Crise Magique


Disclaimer: Hetalia n'est pas à moi, je ne fais qu'emprunter les personnage pour jouer avec.

Genre: Humour, Romance

Rating: T pour cause de pirates pervers.

Personnages: Assez pour qu'il y ait un joyeux bazar.

Paring: Chibi!Fruk, Pirate!Fruk, Fruk


Chapitre 6: Une journée difficile I


Arthur prit une grande inspiration et rajusta sa cravate. Il était prêt à survivre une journée entière. Et ce n'était pas peu dire. Il fallait qu'il fasse comme si ne rien n'était à cette réunion et surtout qu'il ne pense pas à son double aux ailes blanches qui allait garder la maison. Il allait déprimer totalement et se ronger les ongles en imaginant les pires scénarios.

Vais-je retrouver ma maison debout en revenant?

Comment ce pleurnichard va-t-il pouvoir maîtriser tout ce petit monde sans soucis?

Je vais retrouver les murs barbouillés de peintures, les rideaux déchirés, la cuisine en désordre...avec Britannia ligoté à une chaise. Il va laisser sortir des doubles, c'est certain. La cave sera vidée, et les pirates feront les pires choses dans une chambre.

Il souffla, se passant la main sur le visage. Il se calma, et se détendit. Tout irait bien, son alter-ego allait se débrouiller, il avait sa magie dans le pire des cas. Et le corsaire pourrait aider à contrôler les Arthur pirate et empire. Quand aux enfants, pas de soucis. Oui, tout irait bien. Pas de raison de paniquer. Ses doubles pouvaient se débrouiller. Il n'y avait aucune raison de s'en faire, tout irait bien. Il allait se concentrer sur la réunion, et sur les choses à dire quand ce serait son tour de parler. Il suffisait de rester calme. Il allait être un gentleman.

Il descendit et se retrouva face à Canada à la cuisine. Celui-ci avait mit un costume de son double, et regarder l'ours en peluche d'un œil critique. «Je dois trimbaler ce truc?

- Oui.

- Le premier qui se marre, je le défonce à coup de crosse de hockey. C'est Alexandre qui aime les trucs pelucheux et mignons. Qui me prendra au sérieux avec ce machin?

- ….Pas de violence, Matthew est pacifique.

- Et c'est une lavette, pire que l'emplumé et Oliver réunis? Ho joie!» Railla le canadien avant de prendre une gorgée de café, agacé. Il semblait cependant nerveux. «Sinon t'as pas demandé au corsaire à remplacer son lui plus vieux? Ça ne ferait qu'une seule absence à justifier après...

- Il n'aurait jamais pu faire illusion.» Souffla Arthur, soulevant sa tasse de thé, songeant avec un rien de malaise à un corsaire sortant son sabre et faisant un carnage à la moindre vexation. Et les injures de flibustier aussi. Francis ne les utilisait plus depuis longtemps, ça serait suspect. Et de toute façon, depuis quand le français suivait-il ses ordres? Cela ne marcherait jamais. Autant trouver une excuse pour son absence. Ce serait plus prudent.

L'autre haussa les épaules et prit une bouchée d'oeufs au bacon «Si tu le dis. Et il était hors de question de laisser l'excité prendre la place de son autre lui-même. Ce serait un coup à déclencher un bordel monstre.

- Absolument. Il est trop enfantin. Tout le monde verrait que ce n'est pas notre Alfred. Il est incapable de suivre un ordre.» Rien qu'imaginer la scène lui causa un frisson. Et tout lui retomberait dessus dans ce cas. Il ne voulait mêler personne à ça. Et ne voulait pas que ses frères apprennent que leur sale coup avait marché.

«Tu es certain qu'on peut laisser la chiffe-molle s'occuper de tout ce petit monde?

- Je suppose que oui. Fais lui confiance.

- Si tu le dis.» Il eut un sourire narquois mais n'ajouta rien, amusé par son imagination. Il devait s'amuser à imaginer des scénarios plausibles catastrophiques. Pauvre Britannia. On ne lui faisait pas trop confiance. Surtout parce qu'on avait pas le choix.

Ils se levèrent et partir. Arthur laissa une longue liste, écrite durant la nuit, sur la table. Il fallait laisser des consignes précises pour que ces zouaves survivent sans eux pendant 12 heures environ. Arthur prit le bras du canadien et utilisa la magie pour se téléporter au meeting. Il n'avait pas le temps d'user de transport en commun ces temps-ci. Et personne ne pouvait les voir car il calculait toujours bien son coup.

«Pratique.» remarqua Matt en regardant autour de lui, se passant une main dans les cheveux. Il semblait intéressé par ce qui se trouvait autour de lui. «Daddy utilise souvent ce coup-là aussi. Il dit que cela permet de gagner un temps précieux...

- N'est-ce pas?

