Crise Magique
Disclaimer: Hetalia n'est pas à moi, je ne fais qu'emprunter les personnage pour jouer avec.
Genre: Humour, Romance
Rating: T pour cause de pirates pervers.
Personnages: Assez pour qu'il y ait un joyeux bazar.
Paring: Chibi!Fruk, Pirate!Fruk, Fruk
Chapitre 2: Organisation
«Mon lapin.» Fit Francis en se jetant littéralement au cou du pirate, celui-ci vacillant sous le câlin. Le français frotta sa joue à celle de l'autre flibustier, embrassant le côté du menton. Sa main était posée dans le creux du dos et l'autre glissait sous le tricorne, les doigts enfouis dans les cheveux couleur sable. «Tu t'es dédoublé? Quelle drôle d'idée! Mais je ne vais pas m'en plaindre ~
- Bloody Frog. Lâche moi» grogna Arthur, sans faire de gros efforts pour se dégager. Après quelques instants, il eut une moue agacée et posa sa main à endroit précis, pinçant la peau. Le petit cri qui échappa à son amant lui arracha un ricanement «Tu es toujours aussi sensible à cet endroit?» Il en profita pour se libérer de l'étreinte.
Il avisa alors le petit Amérique qui le fixait de ses grands yeux bleus «Alfred!» Il tomba à genoux face au petit et le prit dans ses bras. L'enfant rendit le câlin, un peu perturbé mais ravi d'avoir plusieurs répliques de son papa pour s'occuper de lui.
«Pourquoi y a plein de toi?
- Accident de magie.» répondit le pirate, se relevant avec le petit dans le bras. Il ébouriffa les cheveux blonds sous les rires de la petite colonie. «Tu as plein de papas juste pour toi.»
Alfred le regarda avec admiration et fit, joyeusement «C'était comment sur les mers?
- Très bien. Je suis le roi des océans, tu as oublié?» rit Arthur, il prit une grosse voix «Le roi des pirates, tout le monde tremble devant moi.
- Tu as trouvé plein de trésors?» Le petit avait les yeux qui brillaient. Il jouait avec le col ouvragé du plus vieux.
«Ma cale est pleine sweetie ~» il plongea son regard émeraude dans celui, azur, de l'enfant et fit, d'une voix soudain inquiétante «Mais...que vois-je...» Il souleva le petit à bout de bras et eut un rire terrifiant «C'est une belle prise que nous avons là...un joli petit poisson.
- Hahaha arrête Engwand.» Gloussa le petit, agitant les bras et les jambes. Mais le pirate le fit tournoyer au dessus de sa tête, le faisant rire encore plus.
«Tu as l'air d'être un poisson délicieux lad.
- Ne me manges pas!» Il éclata de rire sous les chatouilles que son père lui faisait, et se tortilla pour tenter de s'échapper. Il adorait quand Arthur faisait ça, se montrant aussi affectueux.
Soudain le pirate prit conscience des regards posés sur lui. Il leurs lança un regard noir, comme pour les défier du regard. Francis le corsaire s'approcha et se pencha vers Arthur en lui caressant la joue.
«Je savais que tu étais un père très affectueux. Tu es tellement beau comme ça...
- Tu peux parler...tu agis de même avec Matthew.» Il eut soudain un sourire diabolique et se pencha sur Alfred qui gloussait encore «Sweetie, à partir de maintenant, tu peux appeler Francis maman.
- ARTHUR.»
Le pirate avisa alors l'Empire qui le fixait avec envie. Souriant légèrement, il alla vers son double et lui tendit le petit. «Console mon autre moi, Alfred, il se sent seul.» L'enfant passa ses petits bras autour du cou de l'autre Arthur et lui fit un bisou sur la joue. L'Empire eut les larmes aux yeux et serra l'enfant contre lui.
«Pleures pas Engwand.» Il reprit aussitôt, hésitant «Sois pas triste daddy.»
Arthur eut une boule dans la gorge, ému. Son petit garçon lui avait tant manqué. Dire que lui n'avait plus qu'un adolescent ingrat et désagréable avec lui. Une personne avec qui il ne pouvait discuter, avec qui il ne faisait que se disputer. Il était tellement différent de son bébé qu'il avait élevé à la sueur de son front, avec tout son amour. Il pouvait enfin profiter à nouveau de son fils.
«Tout va bien...tu m'a manqué.»
