Crise Magique


Disclaimer: Hetalia n'est pas à moi, je ne fais qu'emprunter les personnage pour jouer avec.

Genre: Humour, Romance

Rating: T pour cause de pirates pervers.

Personnages: Assez pour qu'il y ait un joyeux bazar.

Paring: Chibi!Fruk, Pirate!Fruk, Fruk


Chapitre 7: Une journée difficile II


Alfred rentra dans la maison et fut attrapé par le col par Britannia qui semblait paniqué «TU LES AS VU?»

Il préféra ne rien dire pour l'énerver et secoua la tête pour signifier qu'il n'avait rien remarqué dans le jardin. Ce n'était pas faute d'avoir regardé partout. Il avait retourné chaque buissons, avait même jeté un coup d'œil dans l'étrange cabane de bois où se trouvait de drôle d'outils. Il avait préféré ne toucher à rien d'ailleurs.

Au bords des larmes, l'autre se reprit cependant, prenant une grande inspiration «Du calme, la porte menant à la rue est toujours bien fermée, ils sont donc dans la maison, pas de panique à avoir, tout va bien...» Il partit pourtant vers les étages aussi vite qu'il pouvait, et l'américain le suivit. Il ne voulait pas rester à proximité du pirate. Il sentait qu'il était pire que l'empire. Heureusement le flibustier cherchait en bas et ne faisait pas attention à lui. Francis lui fit un signe d'encouragement au passage. Il suivit donc l'anglais, décidé à ne mettre personne en colère. Il n'avait aucune envie de se retrouver à nouveau attacher à sa chaise.

Ils arrivèrent en haut de l'escalier et croisèrent le Arthur de son époque qui lui jeta un regard avertisseur avant de dire «Il y a une porte entrouverte, là...celle qui mène à notre ...pièce à souvenirs. J'allais y aller...

- Ils doivent y être! Allons y!» Britannia se précipita vers l'escalier menant au grenier, presque soulagé. Les deux autres lui emboîtèrent le pas, sans dire un mot de plus.

Alfred était curieux à propos de cette pièce. Qu'est-ce que son (ancien) tuteur (non il ne dirait pas père, il était en pleine rébellion après tout) pouvait bien cacher là-dedans? Il regarda autour de lui avec intérêt.

«Tu ne touche à rien.» siffla l'anglais qu'il connaissait, d'un ton sans appel. «Je ne vais pas fouiller dans ton désordre, donc tu ne fouine pas ici.

- Tu ne fouillais pas mon désordre effectivement...tu le rangeais!» Et il détestait ça, il ne retrouvait jamais rien après et devait demander à son...pèr...tuteur où il avait mis ceci ou cela. Ce qui était un peu pénible à la longue quand même. C'était sa maison quand même et c'était ses affaires.

La pièce était vaste, très vaste. Il n'y avait qu'une seule salle. Elle était éclairée à la fois par les fenêtres dans le toit et par des étranges lampes au plafond. Il y avait des tapis colorés au sol, et des tapisserie suspendues aux murs, avec quelques tableaux. Des coffres étaient soigneusement placés ici et là. Des armoires également. Il y avait des armures dans un coin, l'habit de pirate était également exposé sur un mannequin. Sur des petites tables étaient posés des objets rappelant un passé heureux. Il y avait même un grande maquette de bateau. Et de vieux drapeaux pendaient du plafond.

«Whoa...il y en a des choses.

- Évidement, quand tu seras aussi vieux que moi, tu auras des souvenirs nombreux aussi. ET NE TOUCHE PAS AUX MAQUETTES DE BATEAUX!»

Alfred sursauta et obéit. Pourquoi il s'énervait comme ça? Il eut un froncement de sourcils et marmonna «Tu m'en veux encore pour avoir cassé ton bateau dans la bouteille ou quoi?

- En l'occurrence c'était un cadeau de Francis donc j'y tenais oui. Mais tu as été puni à l'époque pour ça. Je serais vraiment un vieux grincheux si je t'en voulais encore.» Intervint Britannia en lui tournant le dos, et en se dirigeant vers un coffre ouvert.

«Moi par contre...» Marmonna l'empire, les bras croisés «Casser quelque chose auquel je tenais pour exprimer ta rébellion, ce n'est pas intelligent. Encore plus de le faire devant moi.» Il lui lança un regard noir et alla à l'autre bout de la pièce, regardant dans les paniers.

«Pfff vieux râleur.» grommela le plus jeune en gonflant les joues. Il resta planté là. Si il devait se faire crier dessus à chaque fois qu'il touchait à quelque chose, il n'avait aucune envie d'aider. Il regarda donc les deux anglais se démener pour chercher les petits. Ceux-ci étaient-ils seulement encore là?

Soudain un petit cri se fit entendre et Arthur fit, ravi «Matthieu! Tu étais là!» Le petit était au milieu de vêtements jetés au sol. Heureusement qu'il avait jeté un sort de protection sur eux. Parce qu'il y tenait quand même.

L'enfant fit un sourire et se mit debout «Regarde daddy! Je suis comment?» il était dans une immense robe verte et dorée qui traînait autour de lui.

«Mais que fais tu dans cette tenue?

- Je joue avec Alfie!

- Ha?» Fit Britannia avec un sourire tandis que l'empire se demandait depuis quand il y avait une robe dans ses souvenirs matériels. C'était quelque chose qui s'était passé après son époque? Il préférait ne pas savoir, cela lui faisait une drôle d'impression.

«Je suis la princesse et il est le chevalier qui va me sauver du dragon.»

D'accord...mais où était la petite colonie exactement? Ils cherchèrent autour d'eux quand un fracas épouvantable les fit sursauter. Une des armures s'étaient écroulées.