- Papa a du demander à Oncle Écosse de tracer un bouclier magique autour de sa maison car dad...Oliver adorait y apparaître à des moments...disons..opportuns pour lui si tu vois ce que je veux dire!» Il fit un geste équivoque, un sourire narquois aux lèvres, tourné vers l'anglais. «Maintenant il apparaît juste dans le jardin...et chante des sérénades sous les fenêtres. Du coup papa est obligé de le laisser entrer parce qu'il a honte. Ça m'étonnerais pas qu'il trouve un moyen de contourner le bouclier pour arriver à apparaître dans la maison de papa à nouveau tiens...C'est un tordu mon second père...et il a toujours ce qu'il veut au final.» Enfin il ne l'avait pas eu lui...enfin si mais il l'avait rendu.

Arthur rougit en imaginant très bien la chose. Il était certain de ne jamais vouloir rencontrer ce type, il semblait être tout sauf un gentleman.«Je ne veux rien savoir!

- En plus ce bouffeur de panses de brebis farcies a exigé une quantité incroyable de vin en échange de ce petit service...un bouclier magique qui n'incluait pas le jardin...arnaqueur. Et qui va sûrement céder un jour à daddy...quel voleur.

- Alister l'aurait fait gratos. Rien que pour...

- ….te faire chier? J'avais remarqué!» ricana Canada, en haussant les épaules. «Tu leurs à fait quelque chose d'ailleurs? Je t'ai entendu parler avec tes doubles hier.

- Oui, j'ai lance des sorts sur chacun d'eux. Tu verras sans aucun doute Irlande. Tu verras peut-être Écosse. Mais pas pays de Galles, il ne vient presque jamais.» Ricana Arthur, impatient de voir les responsables du bordel chez lui.

Soudain un hurlement se fit entendre «ESPECE DE SALE RATON-LAVEUR» sauf que la voix était très féminine. Une silhouette fonça vers lui, d'une démarche tout sauf gracieuse. Et Arthur se retrouva face à une femme aux longs cheveux roux-rouges. Ses yeux verts brillaient de colère, surmontés de gros sourcils. Elle avait une mini-jupe verte, des collants rouges avec des talons (très) haut et un haut en cuir très décolleté «Je vais t'étriper tête de paillasson. Je vais t'arracher tes tripes, les nouer ensemble et t'étrangler avec...

- Tiens tiens...ma...très chère sœur.» Susurra Arthur, narquois et ricanant. «Tu vas bien ma très chère Edwyna adorée?» Il pencha la tête de côté et fit, doucement «N'ai pas d'idées aussi destructrices à l'égard de ton petit frère chéri voyons...» La rousse rougit de colère et serra les poings, comme si elle voulait frapper son cadet. Celui-ci évita le coup de poing. Il ricana «Allons, allons, ce n'est pas l'attitude d'une lady ma très chère sœur.»

Matt regarda la nouvelle venue et haussa un sourcil «T'as une putain de poitrine.

- DE QUOI?» rugit la seule femme en se tournant vers lui, lui jetant un regard noir. Elle était devenue rouge et toisait le nouveau venu qui avait visiblement envie de s'amuser.

Le canadien ricana et ajouta, narquois «Mais sérieux, on te croirait sortie d'un jeux vidéo là...ou d'un manga. Couvres mieux tes...» Il eut un geste, détournant le regard, gêné. Son père ne l'avait pas élevé comme ça, il n'était pas comme un certain italien blond lui. Lilian le tuerait s'il osait être aussi pervers que lui. Et s'il apprenait qu'il avait mâté de la sorte la poitrine d'une fille..même si ce n'était pas vraiment une fille en temps normal...il se ferait tirer les oreilles.

L'irlandaise grogna «T'as pas honte, sale petit pervers. Arrête de loucher sur moi.» Puis elle se tourna vers Arthur «Et bien je te félicite pas, comment l'as-tu éduqué?

- Et bien...

- Il est vraiment mal élevé. C'est de la faute de ta foutue éducation. Tu es vraiment le pire père au monde.

- Je confirme, l'anglais n'est pas le meilleur.» Souffla Matt, s'attirant un regard noir. Il parlait évidement d'Oliver mais prenait plaisir à s'amuser un peu avec Arthur.

«Tu vois? Alfred est d'accord avec moi.

- ….T'as de la chance d'être une fille en ce moment. Parce que je ne frappe jamais les filles» Souffla le canadien faisant craquer ses doigts, avec un sourire effrayant. «Sinon tu te prendrais un putain de coup de crosse dans la gueule.» il laissa passer un moment et asséna «JE SUIS CANADA». Il eut ensuite un adorable sourire «C'est comprit?»

Les oreilles vrillées par le cri, les deux autres hochèrent la tête. Arthur plus par réflexe d'autre chose.