Les grands yeux bleus du petit le fixait avec curiosité et il tira un mouchoir de la petite poche de sa robe blanche pour tenter d'essuyer le visage de son tuteur.
Soudain une voix tira tout le monde de l'émotion de la scène «LE...ME TOUCHE PAS SALE BÂTARD, TU VAS LUI METTRE DES IDEES STUPIDES EN TÊTE. N'ESSAIE PAS DE MANIPULER MON ANCIEN MOI!»
Alfred, le jeune, sursauta et fondit en larme, effrayé par les cris. L'empire arracha la baguette des mains de Britannia et alla à grands pas vers le rebelle toujours ligoté à sa chaise. Il le fixa de ses yeux froids et leva son arme.
«QU'EST-CE QUE TU CROIS FAIRE LA?»
Le coup de baguette déclencha un nuage rose et un silence tomba sur la pièce. Tout le monde regarda ce qui se passait, se demandant ce que ce double d'Arthur avait fait. Il ne semblait y avoir absolument rien. S'était-il trompé?
Le rebelle eut l'air moqueur et ouvrit la bouche pour rire de cet échec mais aucun son de franchit ses lèvres. Il ouvrit de grands yeux et eut l'air indigné. Il jeta un regard noir à Arthur qui le fixa d'un air narquois. Il se tortilla sur sa chaise, furieux.
«Ça fait du bien quand tu te tais.»
Et il leva la jambe, appuyant contre le torse de l'américain jusqu'à le faire tomber en arrière, toujours attaché à la chaise. Le choc fit ouvrir de grand yeux à tout le monde.
«Oups, suis-je maladroit...» fit distraitement l'empire, se détournant. Il alla s'asseoir sur le canapé et parla avec le petit, le sourire aux lèvres. Le corsaire câlinait son petit Matthieu, et le pirate les rejoignit, ébouriffant les cheveux du petit canadien.
Le petit Arthur regarda autour de lui et aperçut alors le jeune Francis, dans sa robe bleu à fleur de lys dorées. Il poussa un petit cri ravi et se précipita vers lui. Mais il stoppa devant le petit français, les joues soudain gonflées, trop fier pour faire le premier pas. L'autre le vit et un sourire ourla ses lèvres. Il prit son cadet dans ses bras et lui fit un câlin.
«Sois pas inquiet. Tu es chez mon moi adulte.» gazouilla le petit anglais, ses petits poings crispés sur le vêtement de son voisin. «Tu n'es pas chez un méchant pays.»
Arthur regardait les deux petits avec un sourire. Soudain il remarqua que tous parlaient avec le même anglais ou le même français. Bizarre vu qu'il n'était pas de la même époque. Peut-être la magie faisait-elle en sorte qu'ils puissent se comprendre en parlant le même langage. Hochant la tête il fit soudain, changeant de sujet.
«Va falloir faire des courses...Je vais y aller. Matt tu viens avec moi?» Le sorcier s'était tourné vers le canadien adulte. Il faisait déjà mentalement la liste de ce qu'il fallait. Il fallait acheter beaucoup de choses, et il avait besoin d'aide. Il décida qu'il allait maintenir sa Garden Party. Son jardin était entouré de haies et d'arbres. Personne ne pourrait voir ce qui se passait. Et cela permettrait de distraire les enfants et calmer tout le monde. Et puis il voulait faire plaisir aux enfants.
Canada plissa les yeux et hocha la tête, un peu méfiant «Je vois ça, il va falloir acheter pas mal de trucs en effet.» Il posa sa crosse sur la petite table. «T'as des vêtements de rechange? Si je me balade comme ça, je vais attirer l'attention.
Le magicien indiqua la chambre où séjournait Matthew pour que son double trouve des vêtements de rechange à sa taille. Puis celui en cape violette alla se changer à son tour. Quand il redescendit un peu plus tard, débarrassé de sa cape il ordonna: «Britannia tu reste ici pour surveiller la maison et tu les empêche de sortir.»
L'emplumé grogna et alla s'asseoir sur le canapé, l'air boudeur. «Je sais, je sais...prenez pas trop de temps quand même...»
Le sorcier hocha la tête et attendit le canadien qui arriva quelques minutes plus tard. Matt s'agenouilla devant Alexander et fit, lui posant les mains sur les épaules «Alex, je vais partir pour deux heures maximum...reste ici et joue avec les autres petits. Sois sage. Tu peux écouter celui habillé en pirate, il a l'air sérieux.»