«ALFRED!» firent les deux anglais en se précipitant vers la source du bruit, paniqué. Cette armure était toute petite mais elle était quand même lourde. Mais le petit n'avait rien, grâce à sa force extraordinaire. Il tenait cependant une épée à la main. «Regarde daddy, je suis un chevalier!»

L'empire eut un sourire crispé «C'est très bien mon cœur mais repose ça, c'est dangereux.» Il oubliait bien vite qu'au même âge il savait déjà se servir d'un arc et un peu d'une épée. Mais son bébé était trop fragile et innocent pour ça. Il n'avait pas besoin d'apprendre ça si vite non?

Le petit rit et s'amusa à faire tourner l'épée au dessus de sa tête «Regarde, c'est amusant.»

L'arme lui échappa cependant des mains et fit un grand arc de cercle. Tous la suivirent du regard. Et virent où elle allait tomber.

L'empire ouvrit de grand yeux et s'écria «Alfred! Attention!»

Le concerné pensa qu'on parlait à son lui plus jeune et ne prit pas garde à l'avertissement. Il poussa un cri aigu quand l'épée se planta entre ses jambes, frôlant de peu ses régions vitales. «NON MAIS TU ES FOU OU QUOI?

- T'es sourd quand on t'avertit du danger ou quoi?

- Je pensais que tu parlais au petit.

- Si tu faisais attention à ce qui se passe aussi...» grommela l'empire, détournant la tête et soulevant le petit Alfred dans ses bras, celui-ci avait une moue piteuse, conscient de sa bêtise.

«Et n'abîme pas l'épée, j'y tiens...» signala Britannia, d'un ton indifférent, ramassant Matthieu et lui retirant la robe. Il rangerait le désordre plus tard, quand les petits feraient leur sieste.

Alfred grogna et descendit, marmonnant des mots que lui seul entendait. Les deux anglais se regardèrent et firent, d'une même voix «Quel caractère!

- A quel moment il a commencé à être comme ça?» Se lamenta l'empire, en secouant la tête, préférant ne pas penser à l'époque où sa colonie l'aimait. Il se concentra donc sur son fils dans ses bras, souriant en voyant sa bouille adorable.

«Dommage qu'il soit devenu grand n'est-ce pas?

- J'aurais aimé qu'il reste comme ça moi aussi.

- Où nous sommes nous trompé dans l'éducation de notre enfant?

- Mattie est toujours sage et obéissant lui.»

Il n'était pas question qu'ils admettent que Francis était un meilleur tuteur qu'eux. Même si c'était plus ou moins vrai. C'est juste que Alfred était plus éveillé, plus énergique. C'était sa personnalité d'être aussi hyperactif.

Ils descendirent avec les enfants et Britannia referma la porte à clé derrière eux. Ils allèrent en bas, remarquant l'absence du corsaire et du pirate. L'Empire soupira «Merveilleux, où sont-ils?

- Ils cherchent peut-être en bas?

- Autant le petit pourrait être attiré par la salle de magie, autant Francis je ne crois pas.

- Sauf si le marmot veut lui montrer quelque chose.»

Le chevalier qui était installé sur le canapé soupira «Vous pouvez éviter de parler comme ça du mini-Arthur? Je me sens visé puisque je suis le plus proche de lui.

- On dit juste la vérité.» ricana l'Empire, posant Alfred à coté du plus jeune lui-même qui secouait la tête avec un air amusé. «Mon chéri..» Dit-il à son fils, lui souriant avec tendresse «Joue un peu sagement avec ton frère. Je m'occuperais de toi quand on aura retrouvé les deux autres petits.»

L'enfant hocha la tête et attrapa un petit soldat de bois, se mettant à raconter une histoire à son jumeau qui l'écoutait en serrant une peluche contre lui.

Le chevalier intervint alors, calmement «Les deux autres sont descendus voir à la cave, inutile d'y aller donc...ils s'en chargent.» Il sourit en voyant le petit Alfred qui incluait un dragon dans son histoire, faisant de son jeu du grand n'importe quoi. Comme beaucoup d'enfants. Lui n'avait jamais pu jouer comme ça. Il se cachait dans les bois, s'amusant dans la nature avec ses amis magiques. Mais il fuyait ses frères et les nordiques. Il avait joué avec Francis mais c'était des jeux d'époque. Ils se défiaient au tir à l'arc ou à la fronde, ils jouaient aux échecs, ils chassaient, son rival lui racontait des histoires. Jamais il n'avait eu de jouets. Il était ravi de voir une jeune nation aussi rayonnante, qui n'était pas terrée quelque part, craignant d'être brutalisé par un semblable.


Arthur rajusta son tricorne sur sa tête. «Je te dis que j'ai entendu du bruit venant de la pièce...à côté de celle où je fais de la magie. Celle où je range des objets...» Il y rangeait son chaudron, des potions qu'il avait fabriqué, des objets magiques fragile. Donc il avait légitimement peur de ce que son plus jeune lui-même pourrait faire. La porte était ouverte. Il se mit à courir, soudain inquiet. Cette porte était fermée tout à l'heure. Ils devaient être descendus quand eux étaient remontés. Ils s'étaient croisés sans le savoir.

«Hé!»

Il s'arrêta devant la porte et soupira de soulagement. Il en avait trouvé deux. Le jeune Francis était assis par terre, regardant le chaudron d'où s'échappait un boucan terrible. Le pirate s'éclata de rire en comprenant que son jeune lui-même s'était coincé dans l'objet. Il s'approcha et se pencha, regardant son double avec un air narquois. «Alors, on a pas été sage?»

Le plus jeune le fixa d'un air colérique, avant de lui tirer la langue, boudeur «Et toi tu es un vilain garçon!

