville. Quelques commerces ouvraient leur volet, des londoniens attachés-caisse à la main se pressaient vers le métro. James tourna enfin dans une petite ruelle. Après avoir vérifié que personne ne se trouvait derrière lui, il tapota les briques moussues du bout de sa baguette. Quelques instants plus tard, le mur se mouvait pour laisser apparaître l'extrémité du Chemin de Traverse. Il jugea plus prudent de se camoufler dès maintenant sous sa cape d'invisibilité. Peu de sorciers déambulaient à cette heure matinale sur le Chemin de Traverse, et il serait rapidement repéré. Un quart d'heure à pied lui suffit pour atteindre un grand bâtiment de pierres claires, au-dessus duquel flottait un drapeau blanc brodé d'une baguette enlacée par un serpent.
Rentrer dans le bâtiment ne fut pas le plus ardu, le plus difficile resta de trouver Lily Evans. James s'aventura d'abord au premier étage où étaient soignées les métamorphoses malheureuses. Il aperçut derrière les portes vitrées une femme avec une paire d'ailes dans le dos, puis un homme dont la moitié du visage ressemblait à la peau d'un lézard. Il poursuivit son avancée dans les couloirs, évitant de se cogner dans les infirmières qui allaient distribuer le petit-déjeuner avec les premiers soins. Arrivant sur le pallier, il avisa deux grilles d'ascenseur. L'un d'entre eux était ouvert, il s'y faufila et se blottit contre la paroi. Devant lui, une jeune médicomage appuya sur le bouton. James cessa de respirer et attendit patiemment que l'ascenseur s'ébranle.
Arrivée à l'étage, il poussa un soupir en constant qu'il s'agissait du département d'empoisonnement. Pour trouver la chambre de Lily, il lui suffisait de trouver celle qui était gardée par des agents du ministère. Après, il faudrait trouver un plan. Mais pour l'instant, James avança sur la pointe des pieds, entendant quelques gémissements dans les chambres avoisinantes. Enfin, au bout du couloir, il avisa deux sorciers qui encadraient une porte. L'un d'eux était assis sur une chaise, alors que l'autre debout se rongeait les ongles pour faire passer le temps.
Et là, la chance lui sourit : une infirmière vêtue d'une robe verte apportait sur un plateau une petite fiole au liquide marron. Elle avisa les deux hommes et leur demanda de lui ouvrir la chambre. L'un d'eux allait protester quand James s'approcha d'eux. Le second agent ministériel qui était assis sur sa chaise fit enfin un geste de la main. Le temps que la jeune femme ouvre maladroitement la porte, le plateau en équilibre dans l'autre main, le jeune homme se faufila à sa suite. Se plaquant au mur, il arrêta de respirer et fut soulagée lorsqu'il constata que l'infirmière avait refermé la porte et qu'elle s'approchait de l'unique lit de la pièce. Lily reposait dans les draps blancs, les yeux fermés. L'infirmière la secoua sans ménagement et lui fit ingérer presque la moitié de la fiole avant que la jeune fille ne se mette à tousser.
« Allons, Miss, il vaudrait mieux tout boire, si vous souhaitez retrouver des forces, déclara l'infirmière d'un ton exigeant. »
Lily ouvrit les yeux et fit une petite moue en repoussant le flacon qu'on lui présentait. Ses yeux étaient cernés de bleu et elle semblait avoir un peu maigri, constat James en remarquant ses bras minces étalés sur la courtepointe. Constatant la mauvaise volonté de Lily, l'infirmière rétorqua que le médicomage s'occuperait de lui faire entendre raison lorsqu'il ferait sous peu sa tournée, puis elle sortit de la chambre.
