Crise Magique
Disclaimer: Hetalia n'est pas à moi, je ne fais qu'emprunter les personnage pour jouer avec.
Genre: Humour, Romance
Rating: T pour cause de pirates pervers.
Personnages: Assez pour qu'il y ait un joyeux bazar.
Paring: Chibi!Fruk, Pirate!Fruk, Fruk
Chapitre 4: Première Nuit
L'empire rentra dans la chambre qu'il partageait avec le sorcier. Il espérait aussi ne rien entendre de ce qui se passait dans la chambre voisine. A ces pensées, il ricana sournoisement. Alors comme ça, le pirate était un soumis? Ou alors il avait voulu faire plaisir à Francis? Sûrement plutôt ça. Et comment avait-il osé lui proposer un plan à trois? L'image d'un amant gémissant, à la fois dominant et dominé, haletant son nom tandis que deux Arthur prenaient soin de lui lui vint à l'esprit. Il rougit et déglutit. Avant de se flanquer deux bonnes claques.
Il n'était pas aussi libéré que son double plus ancien. Devenir père l'avait calmé. Il s'était assagis. Et était devenu plus doux.
Il allait profiter autant que possible de ce séjour avec le petit Alfred. Il pouvait enfin retrouver son fils tel qu'il l'était avant, affectueux et courant vers lui le sourire au lèvres. Il était à nouveau possible de prendre soin de lui comme avant. Ça allait lui manquer quand il repartirait à son époque. Il n'aurait qu'à trouver d'autres colonies. Et il aurait toujours Matthew, même s'il n'était plus vraiment un enfant.
Il enleva sa veste d'uniforme, et se passa la main dans les cheveux. Le problème tournait dans sa tête. Qu'est-ce qui avait provoqué cette situation? Pas un simple coup de baguette cette fois en tout cas. Il en fallait plus que ça pour provoquer une telle catastrophe.
Bah, il verrait demain, quand ses doubles et lui se retrouveraient pour en parler. Mais le vrai responsable allait le regretter. Foi du perfide Albion! Il se laissa tomber sur le lit, sous le regard noir du magicien qui se voyait attribué le matelas pneumatique.
Celui-ci ravala sa frustration et s'installa sur son ''lit' de fortune . Et il réfléchissait, faisant miroiter la pierre devant ses yeux, ignorant les coups d'œils étonnés de son double. Qu'étais-ce donc que cela? Est-ce que ça avait un rapport avec l'accident? Tous les témoins avaient été touché et aucun ne pouvait témoigner. Cela allait poser un problème et il ne pourrait que supposer. Il était frustré aussi. Et jaloux de son double pirate. Mais ce n'était que justice. Lui avait bien profité de son amant lors de la première division alors que les autres avaient du ronger leur frein.
Mais il ne voulait pas savoir ce que son double débridé faisait avec le corsaire. Il savait qu'il avait été très libérale dans ce domaine à l'époque. Avide de liberté, il avait exploré le plaisir sous toutes ses formes. Francis et lui adoraient se poursuivre et se capturer sur les mers. C'était une sorte de jeu entre eux.
Il faudrait occuper le pirate, celui-ci en avait assez fait en traumatisant le chevalier. Pauvre petit, si chaste et innocent. Cependant sa tête avait été bien amusante. Ricanant le sorcier se concentra à nouveau sur la pierre. Il fallait qu'il sache de toi il s'agissait. C'était important. Cette chose n'était pas à lui et pulsait d'énergie magique.
Et la baguette avait du jouer un rôle aussi. Que faisait-elle dans le salon alors qu'elle était à la cave auparavant? Francis n'y aurait jamais touché. Matthew non plus, surtout après les événements récent. Ne restait que Alfred...qui avait une fâcheuse tendance à toucher à tout. Donc c'était de sa faute, sans aucun doute là-dessus. Et cette pierre...son fils avait-il été assez idiot pour donner un coup de baguette sur ce joyau magique? D'accord il ne pouvait pas percevoir la magie. Mais quand même...qu'est-ce qui pouvait bien lui avoir donner l'idée de faire ça? Et comment cette pierre était-elle tomber entre ses mains d'ailleurs?
«Hé Empire.
- Quoi?
- Tu sais ce que c'est?» Il lui donna la pierre, avec précaution. Il ne fallait pas qu'elle se casse ou quelque chose comme ça.
