Non, cela n'avait pas été bizarre. Bond en était certain. Embrasser quelqu'un arrivait, comme lui coller une balle entre les deux yeux, bien que la première option était nettement plus plaisante. Alors, il avait posé ses lèvres sur celles du Quatermaster, avait prit possession de sa bouche sans aucune pudeur, caressant la peau frêle, le torse marqué par des os saillants et ses cheveux aussi indomptables que ce qu'il se cachait en dessous. Puis ils avaient mangé.

Ça, ça avait été bizarre, et rien à voir avec la qualité discutable du plat brûlé, le plus étrange étant le fait qu'ils n'avaient pas continué ce qu'ils avaient entamé par leur baiser. Du fait de James, bien entendu, mais Q n'avait pas demandé à recevoir plus d'attention. C'était mieux comme ça de toute façon. Bond, bien qu'étant un ferme athéiste et s'interdisant toutes pensées contaminées par la superstition, devait bien reconnaitre qu'il ne pouvait garder vivante toute personne partageant ses draps. Cela n'avait rien à voir avec lui, du moins, il n'était pas celui qui appuyait sur la gâchette, toujours était-il que les femmes qu'il avait aimé étaient mortes, dont l'une, la seule qui avait vraiment compté, croupissait dans l'eau morne et sale de Venise.

Ils n'avaient pas reparlé de leur baiser et avaient préféré retourner au café de la veille pour que Q se remette au travail. Sans grande surprise, l'informaticien avait demandé à James de lui permettre d'accéder à la salle où était caché le routeur, y avait bidouillé des améliorations que Bond eut la pudeur de ne même pas comprendre et ils y avaient passé le reste de la journée, le soleil disparaissant lentement derrière l'horizon, le Quatermaster collé à son écran, l'espion collé à sa bière. Lui n'avait plus qu'à attendre. Il repensa avec amusement à sa première discussion avec le plus jeune, lorsqu'il lui avait affirmé pouvoir faire plus de dégât en pyjama avec une tasse d'Earl Grey que l'assassin avec un vulgaire pistolet. Cela faisait sens maintenant, et comme il se sentait... dépassé. Alors, les prochaines années se passeraient réellement d'espion de son calibre ? Possible, envisageable, triste. Que valaient les lignes de codes et autres clés USB face au contact humain d'un poing fermement ancré dans les cotes flottantes d'un terroriste ? Il sourit malgré lui à sa dernière pensée, et pinça doucement l'arrête de son nez en réalisant qu'il avait peut-être bu une bière de trop. Fatigués et affamés, ils rentrèrent finalement au refuge, se couchant chacun de leur côté et Bond prit par l'alcool et les événements inattendus de la journée s'endormit dans la minute, n'étant jamais réveillé par les sons d'une respiration saccadée qui ne vint de toute façon pas.


Les jours suivants furent le lieu d'une routine agréable et professionnelle mise en place par Q ; le matin, ils émergeaient doucement, profitant de la terrasse, des fruits amenés à l'aube par la gouvernante de Victor et du soleil qui avait déjà agrémenté la peau de James d'un bronzage délicieux et celle de Q d'un hâle discret. Puis passé midi, ils se rendaient au café, Q alors s'enfermait dans un mutisme professionnel que l'assassin ne commenta jamais, ses yeux souvent perdus sur sa figure fine, ses doigts dansant au-dessus du clavier dont le clapotis le berçait lorsqu'il atteignait sa quatrième bière. Il ne quittait jamais le bar, bougeait parfois d'une table à l'autre pour se dégourdir les jambes ou avoir meilleur vue sur l'artère principale de la ville où fourmillait une foule impressionnante en fin de journée, entre pécheurs se préparant au lendemain, touristes curieux et femmes récupérant leurs enfants à la seule école des environs. Comment pouvait être Londres à ce moment précis ? Grise, froide, et pluvieuse à ne pas en douter. Rien de bien excitant à vrai dire, toujours était-il que les doigts fins du Quatermaster faisaient tout pour les y ramener. C'était la bonne chose à faire. Du moins, James essayait de s'en convaincre.