- Je ne le nie pas!» Gloussa Arthur en attrapant l'enfant pour le sortir de son piège «Qu'est-ce que tu voulais exactement?» L'enfant ne devait pas connaître grand chose ici, qu'est-ce qui l'avait attiré dans cette pièce, que voulait-il?

Le petit lapin eut une moue piteuse «Je voulais attraper...la lyre enchantée de mon idiot de grand frère.» il désigna l'objet, les joues rouges. «Ça joue de jolis morceaux...»

- ….On ne touche pas! C'est un truc que j'ai volé à Écosse.» Il était encore petit à l'époque, à peu près l'âge de son petit double, un peine plus vieux. Il avait pénétré dans les terres de son frère, discrètement et avait volé l'instrument magique dans le salon du roux. Il avait eu du mal à revenir chez lui, tombant souvent à cause de ses petits bras qui peinaient à soulever l'objet. Mais il avait réussi. Et il s'en était servi avec Alfred et Matthew, la faisant jouer des berceuses magnifiques.

L'enfant eut une moue agacée «Mais...je voulais jouer pour...

- En l'occurrence, c'est la lyre qui aurait jouer. Pas toi.

- Je voulais la montrer à Francis et jouer un joli air pour lui!» Il rougit face à l'air goguenard de son double et glapit «Mais c'est juste pour le remercier d'être gentil avec moi, c'est pas que je l'aime bien ou quoique ce soit. C'est juste pour ne pas avoir de dettes!»

Francis le corsaire souleva son petit double dans ses bras et fit, d'une voix douce «Bonne idée, remontons cette lyre et utilisons là tout à l'heure pour endormir les enfants.

- Bien.» soupira Arthur, attrapant l'objet. Ils remontèrent et Britannia soupira de soulagement, sortant le portable pour taper un message à son double, histoire de le rassurer.

Alfred qui s'était tenu tranquille dans son coin grogna «On mange quoi?

- Cela t'écorcherait la langue de demander poliment?» Riposta l'empire, agacé par le comportement de son...fils. Ils se défièrent du regard quelques instants puis chacun détourna la tête, refusant de laisser à l'autre la joie d'avoir détourner le regard en second.

Francis leva les yeux au ciel et s'apprêtait à dire quelque chose quand Britannia s'écria «C'est chez moi, à mon époque, je prépare...»

Le français eut une mine horrifié et fit semblant de s'écrouler, dans un 'arg'' dramatique. Les enfants le regardèrent les yeux ronds. Le pirate lui lança un regard noir, l'empire fronça les sourcils, le chevalier eut une moue agacée et Alfred ricana.

«FRANCIS!

- Tu n'as pas honte de donner ce genre de chose à manger aux enfants.» s'indigna le français en désignant d'un geste de main les petits.

«Mais ils aiment ça! Et c'est très bon. Tu ne comprend rien à ma cuisine.

- Moi je suis content quand daddy cuisine.» Intervint le petit Alfred, avec un adorable sourire.

Tous les grands Arthur eurent les yeux qui brillaient, et Britannia était à deux doigts de serrer le petit dans ses bras. Le pirate le prit de vitesse, faisant tournoyer son fils dans ses bras «Mon petit chéri, tu es si gentil. Je savais que tu savais reconnaître les bonnes choses..

- Bah oui c'est mieux que rien du tout.»

Un grand silence tomba sur la pièce. Le grand Alfred éclata de rire, s'écroulant par terre et Francis détourna la tête, se mordant la lèvres pour ne pas glousser. L'air déconfit de presque tous les Arthur étaient vraiment comique.

Matthieu serra sa peluche contre lui et rajouta «Je préfère la cuisine de papa.» Il fit un regard implorant à son père, espérant que celui-ci fasse quelque chose. Il ne voulait plus manger la nourriture de son daddy (puisque son papa lui avait dit qu'il l'était).

Alexander eut une moue dégoûtée «C'est pas bon quand c'est Arthur qui cuisine. Où est mon frère?»

De la part d'un doublon de son fils, ça faisait mal. L'anglais eut la lèvre inférieur qui trembla et regarda les deux enfants restants. Le petit français détourna la tête, fuyant son regard.

Le petit Arthur gonfla les joues et le foudroya du regard. «J'ai faim.» dit-il d'un ton exigeant, comme s'il s'attendait à être servi dans l'instant.

Britannia se massa les tempes. D'accord. Il ne fallait pas qu'il panique. Il ne devait pas piquer une crise. Il alla voir à la cuisine. Et fouilla un peu dans les placards et le frigo. Miracle il y avait de quoi manger. Il allait leur montrer qu'il était capable de faire quelque chose. Et le fait qu'il y ait des plats préparés à l'avance par Francis n'avait RIEN à voir («Voilà pour ta semaine mon lapin, il faut te nourrir correctement.». Il en ferait réchauffer plusieurs pour qu'il y en ait assez pour tout le monde. Suffisait de choisir le (les) meilleurs pour les enfants. Et il y avait de la glace pour le dessert, parfait.

«Vous allez tous voir. Je sais me servir d'un micro-onde!»

Quel exploit.

Au moins il n'y aurait rien de carbonisé ou cru. Personne ne se plaindrait. Et ce serait plus rapide que de cuisiner pour autant de personnes d'un coup. Il ne fallait pas exagérer, il n'était pas une machine quand même.

Il retrouva même de la préparation pour cookies. Parfait il pourrait en faire avec les enfants après. Ça les distraira.