L'autre la regarda, la faisant miroiter le joyau dans la lumière. «Hum ça me dit quelque chose...la magie qui pulse aussi...attends...» il se mordit la lèvre, pensif «Je vais trouver, attends...» La frustration se lut sur son visage, il posa la pierre sur la table de nuit, et la fixa d'un œil courroucé.
Le magicien soupira «On en parlera demain. Peut-être que le pirate ou le chevalier se souviendront si cela te dit quelque chose, peut-être que c'était à leur époque?»
Il se frotta les tempes, sentant poindre un mal de crâne quand on frappa à la porte. Il se leva et alla ouvrir, haussant un sourcil en voyant le chevalier devant lui, emmitouflé dans sa couverture. Il avait la tête baissée et le rouge aux joues.
«Un problème?» fit le sorcier, haussant un sourcil. Il se demandait ce qui se passait et pourquoi le gamin le dérangeait comme ça à une telle heure.
Le chevalier rougit et balbutia, timidement «Vous pouvez...me...» Il toussota, et resserra les pans de la couverture autour de lui, n'osant pas regarder son lui plus ancien. «...me...montrer comment marche... la...la chose que...vous appelez... douche...s'il vous plaît?» Il semblait mort de honte, et avait la voix à peine perceptible. Le sorcier ouvrit de grands yeux. Et il se mit à rire. Le gamin rougit encore plus et trembla, de petites larmes aux coins des yeux. «Ne riez pas!»
Le magicien se tût et posa un regard amusé sur le petit «Le pirate a dit des choses marquantes n'est-ce pas? Ta main t'a tenue compagnie?» L'empire, qui écoutait, éclata de rire, s'écroulant sur le lit.
« ….Je...» l'adolescent se recroquevilla sur lui-même, gêné au possible.
Arthur gloussa et posa une main sur l'épaule de son lui plus jeune, l'entraînant doucement vers la salle de bain. Il lui montra comment fonctionner la douche et le laissa seul, allant chercher une chemise blanche assez longue et un caleçon. Il entra dans la pièce, faisant glapir de surprise le plus jeune. Il lui tendit les vêtements qui l'enfila rapidement.
«Je vais te faire un chocolat, suis-moi.»
Il alla à la cuisine et alluma la lumière, sortant le lait et le chocolat. Le chevalier s'assit, n'osant pas parler, se mordant la lèvre avec timidité. «Je...suis désolé.
- Ne dis pas ça, c'est bien naturel.
- Mais c'est pêché! Chercher le plaisir est mal!
- Parce que entre deux hommes ce n'est pas ça? Vous ne pouvez pas faire d'enfants donc c'est pour le plaisir non?»
Le chevalier toussa et se recroquevilla sur sa chaise. «Le pirate a dit que je pouvais le transformer en fille et...» Il rougit, se tordant les mains «...avoir des héritiers qui seront nos colonies.» L'idée lui plaisait cependant. L'idée d'avoir un bébé dans les bras lui causait une émotion importante, il était encore jeune mais savait qu'il ferait un bon père. Et l'idée de fonder une famille avec Francis faisait naître en lui une bouffée de joie.
Le sorcier leva les yeux au ciel, posant la tasse devant le jeune garçon. Il se servit à lui-même un verre de rhum. «Effectivement...» il préférait ne pas dire la vérité au gamin, ne pas lui révéler trop de choses, même s'il ne s'en souviendrait pas une fois retourner chez lui. Il hésita puis se décida à dire quelque chose «Oui...vous en aurez.
- Alors cet Alfred a menti? Je vais bien gagner? Il va rester mon époux?» L'espoir dans les yeux du jeune archer était très fort. Il rougit et baissa les yeux, n'osant pas regarder en face son double. Et puis il songea que son lui plus vieux et le double plus ancien de France agissaient comme un couple. Alors ils étaient restés mariés non?
La magicien n'osa pas dire la vérité. Il détourna les yeux et murmura, doucement «Je ne peux rien te révéler de ton avenir.
- Mais dites le moi. Je ne m'en rappellerais pas non?» Il voulait savoir, il voulait être certain. Il but une gorgée de chocolat, pensif. Son cœur battait fort, et il frissonna. Il aurait aimé connaître la vérité, si le mariage tiendrait, s'il envahirait totalement les terres de son mari. Et s'ils domineraient le monde ensemble. Il se tordit les mains, et n'osa pas croiser le regard de l'autre Arthur.