Le troisième jour de cette routine, Q était enfin parvenu à ses fins ; avec un accès illimité et sécurisé aux documents de l'agence, il scrutait chaque dossier, cherchant la faille qui les conduirait à la taupe. Ils avaient de toute façon évincé M et Eve, preuves à l'appui, alors il consacrait ses recherches à la dizaine de membres supérieurs au rang de niveau 5 susceptibles d'avoir pu corrompre leur mission sur Hashima. Dix personnes à analyser, et ils pourraient prendre contact avec M, lui avouer la raison de leur fuite et rentrer. Le reste de la journée ne fut suffisant que pour les aider à examiner les profils de Margaret Hawkins et Dan Lockwood, le café fermant et les obligeant tous deux à rebrousser chemin.

« Nous pourrions finir l'analyse des autres dossiers demain... » Dit d'une petite voix le Quatermaster alors qu'ils s'engageaient sur la route principale les menant à la demeure de Victor.

« Tu es sûr qu'il y aura une trace de leur implication dans l'attaque d'Hashima ? »

« C'est encore mieux que ça Bond, je sais qui a eu accès au dossier de notre mission. Il aura suffit que la taupe y jette un coup d'oeil pour qu'on l'attrape. »

« Malin. »

« Merci. »

James répondit au sourire charmeur du plus jeune et doucement posa sa main sur sa nuque, les obligeant à s'arrêter dans l'allée bétonnée de la villa, avant de se pencher lentement pour attraper ses lèvres des siennes, mais la voix du maître des lieux résonna près d'eux, faisant automatiquement arrêter l'espion.

« Ah James, Q, je vous cherchais ! »

La surcharge pondérale ralentissait considérablement le rythme de marche de l'américain dont les chemise hawaïennes avaient été remplacées par un costume sur mesure, cravate incluse. Il arriva à leur niveau, posa sa main aux doigts boudinés sur l'épaule du plus âgé des deux et leur sourit :

« Je sais que vous êtes en mission, mais j'organise une petite fête, est-ce que ça vous dit de venir ? Promis mes amis sont des gens de confiance ! » Rit-il en les regardant à tour de rôle.

« Je ne sais pas si - »

« Avec plaisir Victor. On te suit. » Interrompit James en tapotant à son tour l'épaule de son ami qui déjà les guidait jusqu'à la villa d'où s'échappait de la musique rythmée. Le Quatermaster ralentit sensiblement pour murmurer à l'espion :

« Bond, ne sommes-nous pas censé être discrets ? »

« Nous allons passer la soirée avec des nouveaux riches installés sur l'île depuis que les impôts de leurs pays les ont fait s'étouffer avec leur cuillère de caviar du matin ; je pense que nous n'avons rien à craindre. »

« Et l'alcool gratuit vous a-t-il aidé à prendre une décision ? »

« Entre autre. »

« Vous êtes incorrigible Bond... »

« Et toi bien trop sérieux. C'est une de nos dernières soirées ici, alors profite veux-tu. » Sur ce dernier conseil, il sourit au plus jeune, passant une main tendre dans le bas de son dos, et rentra le premier dans la villa parée de ses plus beaux habits de fête. L'ambiance était incroyablement chaleureuse, James était obligé de s'avouer que les amis de Donovan étaient bien loin de ce qu'il avait imaginé. Certains étaient boudinés dans des costumes et robes hors de prix, les femmes parées de leur plus beaux bijoux, d'autre portaient encore leurs vêtements de golf ou arborés des cheveux mouillés prouvant qu'ils venaient à peine de rentrer de la plage, et tous se parlant avec la plus agréable des aisances ; surréaliste. Bond habillé bien simplement se dirigea vers le bar, commanda un Dry Martini avant de se retourner vers la piste de danse. Car même si Victor leur avait certifié tous les connaitre, l'espion ne pouvait s'empêcher de contrôler les cibles qu'il avait devant lui - pardon, les invités. La moyenne d'âge se situait aux alentours des 55ans, détail qui suffit à satisfaire Bond ; il n'était pas le plus vieux et cela valait tout l'or du monde.