James poussa un soupir et s'approcha doucement du lit de Lily. Dans son dos, il entendait toujours la conversation des deux agents ministériels qui parlaient Quidditch. Laissant glisser doucement sa cape d'invisibilité, James appela doucement Lily jusqu'à ce que celle-ci se retourne de son côté, et soit nez à nez avec lui. Il vit avec plaisir que les yeux verts de la Préfète s'illuminaient enfin, et il sourit en voyant ses joues reprendre un peu de couleur.
« James, s'exclama la jeune fille. Que faits-tu ici ? Comment es-tu … »
James lui fit signe de ne pas parler trop fort en posant un doigt sur ses lèvres.
« Lily, je ne pouvais pas te laisser ici, sous si mauvaise garde, déclara t'il en désignant le couloir. Et puis, tu nous as fait très peur, quand tu t'es évanouie… »
« Comment as-tu pu venir jusqu'ici sans te faire repérer, demanda la jeune fille en se redressant dans son lit. »
« Rien n'est impossible lorsqu'un Potter l'a décidé. Plus sérieusement, il faut qu'on parte d'ici, Lily. Tu n'es pas en sécurité. »
« Que veux-tu dire, James, demanda Lily. »
« La potion que tu as bu était certainement empoissonnée, souffla James en la fixant du regard. »
« Mais, je l'ai préparé moi-même, s'exclama Lily, alors que le rouge lui montait aux joues. »
C'est alors qu'un son aigu sortit du sac de James. L'ouvrant avec rage, James en sortit le Scrutoscope de Sirius, qui virait au cramoisi et clignotait. Il fit signe à Lily de se préparer le plus rapidement possible, tandis qu'il allait jeter un coup d'œil. Fébrilement, la jeune fille ôta sa blouse pour enfiler sa robe noire. James allait entrouvrir la porte, lorsque cette dernière s'ouvrit brutalement. Il n'eut que le temps de se plaquer derrière pour laisser passer un homme de grande stature à la mine patibulaire. Dehors, James constata que les deux gardes étaient immobiles, l'un toujours assis sur sa chaise tandis que l'autre appuyé contre le mur, était assis au sol.
« Je ne crois pas que ce soit le moment de partir, Evans, grogna la voix sourde de l'homme, accompagnant sa réplique d'un sourire mauvais. »
« Je crois que je suis assez grande pour décider toute seule, rétorqua froidement Lily dont l'intrusion avait réveillé le caractère. »
Alors que la jeune fille foudroyait l'homme du regard, James lui fit un petit signe, puis se glissa sous la cape d'invisibilité qu'il n'avait pas rangée, mais tout simplement fourrée dans sa poche. Heureusement, Lily n'avait pas montré de surprise, ce qui permet à James de progresser lentement jusqu'au dos de l'homme.
« Stupéfix ! »
Le sort lancé par James atteint le mangemort au niveau des omoplates, et celui-ci s'écroula d'un seul coup. Même s'il était persuadé d'avoir déjà vu le visage de l'intrus, James n'attendit pas de vérifier plus l'efficacité de son sort. Il empoigna Lily et ouvrit d'un geste la fenêtre de la chambre. D'un geste, il fit réapparaître son balai et l'enfourcha. Leur fuite aurait pu passer inaperçu, si le complice du mangemort n'était pas rentré dans la chambre.
« Arrêtez-vous, cria l'homme d'une voix de stentor en pointant sa baguette vers les deux jeunes gens. »
James se figea, il ne pouvait à la fois saisir sa baguette tout en s'apprêtant à s'envoler par la fenêtre. Heureusement, Lily lança sa main vers le nouvel intrus et un violent coup de vent projeta l'homme contre le mur. C'est l'instant que James choisit pour se lancer dans le vide, tenant fermement son balai d'une main tandis que son bras gauche était passé autour de la taille de la jeune fille. La jeune fille poussa un cri, ferma les yeux et attendit de s'écraser au sol. Mais ce fut une agréable sensation qui envahit son corps, une sorte d'ivresse qu'elle n'avait jamais ressenti, même lorsqu'elle avait appris péniblement à voler en première année à Poudlard.