L'enfant hocha la tête, et recula. Il regarda les autres petits, hésitant à les rejoindre. Le petit Arthur était agrippé à la robe du petit Francis et jetait des regards menaçant au petit Alfred qui venait de les rejoindre, suivi du petit Matthieu. Il alla vers eux. Ils le regardèrent puis lui sourirent, sauf le petit anglais qui le jaugeait d'un air méfiant. Visiblement le gamin était déjà jaloux à cet âge.
Le sorcier sortit de la maison, suivi du canadien et ils entrèrent dans la voiture. Matt ne lui adressa pas la parole. Quand ils eurent roulé quelques minutes, le plus jeune lança «Je vais m'occuper des vêtements et des sac de couchages. Toi de la bouffe.» Il détourna le regard, jetant un coup d'œil au paysage par la fenêtre.
Arthur gara la voiture et ils descendirent. Matt se tourna vers l'anglais «File moi les clés que je puisse ranger les trucs dans le coffre quand j'aurais acheté des choses. Et ta carte bancaire aussi.»
Le sorcier eut l'air indigné «Et comment je vais faire pour payer?
- Va regarder les jouets, je te rejoins.
- On va pas acheter trop de choses non plus. Ce n'est pas pour longtemps.
- Quelques jours et tu pourras envoyer le fatras à des organismes humanitaires après. Et puis tu peux toujours avoir un nouveau gosse avec le double de papa aussi.
- TU REVES.» Et peu importait qu'ils soient dans un parking. Il n'aimait pas comment l'autre prenait des décisions à l'avance. Il semblait être une personne organisée mais quand même. Arthur n'aimait pas qu'on lui donne des ordres comme ça. Ils entrèrent ensemble dans le magasin et se dirigèrent ensemble vers les vêtements pour enfants.
«Ca irait plus vite si tu partais prendre des trucs de ton côté.
- Désolé, j'ai qu'une seule carte bancaire.
- Tu peux faire un chèque.»
Arthur retint un soupir exaspéré et tourna les talons prenant un caddie pour aller acheter de quoi manger pour quelques jours. Il maintenant son idée de faire une garden party ce soir. Cela changerait les idées des enfants qui devaient être angoissés. Il pourrait se remettre bien avec ses doubles qui devaient sans doute lui faire la gueule. Et puis il fallait bien se détendre un peu malgré la situation. Rester enfermé ne changerait rien. Il commença à prendre des choses, restant dans un régime équilibré. Il ne savait pas combien de temps tout ce monde serait là mais il fallait prévoir large au cas où. Il n'aurait qu'à utiliser le congélateur qu'il avait à la cave pour stocker des choses.
«Et qu'est-ce qui se passe chez moi? Les enfants ont redécoré les murs? Le pirate a vidé la cave ou s'est déjà envoyé en l'air avec le corsaire? L'empire a tabassé le rebelle?»
Non il ne paniquait pas.
Pas du tout.
Il se prit la tête dans les mains, fatigué d'avance. Il ne voulait pas penser à ce qui pourrait arriver chez lui pendant qu'il faisait ces courses. Il aurait tout le temps de se lamenter en rentrant chez lui.
Voyons voir qu'avait-il prévu pour ce soir déjà?
Il fallait prendre des choses qui plaisaient aux enfants du coup. Il y en avait 5 à satisfaire. Et il était bien placé pour savoir que le jeune Francis et le jeune Matthieu étaient délicats. Le second avait mis une éternité à s'habituer à sa cuisine sans être malade. Il avait du employé une nourrice d'origine écossaise. Soit une jeune femme qui parlait aussi bien l'anglais que le français, qui était catholique, et qui savait cuisiner. Quand c'était lui qui préparait à manger, il voyait bien que le petit se forçait.
Bref des gosses difficiles.
Heureusement Alfred allait aimer sa cuisine et le double de Alfred devait l'aimer aussi.
Quand à son lui plus jeune, il mangerait sans se plaindre.
Tout irait bien.
Il suffisait de faire des choses faciles...des grillades. Ça marchait toujours. Et non il en ferait pas de hamburgers. Jamais. Hors de question qu'il gâche le sens du goût de son bébé en lui faisant manger un truc plein de graisse.
«Ca y est.» fit Matt en le rejoignant. «J'ai prit trois tenues chacun et un pyjama chacun. Plus une paire de chaussure et une de chausson.