James ne regrettait pas sa jeunesse, il ne comprenait simplement pas pourquoi lui était encore sur terre, alors que l'espérance de vie des double 0 était mortifiante. Il n'avait croisé que peu de ses collègues autorisés à tuer et tous lui avaient ressemblé : orphelin, amour pour la partie aussi grand que le désamour pour leur propre personne, aucune attache et aucune envie de s'attacher, ainsi qu'une propension à écouter et suivre le moindre ordre, aussi criminel et barbare était-il. Parfois il lui arrivait de penser qu'il n'était qu'un pion avançant entre les lignes ennemies avec une chance abominable et lorsque cela lui arrivait, il commandait toujours un verre ; les états d'âme et les remises en question étaient de toute façon interdits dans son métier. Il en avait eu le plus sanglant exemple, la deuxième année de son activité au sein des double 0, lorsque Martin Clarke alors 002 de 5 ans son aîné, s'était tiré une balle dans la tête dans un vestiaire du MI6, laissant une lettre avouant qu'il ne supportait plus sa vie, qu'il avait consacré à abréger celles des autres. Non vraiment, il valait mieux ne pas réfléchir.

Il finit son verre d'une traite, grimaça plus par réflexe qu'autre chose et tomba sur Q en balayant la pièce de son regard froid. Le Quatermaster parlait, souriait même, avec un homme. De son âge. Ils semblaient proches. L'espion posa le verre vide sur le bar en marbre d'un goût douteux et déjà s'approcha à grands pas de son collègue, les yeux sondant chaque centimètre du jeune homme face à eux. Brun, coiffé et rasé comme tous les jeunes de cette foutue époque, des yeux rieurs quoi qu'un peu marqués par des années à fumer - et pas que du tabac - la peau bronzée prouvant qu'il était installé sur l'île depuis longtemps, et quelque chose de plutôt sympa se dégageant de lui, bref, autant de raison de reculer Q le plus loin possible et sur le champs.

« Ah, Bond, je vous présente Tom. »

« Oh, c'est vous James ! Enchanté ! » Se réjouit le jeune homme en tendant sa main vers l'assassin qui la lui serra dans un petit sourire forcé. « Ne bougez pas, je reviens tout de suite, je vais chercher des verres. » Il leur sourit à tous les deux, tapota amicalement sur l'épaule du Quatermaster et disparut derrière eux.

« Je peux savoir ce que tu fais ? »

« Je me socialise, peu-être ? »

« Avec ça ? »

« Avec lui, Bond. » Corrigea le plus jeune dans une voix trahissant déjà l'énervement.

« Tu ne le connais même pas. »

« Mais Bond, c'est - »

« On rentre. » Interrompit l'espion en l'attrapant sans douceur par le bras, le tirant déjà vers la sortie. Ce Tom pouvait être n'importe qui, envoyé par n'importe qui, prêt à faire n'importe quoi et Q n'était pas entraîné à repérer les gens de son calibre et pouvait se retrouver avec une balle entre les deux yeux avant d'avoir pu comprendre ce qui lui arrivait.

« Vous êtes ridicule Bond et lâchez mon bras, on nous regarde. »

« Ferme la. » Somma-t-il avant d'être retenu par le corps de Donovan qui venait de se planter face à lui.

