Note : Un énorme merci à vous followers et reviewers. Cependant, même si les reviews des Guests ne s'affichent pas, sachez que je les reçois par email ! Solania pourras-tu m'envoyer ta fic ? Je serai très heureuse de la lire :).
En attendant, je vous souhaite une bonne lecture - garantie avec du Q dedans. Oh, désolée du jeu de mot. :3
Dormir dans un lit, dans des draps propres, sans sang séché sur ses phalanges brisées est un luxe que peu d'espions peuvent se permettre. Alors, lorsque James ouvrit ses yeux ce matin là, sans l'odeur de la mort et de la souffrance couvrant chaque centimètres de son épiderme vieillit par le temps et les épreuves, il ne retint pas sa bouche de se gratifier d'un sourire discret. Il était mort. Pour la deuxième fois. Et s'il savait que les choses se compliqueraient nettement dans les jours à venir, pour l'instant, il était seul, il était libre.
Il n'avait pas fermé les rideaux avant de se coucher, et au vue de la luminosité éclatante inondant la chambre, il était 10h passée. Il pouvait se permettre encore quelques heures de repos, de tranquillité, avant de se remettre au travail. Mission prochaine : réfléchir au merdier survenu sur Hashima, à l'enfoiré qui avait manigancé le traquenard et à la façon dont il pourrait retourner à Londres pour lui exploser la cervelle. Dont ils pourraient retourner à Londres.
Si Bond avait pris sa mission de garde-du-corps peu au sérieux, surtout en comparaison de l'enfer mortifiant de Skyfall, il ne pouvait plus nier qu'à quelques mètres de lui se tenait le jeune Quatermaster à protéger, à prendre en compte.
Il se rappelait sans mal leur première rencontre au musée où, autant l'admettre, il l'avait prit pour un jeune homme venu le draguer - à coup de questions pseudo-artistico-philosophiques qui l'avaient laissé de marbre. Son coeur avait loupé un bond - lui prouvant donc son existence - lorsqu'il entendit le gamin se présenter : nouveau Quatermaster, nouvelles règles. Bond n'avait rien contre la jeunesse, mais il en avait assez vu dans sa vie pour savoir qu'il ne fallait pas confondre vitesse et précipitation, et la promotion du jeune homme lors de ses deux mois d'absences le laissait dubitatif. Jamais il n'avait eu à côtoyer collègue aussi jeune et aussi insouciant, et pour être honnête, bon sang comme c'était flippant. Q l'avait sorti de la merde plusieurs fois, c'était certain, mais toujours était-il qu'il était nouveau, jeune, qu'il avait du mal à admettre la mort et qu'il était attaché à une putain mallette. Peut-être brillant, mais sans doute pas assez prêt. Il pouvait avoir de la répartie, et les idées assez claires pour l'instant, mais qu'en serait-il lors des prochaines semaines ?
Lorsque James réalisa qu'il faisait quelque chose qu'il n'avait pas l'habitude de faire - réfléchir au lieu d'agir - il se leva de son lit, quitta les draps blancs avec regret, et enfila une chemise sans manche et un pantalon beige prêté par Donovan qui, Dieu merci, n'était pas de la taille de l'américain, avant de se diriger vers la chambre de Q. Porte ouverte, pas de signe du plus jeune, mais des bruits de vaisselle plus bas. Il descendit les marches rapidement et le vit, debout dans la petite cuisine, une théière à la main. Bond se rapprocha, remarqua le livre ouvert posé sur le plan de travail, de telle manière à retenir la page où le cadet s'était arrêté, l'épi de ses cheveux noir de jais, et le tee-shirt trop grand qu'on lui avait prêté. Le short qu'il avait enfilé laissait apparaitre ses jambes et bloody hell, comme il pouvait être fin, un miracle qu'il tienne debout pensa James qui n'avait comme comparaison que ses propres jambes qui semblaient créées dans le seul but de le faire courir après une cible.
