AUTEUR: criminalxxxmindsxxxfreak
TITRE ORIGINAL: A Place to Call Home
DISCLAIMER: Les personnages, le texte original et les idées ne sont pas de moi. Je n'ai fait que traduire le texte, avec la permission de l'auteur.

N/T: Bon, voilà un autre chapitre. Je me sens vraiment mal de ne pas poster régulièrement, alors j'ai décidé de ne pas faire mes devoirs et de vous traduire celui-ci. Maintenant, je sais que je vais devoir me dépêcher pour faire tout ce que j'ai à faire, mais c'est pas grave. Au moins vous avez deux chapitres...
Encore une fois, merci à tout ceux qui laissent un petit mot. Je lis TOUT. Sur ce, bonne lecture. =D

ATTENTION: Abus physique, sexuel et psychologique d'enfants. Celui-ci n'est pas terrible, mais quand même. Quoiqu'à ce point-ci, vous devriez le savoir. xD


Chapitre 8 : Un soupçon d'espoir

Hotch, découragé, s'assit à la table de conférence. « Par pitié, dites-moi que vous avez trouvé quelque chose, » dit-il en jetant un regard plein d'espoir sur son équipe. Les lignes qui entouraient ses yeux et sa bouche semblaient s'être creusées depuis quelques jours.

« Je n'ai rien, » répondit tristement Rossi. « Mme Lynch dit qu'elle ne se souvient pas d'un enfant qui pourrait coller à la description. Les enfants étaient gentils et il semble qu'ils soient bien traités. Je doute que notre unsub vienne de là. »

Prentiss soupira. « C'est pas mal la même chose pour moi. Ils n'ont même pas d'enfant dans la maison, mais ils ne me semblent pas du genre à être abusifs. Ils ne se souvenaient pas avoir eu d'enfant qui correspondrait au profil.

« Grant Pierce nous a donné le nom d'un enfant qu'ils ont eu quelques années passées. Anthony Woods, se fait appeler Tony, » dit lentement Morgan. « Nous avons aussi parlé aux enfants… Hotch, ces enfants sont abusés, mais ils ont trop peur pour seulement l'admettre. »

« Appelle Garcia, demande-lui de rechercher le nom histoire de voir ce qui sort, » dit Hotch.

Morgan soupira et sortit son téléphone pour appeler la toujours pétillante technicienne.

« Hotch, as-tu entendu Morgan ? » demanda JJ en fronçant les sourcils en direction du chef d'équipe. « Il y a quatre enfants qui se font battre dans cette maison. Trois d'entre eux ont moins que dix ans ! Et tu devrais entendre certaines des choses que Spencer nous a dites sur sa vie… Nous devons faire quelque chose pour aider ces enfants. »

Hotch soupira. « Oui, JJ, je l'ai entendu. Je voudrais qu'on puisse faire quelque chose, mais sans évidence- »

« Les évidences peuvent aller se faire foutre ! » riposta JJ, les yeux brillants. Tout le monde dans la pièce la regarda, surpris. JJ était normalement la personne silencieuse, calme et composée du groupe. « Hotch, ce qui arrive dans cette maison est horrible. Nous devons les sortir de là. »

« Je comprends, JJ, vraiment. Mais il n'y a rien que nous puissions faire si nous n'avons pas d'évidence, je suis désolé. Toi et Morgan pouvez parler aux services à l'enfance, ils enquêteront, les enfants seront enlevés. C'est le mieux qu'on peut faire, je suis désolé, » dit Hotch. Il souhaitait plus que tout pouvoir faire quelque chose de plus pour aider ces enfants.

Morgan finit sa conversation et ferma son téléphone en hochant la tête en direction d'Hotch. « Ça ne fonctionnera pas, Hotch. Ils ont déjà été l'objet d'enquête avant, ils connaissent la chanson. Et ils ont assez effrayé ces enfants pour qu'ils ne parlent pas. Pour ce qu'on sait, une enquête pourrait simplement causer plus d'abus. Il doit y avoir quelque chose de plus qu'on peut faire. »

« Nous devons faire notre travail, » dit Hotch. « Nous sommes ici pour trouver un tueur. »

« Hotch - »

« JJ, je suis désolé, je le suis vraiment, mais il n'y a pas grand-chose d'autre à faire. Parle aux services sociaux, parle à leurs travailleurs sociaux. Maintenant, nous devons nous concentrer sur Anthony Woods et attraper notre unsub avant qu'il ne tue de nouveau. »


Les doigts de Garcia volaient sur le clavier et elle fronçait les sourcils en regardant l'écran. Ce dossier la rendait malade. Des enfants qui étaient pris dans des familles abusives à cause de lois et de protocoles stupides… Elle se renfrogna lorsqu'encore une fois la recherche ne donna aucun résultat. « Où es-tu …? » marmonna-t-elle tout bas en redressant ses lunettes sur son nez.

Elle soupira, les lèvres pincées. « Vous ne m'avez jamais fait défaut, » murmura-t-elle aux ordinateurs en avant d'elle. « Ne commencez pas maintenant. » Elle appuya sur quelques touches et un autre écran vide lui sauta au visage. Elle se mordit le coin de la lèvre, clairement frustrée. « Allez, Anthony Woods… où est-ce que tu te caches ? »


Grant fixa la porte un bon dix minutes après le départ des agents, l'air renfrogné. Pourquoi avaient-ils voulu parler aux enfants ? Il marmonna quelque chose d'incohérent dans sa barbe et éteignit la télévision avant de se diriger vers les escaliers, le regard sombre et colérique.