- En espérant que tu as prit les bonnes tailles.
- Je ne me trompe pas quand il s'agit de vestimentaire.»
De la part d'un type qui s'habillait en uniforme, Arthur en doutait. Mais il préféra ne rien dire pour ne pas mettre en colère son invité forcé. Celui-ci attrapa un paquet et le jeta dans le chariot. Il fit ensuite, tranquillement «J'ai aussi prit un sac de couchage pour chaque petit et un duvet. Puis trois jouets et une peluche chacun aussi.»
C'était un rapide ce garçon. Arthur se demanda combien tout cela avait coûte mais préféra ne rien dire et tendit la main pour récupérer sa carte de crédit. Il l'empocha en disant «Alors dans ton monde, tu n'a été une colonie anglaise que deux ans? L'autre Angleterre t'a récupéré aussi après la guerre de 7 ans?
- Ouaip, mais ça s'appelait pas comme ça dans mon monde. Bref Oliver en a eu sa claque du cauchemar que je lui faisais vivre au quotidien. Et que mon peuple faisait vivre aux colons anglais...alors l'Angleterre m'a vu comme une cause perdue et m'a échangé contre les comptoirs en Inde. Et la France m'a donc récupéré.
- Qu'as-tu fait?
- J'ai fait de son ordinaire un enfer...je peux me montrer terrible quand je veux. Il avait humilié mon père et m'avais arraché à lui. Il fallait qu'il paie. En plus mon peuple se révoltait. C'était parfait pour moi dans ce cas là.» Il eut un sourire mauvais «Et il y a même une chanson au Canada qui parle de cet événement. Je l'ai adapté à la sauce 'nation'. Oliver pleure quand je la chante.» Il eut un ricanement sadique.
Arthur ouvrit de grands yeux. Ce garçon était pire que ce qu'il pensait. Une telle loyauté était effrayante. Il eut un rictus et fit, provocateur «Je parie que tu n'as pas ton indépendance.
- Si. Papa me l'ai donné en 1800, quand j'ai eu 16 ans physique. Il a dit qu'il me l'aurait bien donné quand Alexander a eu la sienne mais j'étais encore un peu faible physiquement. Je n'étais pas prêt.»
Arthur se mordit la lèvre. Donc il y avait eu une révolution américaine dans l'autre monde aussi. Il se demanda comment cela s'était passé. Visiblement, Alexander avait gagné puisque il était indépendant. Mais il n'avait pas beaucoup de détails. Et soudain il se dit que c'était une bonne chose qu'ils parlaient français vu la teneur de leur discussion. Si quelqu'un les avait entendu, ils auraient eu l'air de fous.
«Quand j'vois les engueulades entre l'autre en rouge et le crétin double de mon frangin...je me dis que ça a du être épique chez vous...» Marmonna Matt en mettant des canettes de bières dans le chariot. Il regardait à peine son hôte, et semblait un peu pensif.
Arthur soupira «Pas tant que ça...» Il ne voulait pas dire qu'il avait été incapable de tirer, qu'il avait abandonné, sentant de toute façon son pays perdre. «On pourrait pas parler de ça ailleurs? Si quelqu'un parlant le français passe, il va se poser des questions.
- Espèce de parano.
- Très drôle.»
Ils finirent les courses et rentrèrent dans la grande maison de l'anglais. Arthur soupira de soulagement en voyant que tout semblait normal. Il avait eu peur qu'il se passe quelque chose, n'importe quoi. Une évasion à l'extérieur, une fenêtre cassée, voir pire...et il n'aurait pas été prêt à supporter une catastrophe à ce moment.
Ils ouvrirent la porte et Britannia se jeta au coup du sorcier en criant «VOUS VOILA ENFIN!».
Finalement, ils avaient pas été aussi calme que ça. Le magicien en tunique arracha les sacs des mains des deux arrivants en ajoutant, des larmes de rage au coin des yeux «Tu t'en charge, moi j'en ai marre.» Il disparut à la cuisine.
Le sorcier cligna des yeux et se dirigea vers le salon. Il compta mentalement jusqu'à 10 avant d'entrer, prêt à tout. Et se prit la tête dans les mains. Oui. En effet. L'Empire avait déniché sa guitare et s'amusait à chanter des airs inventé pour ridiculiser Alfred le rebelle. Celui-ci, toujours par terre et ligoté à la chaise, toujours muet, s'agitant en criant des menaces que personne n'entendait.