« Bien dormi ? »
« Voulez-vous du thé Bond ? » Demanda Q souriant paisiblement, comme s'ils étaient un couple de vieux amis dégustant le thé de 16h dans une putain de campagne anglaise.
« Pourquoi pas. »
L'espion prit appuis contre le plan de travail et scruta les gestes de l'énigmatique Q qui semblait avoir fait ça toute sa vie - autrement dit, avoir fuis un traquenard, traversé l'océan, pour se retrouver dans une cabane de surfers à servir le thé à un assassin.
« J'aurais dû la ranger. »
« De quoi ? » Demanda Bond en attrapant le bol de thé que le plus jeune lui avait tendu.
« Ma tasse, la dernière fois que je me suis absenté plus de deux jours de suite, un idiot l'a cassé. Sans faire exprès bien sûr, mais je tenais à cette tasse. »
« Comment peut-on tenir à une tasse ? » S'enquit James, sans animosité dans la voix, tout simplement troublé.
« Vous n'avez pas l'air de tenir à beaucoup de choses Bond. »
« Je ne tiens pas particulièrement à des objets, je te l'accorde. »
« Parce que vous tenez à des êtres humains ? »
James plissa les yeux, et regarda Q longuement ; son corps droit face à lui, ses deux mains frêles tenant le bol chaud sur lequel il soufflait lentement, regardant par dessus ses lunettes l'espion si naturellement que cela en était hautement perturbant. Il n'avait rien d'un gamin prétentieux, il semblait juste curieux et Bond ne pouvait lui en tenir rigueur.
« Je suis un double 0, Q. » Donna pour simple réponse James.
« M était mariée. » Lui répondit-il pour lui prouver que son exemple ne tenait pas la route.
« M était une femme. »
« Oh. »
Et encore ce terrible oh si sophistiqué qu'il semblait tout droit sortit de Buckingham Palace. Q posa le bol à côté de lui, releva doucement le livre qu'il avait posé pour y glisser une feuille en guise de marque page pour ne pas l'abîmer et reposa ses yeux verts sur l'espion. Il avait été amusé par sa dernière remarque, James le savait, son sourire qu'il avait voulu discret ne lui avait pas échappé, mais il préféra changer de sujet, pour le plus grand bonheur de Bond :
« Il me faut une connexion internet pour accéder à certains fichiers de Silva. »
« C'est dangereux. » Répliqua sans concession l'aîné.
« Mais ça peut nous permettre de comprendre qui est à l'origine de tout ça. »
James soupira, finit son thé rapidement et se dirigea vers le salon où il prit place dans un fauteuil face au Quatermaster.
« Qu'est-ce que tu en penses, Q ? »
Le cadet se rapprocha sans attendre et grimpa sur le canapé, assit à califourchon, les mains jointes devant son visage, le regard dans le vide, il se mit à réfléchir tout haut.
« Et bien les hommes qui sont venus nous chercher, et que vous avez tué, font parti du MI6, depuis 6 ans environ. J'avais pris connaissance de leur dossier avant de partir et tous leurs tests se sont révélés négatifs : aucune sympathie terroriste n'était à déplorée. L'ordre viendrait donc du MI6 directement - quelqu'un de haut placé, au-delà du rang 5 pour sûr, notre mission n'était pas connu de tous les services. Cependant, je ne pense pas que ce soit Mallory - M, pardon ! » S'écria-t-il légèrement énervé envers lui-même de ne toujours pas avoir assimilé qui était leur nouveau directeur.
« Pourquoi ça ? » Et si James en avait la certitude lui aussi, il sourit et laissa parler le cadet pour connaître son raisonnement.
« Sincèrement Bond, seulement trois hommes recrutés pour vous tuer ? C'est ridicule, et Mallory connait comme moi votre dossier par coeur, il sait ce que vous valez, il n'aurait jamais fait cette erreur stupide. »
« Tu connais mon dossier par coeur ? » S'amusa Bond en haussant un sourcil.
« Je prends soin de mes agents. » Se justifia Q en haussant une épaule.