Le sorcier avait la migraine, il avait inondé son double de messages avant d'avoir celui qui l'avait rassuré ''on les a retrouvé et ils vont bien''. Il avait soupiré de soulagement et s'était concentré sur la réunion, passant la feuille où Francis avait pré-écris son discours à Allemagne. Par contre, Alfred avait laissé un torchon qui devait être son brouillon. Vu la grimace de l'allemand, ce n'était pas facile à déchiffrer.

Il avait vite décroché et avait tapé ''Il y a des trucs congelés pour le repas. N'oublie pas de les coucher pour la sieste.'' Oui il agissait en papa poule, et alors? Il avait le droit non? Et il oubliait que tout les Arthur chez lui, enfin tout les adultes savaient prendre soin d'enfants. Il n'y avait aucun problème. Enfin si on exceptait la fuite des jeunes, qui avaient été vite retrouvé. Tout se passait bien finalement et il n'y avait pas (encore) de bagarre.

Il reçut une réponse assassine ''Je sais, me dis pas comment prendre soin de petites nations'' suivi d'un smiley tirant la langue. Fronçant les sourcils, le sorcier tenta de se raisonner. Tout irait bien. Les murs ne seraient pas repeints, les pirates ne seraient pas ivres morts, l'empire ne donnerait pas de fessée au rebelle. Les enfants joueraient à prendre le thé, feraient leur sieste, mangeraient des gâteaux et ne resteraient sage. Tout irait bien. Oui.

Il sortit de ses pensées pour entendre que c'était presque le moment de la pause de midi. Il n'avait pas vu le temps passer, trop occupé à s'inquiéter. Et il avait à peine suivi. Son boss allait le tuer. Il faudrait qu'il rafle les notes de quelqu'un. Irlande était forcé de prendre des notes pour sa partie nord, il avait forcement prit des informations? Sauf que rien que pour l'enquiquiner il ne lui filerait rien du tout. Il n'avait plus qu'à être attentif cet après-midi pour rattraper. C'était la seule solution.

Quand les nations se levèrent pour sortirent, il rejoignit le canadien qui rassemblait ses papiers. Il avait fait beaucoup de feuilles. Trop pour seulement son pays et les décisions internationales.

«Tiens.

- Pardon?

- J'ai prit des notes pour toi. Vu que tu semblais ne rien en avoir à carrer de la réunion.

- Attends tu as pris des trucs en doubles?

- Non on fera des photocopies. J'avais autre chose à foutre que le faire en double pour toi.» Il lui fourra quelques feuilles dans les mains. Puis se dirigea vers la sortie, mains dans les poches, sa crosse mystérieusement disparues. Arthur posa les papiers à sa place et quitta la salle, craignant son frère ne lui saute dessus. Il n'avait plus envie de s'amuser avec lui. Ce ne serait plus drôle du tout. Il s'était assez acharné sur lui aujourd'hui. Ça lui faisait penser qu'ils avaient été bien gentils avec Carwyn. Un peu trop. Il pourrait être intéressant d'aller lui dire deux mots la nuit suivante.

Il allait se diriger vers la cafétéria quand il entendit un hurlement «ARTHUR! ESPECE DE SALE RATON-LAVEUR ENRAGE

- Hum?» Il se retourna et eut un sourire diabolique «Mon très cher grand frère préféré, adoré et adulé. Comment vas-tu mon cher?» Il baissa les yeux vers le nabot à la tignasse rouge qui le fixait de ses yeux verts feuille, ulcéré.

«Comment as-tu osé tête de paillasson?» Cria l'arrivant d'une petite voix aiguë. Il était aussi rouge que ses cheveux, et semblait bouillir de colère.

Arthur eut un sourire moqueur «J'avais oublié que tu étais si mignon.» Il se pencha en pinça la joue ronde du gamin qui essaya de le mordre, sans succès. Apparemment l'écossais avait réussi à se faire des habits à sa taille et à venir ici tout seul. Même à cet âge, il maîtrisait ses pouvoirs.

«ATTEND UN PEU QUE CA S'ARRANGE ESPECE DE IMMONDE PETIT RAT!

- Un raton-laveur, un paillasson, un rat. Tu as une sacrée imagination.» fit l'anglais en haussant les épaules. Il ricana et ajouta, narquois «Tu sais quoi? Je ne me souviens plus du tout des sorts que j'ai envoyé hier. Surcharge de travail, tout ça...j'étais crevé. C'est malheureux hein? Il n'y a plus qu'à espérer que ce sont des sorts provisoires.

- Des?

- Edwyn a un joli décolleté et des cheveux colorés. Quand à Carwyn...Il a apprit...qu'il est un âne, littéralement.» Il éclata d'un rire diabolique, imaginant très bien le résultat de son sort.

«Tu l'as changé en un foutu mulet?» S'indigna son aîné (qui ne semblait plus l'être). Il posa ses mains sur ses hanches. «T'as changé le plus doux de tes frères en un bloody bourricot?

- Quand même pas. Et excuse moi mais...''doux''? Un frère doux n'envoie pas de flèches à son cadet quand celui-ci cherche du réconfort, il ne le repousse pas quand il a peur. Il ne prend pas plaisir à le voir pleurer ou rejeter. Il ne s'amuse pas à lui faire la chasse avec deux imbéciles. Il ne laisse pas deux grosses brutes venues du nord martyrisé son petit frère.» Il avait légèrement élevé la voix sur la fin, et plusieurs nations lui jetèrent un coup d'oeil, préférant toutefois ignorer la dispute.

«T'es encore là dessus? C'était quand on était mômes. Ce que t'es rancunier quand même. Ça remonte à des siècles.