Le sorcier plissa les yeux. Il but une gorgée en silence. Et réfléchit. Que pouvait-il dire? Briser les espoirs de ce petit? Lui faire perdre le foi? Comment dire qu'il allait perdre, être renvoyé sur son île où il subirait une guerre civile? Et surtout lui dire qu'il blesserait Francis, même si ce ne serait pas tout à fait sa faute. Qu'il s'attirerait sa rancœur. La grêle de coups qui s'était abattu sur lui à la fin de la guerre lui revint en mémoire. Francis lui avait fait subir une terrible punition après l'avoir capturé. Et l'avait renvoyé, humilié, chez son roi. Suite à ça, il avait soigneusement évité le sujet, s'excusant même d'avoir eu une réaction si brutale. Après tout, il n'aurait rien pu faire. Francis faisait comme si ne rien n'était, sauf le jour anniversaire de ce ''drame'' où l'anglais se faisait oublier.
«Je ne sais pas comment t'expliquer ça...»
Arthur se mordit la lèvre, frustré par la réponse «Je vais perdre, c'est ça?»
Le magicien le fixa dans les yeux et souffla, avec douceur «Je ne peux rien te dire Arthur, je m'en excuse mais il y a le risque, même infime, que tu te souvienne de mes paroles...
- C'est bien la preuve que je vais perdre! A mon époque, tout me sourit, je suis gagnant!» il avait les joues rouges, et les yeux brillants. Il se frotta les yeux avec frustration. «Si vous ne voulez rien me dire par crainte que je tente de changer l'avenir, c'est bien que quelque chose va arriver qui va me faire perdre!»
Le sorcier eut un air doux, presque fraternel. Il tendit la main et la posa sur l'épaule de son lui plus jeune. Il lui sourit doucement et souffla, d'un ton conciliant «Va te coucher. Et n'y pense plus...laisse le destin te guider et faire ce qui doit être fait.
- Mais...
- Tu es un grand garçon, tu peux comprendre ça. Tu seras un grand empire, et Francis ne cessera pas de t'aimer.» il rougit en disant ces mots, gêné au possible. Il n'aimait pas parler de ça mais voulait rassurer le plus jeune, sachant que la colère et la haine que lui portait son adversaire le blessait, même s'il ne l'aurait jamais admit.
Rougissant, le chevalier croisa les bras et détourna la tête «Je...je me fiche de ce qu'il pense! Et puis je ne cherche pas à...» Sa rougeur augmenta en entendant le magicien éclatait de rire. «Ce n'est pas drôle!»
Arthur le fixa avec un mélange d'amusement et tendresse. «Va te coucher gamin. Et ne t'en fais pas pour ça, tout iras bien pour toi.»
Le petit hocha la tête, et se leva, allant vers sa chambre à petit pas. Il n'osait pas regarder en arrière et s'enferma dans sa chambre. Le sorcier s'étira et se servit un nouveau verre d'alcool. Il le but tranquillement puis alla à son tour se coucher, entendant au passage que quelqu'un se servait de la douche. Il haussa les épaules, et ne s'en préoccupa pas. Cependant, il eut un sourire en coin «Y en a qui ont bien compris comment marchait la douche...»
Arthur ouvrit les yeux, regardant le plafond plongé dans l'obscurité. Il avait été réveillé par un énorme coup de tonnerre. Il se sentait bien sous la couverture, niché contre son amant. Il ne l'admettrait jamais mais cela changeait agréablement de sa couche sur son bateau. Il y avait plus de place par exemple. Et pas de risques qu'un de ses hommes entrent dans la pièce. Tout était tranquille. Et il y avait cette chose formidable qu'était la douche, qu'ils avaient expérimenter ensemble après l'agréable moment qu'ils avaient passé. Et ils avaient pillé l'armoire de son double volant deux longues chemises blanches.
Il écouta quelques instants la pluie qui tombait et un éclair illumina la pièce, précédant de peu un claquement assez fort.
Il alluma la lampe de chevet (après avoir cherché quelques minutes comment cel a marchait). Il se tourna pour regarder le visage paisible de son amant. Ses traits délicats étaient paisible, ses cils étaient longs et clairs. Ses lèvres étaient fines et rose. Sa peau était pâle, mais pas trop non plus. Sa respiration était douce et lente. Il était beau ainsi. Arthur tendit la main et caressa la joue de son doigt. Contrairement à son double plus ancien, le français n'avait pas de barde. Sa peau était délicieusement douce.