Possessif. Intriguant. Bien, il était maintenant rassuré de savoir que sa vie n'était pas entre les mains de n'importe qui. Il lui fit signe de la tête qu'il avait compris et se redressa, bien décidé à sortir à nouveau en ville.
« Je vais me renseigner pour la connexion. »
« Oui, bonne idée, faisons ça. » Reprit Q en se levant à son tour.
« Je vais m'en occuper seul. »
« Mais, James... »
Bond sourit malgré lui, la voix presque cassée du Quatermaster et sa façon de l'appeler par son prénom n'étaient en rien anodines - il voulait le faire craquer. Mignon. Inutile.
« On ne va pas courir le risque de se faire repérer. Reste là, je reviendrai ce soir. »
« Alors je vais encore passer la journée seul ? » Il avait dit ce dernier mot avec un tel dégoût dans la voix, que James dut se retenir de ne pas le gifler sur place pour lui apprendre quel cadeau du ciel la solitude était. Il ne prit même pas la peine de répondre, prit son flingue qu'il cacha soigneusement sous sa chemise et sortit de leur refuge.
Il aimait déjà cette maison aux allures de cabane, enfouie dans une épaisse végétation qui semblait les protéger du monde extérieur. Il y croisait toujours sur le pas de la porte des chiens errants allongés dans la boue et des corbeaux mais il réussissait à y trouver un certain charme. Il descendit la petite colline sans se presser, appréciant le calme, la quiétude ambiante et la chaleur encore tout à fait raisonnable. Il n'irait pas voir Donovan aujourd'hui, les visites chez son ami pouvaient le mettre dans une sale situation et hors de question de lui faire courir le moindre risque. Ne faire confiance à personne, la routine en somme.
Au bout d'une demie-heure de marche, il atteint la petite ville de Kota Marudu. Trop peu d'habitants pour être discret, mais bien assez de touristes surfeurs pour passer incognito. Le seul café à connexion wi-fi était situé en plein centre ville. On y servait du poisson frit et un cocktail local que James se jura d'essayer plus tard. Il s'installa au bar, commanda une bière qu'on lui servit tiède et se pencha vers un couple de jeunes australiennes, vu leur accent, dont une agrippée à un Ipad qui tentait d'envoyer un email. Elle pesta tout haut plusieurs fois contre la mauvaise qualité de la connexion, et poussa finalement un petit cri extatique lorsque sa tablette émit le petit « bip » de la libération qu'elle attendait tant.
Mauvaise qualité de connexion : voilà qui n'allait pas plaire au Quatermaster pour sûr - et lui ne se gênerait certainement pas pour démonter de ses mains fragiles le routeur en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. L'australienne tendit sa tablette à son amie et vint chercher deux nouveaux verres au bar à côté de Bond. Il laissa son regard glisser sur la peau bronzée de la jeune femme, ses cheveux blonds encore mouillés par l'eau de mer, vu l'odeur, et son maillot vert mettant en avant ses yeux. Elle sentit son regard sur elle, rougit légèrement et le salua d'un petit sourire timide.
« Je pensais que ce n'était pas la saison des surfeurs ? » S'enquit James, dont le sourire n'avait pas été aussi charmeur depuis bien longtemps.
« C'est vrai que les vagues sont moins impressionnantes en cette période de l'année, mais avec mon amie on surf surtout pour le plaisir - on n'est pas professionnelle. »
Vu la maigreur de ses cuisses, James en eut la conviction.
« Pourquoi avoir choisit Bornéo ? » L'espion s'était légèrement tourné face à la jeune femme pour mieux apprécier la vue.
« C'est super joli, et comme avec mon amie on est étudiantes, c'est pratique et c'est pas très cher. » Mais les deux dernières raisons, James ne les avait même pas entendu. Étudiantes. Deux putain d'étudiantes. Il remarqua enfin le vernis écaillé sur son pouce, le bracelet en tissu d'un festival de musique quelconque sans doute, et les rares tâches de rousseur sur son nez et, Christ, comme elle était jeune - comme il était vieux. Il lui sourit faiblement, plus pour la forme qu'autre chose, et paya sa bière qu'il n'avait même pas finit avant de quitter le café.