- Bien entendu, il n'a pas essayé de provoquer une mutinerie sur mon bateau pirate. Il n'a pas tenté de monter Alfred contre moi avec votre aide après que j'ai commencé à l'élever. Il n'a pas mis un objet magique entre ses mains en laissant à penser que c'était ma faute.» Bien entendu le gallois n'avait jamais été aussi méchant que les deux autres mais il lui avait joué des tours. Il avait tenté de semer parfois la discorde. Jamais quelque chose de réellement cruel mais quand même...mettre un objet magique entre les mains de son fils. Heureusement que l'enfant n'avait aucun don à ce niveau. Il aurait pu causer une catastrophe.

Alister leva les yeux au ciel «Là encore, ça remonte. Et tu sais quoi? On peut être deux à jouer à ce jeu là. Tu as laissé Edwyn crever de faim durant cette saloperie de famine, tu as tenté de faire disparaître la langue galloise, tu m'a envahi et privé de mon indépendance. Tu vois, moi aussi je peux jouer à ça! Vis un peu dans le présent tête de paillasson!

- Tu as raison, il faut vivre dans le présent. C'est bien ce que je fais. J'ai donc sanctionné son j'ai sanctionné la tienne. Et celle d'Edwyn.» Il gardait un air parfaitement calme et serein en disant ces mots. Il était sûr d'être intouchable. «Et pour le reste...je t'en prie, c'était la décision de mes rois et reines..» Affirma-t-il avec mauvaise foi.

L'autre haussa un épais sourcil, surpris «Pardon? Comment ça tu as sanctionné notre attitude?

- Tu sais parfaitement pourquoi Alfred et Francis ne sont pas venus aujourd'hui. Et pourquoi Matthew agit aussi bizarrement. C'est votre fait. Et ne cherche pas d'excuses. Vous avez voulu m'empoisonner la vie une fois de plus et ça a moitié marché. Vous vous être foiré!

- Comment ça? Ça n'a pas...

- Pas quoi?» susurra l'anglais, chopant le roux par le col et le soulevant du sol. «Disons que j'ai analysé ce qui restait du cristal. Et le sort posé dessus aurait du avoir un autre résultat que ce qu'il y a eu. J'arriverais à rétablir la situation bien entendu mais quel ennui quand même. Vous méritez d'être puni. J'ai été plus gentil avec le p'tit mouton parce que je sais qu'il vous a suivi, comme toujours...comme un mouton.» Il eut un rictus diabolique. «Alors maintenant tu vas être gentil et me dire exactement les formules que vous avez utilisé. Ça me rafraîchira la mémoire pour savoir ce que moi je vous ai lancé.

- Tu parles, je peux annuler ce sort sur moi tout seul.

- Pourquoi tu ne l'as pas fait alors?» railla le plus jeune, s'attirant un regard noir. Le petit roux tenta de lui flanquer un coup de pied mais sans résultat.

«Tu n'as pas honte de t'en prendre à plus petit que toi?

- Tu n'es pas un vrai enfant.

- Francis va te punir si tu me blesse. Il déteste qu'on se batte, tu le sais.

- Il sera ravi de savoir ce que tu as fait quand il sera en état de l'entendre!» Répliqua Arthur, sachant que malgré tout, le français n'aimerait pas savoir qu'une confrontation violente avait eu lieu. Depuis toujours, il n'avait jamais forcé son amant à choisir un camps quand il se bagarrait avec son frère en dehors des affaires de leurs pays. Il savait que Francis appréciait ses frères (et avait du mal à comprendre pourquoi, surtout que ceux-ci adoraient le rival de leur cadet) et avait toujours du faire avec. Heureusement Francis les voyait juste comme de la famille. Il n'aurait pas aimé qu'ils se posent en rivaux au sujet du français.

Écosse serra les dents «Rends moi d'abord ma taille. Et après on verra.

- Non. Et comme si tu allais tenir ta promesse...je suis pas idiot tu sais?

- Alors je me tais.» Il croisa les bras, bien décidé à garder la bouche close. Il envoya même un regard moqueur à son frère, comme pour le défier. «Tu n'osera pas me frapper sous cette apparence.»

Arthur grommela. Il avait raison. C'était le point noir de cette transformation. Il ne pouvait pas lever la main sur lui, surtout avec plein de regards posés sur sa personne. Même si c'était censé être une nation adulte...Alister était à présent sous un apparence enfantine. Et lui même n'avait aucune envie de faire quelque chose de brutal. Il eut un soupir exaspéré et fit, énervé «Tu sais quoi? Je te laisse comme ça. J'attendrais d'avoir réglé le problème avec Alfred, Matthew et Francis avant de vous rendre votre état normal, aux deux idiots et à toi.» il lança le nabot roux qui heurta le sol dans un glapissement indigné et tourna les talons pour rejoindre la cafétéria. «Enfin...si je me souviens comment faire bien entendu...» Il s'immobilisa et regarda par dessus son épaule, avant de dire, d'un ton négligent «Ha oui et évitez de venir me polluer la vie chez moi. J'ai protégé ma maison. Si vous ne voulez pas vous prendre une avalanche de sorts, restez dans vos maisons...loin de moi.»


Écosse se releva et se dirigea vers Edwyn qui était emmitouflé dans son manteau un peu plus loin, refusant d'aller manger pour le moment. Pâle, recroquevillé, l'irlandais claquait des dents en disant d'une voix blanche«Saleté de raton-laveur, il va payer, il va vraiment me le payer.

- Alors il t'a vraiment changé en fille?» Il jeta un regard blasé à son frère (sa sœur?) et ajouta, nonchalant «Sans les cheveux verts en bataille, tu serais presque...sexy.» Il ricana. Et se dit que son frère qui avait toujours ressemblé à leur père ressemblait vraiment à leur mère à cet instant. Excepté les cheveux verts. Quelle horreur capillaire d'ailleurs. C'était un sacrilège.