Fort heureusement, il était encore tôt et seuls un ou deux sorciers levèrent la tête en l'air, pour apercevoir le duo s'envolant au-dessus des toits de Londres. Au bout d'une demi-heure, les grands immeubles de Londres se firent moins nombreux, et ils survolèrent les petites banlieues pavillonnaires, qui se ressemblaient toutes. Le dos de James commençait à se détendre, en sentant le corps de la jeune fille blotti contre lui, mais ce sentiment fut de courte durée. Un éclair lumineux manqua de frapper leur route. Gardant tant bien que mal le contrôle de son balai, le jeune homme jeta un coup d'œil pour apercevoir quelques silhouettes sombres qui se rapprochaient d'eux. Lily lui ordonna alors de foncer le plus vite possible vers deux pylônes électriques. Malgré ses doutes, James obtempéra, laissant Lily darder d'un œil anxieux leurs poursuivants. Alors que les sorciers gagnaient du terrain sur eux, Lily fit un geste du poignet et une onde parcourut le ciel derrière eux. Continuant de filer au plus près des installations électriques, James entendit alors un crépitement sonore et constata en jetant un coup d'œil en arrière que des arcs électriques luminescents se dressaient maintenant entre les deux pylônes, contraignant les autres à dévier leur trajectoire. Le jeune cria alors à Lily de s'emparer de la cape d'invisibilité dont un bout dépassait de sa poche et de les envelopper au mieux avec pour disparaître complètement aux yeux de leurs poursuivants.
James ralentit son balai afin de parer à toute rafale de vent qui les aurait découverts, et s'engagea vers le Nord, d'où pointaient les collines verdoyantes du Yorkshire. Un dernier coup d'œil en arrière lui permit malheureusement de constater qu'un nuage verdâtre s'étirait en l'air, prenant visiblement la forme d'une tête de mort pourvue d'une langue fourchue. Ses pires craintes étaient donc confirmées.
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Le crépuscule tombait lentement sur l'Ecosse, lorsque James et Lily parvinrent à quelques kilomètres de Pré-au-Lard. Le jeune homme était crispé sur son balai, ses cuisses enserrant le manche plus douloureuses qu'après n'importe quel match de Quidditch. La fatigue pointait son nez, car depuis déjà presque une heure, il sentait ses paupières papillonner malgré lui. Le plus simple pour rejoindre Poudlard était de se rendre au village sorcier limitrophe et de s'engager dans l'un des nombreux souterrains le reliant au château. Alors que les ardoises des premières maisons se faisaient plus distinctes, le jeune homme jugea plus raisonnable de mettre pied à terre et continuer à pied. Alors qu'il atterrissait, le gryffondor constata que Lily était à nouveau mal en point, les puissants sorts qu'elle avait lancés en s'enfuyant de Londres ainsi que le vol prolongé sur le balai n'avaient certes pas contribué à l'amélioration de son état. Les jambes de la jeune fille flageolèrent lorsqu'elle toucha terre et James fut obligé la soutenir avant qu'elle ne s'écroule. Les joues de Lily étaient creuses, son teint livide faisait ressortir un regard anxieux. James pensa que si cela avait judicieux de la sauver des griffes des mangemorts à Sainte-Mangouste, ce n'était pas pour qu'elle succombe à son empoisonnement. Il fallait qu'elle reprenne un traitement au plus vite.
Cahin-cahant, James prit Lily par le coude et ils se dirigèrent vers le village. Passant devant les petits commerces, le jeune homme se rendit alors compte qu'il n'avait rien mangé depuis la veille et que son corps à lui aussi était au plus mal. C'était la détermination qui l'avait fait tenir jusque là. Alors qu'ils s'apprêtaient à tourner au coin de la rue, James aperçut la silhouette d'un sorcier se portait à leur hauteur. Le jeune homme hésitait entre poursuivre sa route et se blottir contre le mur, lorsque la personne l'apostropha.