« James, tu tombes bien, il y a quelqu'un que je veux te présenter ! »

« Peut-être plus tard Victor. » Sourit-il faussement, désirant sortir de la fichue villa le plus vite possible, mais son hôte ne l'entendit même pas, alors qu'il posa une main chaleureuse sur le jeune homme qui venait d'arriver vers eux. « Je te présente Tom, mon fils ! »

Oh. Alors il en était là. Il regarda longuement Tom, reconnaissant dans ses yeux rieurs leur créateur situé à sa gauche, puis il décrypta le sourire de Donovan, fier quoi qu'un peu triste, probablement de ne pouvoir lui présenter la femme qu'il l'avait porté pendant neuf mois. Puis il se refusa à regarder Q. Ah bon sang oui, il en était , à fréquenter quelqu'un de l'âge du fils de Donovan et comme il se sentit vieux à cette pensée. Il retrouva sur le visage de son ami les mêmes rides qui fripaient le bout de ses yeux cernés et la même étincelle dans les yeux de Tom que dans ceux de son Quatermaster.

Tout, absolument tout avait une date d'expiration, James Bond ne pouvait plus le nier. Cela faisait des mois que ses mots avaient germés dans son esprit et la mort de la précédente M n'avait fait qu'aggraver ses doutes ; il tirait sur la fin, à se refuser d'assumer l'inévitable, il en faisait même n'importe quoi. Pourquoi n'était-il pas resté sur Hashima pour attendre les secours ? Pourquoi n'avait-il pas prit directement contact avec Mallory pour lui informer qu'ils avaient été trahis ? Pourquoi avait-il pris le Quatermaster sous son bras pour l'entraîner à des centaines de kilomètres, les obligeant tous deux à rentrer dans la clandestinité ? Cela n'avait pas de sens, et il ne le réalisa que maintenant que oui, ils pouvaient se faire virer pour ça. C'était très probablement ce qu'il voulait au final. Mais il avait embarqué Q dans cette histoire et cela, à l'image de l'espion, avait été d'un égoïsme terrifiant.

« Oui, c'est ce que le gamin m'a dit. » Reprit James comme si de rien n'était, appuyant d'une main ferme sur l'épaule de Q pour préciser qui était le gamin dont il parlait. « Il a tes yeux Victor. En tout cas, très belle soirée, mais nous devons y aller. » Il leur sourit, garda son emprise sur le corps frêle et les fit cette fois définitivement sortir de la villa avant de lâcher son cadet qui marcha quelques pas avant lui, le corps tendu à l'extrême, un silence ténébreux les enveloppant. Ils devinaient enfin les contours de leur refuge qu'ils savaient maintenant éphémère, lorsque le plus jeune ouvrit enfin les lèvres :

« Le gamin, James ? »

Ah, alors il lui en voulait pour ce détail. L'assassin inspira prêt à lui répondre lorsque Q reprit d'une voix toute sauf complaisante :

« Comment peux-tu dire ça, je suis Quatermaster, for Christ sake. Et puis tu veux savoir quel âge j'ai ? J'ai 29ans, voilà, on a seize ans d'écart ; alors non je ne suis pas mineur, non je ne suis pas un gamin, non tu ne pourrais pas être mon père, mais oui tu te comportes comme un con. »

James s'arrêta soudainement, comme foudroyé sur place alors que le plus jeune énumérait exactement les questions qui l'assaillaient depuis qu'ils étaient arrivés sur Bornéo, et pinça d'une poigne ferme l'avant-bras frêle qui tanguait devant lui pour le forcer à s'arrêter et à lui faire face.

« Ne me fais pas la morale Q, pas toi. Bon sang mais est-ce que tu te rends compte à quel point tu es complexe ? Un jour tu joues les nonnes, celui d'après tu m'embrasses en me caressant avec mon putain de flingue, la nuit tu sembles mourir et tu me sautes dessus, la journée tu fais tout pour me repousser. »