«D'accord...»
Le jeune Francis racontait une histoire aux autres petits, Arthur niché près de lui. Le petit anglais lançait des regards méfiants à la cantonade, agrippé à la tunique bleue. Les autres petits étaient silencieux et écoutaient.
«Bon ça, ça va...» Il regrettait de ne pas avoir un appareil photo pour immortaliser ça. Il fallait qu'il profite de l'état d'Alfred pour en faire. Il pourrait avoir des souvenirs de son bébé comme ça. Et pas juste des peintures.
Le pirate était affalé sur le canapé, une bouteille de rhum à la main, affalé contre l'épaule d'un Francis blasé. En voyant ça, le sorcier ouvrit de grands yeux indignés. Il avait fouillé dans sa cave ce filou. Et il était peut-être ivre. Mauvais.
«ll a pas trop bu quand même?
- Non, juste une demi-bouteille.
- Tant mieux.»
Il ne serait pas ivre avec si peu. Heureusement. Il se passa la main dans les cheveux et fit, hésitant, car il ne savait pas trop comment s'adresser au corsaire. «Tu pourrais nous aider à préparer le repas?
- J'ai entendu parler d'un garden party, par celui en tunique.» fit le français, se passant la main dans les cheveux «Qu'est-ce que c'est?
- Un repas en plein air. Je pensais la maintenir parce que c'est plus simple vu le nombre que nous sommes en ce moment.» Il prit un air décidé et fit «Je vais préparer des scones pour l'heure du thé, restes là.
- L'heure du thé? Scones?» Il s'apprêtait à faire une remarque sur la cuisine de l'anglais mais s'arrêta, se disant que il s'était peut-être amélioré en quelques décennies, voir siècles. Il allait attendre de voir avant de juger.
Le sorcier posa l'assiette sur la table «Et voilà les petits. C'est pour vous.» Il sourit tandis que les enfants prenaient chacun un gâteau. Il attendait avec un air tendre les avis des petits, plein d'espoir sans le montrer.
Le jeune France mordit dedans et eut une grimace, qu'il s'efforça de cacher, sans grand succès. «Je crois que tu as commis une erreur Angleterre.»
Comment dire poliment que ce n'est pas bon.
Le jeune Arthur jeta le biscuit par terre et tirant la langue. «Beurk» Il était visiblement pas encore habitué à son sens du goût.
Sale gamin.
Alexander prit un biscuit à son tour et Arthur fut plein d'espoir. Un double de sa petite colonie chérie allait forcement aimer ça. Il eut un sourire encourageant tandis que le gamin mangeait son gâteau.
Le jeune Amérique aux cheveux rouges se figea, eut une affreuse grimace, fit mine de s'étouffer et se laissa tomber par terre dans un "Arg" qui fit éclater de rire tous les autres. Arthur eut le menton qui trembla.
Le petit Matthieu mangea docilement, mais plus par volonté de ne pas décevoir qu'autre chose. Sa grimace ne trompait personne.
Seul Alfred mangeait joyeusement. Mais Arthur se doutait que c'était plus par habitude que par goût.
Matt apparût et s'exclama «Mais tu veux les empoisonner. Le seul truc correct chez Oliver, c'est sa cuisine mais toi tu es nul.» Il bouscula le magicien et se mit au fourneaux. «Ne mangez pas ça les enfants, j'vais vous préparer quelque chose de bon.» il se mit à préparer quelque chose de rapide à faire, sans prendre garde à Arthur qui restait la bouche grande ouverte. Finalement il lança «Et toi le sorcier, prépare du chocolat chaud...si tu es capable de ne pas faire brûler le lait!» Il se mit à marmonner en cuisinant.
Le magicien soupira et demanda «Mon double sait cuisiner?
- Ouais, surtout les gâteaux. C'est bien le seul truc qu'il m'ait apprit pendant que j'étais sa colonie.
- L'autre France ne t'a pas enseigné la cuisine?
- Si si c'est même un miracle que je sois si bon avec son niveau à lui en cuisine.»
Arthur sourit. Donc dans cet autre monde, le français était un mauvais cuisinier? Bonne chose à savoir. Il eut un rictus satisfait, pendant qu'il pourrait rabattre le caquet de son amant avec la cuisine française quand Matt cassa l'ambiance, disant une phrase d'un ton sec.