Il était vieux, putain, comme il était vieux. Les rides autour de ses yeux fatigués, sa peau qui ne cicatrisait plus autant qu'avant, son souffle qu'il avait tant de mal à récupérer après une course poursuite, et cette envie, cette force intérieure qui l'animait, qui semblait se mourir à petits feux. Mais bordel, un double 0 n'avait pas le droit à une espérance de vie aussi longue, il n'aurait jamais du atteindre la quarantaine, il aurait du se faire péter les deux genoux depuis longtemps et devrait être en train de profiter d'une retraite sédentaire dans le nord de l'Écosse depuis longtemps. Au lieu de ça, il était caché sur une île humide à devoir se battre contre les personnes qu'il avait protégé il y avait encore quelques jours de ça. Il était fatigué, mentalement, le simple fait qu'il trouvait Q trop jeune lui prouvait qu'il avait fait son temps et qu'il fallait tourner la page. Se sentant plus « vieux con » que jamais, il traina dans la ville, trouva plaisir à admirer les motos qui elles au moins étaient plus vieilles que lui, et alla se perdre dans un bar du bord de plage, un sans étudiants, pour saouler sa peine et morfondre ses années de trop.
Lorsque Bond parvint à la cabane, Dieu merci, sa raison avait reprit le dessus sur l'alcool qu'il avait pu ingurgiter. Il faisait nuit, mais il n'était pas tombé dans le sombre petit chemin de terre, et tout ce qu'il souhaitait à ce moment précis, c'était manger un morceau et se coucher dans l'immense lit qu'il avait eu tant de mal à quitter le matin même. Il entra dans le salon, vit Q assit droit comme un piquet sur le canapé, son livre presque fini entre les mains.
« J'ai ramené du poisson Q. » Dit-il en agitant un sachet bleu au bout de sa main, avant de le laisser tomber sur la table basse devant le gamin. Il prit place à même le sol face au Quatermaster et sortit le poisson frit qu'il plaça sur une petite serviette en papier avant de commencer à le manger à l'aide de ses doigts. Il eut presque le temps de finir le sien qu'il remarqua que Q n'avait toujours pas bougé. Pire, il le scrutait, ses sourcils froncés, sa moue boudeuse plus enfantine que jamais. « Docteur Jekyll et Mister Hyde » soupira James devant le changement d'humeur agaçant de son cadet.
« Vous êtes un idiot Bond. »
« Mes surnoms semblent moins te choquer que lorsque j'oublie le prénom des femmes avec qui j'ai couché. »
« Et qui sont mortes. »
« Accessoirement. »
Allaient-ils vraiment avoir cette conversation ? Pitié, non.
Q sembla lire dans son esprit, il ferma son livre, sans prendre le temps d'y marquer la page nota l'espion, et se leva, semblant plus furieux que jamais, avant de se diriger vers les marches. Il revint néanmoins sur ses pas, attrapa le deuxième poisson apporté par Bond qu'il enveloppa dans une petite serviette en papier, et cette fois disparut bel et bien dans sa chambre, dans un claquement de porte digne de la plus grande crise d'adolescence. Tant pis, Bond lui parlerait du cyber-café plus tard. Il tourna son corps face à la baie vitrée ouverte et contempla la vue unique qui s'offrait à lui. La jungle, indomptée, chaude et humide, puis plus bas, la mer, calme et tiède et quelques lumières sur la plage - des feux de camp improvisés, sans doute. Il dégusta son poisson avec un plaisir non dissimulé, prit un peu ses aises dans le salon qu'il prit soin de découvrir, et finalement, lorsque l'alcool et la fatigue eurent raison de lui, il monta enfin se coucher, allonger son corps éreinté entre les draps blancs avant de s'endormir rapidement.