Arthur joua avec une mèche dorée quelques instants. Et en embrassa une. Les cheveux sentaient bon. Francis y mettait une sorte d'huile de lys. Et cela leurs donnait une agréable odeur. Arthur sourit et posa un léger baiser sur les lèvres de son compagnon. Il se sentait bien, mais ne l'aurait jamais admit. Il ne voudrait pas être vu être si câlin et si tendre en public. Il avait une réputation à tenir après tout.
Il entendit soudain la porte s'ouvrir et une petite voix se faire entendre «Daddy?» Il se retourna et distingua la silhouette d'Alfred et de Matthieu. Celui-ci dormait debout. Et était traîné par son frère qui lui tenait la main.
«Qu'est-ce que vous faites là?
- J'ai fait un cauchemar! Et l'orage me fait peur!
- Et tu as réveillé ton frère? Ce n'est pas bien!
- Mais non, je ne l'ai pas réveillé. Il avait peur lui aussi.» protesta le petit pays, rougissant légèrement tandis que son jumeau baillait, vacillant sur ses pieds. «Je...je dois le protéger s'il a peur hein! Je suis un bon grand frère!» Il oubliait souvent que Matthieu était né en premier.
Le visage d'Arthur s'adoucit, et il se rappela que son fils détestait le tonnerre, que ça lui faisait peur, spécialement la nuit. Il tendit la main «Viens mon chéri!» Et il écarta la couverture, pour l'inviter à venir.
Le visage de l'enfant s'éclaira et il avança vers son père, traînant son frère qui dormait debout. Il grimpa sur le lit, se glissant entre ses deux parents dans un gloussement ravi. Arthur souleva l'autre petit et le plaça à côté de son frère. Heureusement que le lit était grand, songea-t-il, rabattant la couverture. Francis émit un grognement et se redressa, les cheveux en bataille. «Que se passe-t-il?
- Les enfants sont venus, ils ont peur de l'orage.»
Francis s'adoucit et embrassa Alfred sur le front, caressant la joue de Matthieu de son autre main, puis il fit, d'une voix tendre «Vous voulez une histoire?
- Oui!» fit joyeusement la colonie du sud, l'air ravi, tapant dans ses mains avec bonheur.
La colonie du nord hocha la tête, malgré sa bouille fatiguée «Oui.»
Arthur eut un sourire rendre, savourant ce moment familiale, où ils étaient juste tous les autres, sans leurs obligations de pays, juste deux parents et leurs enfants. Il s'allongea, écoutant la voix de son amant, qui le berçait autant que les deux colonies. Il respirait doucement, baillant légèrement et se blottissant sous la couette.
Il ne cilla pas à l'histoire, qui racontait l'aventure d'un jeune gaulois qui traversait la manche et rencontrait un petit druide breton.
Tout était parfait.
Matt ne dormait pas, et écoutait l'orage à l'extérieur. Les bras croisés derrière la tête, il songea à ce monde où il avait atterrit. L'Angleterre semblait plus...viril que Oliver, il jurait également, il était plus ironique, avait la langue plus acérée. Et était indéniablement tsundere. Il était plus drôle que son deuxième père. Celui-ci était une vrai lavette, qui pleurait facilement et étouffait France sous les câlins et les baisers. Il s'excusait à chaque guerre contre lui. Et voulait trouver chaque occasion possible pour l'épouser.
Quand il l'avait battu et avait prit le Canada, Matt lui avait fait payer, le rendant fou, le faisant pleurer. A tel point que, à bout de nerfs, Oliver avait rendu la colonie à son rival, en échange d'autre chose. Mais avec le recul, il voyait bien qu'il lui avait tout passé, qu'il ne l'avait jamais puni. Sans doute à cause de sa grande ressemblance avec son père. Il était plus sévère avec Alexander. Même s'il n'avait jamais levé la main sur lui...sauf pendant la révolution américaine. Il chassa ses pensées en entendant frapper à la porte.
Il se redressa et alla ouvrir, voyant son petit frère qui se tenait devant lui, les larmes aux yeux. Il laissa apparaître un sourire et s'accroupit devant lui «Tu as fait un cauchemar? Tu as été réveillé par l'Orage?»
L'enfant hocha la tête, les yeux humides et se jeta dans les bras du canadien. Il balbutiait des choses à toute vitesse en anglais, si vite que l'autre eut du mal à suivre. «Parle français, je pige rien à ce que tu dis!» Il savait que l'autre parlait cette langue. Oliver lui avait apprit car cela pouvait toujours être utile. Il avait donné une éducation complète à sa colonie, même s'il ne venait pas souvent le voir.