«Mais même sa cuisine est plus correcte que ces trucs infâmes que tu as préparé.»
Arthur maudit le sale gamin. Un Canada élevé par France...c'était un cauchemar. Il n'avait absolument rien d'un gentleman. Quel gâchis. Cependant il avait l'air d'une nation forte qui ne se laissait pas marcher sur les pieds.
C'était déjà ça.
Le chevalier regardait son double plus vieux qui chantait une chanson inventé visiblement au fur et à mesure, frappant la mesure avec son pied.
«Pourquoi vous faites ça?
- Parce qu'il l'a mérité.»
Arthur haussa les épaules et alla à la cuisine, où les enfants mangeaient chacun une assiette de pancake. Son estomac se manifesta et il eut l'air gêné quand les regards se portèrent sur lui.
Francis lui tendit son assiette «Tu en veux?»
Il n'eut pas le temps s'accepter que Matt lui casa une part dans les mains et un bol sur la table près de lui. Il eut l'air perdu pendant quelques instants et le canadien lui lança «Prends aussi ton goûter gamin»
Le chevalier eut l'air vexé «Je ne suis plus un enfant, je suis marié.»
Et il contrôlait deux pays, il n'était plus un gamin. Il ne se laisserait pas traiter comme un enfant par ces personnes. Il baissa les yeux sur son petit double qui le regardait avec curiosité. Il haussa un sourcil pour le questionner et le petit fit «Tu vas épouser qui?» Il avait les yeux brillants, et espérait sans doute une réponse précise.
Le chevalier lui fit signe qu'il ne dirait rien et le gamin gonfla les joues de colère.
«Non. Je ne vais pas te noyer pour sorcellerie! Calme toi!»
Visiblement cet Oliver avait raconté de drôles d'histoires à Alexander. Celui-ci se débattait en criant que le méchant voulait visiblement...
«Mais c'est juste un bain.»
Les autres petits, attendant leur tour, regardaient la scène avec des yeux ronds. L'Empire et le Pirate tentaient de laver les gamins et avaient décidé de commencer par le gamin aux cheveux rouges. Ils s'étaient débattus avec les robinets comme le sorcier leurs avaient montré. Les enfants avaient été tétanisés par la tuyauterie. Finalement ils parvinrent à laver, essuyer et habiller le petit Alexander qui fila en courant loin de la salle de bain.
L'empire s'essuya le front «Aux suivants. Matthew? Alfred?»
Le petit treize colonies se précipita et tendit les bras à son père, souriant. L'eau qui fumait et qui était couverte de mousse l'attirait. Le pirate regarda le petit Canada ne bougeait pas, les joues gonflées. Il posa son ours par terre et croisa les bras, un air têtu au visage. Le flibustier eut un rire et s'accroupit, tendant les bras «Matthieu, tu viens?»
L'enfant accourut vers le roi des mers et lui sauta au cou, ravi. Arthur se redressa et échangea un regard amusé avec son double. «Il fallait l'appeler par la version française de son nom. Il est une colonie de Francis à cette époque.
-….Hum.» L'empire préféra ne pas répondre et posa son bébé dans la baignoire. Alfred lui jeta de l'eau à la figure, ravi. Mouillé son père lui rendit son sourire. Il enleva sa veste d'uniforme trempée et la jeta au sol.
«T'as vu daddy? L'eau sent la menthe!
- C'est le savon.
- C'est mieux qu'à la maison!» Évidement le confort moderne était mieux que la maison coloniale pourtant très confortable que Arthur avait fait construire et qui existait toujours, où l'américain vivait encore la plupart du temps.
Alfred se tourna vers son frère et s'écrira joyeusement «Mattie, ça fait plein de bulles, tu as vu?» il souffla sur la mousse pour la disperser et éclata de rire.
Matthieu sourit et aspergea soudain son frère qui ouvrit de grands yeux avant de répondre à l'attaque, déclenchant une guerre aquatique.
Le pirate, qui avait eu la présence d'esprit de reculer fut épargné par la vague humide, pas l'Empire qui se vit trempé de la tête aux pieds. Il se figea, le savon à la main et le gant dans l'autre. Alfred le pointa du doigt en riant «T'es tout mouillé!»
Le pirate ricana, reprenant sa place pour s'occuper du petit canadien. Celui-ci se laissa savonner les cheveux sans protester. Son frère, par contre, se débattit en criant «Tu vas me mettre du savon dans les yeux...tu en mets toujours.»