La respiration qui le réveilla cette fois était distincte, tangible - proche, bien trop proche. Il ouvrit les yeux, tous ses sens déjà en alerte alors qu'il avait posé ses deux pieds à terre et que sa main encerclait déjà la cross froide de son arme. Son sang ne fit qu'un tour lorsqu'il réalisa la provenance des soupirs anarchiques : la chambre de Q. Il ouvrit sa porte, traversa le couloir en trois pas rapides et poussa la porte déjà ouverte du Quatermaster, son arme déjà pointée sur la cible mouvante, sur le lit.
Aucune lumière dans la chambre, seuls les rayons de la lune baignaient la pièce d'une chaude lumière bleue qui suffit à Bond à décrypter la scène : Q, assit dans son propre lit, les bras tendus, les mains agrippées nerveusement aux draps, son visage baissé, et seul le terrible son de son souffle chaud, profond, douloureux dans la solitude de la pièce.
« Q. » Appela James en se penchant pour allumer la lumière de la table de chevet, avant que la main tremblante terriblement angoissée du cadet ne se lève pour l'en interdire. L'espion parcourra rapidement la pièce, ouvrant les placards, regardant par la fenêtre, fouillant le balcon à la recherche d'un quelconque intrus, mais il dut se rendre à l'évidence - ils étaient seuls. Il revint rapidement face au lit où se tenait toujours Q semblant plus faible que jamais. « Poison ? » Demanda-t-il, prêt à courir chercher un médecin auprès de Donovan, mais le Quatermaster secoua très difficilement sa tête pour lui faire comprendre que non. « Intrus ? » et toujours ce léger non silencieux. Et pourtant, comme le gamin semblait souffrir, quelque chose n'allait pas, pour sûr, et bloody hell comme ça pouvait le tuer de le voir ainsi. Il chercha néanmoins rapidement la possible cause de cet état, et dans une petite grimace demanda « Asthme ? » et cette fois encore, Q lui fit signe que non, avant de prendre son visage entre ses mains et de se le frotter nerveusement.
Son souffle se répercutait contre ses doigts tremblants et James fut persuadé que le gamin arriverait à s'étouffer s'il continuait de la sorte. Il se rapprocha de son côté du lit, prit place sans attendre et attrapa un de ses poignets fins qu'il tira jusqu'à lui pour lui faire arrêter ses gestes confus - il découvrit ainsi que le cadet avait gardé ses lunettes, malgré la nuit, et qu'il devait même probablement dormir avec.
« Bon sang Q tu - » Il approcha sa main, prêt à les lui retirer lorsque la main libre du cadet se posa sur la sienne, serra ses doigts avec ferveur, comme s'il sombrait dans une abysse sans fin et que seul l'espion pouvait le maintenir en vie, et les quitta tout aussi rapidement comme s'il s'était brûlé.
« Laissez moi Bond - laissez moi. » Supplia-t-il en dégageant son poignet de l'emprise de son aîné avant de pousser un long et douloureux soupir, conscient qu'il devait maintenant redevenir maitre de sa respiration.
Le laisser alors qu'il avait senti dans sa poigne le terrible et vital besoin qu'il reste, qu'il le soutienne ? James regarda le corps frêle tremblant, devina ses traits anxieux et marqué sur son visage bien trop candide, et vit ses mains s'étirer, comme s'il essayait de reprendre le contrôle de ses articulations. Il resta encore quelques minutes, assit à quelques centimètres de lui, à voir ce corps si souffrant se calmer petit à petit, avant que Q ne remonte le drap sur son torse nu.
« S'il vous plait, laissez moi. » Le supplia-t-il une nouvelle fois avant de lui tourner le dos, bien trop honteux pour ne serait-ce que supporter sa présence, aussi silencieuse était-elle.
Bond se leva, respectant ce besoin d'être seul plus que n'importe quoi au monde, et quittant cette chambre triste, il sentit son vieux coeur d'assassin s'alourdir et lui peser comme il l'avait sentit une seule fois auparavant. Mais il n'allait pas penser à elle maintenant.
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