Edwyn lui lança un regard noir et soupira «J'arrive pas à croire qu'il ait réussi deux sorts aussi difficiles. C'est pas son genre de ne pas se tromper et de les faire aussi bien. J'ai essayé de lever le truc pour moi, ça n'a pas marché. Il a tout prévu ce sale morveux. Le changement de couleur de cheveux est facile à lancer. Ce n'est pas étonnant qu'il l'ait réussi (quoique...) mais en ce qui concerne les deux autres: Me changer en fille et te rajeunir physiquement, ils sont vraiment durs. Il s'est fait aidé par Norvège ou quoi?

- Apparemment il a fait quelque chose à Carwyn aussi.

- Ha oui? Qu'est-ce qu'il lui a fait exactement? Je vois pas ce qui pourrait être pire que ce qu'on a eu tout les deux.

- Il a dit...que notre frère ''était un âne... littéralement''.

- Il l'a changé en une mule?

- Il dit que non. Mais je vois pas ce qu'il voulait dire par là...»

Irlande prit son portable et tenta d'appeler le gallois mais il n'eut aucune réponse. «Il l'a vraiment changé en âne. Ou alors le pauvre s'est caché quelque part parce qu'il avait trop honte. Ce serait bien son genre. Il est sensible le petit.

- Il faut aller le voir après la réunion. Peut-être que son truc est plus facile à enlever?

- Hum en tout cas, c'est vraiment trop bizarre que Arthur ait pu réussir coup sur coup autant de sorts. Il a du se passer quelque chose.» il se gratta la tête, pensif. «Notre truc lui a peut-être fait quelque chose à lui aussi.

- Ça l'a rendu bon en magie? Galère..C'est pas bon pour nous.

- Quel arnaque ton cristal...

- Hé! On a été trois à le bourrer de sorts je te rappelle.» Ils furent interrompus par la sonnerie du portable de l'écossais. Celui-ci vit qu'il avait un message de son cadet. «Il dit ''Je vais bien, ne vous en faites pas. Pas la peine de venir, je me débrouille. J'irais parler à Arthur demain, quand il sera un peu calmé''» Il haussa un sourcil et ajouta «Bon...je crois que le dialogue est effectivement impossible avec notre crétin de frère aujourd'hui.

- Il a aucun sens de l'humour ce sale gosse.» Irlande attrapa soudain son frère et ajouta, moqueur et joueur «Tu sais que tu étais mignon comme tout toi?

- POSE MOI TOUT DE SUITE! Ou j'utilise la magie pour te faire des couettes!

- Tu crois pas que je suis assez ridicule comme ça?» Il reposa le minus par terre et prit son portable avant de prendre le roux en photo. «Ça fera un beau souvenir.

- Hé! Bordel, Arthur va le payer cher.

- Ça peut durer longtemps comme ça. Il faut juste être le plus rusé.

- C'est la faute à Carwyn ça, il a été trop gentil encore une fois. J'étais d'avis d'envoyer quelque chose de bien pire. Mais non. Lui voulait des sorts amusants.» Il regarda les dernières nations qui descendaient pour manger. Il croisa les bras, soufflant avec agacement.

Irlande haussa les épaules «C'est vrai que l'idée de rajeunir Alfred pour faire venir le révolutionnaire et de faire rajeunir Francis pour faire venir le chevalier était drôle. Arthur aurait passé son temps à les fuir et aurait été obligé de nous appeler au secours, certainement en larmes.» Quel dommage que ça n'est pas marché, ça aurait été si drôle à voir. Et de voir leur cadet se débattre avec sa fierté avant d'appeler à l'aide. Ils auraient prit plein de photos et l'anglais en aurait entendu parler longtemps.

Alister tapa quelques mots sur son portable pour son frère gallois pour lui signaler les petits soucis dont lui et son aîné souffraient. Puis il murmura «Apparemment quelque chose n'a pas marché.

Canada est devenu violent et vulgaire. C'est choquant de l'entendre. Il a dit que j'avais, je cite, ''une putain de poitrine, comme dans les mangas''. J'ai cru que c'était Alfred pendant un moment, parce que son frère n'aurait jamais été si grossier.

- Pardon? L'adorable bout de chou?

- Il a démonté Russie à coup de crosse de hockey...

- What the...

- Et sa frangine hystérique aussi. En pleine réunion. Devant tout le monde. En quelques minutes.

- ….» Un frisson parcourut le roux. Imaginer le doux canadien être si brutal avait quelque chose de traumatisant. Il décida d'aller voir par lui-même. Son aîné exagérait, ce n'était pas possible. Ou alors c'était Alfred qui se faisait passer pour son frère. C'était possible aussi. «Hé.

- Quoi?

- Tu crois que si je lui pourris son déjeuner en réclamant mon indépendance, ça va le faire chier?

- Vu qu'il y a un référendum de prévu en 2014, je pense pas que ça va lui faire de l'effet de réclamer ça encore une fois.

Il est venu chouiner à ma porte l'autre jour, alors qu'il était ivre, me disant que ''le royaume-uni ne sera plus pareil sans toi!!'' et aussi que ''tu ne pourras jamais exister tout seul comme nation''.

- Pour la première remarque, il a pas tout à fait tord.» Et il préféra ne rien ajouter de plus.

- Je l'ai laissé tambouriner à la porte, sous la flotte pendant trois heures. Il est reparti tout seul en criant que j'étais un sale type. Mais j'allais pas faire rentrer Arthur ivre chez moi. Avec toutes les choses fragiles que j'ai chez moi. Et mes petites fées ont de chastes oreilles aussi.»


Arthur alla s'asseoir face au Canadien qui avait posé l'ours par terre à côté de sa chaise. Il semblait soudain préoccupé. «Appelle ton double. Vite.