Lizzie et Kayla écoutaient le film, plus calmes qu'elles ne l'étaient auparavant. Brad et Spencer, assis sur le sol, discutaient.

« Leur as-tu dit que quelque chose ? » demanda Brad en regardant la télé sans vraiment la voir.

Spencer hocha la tête. « Non. Mais je voulais le faire… la femme, JJ… elle avait l'air tellement gentille. Peut-être qu'ils peuvent nous aider, Brad. » Il regardait son frère avec espoir.

« Spence, tu ne te souviens pas ce qui est arrivé quand j'ai essayé de dire à la police ce que Grant nous fait ? Je ne peux pas laisser ça arriver une autre fois. Il te tuera peut-être si tu parles à quelqu'un, » dit Brad en entourant de manière protectrice les épaules du garçon de son bras.

« Je me souviens, » dit lentement Spencer. « Mais tu n'as pas réussi à leur dire, tu te rappelles ? Grant t'a attrapé avant que tu ais fini de composer le numéro. Si on leur disait vraiment, peut-être qu'ils pourraient nous aider. »

Brad se mordit la lèvre en réfléchissant à ce qu'il disait. « Peut-être, » répondit-il. « Mais si Grant nous attrape, avant qu'on ait le temps de leur dire… »

Spencer soupira en secouant la tête. « Alors qu'est-ce qu'on fait ? » demanda-t-il. « Ils ne sont peut-être pas là pour très longtemps. »

Brad fronça les sourcils en réfléchissant bien à sa réponse. « S'ils reviennent, on devrait leur dire la vérité. S'ils peuvent vraiment aider… c'est assez évident qu'ils pensent que Grant et Nat nous font du mal, donc s'ils veulent vraiment aider, ils reviendront. »

Spencer hocha la tête, se sentant un peu plus optimiste. C'était un sentiment étrange pour le garçon. Il n'avait plus espéré la fin de ce cauchemar depuis des années. Il repensa à JJ, l'agente blonde du FBI. Elle avait été tellement gentille avec lui… même Derek, qui lui faisait un peu peur, avait été gentil. Peut-être qu'ils pouvaient aider. Peut-être qu'il y avait une fin à l'horrible abus qu'il avait souffert…

Ils entendirent des pas monter les escaliers et les quatre enfants se tendirent. Ils savaient que, par maintenant, les agents étaient partis. Cette fois-ci, c'était Grant qui montait les escaliers. La porte s'ouvrit presque violemment et Grant apparut, furieux.

Le bras de Brad se serra autour de l'épaule de Spencer. Les deux filles, assises sur leur lit, détaillaient Grant avec une peur non dissimulée. « Qu'est-ce qu'ils vous ont demandé ? » demanda-t-il, ses yeux sombres pratiquement enflammés?

Brad prit la parole. « Juste depuis combien de temps on restait ici, et quand on a été placé dans le système. »

« C'est tout ? » demanda Grant en plissant les yeux.

« Oui, c'est tout, » répondit sèchement Brad en jetant un regard furieux à l'homme.

« Les filles, est-ce que c'est tout ? » demanda-t-il en les regardant attentivement. Les deux filles hochèrent la tête en remontant leurs couvertures jusqu'à leur menton, se recroquevillant contre la tête de lit. Grant se renfrogna. « Spencer ? Est-ce que c'est ce qu'ils ont demandé ? » l'interrogea-t-il

Spencer se mordit la lèvre et acquiesça. « Oui, » dit-il tout bas. Il sentit le bras de Brad qui se resserrait et il se colla encore plus contre le plus vieux. Le regard de Grant s'était assombri, et ça l'effrayait encore plus que d'habitude.

Grant respirait lourdement. « Tu mens, » dit-il. Avec ces deux mots, le monde de Spencer sembla s'écrouler autour de lui. Grant traversa la pièce en quelques secondes et arracha vicieusement le garçon des bras de Brad. Ce dernier se releva immédiatement et essaya d'arrêter l'homme.

« Laisse-le tranquille ! » cria Brad. « Il n'a pas menti ! Moi, oui ! Arrête ! » L'espace d'un instant Grant se retourna en regardant furieusement l'adolescent. « Ne t'inquiète pas, tu es le prochain, » menaça-t-il en un grondement. Il traînait toujours Spencer à côté de lui et sortit de la pièce en claquant la porte à la figure de Brad.

Brad leur courut après. En entendant Spencer pleurer et se débattre, il supplia Grant de le lâcher. « Grant, s'il te plaît. C'est moi qui t'ai menti… ne fais pas mal à Spencer ! » Brad avait les larmes aux yeux.

Grant l'ignora cette fois et lança le garçon dans sa chambre, verrouillant la porte derrière lui. Brad frappa la porte de ses poings, criant après Grant et le suppliant de laisser Spencer tranquille. Il continua de donner des coups de pied à la porte jusqu'à ce qu'il le garçon crier. Puis il se laissa glisser sur le sol, des larmes lui brûlant les yeux.