«Ca ne m'étonne qu'à moitié de la part du fils de Francis tiens.» fit une voix derrière eux. Ils se retournèrent pour se retrouver face à Russie. Celui-ci eut un sourire effrayant «Aussi pervers que son père, kolkolkol. Il a transmis ses travers à son rejeton. Qu'il a sûrement eu avec la sauvage.»

Arthur sentit son sang se glacer. Un horrible sentiment l'envahit, il sentait que le canadien allait faire une bêtise. Il n'avait aucune chance face à Ivan, il allait se faire massacrer, humilier, et tout le monde allait découvrir la supercherie. Il ferma les yeux, courageusement. Il craignait le pire.

Matt eut un sourire presque effrayant et chuchota, sa crosse de hockey apparaissant dans ses mains comme par magie: «J'ai mal entendu là. Tu as dit quoi le gros nounours des neiges?

- Kolkolkol j'ai dit que tu étais bien comme ton... père, à loucher sur les poitrine des ''jeunes femmes''. Quelle belle éducation il t'a donné. Et ton langage...je pensais que Francis était très rigoureux à ce sujet...» Il eut son petit rire. Il était sûr de lui, persuadé qu'il allait gagner un affrontement.

Un large sourire ourla les lèvres du canadien qui murmura, d'un ton effrayant «J'avais bien cru entendre cela.»

Le ton fit trembler Arthur qui recula d'un pas, Irlande l'imitant, se demandant ce qui arrivait à l'adorable petit Canada qui n'était décidément pas comme d'habitude. Francis avait pourtant très bien élevé l'enfant (même s'il avait du le refiler tôt à l'anglais) et il était anormal que le jeune homme se montre aussi vulgaire et agressif, pire qu'Alfred. Le sort avait-il modifié son attitude et l'avait changé en un affreux mélange des personnalités de son frère, Arthur et Francis? Ce serait la fin du monde dans ce cas. Un yandere pervers était la dernière chose qu'il leurs fallait.

Ce qui suivit les pétrifia, terrifia les nations qui passèrent. Personne n'osait intervenir, ne croyant pas ce qu'ils voyaient: Alfred massacrait le russe à coups de crosse de hockey? Tout à fait anormal. Ils se disputaient souvent mais n'en étaient jamais venus aux mains comme ça et jamais à ce point. Voir un tel combat...Ça les fascinait et les terrifiait en même temps. Et quand Ivan fut littéralement encastré dans le mur, avec deux yeux au beurre noir, le nez cassé et certainement plusieurs dents en moins, sans oublier sûrement quelques os cassés, tous déglutirent, terrifié devant le nord américain.

«Purée...» Fit le prussien, se passant la main dans les cheveux. Il regarda autour de lui et sortit rapidement son téléphone portable pour faire une photo de la scène. Il était un peu rancunier et voir son ancien geôlier humilié lui plaisait beaucoup.

Jolien ouvrit de grands yeux et marmonna «J'y crois pas.» Comment le doux et sensible Canada avait-il pu se montrer aussi violent? Cela n'avait pas de sens. Qu'est-ce que Arthur avait encore provoqué pour qu'il ait cette attitude? Car cela ne pouvait être que sa faute, c'était évident.

«T'es de mauvais poil l'amérloque?» Demanda Cuba, allumant un cigare sous l'œil désapprobateur d'Autriche qui n'appréciait pas qu'on ne suive pas le règlement du bâtiment. C'était un endroit non-fumeur bon sang!

Kiku eut l'ait inquiet «Alfred-san, qu'est-ce qui vous prend?» Il était forcement malade pour se montrer soudainement aussi brutal, cela était évident.

Yao recula d'un pas, prêt à se défendre en cas d'attaque «Ayaaa, il est devenu fou aru. C'est à cause de la crise chez lui aru!» Et il attrapa Hong Kong d'une main, Japon de l'autre et les entraîna à l'abri dans la salle de réunion. Son instinct lui disait de rester loin de l'individu. Taiwan les suivit, sans comprendre vraiment ce qu'il se passait.

«Chigi Allons nous asseoir dans la salle de réunion, je veux pas rester près de lui.» Et sans attendre de réponse, l'italien traîna l'espagnol à la suite des nations d'Asie. Son neveu était apparemment tombé sur la tête. Il voulait rester loin de l'américain.

«Allemagne, j'ai peur!» Gémit Féliciano en se cachant derrière l'allemand «Amérique est très effrayant. Il doit être en manque de pasta.

- JE SUIS PAS ALFRED BORDEL!»

Ludwig se massa les tempes et tenta de garder son sang-froid. Peine perdu, il sentait l'agacement qui montait en lui. Il prit une grande inspiration et hurla «CA SUFFIT, TOUT LE MONDE VA S'ASSEOIR ET PERSONNE N'OUVRE LA BOUCHE AVANT LE DEBUT DE LA REUNION.»