Rien. L'empire semblait trop heureux pour être vexé ou triste. Il fit plus attention, et regarda son double «Comment on se sert de ce truc déjà?»
Le pirate prit le pommeau de douche et le regarda, essayant de ses souvenirs des paroles de leur double. Il tourna un robinet, appuya sur quelque chose et le jet lui aspergea le visage, inondant le sol. Les quatre enfants éclatèrent de rire.
«Ça jette de l'eau en pluie!» S'exclama Alfred, les yeux brillants «Je veux essayer!»
Soudain une voix se fit entendre derrière eux «Hé bien, quel vacarme.
- France?
- Francis?
- Papa!»
Les deux Arthur eurent une moue vexée et dirent, d'une seule voix «Qu'est-ce que tu veux bloody frog?» Ils étaient dans un état un peu lamentable, tout mouillés, les vêtements trempés.
Francis vient s'installer entre eux:«Je viens vous aider.»
Canada semblait si content que le pirate laissa tomber, et l'empire n'osa pas crier. Son second bébé semblait tellement heureux de voir son père qu'il ne voulait pas lui faire de peine en le chassant.
Alfred rompit l'atmosphère en disant «Daddy? Tu as quoi sous ta chemise? On dirait un bijou.»
Francis eut un sourire provocateur et plongea la main dans le col de l'empire, faisant pousser un petit cri de surprise au concerné qui voulut reculer, sauf que l'autre bras du français le retenait. Le corsaire ramena un petit bijou: Un saphir au cœur violet, entouré d'un cercle d'or au bout d'une chaîne.
«Hoo c'est beau.» fit le petit américain, regardant la pierre «Tu l'as eu où?»
Rougissant l'empire détourna le regard, fuyant celui du français qui eut un sourire narquois «Je savais que tu m'aimerais toujours mon lapin.
- Ne dis pas des stupidités.
- Tu as toujours le bijou que je t'ai offert quand nous étions petits.
Ce n'est pas parce qu'il vient de toi. C'est que...il est joli. Et j'ai utilisé ma magie pour en faire un porte-bonheur. Rien de plus.» Il avait croisé les bras, détournant le regard.
Francis le serra soudain dans ses bras, l'embrassant sur le front. «Je suis touché Arthur ~»
Le pirate eut une moue frustrée. Son amant câlinait un autre lui-même...Il porta son attention sur les enfants qui regardaient la scène.
«Alors Francis est ton amoureux?
- Alfred!
- Mais il t'offre des bijoux. Et des fleurs. Et des vêtements.» L'enfant énumérait tout ce dont il se souvenait. Francis venait souvent chez lui, quand son daddy était là et lui faisait plein de cadeaux, et restait souvent dormir. Et puis son daddy avait l'air heureux le matin suivant. «Tu es toujours content quand il est là.»
Francis gloussa sous le regard noir de l'Empire qui était intérieurement mort de honte.
«Yes lad» Fit le pirate en se penchant «Il est à moi ~ Alors c'est pour ça que tu peux l'appeler maman.»
Deux secondes plus tard, le flibustier s'était fait jeter hors de la salle de bain et avait atterrit sur le ventre dans le couloir. La porte se referma derrière lui.
«Quelle fougue!» Il se releva, et continua, comme si rien ne s'était passé «Il va voir cette nuit, ces lits ont l'air très confortables...» il se lécha les lèvres, la tête pleine d'idées pour la suite.
A ce moment, Britannia passa, plein de choses dans les mains «Tu es trempé, viens te changer avant de mettre de l'eau partout.
- Yes...
- Et effaces moi cet air pervers de ton visage.»
A Suivre
Pour ne pas se perdre, je fais ici la liste des personnages.
Chibi!France (7/8 ans physique)
Pirate Francis (20 ans physique)
Chibi Alfred (3/4 ans physique)
2P!Colonial!Alexander (6 ans physique)
Révolutionnaire!Alfred (15/16 ans physique)
Chibi!Matthieu (3/4 ans physique)
2P!Canada (19 ans physique)
Et les doubles de Arthur, toujours les mêmes:
Chibi!Arthur (5 ans physique)
Chevalier!Arthur (15 ans physique)
Pirate!Arthur (18 ans physique)
Empire!Arthur (20 ans physique)
Sorcier!Arthur et Britannia Angel (23 ans physique)