Alexandre renifla et dit «J'ai vu un camps indien détruit, et j'étais triste, si triste...je ne comprenais pas pourquoi. Et il y avait une ombre qui riait. J'avais peur mais je ne pouvais pas fuir, je suis tombé et j'ai été soulevé du sol...et...personne ne venait à mon secours » il éclata en sanglot. Il avait été perturbé par ce rêve. Un rêve qu'il faisait de temps à autre. Il l'avait parfois raconté à Oliver mais celui-ci le rassurait, lui disant que c'était juste un mauvais rêve et qu'il ne devait pas y prendre garde.
Matt plissa les yeux, il savait de quoi parlait l'enfant. Ce n'était pas un cauchemar, mais un souvenir flou qui hantait sa mémoire. Son frère s'était souvenue de tout peu avant la révolution, ce qui l'avait mit en colère contre son tuteur/père. Aujourd'hui, il avait pardonné mais était toujours chatouilleux sur le sujet. Il ne pouvait pas dire la vérité. Il ne fallait pas changer le passé. Et il ne fallait pas détruire la relation entre Oliver et Alexander. Même s'il ne se souviendrait de rien, normalement, en retournant à son époque, il ne voulait pas risquer quelque chose et traumatiser le petit.
«C'est juste un cauchemar, ce n'est rien.»
L'enfant frissonna et murmura, timidement «Quand je fais un cauchemar, daddy me raconte une histoire. Tu veux bien m'en raconter une Matt?» Il s'était étrangement habitué à l'idée d'être dans une sorte de futur où son frère était beaucoup plus vieux que lui. Il se méfiait un peu de ce double de son père, qui semblait plus grognon. Donc seul son frère le rassurait vraiment.
Le canadien sourit, amusé. Il invita son cadet à entrer dans la chambre et lui fit une place dans son lit, et fit «Je connais pas les histoires anglaises, je te préviens!» Que ça soit bien clair. Il avait refusé de retenir les légendes de ce pays quand il était petit. Il les avait lu, c'est vrai mais ne les avaient pas apprises par cœur.
«La Légende du roi Arthur, ça te va?» Cela, à la limite, il connaissait bien. Il aimait bien cette légende, et pouvait la raconter de mémoire.
Le petit eut un grand sourire «Ho oui!»
Britannia s'étira, marchant dans le salon. Il y avait du silence dans la maison, c'ét ait un vrai miracle. Malgré l'orage, il n'y avait pas de cris ou de larmes. Pas de pas de course dans les couloirs. Toutes les chambres étaient occupés. Un pour les deux pirates, une pour le sorcier et l'empire et une pour le chevalier. Les enfants étaient dans le bureau, sur des matelas pneumatiques. Et lui se retrouvait sur le canapé. Il avait fait quelque recherches à la cave, pour commencer à trouver des pistes mais sans résultats et il était ensuite allé se faire un thé.
Il fronça les sourcils en voyant que Alfred était ligoté sur le canapé. L'adolescent dormait, les traits paisibles.
«Mais...je dors où moi?» Se plaignit-il, posant les mains sur ses hanches, agacé.
Il vit une note sur la table et la prit, allant la lire à la cuisine. Il plissa les yeux ''Il y a un matelas pour toi dans le bureau, avec les enfants. Le chevalier ne voulait pas dormir avec les petits cette nuits.'' Il jeta le papier sur la table, vexé. Il détestait être traité comme un gamin. Et la nuit prochaine, le chevalier serait renvoyé chez les petits, que ça lui plaise ou non.
Il alla dans le bureau, en silence, et alluma la lampe de poche qu'il avait amené. Il vit que trois matelas avaient un duvet chiffonné mais étaient vides. Les petits étaient partis. Très bien. Il en vit un avec une couverture pliée dans un coin. Enfin, c'était le sien. Enfin juste pour cette nuit. Ce serait celle du chevalier dès la nuit suivante.
Il entendit soudain des pleurs et se figea, pointant la lampe dans la direction du bruit. Il vit son lui plus jeune qui pleurait. L'enfant écarquilla les yeux et ouvrit grand la bouche en voyant le trait de lumière.