Tout le monde se tût et se dirigea vers la salle de meeting, sauf Matt qui cracha «Hé ca va le bouffeur de saucisses-patates, j'suis pas ton clébard. Apprends à dire le mot magique.»

Arthur se prit la tête dans les mains. Ça allait être une looonnnngue journée.

L'allemand n'en avait pas fini. Ignorant le canadien rebelle, il regarda la nation insulaire et lança, les yeux plissés «Irlande, c'est quoi cette tenue outrageuse? Et cette apparence?

- Mais bordel j'y suis pour rien! C'est la faute d'Arthur!»

L'anglais eut un rictus narquois et gloussa. «Et alors? Il n'avait qu'à pas m'empoisonner la vie.»

Ludwig se prit la tête dans les mains, désespéré d'avance. Cette journée allait être longue, il le sentait. Entre Amérique qui semblait avoir disjoncté (la crise ne lui réussissait pas), Irlande qui allait déconcentrer ses collègue avec cette apparence et l'anglais qui se montrait déjà sournois...tout lui donnait déjà mal au crâne. Il tourna le dos au trio et partit en s'écriant «Début de la réunion dans 10 minutes!»

Edwyn se tourna vers son frère et s'écria «Tu me le paiera, tête de paillasson!

- Mais bien entendu. Mais il faudra attendre que tu redevienne un homme. Je suis un gentleman après tout.

- Depuis quand tu as des scrupules à te battre contre des femmes? Tu étais un violent avant pourtant, n'est-ce pas?

- Ça veut dire quoi ça?

- Tu sais très bien ce que cela veut dire!» Susurra l'irlandais(e) en riant légèrement. Son regard était clairement mesquin. «Je me souviens que tu n'as pas hésité contre...»

Arthur rougit de colère et leva une main, marmonnant une formule rapide. Son frère (sa sœur?) ricana, persuadée que cela allait mener tout droit à un échec cuisant. Comme d'habitude. Réussir un sort sans aucun préparation? Son cadet en était incapable. Et sans sa baguette en plus? Aucune chance que cela réussisse. Il (elle) allait bien rire. Sauf que rien ne se passa et son petit frère eut un rire diabolique.

«Quoi? Tu t'es planté non?

- Moi? Tu me sous-estime frangine.»

Matt éclata de rire en partant vers la salle de réunion «C'est une couleur tape à l'oeil ça! Je me terrerais dans un trou si on me faisait ça! Et je maraverais la gueule du responsable aussi!

- Qu'est-ce que tu as fait?

- J'ai commis le sacrilège ultime à ton égard. J'ai touché à tes cheveux.» Gloussa Arthur avant de partir en vitesse à la suite du canadien.

Son frère (sa sœur) leva une main tremblante à ses mèches mais ne trouva rien d'inhabituel. Il (enfin elle) fut prit(se) d'un doute et partit en courant aux toilettes pour voir quel genre de massacre son cadet avait fait à sa coiffure. S'il avait osé...Il (elle) se figea devant la glace et ouvrit de grands yeux choqués avant de hurler, rouge de colère «ARTHUR».

Il avait osé transformer sa soyeuse chevelure rouge en gros nid d'oiseau de couleur verte.

Il allait lui faire payer cet outrage!


Le pirate entraîna son amant à la cave, laissant Britannia s'occuper des enfants. Il chuchota «Tout est de la faute de mes frères...enfin des frères du moi de cette époque. A cause d'une stupide plaisanterie..» Il n'acheva pas ses mots, serrant le poing droit avec colère.

«Et que veux-tu faire exactement?

- Allez chercher le plus faib...Carwyn pour le faire parler. Et lui arracher la formule que contenait la pierre. Ça nous fera gagner du temps comme ça.

«On est en Angleterre, à Londres. La maison de ton frère n'est pas tout près. Sans compter que on nous a dit de rester dans la maison. Comment vas-tu faire?» Pas qu'il ne voulait pas que la solution soit résolue, mais il ne voulait pas causer trop de soucis. Après tout, les Arthur se fatiguaient beaucoup pour trouver une solution au problème. Il ne voulait pas causer un catastrophe parce qu'il aurait suivi son amant dans un de ses plans terribles.

Arthur sourit et joua avec les boutons de la veste de son rival «Très simple. Je vais me servir d'un sort de téléportation précis.

- ….Arthur.» Soupira Francis en se massant les tempes. Il était bien placé pour connaître ce sort que son ennemi avait utilisé souvent pour le retrouver. Durant la guerre de cent ans, Écosse avait du placer une protection magique pour le rendre introuvable sinon l'anglais serait apparut dans sa chambre et aurait pu le capturer.