- Pourquoi?

- Alexandre est un délicat. Il est végétarien. Si on lui donne à manger de la viande, il pourrait mal réagir. Préviens Britannia avant qu'il ne lui serve quelque chose qui en contient.» il fit une pause et se gratta la tête «Enfin il est végétarien à mon époque. Je ne l'ai pas trop vu quand il était une petite colonie. Peut-être qu'il en mangeait un peu.

Il n'en mange vraiment pas? A son âge, ce n'est pas trop conseillé de manquer de protéines non?

La seule viande qu'il accepte de manger dans des cas rarissimes, c'est de la dinde à Thanksgiving et à Noël. Pour ne pas pourrir le réveillon en faisant le difficile. Mais bon, ne prenons pas de risques.

Arthur haussa les épaules et prit son portable, tapotant rapidement quelques touches «Le petit Alexander est végétarien. Ne lui donne pas de viande.»

«Comment il risquait de réagir?

- Tel qu'il est, adulte...Il hurle et parfois recrache tout, en est malade. Une fois je lui ai donné un hot-dog au lieu d'un tofu-dog. Il est devenu tout blanc. Puis tout vert. Tu devine la suite. La dinde, deux fois l'an, est la seule viande qu'il peut manger sans en être malade. Il m'a hurlé que la saucisse c'était plein de graisse et mauvais pour la santé.

- Il ne s'entendrait pas avec Alfred. Ça l'horrifierait de le voir manger tout ces hamburgers.

- Tu parles, ces trucs dégoulinants de graisse? Il ne supporte même pas l'odeur. Cette odeur de graillons aussi...» il prit une frite dans son assiette et la croqua. «Fait chier, y a pas de poutine ici.

- On est pas au Canada, désolé.» il baissa les yeux sur l'assiette que Matt lui avait commandé. Il aimait ça heureusement. «Et toi tu ne l'es pas?

- Non. Je suppose que je l'aurais été si ma mère...» il s'interrompit, le regard lointain. Comme s'il repensait à une chose douloureuse. «J'ai été rejeté par les indiens parce que j'étais trop...comme les colons. J'ai alors rencontré papa. Qui m'a offert d'abord une couverture bordée bien chaude, puis des jouets, puis de la nourriture chaude. Un jour qu'il faisait froid, il m'a même donné un bol en bois rempli de lait tiède. Il ne m'a jamais forcé à le suivre. Il ne parlait pas. Se contentait de m'écouter. Il m'a ébouriffé les cheveux une fois.

- Tu t'en souviens bien.

- Dès que j'ai su écrire, j'ai retranscris tout ça. Bref un jour d'hivers où il faisait très froid. J'ai rassemblé toutes mes affaires et je suis allé le voir. Il m'a regardé, et m'a fait entré dans sa maison coloniale. Il a marmonné ''merveilleux, je suis père'' d'un ton certainement ironique. Cependant il m'a aimé et a prit soin de moi. Tout le monde dit que c'est un insensible, qu'il est froid et qu'il ne devait me prêter aucune attention. C'est faux. C'est vrai qu'il ne semblait pas vouloir être père au début mais petit à petit il a baissé sa défense. Je crois qu'il avait juste peur d'aimer. En fait il est assez sensible. Et tu sais quoi?

- Quoi?

- C'est mon véritable père. Il a eu une brève liaison avec ma mère et mon frère et moi sommes nés quelques mois plus tard. C'était une aventure d'une nuit mais elle avait depuis le début l'intention d'avoir des enfants de lui, pour prendre sa relève. Pour protéger le peuple amérindien contre les colons, contre leur père et ses semblables. Ironique non?»

Arthur ne sut quoi dire. Matt semblait plongé dans de sombres souvenirs. Il mangea quelques bouchées dans le plus grand silence et finit par dire, d'une voix hésitante «Elle voulait vous protéger. Sauver son peuple en lui donnant des représentants forts.» Cependant il se sentait troublé de savoir que France était le père des deux nations d'Amérique du Nord dans l'autre monde. C'était très étrange quand même.

Matt eut un ricanement qui sembla douloureux «Protéger son précieux petit Mukki? Très certainement. Mais pas son petit Kanata. J'étais trop blond, trop pâle, je parlais trop français. Et puis je crois qu'un jour j'ai cessé de parler la langue des natifs. Après elle m'a rejeté totalement.

- Mais...enfin...comment peux-tu ne plus comprendre cette langue si tu représente une partie de ce peuple? Alfred et Matthew connaissaient encore un peu la langue, même s'ils ne l'utilisent plus qu'en de rares occasions.

- Je m'en suis souvenu après, grâce à papa.» Il mangea rageusement quelques bouchées et darda sur l'anglais un regard sévère. «Changeons de sujet si tu le veux bien...

- Je t'en prie, garde ton calme cet après-midi, tu as déjà démonté deux nations qui terrorisent le monde, n'en rajoute pas.

- S'ils gardent leurs grandes gueules fermées, je ne ferais rien.

- Ça risque de retomber sur ton double enfin...

- D'accord, je vais jouer les potiches s'il n'y a que ça.

- Je n'ai pas dit que...» Il leva les yeux au ciel et soupira «Peu importe. Au fait. Je me suis posée une question. Si ton frère et toi êtes là...ça veut dire que vous n'êtes plus dans votre monde non?

- Who tu m'impressionne là mon grand.

- Donc...mon double ne risque pas de piquer une crise en remarquant votre disparition?»