« Je ne suis pas sûre que deux élèves de Poudlard aient des raisons valables de se promener ainsi à Pré-au-Lard à cette heure, déclara la voix féminine. »
La silhouette s'engagea alors sous un réverbère et James reconnut Teresa Herrington, l'enchanteresse de l'Ordre du Phénix. Il poussa un profond soupir, et constata que le visage de la jeune femme se crispait en découvrant la silhouette de Lily, livide et au bord de l'évanouissement.
« Que s'est-il passé, s'exclama la jeune femme en se portant à leurs côtés. »
L'enchanteresse se saisit de l'autre bras de Lily et fit signe à James d'avancer dans la ruelle pavée.
« Des mangemorts, souffla James. »
La jeune femme se rembrunit et pressa le pas, alors que l'obscurité les entourait peu à peu. Ils marchèrent ainsi durant dix minutes avant de parvenir à une grande bâtisse délabrée. Les rares volets claquaient au vent, la haute maison grinçait dans la brise et le jardinet qui l'entourait se composait de plantes aussi sauvages que mauvaises. James hésitait à s'y engager, mais la jeune femme les tira, lui et Lily vers l'avant. Arrivés sur le perron, Teresa Herrington brandit sa baguette magique et murmura quelques mots. Une rune s'illumina sur le fronton, et la lourde porte s'ouvrit sur l'obscurité. Ils pénétrèrent tant bien que mal à l'intérieur.
Une fois la porte refermée sur eux, James s'attendait à être plongé dans le noir, mais il fut surpris de découvrir un petit hall d'entrée proprement entretenu. Sur la droite, un long escalier en bois montait à l'étage, et des pièces successives s'engageaient devant eux. Des bruits de pas se firent entendre et deux sorciers apparurent.
La première était une oubliator, Illian Corwin, que James avait déjà vu à plusieurs reprises, notamment sur le Chemin de traverse, le jour de l'attaque des mangemorts. A ses côtés, il eut la surprise de reconnaître la silhouette haute et sévère du Professeur McGonnagal, les sourcils arqués d'inquiétude.
« Minerva, déclara l'enchanteresse qui avait amené James et Lily jusqu'ici. Il faut absolument s'occuper de ces deux là au plus vite. Ils ont été attaqués par des mangemorts. »
« Miss Evans, comment est-ce possible, s'écria le professeur de métamorphose, en se précipitant vers la jeune fille hagarde. »
Elle se tourna alors vers James et le sonda du regard. Le jeune homme s'était attendu à une furieuse remontrance en reconnaissant la directrice adjointe de Poudlard, mais il n'en fut rien. Minerva McGonnagal ordonna à Corwin d'emmener Lily à l'étage. James vit donc Lily monter tant bien que mal les marches de l'escalier en s'appuyant de plis en plus pesamment sur la jeune femme, puis disparaître à un tournant du couloir. Son cœur se serra d'être à nouveau séparée de la jeune fille.
« Professeur, il faut absolument soigner Lily, s'exclama le maraudeur en se retournant vers la directrice de Gyffondor. Elle est au plus mal. »
« Allons de ce pas trouver Inès, tonna le professeur en s'engageant rapidement vers une pièce située à l'arrière de la maison. »
James s'engagea à sa suite, laissant Teresa Herrington seule dans le hall. Il déboula dans une petite pièce sombre et se trouva nez à nez avec l'ancienne Préfète en Chef. La jeune femme était penchée sur une large table de bois couverte d'ingrédients, alors qu'un chaudron bouillonnait doucement dans l'âtre de la cheminée. Elle redressa la tête et ses yeux se fixèrent sur James. Le garçon pria en son âme intérieure pour qu'Inès Montague, qui préparait les potions pour l'Ordre du Phénix, parvienne miraculeusement à soigner Lily Evans.
= fin du chapitre 17 =
Le 5 juin 2013