L'autre eut un petit rire et expliqua, les yeux brillants de malice «En me basant sur un cheveux du gallois, je peux nous transporter chez lui. Et on aura plus qu'à la capturer et le ramener ici avec un sort tout simple. Ce sera rapide et personne ne se rendra compte de notre absence avant que nous soyons revenu.» Expliqua-t-il ensuite avec un sourire sadique, impatient d'agir. Il se frottait les mains d'avance. Sa vengeance n'avait pas été totalement accomplis, il fallait qu'il agisse plus. Et qu'il ramène son frère ici, et le torture un peu pour lui délier la langue.

Francis jeta un coup d'oeil vers les escaliers, un soupçon de culpabilité en lui «Tu veux partir sans avertir ton double?

- Il est assez occupé avec les gosses. Et l'Empire serait d'accord avec moi.

- Mais...

- Et même s'il s'en rend compte avant qu'on soit revenu, qu'est-ce qu'il va faire exactement? Il va certainement pleurer, s'énerver et nous accabler d'injures quand on reviendra. Pas de quoi s'en faire après tout.

- Je n'ai pas envie qu'il me jette un sort.

- Je te protégerait sweetie. Et j'annulerais ce qu'il t'a lancé dans le pire des cas.» Il se mit à tracer un cercle sur le sol, en sifflotant un air marin.

Francis n'était pas certain d'être rassuré par cette nouvelle, pas tout du même. «On pourrait demander leur avis à tes doubles non? Après tout c'est sa maison, et son frère...C'est lui qui aura à gérer un aîné en colère...enfin trois je dirais.»

Arthur ricana et se passa la main dans les cheveux avant de dire, d'un ton amusé «Tu veux vraiment savoir ce qu'il dira? Certainement quelque chose du genre ''Vous ne bougerez pas de cette maison! Non mais qu'est-ce que c'est que cette idée stupide? Vous êtes capables de rester coincé chez Carwyn et ne pas réussir à revenir!'' ou quelque chose comme ça. Il s'agitera, nous menacera de sa baguette et s'énervera...Bref du Britannia tout craché.

- Voyons...il est juste sensible.

- Un peu trop si tu veux mon avis.

- Arthur, on ne fera rien sans avis de tes doubles.

- ….Tu me donne un ordre là?

- Arthur!

Je sais que c'est une bonne idée, et je peux m'en charger!» grogna le pirate, lui lançant un regard ferme. Il fit craquer ses doigts. Et se tapota la joue d'un doigt «Je ne me souviens plus de la formule exacte. Il va falloir chercher dans le grimoire, heureusement je sais lequel c'est...» Il fit quelque pas vers l'ouvrage en question.

Francis ouvrit de grands yeux et dit, méfiant, craignant une erreur de la part de l'anglais «Je ne viens pas avec toi, je te préviens.

- Tu me laisseras pas y aller seul, avec tous les problèmes que cela provoquerait.

- Tu ne rate jamais cette fichu capacité d'apparaître autre part.» Marmonna le français d'un ton boudeur, se souvenant parfaitement des fois où l'anglais avait ainsi fait irruption chez lui, parfois dans sa chambre. Durant la guerre de cent ans, Alister avait du poser un bouclier magique pour bloquer toute intrusion chez lui.

«Donc il n'y a aucun risque, tu peux venir!» Fit Arthur avec un grand sourire. Il ricana devant la mine agacée de son amant. Il fit d'un ton cajoleur «Allez, viens et cette nuit je te promets d'un moment inoubliable.

- Inutile d'essayer de m'acheter, nous n'irons pas.

- Ha oui?» Rit Arthur, se demandant ce que l'autre allait faire pour l'empêcher de se rendre au pays de Galles. Il était bien décidé à le traîner son amant là-bas, il allait avoir besoin d'un coup de main pour capturer son frère. Deux valait mieux qu'un pour faire prisonnier un autre magicien. «Et que vas-tu faire pour m'en empêcher?»

Francis eut un petit rire amusé et se pencha sur son amant, lui soufflant à l'oreille «Tu ne partira pas là-bas sans en avoir parler à tes doubles.

- Je n'ai pas besoin d'autorisation!

- ...» Le français le souleva et le balança sur son épaule comme un sac à patates. L'anglais poussa un glapissement de surprise, et frappa le dos de son amant de ses poings, agitant inutilement les jambes. Francis remonta au rez-de-chaussée et largua Arthur sur le canapé. «Pas bouger! Tu vas rester là à t'occuper des petits avec moi.

- Ne me donne pas d'ordres! Je sais parfaitement ce que je dois faire et comment je dois agir! Je n'ai pas besoin de l'avis ou de la permission des autres!

J'ai une idée. Tu n'iras qu'à y aller cette nuit avec la magicien et comme ça, vous l'aurez sans trop de soucis. D'accord?

- Je pourrais tout casser chez lui?

- D'accord, d'accord...» Francis sourit devant le regard satisfait de son amant qui semblait ravi de ses projets pour la nuit qui suivrait. Il plaignit un peu le frère de l'anglais qui allait sans doute souffrir des actions des doubles.