Matt resta pensif et eut un petit rire, coupant un bout de pain «Ça se pourrait. Il est assez mère-poule sur les bords, même si nous sommes tous deux indépendants.» il réfléchit quelques instants et finit par dire, haussant les épaules «Sérieusement on ne vit pas chez lui. On l'a vu récemment. Il n'y a pas de risques à ce qu'il se rende compte de quelque chose. Ça arrive qu'on ne réponde pas au téléphone si c'est lui qui appelle juste pour le faire rager. Et c'est aussi déjà arrivé qu'il vienne voir Alex alors que celui-ci était chez moi. Ce type ne prévient pas souvent. Alors non, il ne devrait pas piquer une crise immédiatement. Il va penser qu'on lui joue un tour, va bouder pendant quelques joues et demander à papa de nous joindre. Là si il n'y a aucun résultat, il va commencer à s'inquiéter et va lancer un sort de localisation. Et s'il ça ne donne rien...et ça va arriver dans le cas présent, il va hurler et paniquer.

- Donc on a quelques jours?

- Probablement.

- Parfait, je n'avais pas vraiment envie de supporter un autre double. Surtout s'il est tel que tu me l'as décris.

- C'est ça, tu peux craindre la malédiction des cupcakes qui ne manquerait pas de s'abattre sur toi.»

Arthur leva les yeux au ciel. Ne pouvait-il pas rester sérieux? Il était vraiment différent de son Canada. Il était beaucoup plus affirmé, fort et sarcastique. Quelque part, ça lui plaisait de parler à une nation aussi fourbe. Ça changeait agréablement de certains idiots.

«Je me demande comment s'en tire mon double.

- Ta cuisine est probablement détruite.

- Haha...»


Britannia entendit la portable vibrer juste au moment où il reçut l'assiette en pleine figure. Un silence de mort tomba sur la cuisine. Le petit Alexander gonfla les joues et glapit «J'aime pas la viande!»

L'adulte lut le message et soupira sous le regards étonnés de ses doubles. Il expliqua «Il est végétarien. Il ne mange pas de viande.

- Sans rire? J'avais pas compris avec l'envoi de l'assiette de ragoût au visage.» Railla le pirate, buvant une tasse de thé, en attendant que les enfants terminent leur repas. «Ça aurait juste été bien de le savoir avant qu'il ne salisse tout.

Britannia lui envoya un regard noir et nettoya, jetant les morceaux par terre à la poubelle. Il détestait le gaspillage. Si ça avait été Alfred, il l'aurait envoyé faire la sieste sans manger. Mais de un l'enfant lui faisait un regard adorable, de deux Matt le massacrerait s'il osait priver son frère de repas. Ce qui posait un problème. «Bon je vais lui faire une salade.»

Il sortit quelque légumes et robots et se débattit avec tout ça, sous le regard médusés de ceux venu d'une autre époque. Le robot pour râper les carottes effraya un peu les enfants d'ailleurs. Il finit par poser une assiette bien garnie devant l'enfant, avec une belle tranche de pain frais. «Voilà et tu manges tout ou tu vas te coucher le ventre vide, au choix!»

Heureusement, il savait à peu près assaisonner les salades. C'était la seule chose que les gens mangeaient sans grimacer. Un miracle, selon ce stupid frog. Pas du tout, on reconnaissait juste qu'il faisait bien les choses.

Les petits mangèrent sans rien dire, intimidés par la crise du petit brun-rouge. Celui-ci dévora sa salade sans faire une seule remarque. Miracle.

«Après le repas, on fera des cookies qui cuiront pendant que vous faites la sieste.

- Des quoi?» fit le petit Alfred, la bouche pleine, déjà barbouillé de sauce.

- Des gâteaux.» fit Britannia en prenant une serviette pour essuyer le visage de la petite colonie. Il chercha ensuite un autre plat à faire réchauffer pour les pays adultes quand l'empire entra, avec un bel œil au beurre noir. «Ho non, pas encore.

- Il est à nouveau attaché et bâillonné.» Siffla celui en uniforme d'un ton sans réplique. Il darda un regard noir sur son double et rajouta «Il a voulu qu'on s'expliquer ''calmement'' et il s'est énervé parce que, selon lui, je ne voulais rien comprendre. Il m'a cogné quand j'ai fais une remarque narquoise sur lui.

- Des vrais enfants.

- Il a quelques dents en moins et un beau tocard.

- Empire!

- Quoi? Elles vont repousser non? Il l'a mérité. Il veut être une grande nation adulte et indépendante? Qu'il arrête de chercher des noises à plus fort que lui. Il va gagner uniquement parce que Francis est là pour l'aider. Il serait déjà à la maison, enfermé dans sa chambre après une bonne fessée si ce foutu frog n'avait pas été là. D'ailleurs il l'a échappé belle pour le coup. Un peu plus et il aurait fini en travers de mes genoux...mais la prochaine fois, je serais pas si indulgent avec ce sale gamin.

- Quelle humiliation se sera pour lui.» ricana le pirate tandis que Francis levait les yeux au ciel, amusé. Il ne voulait pas faire de remarques sur l'éducation que donnait son amant à leurs enfants. Et il devait bien admettre que le rebelle ne l'aurait pas volé.


A Suivre


Pour ne pas se perdre, je fais ici la liste des personnages.

Chibi!France (6/7 ans physique)

Pirate Francis (20 ans physique)

Chibi Alfred (3/4 ans physique)

2P!Colonial!Alexander (6 ans physique)

Révolutionnaire!Alfred (15/16 ans physique)

Chibi!Matthieu (3/4 ans physique)

2P!Canada (19 ans physique)

Et les doubles de Arthur, toujours les mêmes:

Chibi!Arthur (5 ans physique)

Chevalier!Arthur (15 ans physique)

Pirate!Arthur (18 ans physique)

Empire!Arthur (20 ans physique)

Sorcier!Arthur et Britannia Angel (23 ans physique)