«Non non, tu vas réveiller Francis.» souffla Britannia, inquiet. Il ne se sentait pas prêt à gérer deux enfants en larmes. Et il ne se sentait pas prêt à jouer les tuteurs avec un double enfantin de son amant. C'était trop troublant.
Le petit Arthur eut un sifflement méfiant et eut un regard hostile vers la lampe. Il tapa doucement dans ses mains et des petites fées apparurent, éclairant doucement la pièce. Il eut un sourire victorieux vers son lui plus vieux. Avec un soupir, l'autre éteignit la lampe, la posant au sol.
«Tu as été réveillé par l'orage?»
L'enfant grogna, s'enfouissant sous la couverture, disparaissant au regard de son double. Celui-ci ricana doucement et ajouta «Ce n'est pas parce que tu as mouillé le matelas quand même?»
Deux yeux émeraude lui lancèrent des éclairs agressifs.
«Je plaisante, ne te fâche pas.» il déplia la couverture et s'allongea sous la couverture. «Dors bien Arthur.» Et il tourna le dos à l'enfant qui souffla comme un chat en colère. Face à l'absence de réponse, il grogna et se rallongea.
«Arthur?»
Francis se redressa, sous le regard effaré de son protégé. Celui-ci se plaqua les mains sur la bouche, honteux. Il avait réveillé son voisin. Tout ça, c'était de la faute de l'autre. Ce type qui avait des ailes blanches et qui pouvait voler.
«Tu as eu peur du tonnerre.»
Le petit détourna la tête, boudeur. Il n'avouerait jamais et préférait ne pas regarder son voisin, craignant la moquerie. Il sursauta quand une main se posa dans ses cheveux, les ébouriffant doucement. Il ferma les yeux, savourant cette caresse. Il eut un petit sourire, la tête baissée pour ne pas montrer sa joie. Francis rit doucement et prit une des oreilles, la caressant et posant sa joue dessus, murmurant «C'est vraiment tout doux.
- Je suis ridicule.
- Mais non, tu es adorable.
- Te moque pas de moi.» gémit le plus jeune, détournant la tête, le rouge aux joues. Il se sentait honteux et mal à l'aise. Deux bras l'entourèrent et il fut attiré dans un câlin qui le fit se débattre d'abord «Lâches moi!» Il était tout rouge, et voulut se dégager. Cependant il cessa de lutter et enfouit son visage dans l'épaule du plus vieux. L'ange leur tournait le dos et les autres enfants n'étaient pas là. Il pouvait bien se laisser faire.
«Mon petit lapin.
- Je ne suis pas un lapin.
- Tu as les oreilles en tout cas.
- Ce n'est pas drôle!»
Arthur sourit doucement, malgré la petite dispute et ferma les yeux, se nichant contre son voisin. Et il finir par marmonner «Hé Frog?
Oui?
Tu penses...que je deviendrais une grande nation?» il avait vu ses doubles mais était méfiant quand même, il voulait être rassurer, être sûr de lui.
«Bien entendu, tu as bien vu les autres toi adultes. Ils sont tous forts et puissants.
- Le grand toi est aussi fort.» Il se mordit la lèvre et ajouta, plus sûr de lui, et fit «Je serais un grand empire et tout le monde me craindra!
- Je n'en doute pas mon lapin.» Rit Francis, installant son ami sous sa couverture, souriant en voyant la bouille endormi, ses yeux qui se fermaient. Il était si adorable.
«Et tu seras ma femme!»
L'instant fut brisé. Un éclat de rire étouffé les fit sursauter et tourner la tête vers Britannia qui ne dormait pas et gloussait de rire. De petites larmes apparurent au coin des yeux du petit Arthur qui se jeta sur son double en s'exclamant, rouge de colère «Ne ris pas! T'es juste jaloux!»
A Suivre
Pour ne pas se perdre, je fais ici la liste des personnages.
Chibi!France (7/8 ans physique)
Pirate Francis (20 ans physique)
Chibi Alfred (3/4 ans physique)
2P!Colonial!Alexander (6 ans physique)
Révolutionnaire!Alfred (15/16 ans physique)
Chibi!Matthieu (3/4 ans physique)
2P!Canada (19 ans physique)
Et les doubles de Arthur, toujours les mêmes:
Chibi!Arthur (5 ans physique)
Chevalier!Arthur (15 ans physique)
Pirate!Arthur (18 ans physique)
Empire!Arthur (20 ans physique)
Sorcier!Arthur et Britannia Angel (23 ans physique)