Britannia jaillit alors dans le salon et secoua son autre lui comme un prunier en s'écriant «Où sont les petits?» cria-t-il d'un voix hystérique, sans laisser au pirate la possibilité de répondre à sa question «Ils ne sont pas avec toi?

Arthur se reprit et balbutia, surpris «Je croyais qu'ils étaient avec toi. Ou l'Empire!

C'est ce que m'a dit l'autre justement. Il était certain que tu t'en occupais.» La voix du magicien monta dans les aigus, tandis que sa panique augmentait drastiquement.

Francis fronça les sourcils et demanda, soucieux «Et le chevalier? On ne l'a pas vu depuis un moment. Ils sont peut-être avec lui?»

Ils y eut un moment de silence puis les deux anglais se mirent debout d'un coup, l'air sombre et réellement inquiets «Cherchons les...on ne peut laisser un enfant prendre soin de gamins à peine plus jeunes que lui!»

Et ils partirent tous les trois à la cherche des disparus. Francis s'aperçut que la porte était ouverte et sortit dans le jardin, s'écriant «ARTHUR!» Il espérait que les petits jouaient juste dehors et que il y avait un mouvement de panique pour rien.

«Francis! J'aurais...besoin...d'aide!» fit une voix tremblante qui parvint à ses oreilles. Il se précipita vers un arbre au fond et vit le chevalier, suspendu, le pied coincé dans une branche, la tête en bas, pendant que Alexandre était assis sur la dite-branche.

Le corsaire fronça les sourcils et lança, mains sur les hanches «Comment es-tu arrivé là-haut?

- Ne pose pas de questions! Ça ne te regarde pas!

- Ho? Tu veux que je m'en aille?» Il amorça un demi-tour et fit mine de partir mais un petit cri d'effroi de l'anglais se fit entendre.

«Non...Attends!» Le chevalier grimaça et gémit, pitoyablement, désespérément «J'ai mal à la cheville, aides-moi» il semblait au bord des larmes. Il agitait les bras faiblement.

L'homme des mers s'approcha, cherchant une solution «Tu ne peux pas de transformer? Tu sais pour avoir des ailes, comme Britannia.

- Non, ça doit être à cause de la division! AIDE-MOI!»

Le petit aux mèches rouges, lui, semblait bien amusé par la situation tapa dans ses mains. Francis décida de commencer par le petit et tendit les bras. «Alexandre, saute! Je te rattrape!» Il se plaça sous la branche, prêt à réceptionner l'enfant-nation. Celui-ci hésita puis se laissa glisser, tenant fermement la branche, prit une inspiration et lâcha, atterrissant dans les bras du blond. Francis le rassura un peu (même si le gamin semblait finalement très amusé par la situation) et le posa délicatement à terre avant de se tourner vers Arthur qui avait de petites larmes au coin des yeux, le fixant d'un air de chien battu. «J'arrive Arty!

- Ne m'appelle pas comme ça!

- Je monte, ne bouge pas!

- Comme si je pouvais de toute façon!» Grogna l'anglais, fermant les yeux, respirant lentement pour rester calme. Ça lui rappelait la fois où Nessie l'avait tenu la tête en bas pendant une matinée entière, sous les rires moqueurs de son frère.

Francis escalada l'arbre, et s'assit sur la branche. Il saisit la cheville de son jeune rival pour la dégager. Arthur eut un cri de douleur quand il attrapa son pied. Le français eut une moue ennuyée et le lâcha, le faisant heurter le sol avec un bruit sourd. Sonné le plus jeune gémit et lança un regard noir au corsaire qui eut un sourire narquois, le rejoignant au sol. Il l'aida à se mettre debout et lui passa le bras autour des épaules. Il fit signe à Alexandre de le suivre, et retourna à l'intérieur de la maison, l'emmenant dans la cuisine. Britannia arriva à ce moment là, les joues rougis par l'énervement. «Ha, tu as retrouvé le petit de l'autre monde, parfait!

- Ton double a la cheville foulée! Soignes le! Je ne sais pas où tu ranges de quoi faire un pansement.

- D'accord, aide l'Empire à chercher les petits! Je m'occupe du gamin!

- Très bien.» Le français se dirigea vers la porte, suivant les bruits de porte que faisait le dernier double d'Arthur, passant devant un révolutionnaire ligoté à une chaise. «Et fais le aider bon sang, c'est ridicule de le laisser attacher comme ça!»

Britannia haussa les épaules et alla chercher de quoi soigner la cheville du blessé. Il la banda soigneusement et marmonna «Comment tu as fait ton affaire?

Le petit était monté dans un arbre et ne parvenait pas à redescendre.

- Mais quand on était petit, on grimpait tout le temps aux arbres, comment as-tu pu te blesser comme ça? Tu as perdu la main?