« Je ne suis pas complexe Bond, je suis un être humain, c'est tout. » S'écria le Quatermaster, le regard dur incroyablement ancré à celui bleu azur qui le surplombait. « Tout n'est pas une mission, il n'y a pas qu'un seul chemin à suivre, une cible à abattre, un dossier à récupérer ; c'est ça la vie aussi, se dévoiler, se découvrir, se tromper parfois. Alors oui j'ai peut être été timide au début car je ne te connaissais pas ; oui je me suis senti seul et j'ai aimé ta présence pendant la nuit ; d'accord je me suis trompé, j'ai été trop dur avec toi car je pensais que c'était comme ça qu'il fallait te parler ; et puisqu'on en parle enfin, oui je t'ai embrassé car j'en avais envie, depuis longtemps j'en avais tellement envie Bond, depuis la première fois que je t'ai vu, quand tu es entré dans le bureau de M lors de mon premier jour. Bon sang comme j'ai pu tout vouloir de toi à cet instant précis, mais je ne t'ai pas sauté dessus sans aucun état d'âme pour autant, comme tu sembles si bien le faire lorsque quelqu'un te plait. J'ai réfléchis et j'ai préféré attendre de te connaitre.. Voilà, tu sais tout ; pas trop triste de voir que le gamin ressent des trucs d'adultes ? »

Mais Bond le laissa à peine finir sa tirade qu'il avait déjà plaqué ses mains rêches à sa nuque pour l'attirer à lui. Il posa ses lèvres déjà ouvertes sur les siennes, prit sa bouche de sa langue sans attendre et l'entraîna dans un baiser aussi bestial que nécessaire, sans jamais fermer ses yeux, pendus à ceux toujours aussi durs du plus jeune. Q l'enlaça de ses bras qui n'avaient soudainement plus rien de frêle, le serra avec une envie non dissimulée, gémissant contre ces lèvres qui écrasaient les siennes, manquant de souffle sans en avoir réellement quelque chose à faire. Ils se combattaient du regard, exprimant avec une ambiguïté renversante la rancoeur et la passion qui les animait. Q était vivant, Bond était mort depuis longtemps. Et chacun des deux hommes retrouva à ce moment précis tout ce dont il avait besoin dans les bras de l'autre.

Ils s'embrassèrent encore de longues minutes sur le perron de la maison, avant que l'espion ne tire le plus jeune par le bras, l'entraînant de force jusqu'au salon où il le plaqua contre un mur avant d'écraser tout le poids de son corps contre le sien, de peur qu'il ne lui échappe. Sa langue caressait sa jumelle, la faisait danser sans relâche, la martyrisait parfois, ses mains glissant tout contre son corps pour le débarasser du bout de tissu qui lui servait de haut, caressa enfin la peau dévoilée, ses pouces écrasant à peine ses tétons déjà durcis. Q poussa un petit geignement plaintif, glissa ses mains chaudes sous le tee-shirt de son aîné et griffa lentement son dos, leurs bassins déjà collés, promettant dans des gestes langoureux la suite de leur étreinte.

Mais Bond ralentit néanmoins ses caresses, une seule phrase du Quatermaster retentissant encore et toujours dans son esprit. « Je ne suis pas complexe Bond, je suis un être humain » et l'espion, pour avoir croisé quelques êtres humains dans sa vie, connaissait leur façon de faire et de penser ; ils ne séparaient pas l'action de leur corps contre celui d'un autre, et ce qu'il pouvait se passer dans leur coeur au même moment. Et lui n'utilisait que ce premier, bien incapable de promettre autre chose du deuxième. Il embrassa une dernière fois ses lèvres et lui demanda d'une voix basse :

« Tu sauras faire la part de choses ? »

« Non. » Lui répondit dans un murmure Q, avec une évidence telle que James en eut le souffle coupé.

Ils en étaient là, l'étreinte future ne pouvant assurément pas se résumer à un simple plaisir charnel ponctuel pour le Quatermaster - qui ne s'en cachait même pas. Bond caressa son visage doucement, définitivement happé par ces yeux verts qui auraient suffit à faire chavirer la plus froide des sculptures de marbre, n'hésita pas une seconde de plus et l'embrassa une dernière fois, avant de l'entraîner vers sa chambre.