- Alors déjà ça fait un moment, ensuite c'est ces chausses étranges que vous m'avez mis aux pieds, j'ai glissé à cause d'elles.

- Il est beau le robin des bois.

- Ce n'est pas drôle!» grogna le plus jeune, boudeur, les joues rouges, détournant les yeux pour ne pas voir le sourire narquois de son double. Celui-ci semblait bien partant à se moquer de lui. «Le plus urgent est de récupérer les enfants, n'est-ce pas?»

Britannia hocha la tête et regarda ensuite Alfred qui semblait un peu abattu. Il soupira et alla le détacher, disant d'une voix ferme «Tu vas aider à chercher les petits, et à la moindre bêtise, ce sera la fessée.»

L'américain aurait voulu en rire mais le regard noir de l'anglais le convainquit que celui-ci ne plaisantait pas du tout. Il se leva, sans dire un mot, et marmonna qu'il allait chercher dans le jardin, peut-être que les autres y étaient. Britannia eut un hochement de tête satisfait, fier d'avoir eu le dernier mot. Il se tourna ensuite vers le chevalier «Sois sage, je vais chercher moi aussi.

- A moins qu'ils soient partis à l'extérieur, on devrait les retrouver si nous sommes six à chercher non?

- Cinq plutôt, tu ne sers plus à grand chose pour le moment.

- Hé!»

Britannia préféra ne pas penser à la possibilité qu'ils soient effectivement partis dehors, ce serait terrible. Mais la porte était fermée à clé non? Aucun soucis donc...Il sortit le portable de Francis et eut un rictus narquois.

Et s'il donnait des sueurs froides à son double pendant qu'il y était?


Le sorcier sentit son portable qui vibrait. Étonné il décrocha sous la table. Cela venait du portable du français, donc c'était probablement Britannia qui voulait lui dire quelque chose. Il lut le message et se figea: Les enfants ont disparus. On les chercher dans toute la maison.

Quoi? Il manqua de s'étrangler. Il réussit à garder un visage impassible et tenta de se concentrer. Il ne fallait pas qu'il perde son calme en pleine réunion.

Il tape furieusement un message. COMMENT CA? RETROUVE LES TOUT DE SUITE LA CARPETTE! Maintenant il allait avoir du mal à se concentrer sur ce que disait Ludwig au sujet de l'Europe. Merveilleux.

Il tape rapidement un message à l'intention du canadien qui avait hérité du portable de Matthew pour pouvoir mieux être dans le rôle ''Ils ont perdus les enfants!''

La réponse ne se fit pas attendre ''Quoi?'' suivit d'un smiley furieux. Tiens? Lui aussi aimait bien ça.

Il reçut simultanément une réponse de Britannia ''On a retrouvé Alexandre! Il était dans un arbre Le chevalier s'est blessé en allant le chercher.''

Sauf que ça voulait dire qu'il y avait quatre petits perdus dans la maison. Et elle était grande, il y avait des choses dangereuses. ''T'as intérêt à les avoir retrouvé quand je rentrerais ce soir!'' et il ajouta un smiley d'un petit visage démoniaque tenant un fouet. Il envoya ensuite un message à Matt, pour le calmer ''Ils ont retrouvé ton frère''.

La réponse ne se fit pas attendre ''Tant mieux pour eux.''

Il tenta de se concentrer à nouveau sur la réunion, réfléchissant à la situation. Il avait admit, avec un air piteux bien travailler que suite à un accident de magie, Francis et Alfred avait chopé une grippe carabinée et dormaient (hibernaient) chez lui où il s'occupait d'eux. Oui tout allait bien. Non il n'avait pas besoin d'aide. Non il n'avait pas jeté de sort à Canada. Et non ce n'était pas Alfred qui était présent...sauf que ce dernier point, ils avaient du mal à l'intégrer.

Il tapa un nouveau message sur son portable ''Aucun frangins à l'horizon'?'

''Non.''

''Et sérieux Irlande, c'est épique. Du grand art.''

''Sans rire?''

Il prit discrètement une photo de la concernée par ces paroles et envoya l'image dans un rictus narquois. Puis ajouta un dernier message ''Assez ri, cherche les enfants.''

Maintenant il était inquiet. Et s'ils étaient sortis dans la rue? Et s'ils s'étaient blessés? Et si...il n'écouta donc que peu la réunion. Heureusement pour lui, Matt prenait des notes. Il n'avait pas un frère à surveiller dans ce monde. Et pas de Alexandre qui suçait ses barres de chocolat de façon outrageuses devant tout le monde. Par d'italiens pervers à qui envoyer des regards noirs. Le rêve.

«Je voudrais quand même savoir...» Intervint quelqu'un, un individu masqué «..Pourquoi United States ne dit rien depuis tout à l'heure? Il est quand même la première puissance mondiale non?»

Autour d'eux, des voix se firent entendre, toutes les nations donnant leur point de vue là-dessus, certaines plus réalistes que d'autres, même si elles étaient en minorité cependant.

«C'est vrai ça? Pas de délires aujourd'hui?

- Ça nous change tiens.

- Il a pas ouvert la bouche depuis le début de la réunion? Les miracles existent?

- Ça doit vraiment être la crise chez lui pour qu'il se fasse oublier.

- Mais l'énerve pas, t'as pas vu ce qu'il a fait à Ivan tout à l'heure?

- Mais arrêtez quoi, c'est Canada...Matthew. Vous êtes aveugles ou quoi?

- Vraiment les gars, vous avez besoin de lunettes pour le coup, c'est lamentable!

- Sérieux, il ressemble même pas à Alfred. Ce n'est pas lui.

- Voyons bien sûr que c'est l'amerloque, nous prenez pas pour des idiots.»

Arthur sentit son sang se glacer. Ce n'était pas possible, vraiment pas. Ils allaient tous se faire massacrer, humilier, ça allait être un carnage à coup de crosses de hockey. Il ne voulait pas voir ça. Il tapa machinalement sur son portable. ''Canadien en furie! Massacre à prévoir.'' Et il but une gorgée de thé, restant parfaitement blasé. Il n'allait pas paniquer, il allait rester stoïque et être signe du flegme britannique.

Matt se redressa, parcourant de son regard pourpre les nations autour de lui. Ses yeux se plissèrent, semblant briller de colère. Sa crosse de hockey apparût dans sa main et il fit, d'un ton parfaitement maîtrisé «Je crois que vous n'avez pas bien comprit. Peut-être que vos cerveau sont atrophiés, peut-être votre vue est digne de celle d'un ivrogne. Ou peut-être que vous avez une mémoire de poisson rouge. La sénilité peut-être? Je le redirais juste une fois. Ouvre bien grand vos oreilles et imprimez ce que je vais vous dire. Vous êtes prêt «JE. SUIS. CANADA.» Il conclut par un adorable sourire qui était pourtant terrifiant «Et si vous ne le retenez pas cette fois, vous finirez comme le gros ours des neiges, compris?»

Un silence de mort tomba sur la pièce, tous frissonnèrent et hochèrent la tête. Arthur espéra que cette fois il allait s'en souvenir et ne plus faire de confusion sinon il y aurait un massacre.

Mais quelqu'un se leva, sortant un couteau dans chaque main «Tu as osé poser la main sur Grand frère, tu vas payer.

- En l'occurrence, je n'ai pas posé une main sur lui, je l'ai tabassé avec ma crosse.»

La sœur d'Ivan le fixa comme s'il était un ennemi mortel et il lui sourit avec moquerie. Arthur fit des signes avertisseurs inutiles. Il se prit la visage dans les mains, craignant le pire. Ça allait cette fois être terrible, il ne voulait pas voir ça.

Sauf que personne ne leva le petit doigt pour arrêter le combat, tous le monde regardait avec passion le duel entre les deux nations du nord.

Arthur, désespéré, tapa sur son portable ''Et il se bat avec Natalya maintenant.'' Il avait envie de pleurer, il était certain que cette fois, leur couverture était fichue. Il jeta un œil à Ludwig qui pleurait de rage devant cette interruption qu'il ne pouvait arrêter. Feliciano et Lovino s'étaient cachés sous la table. Et certains nations avaient un peu reculé leur chaise. Mais personne n'allait intervenir. Mais quand la blonde fit un vol plané et atterrit sur le dos, complètement sonnée, tout le monde regarda le canadien et tout le monde déglutit, effrayé par cette nation qui semblait avoir totalement pété un câble.

Arthur eut envie de se frapper la tête contre la table, même s'il était soulagé que Matt n'ait rien et il tapa un ultime message. ''Il vient de massacrer la sœur obsessive. Tu y crois?'' Il se passa la main dans les cheveux tandis que Canada se rasseyait dans le silence général.

Ludwig reprit la réunion d'un ton glacial, espérant sans doute que plus personne n'oserait l'interrompre.

Et dire que la matinée n'était même pas terminée.


A Suivre


Pour ne pas se perdre, je fais ici la liste des personnages.

Chibi!France (6/7 ans physique)

Pirate Francis (20 ans physique)

Chibi Alfred (3/4 ans physique)

2P!Colonial!Alexander (6 ans physique)

Révolutionnaire!Alfred (15/16 ans physique)

Chibi!Matthieu (3/4 ans physique)

2P!Canada (19 ans physique)

Et les doubles de Arthur, toujours les mêmes:

Chibi!Arthur (5 ans physique)

Chevalier!Arthur (15 ans physique)

Pirate!Arthur (18 ans physique)

Empire!Arthur (20 ans physique)

Sorcier!Arthur et Britannia Angel (23 ans physique)