Crise Magique


Disclaimer: Hetalia n'est pas à moi, je ne fais qu'emprunter les personnage pour jouer avec.

Genre: Humour, Romance

Rating: T pour cause de pirates pervers.

Personnages: Assez pour qu'il y ait un joyeux bazar.

Paring: Chibi!Fruk, Pirate!Fruk, Fruk


Chapitre 8: Escapade


Le chevalier grimaça. Sa cheville lui faisait mal. Comme ce n'était pas une blessure grave, elle allait mettre un peu plus de temps à se soigner. Beaucoup plus vite que pour un humain mais il était quand même bon pour boiter jusqu'au coucher du soleil au pire. La maison était silencieuse. Les enfants dormaient, le garçon mal élevé s'agitait avec colère sur sa chaise, Britannia sommeillait sur un fauteuil, épuisé par cette journée, et il ne savait pas où était les autres. Quelque part, il s'inquiéta. Qu'est-ce qu'ils étaient capables de faire?

Il se leva, se demandant sérieusement où ils étaient passés ces trois-là. Profitaient-ils du sommeil des petits pour faire n'importe quoi? Il entendit du bruit venir d'en bas. Quelqu'un lançait-il un sort sans en avoir parler avant? Il descendit prudemment les marches, se tenant au mur. Ça ne venait pas de la salle de magie, mais d'une autre, au bout du couloir sombre. Ce n'était pas non plus la pièce où s'entre-posait les objets magiques. Il entra dans la pièce. L'Empire était affalé par terre, une bouteille à la main. Une odeur d'alcool flottait dans l'air. C'était la cave à vin.

Le chevalier haussa un sourcil et balbutia «Heu...ça va?» Il se souvenait de l'attitude de ce double une fois ivre. Il préférait rester à distance. Par précaution.

«Tu as vu comme il était mignon mon petit Alfred?»

Arthur hésita. Alfred, c'était le petit à la mèche? Celui très fort? «Oui. C'est ton fils non?

- Et t'as vu ce qu'il est devenu?» Il avala une gorgée de liquide rouge, dont une goutte coula sur son menton.

L'épéiste voyait très bien. Un adolescent insolent et arrogant. A qui des corrections bien méritées ne faisaient aucun effet. Ce sale gosse (qui avait pourtant son âge physique) s'en prenait à plus faible que lui par pure frustration. «C'est peut-être passager?»

L'autre éclata de rire, comme si c'était une bonne blague. Il but une nouvelle gorgée. Ses joues étaient bien rouges. «J'aimerais bien. Il est partit. Il m'a rejeté. J'ai tout donné pour lui, je lui ai tout apprit. C'était ma plus précieuse colonie. Et il m'a tourné le dos, me traitant de tyran.» Il jeta la bouteille vide contre le mur. Ses yeux brillaient à la fois à cause de l'alcool et des larmes contenues.

Le chevalier hésita. Il savait qu'il ne se souviendrait de rien une fois revenu à son époque, cependant savoir l'avenir ne le tentait pas vraiment. Et si quelque chose de produisait et qu'il s'en rappelait quand même? Il pourrait faire en sorte de changer le futur. Il savait que si la colère le guidait, il en serait capable. Et l'avenir changerait. Il ne fallait pas modifier le futur. Même si ça faisait bizarre de penser que son avenir était tout tracé. Il préférait n'en rien savoir, pour garder une impression de liberté. «Je vois...

- Non tu ne vois pas gamin. Tu ne sais pas quel effet àa fait d'être trahi de la sorte. De voir une personne à qui on a tout donné te tourner le dos, de rejeter, de traiter comme un ennemi. Lui qui m'appelait dad est passé du jour au lendemain à father, puis à Kirkland et Angleterre. Sa voix était si froide, il ne souriait plus.» De grosses larmes coulèrent sur les joues de l'empire et l'autre soupira. Son double était ivre. Il commençait à parler, sans vraiment le faire à lui. Il marmonnait plus pour lui-même. «Et dire qu'il était le fils parfait. La colonie parfaite. Il était une des sources de mon bonheur et...et...Il m'a rejeté, disant qu'il pouvait exister par lui-même.» Il se souvenait très bien de cette dispute, du coup de poing qui l'avait jeté au sol et de la fuite de la jeune nation. Il ne l'avait revu que sur le champs de bataille, dans un uniforme bleu, le regard chargé de froideur et de mépris pour lui.

«Je ne suis plus un enfant, ou ton petit frère ou ton fils...»

Il attrapa une nouvelle bouteille et gémit «Qu'est-ce que j'ai fait de travers au juste? Je me suis bien occupé de lui pourtant. Je le laissais parfois seul longtemps mais je devais m'occuper de mes autres colonies et je devais être dans mon pays aussi. Je ne pouvais pas rester avec lui tout le temps non plus.» Il déboucha le récipient et but quelques gorgées du liquide.

Le chevalier grimaça «Tu as peut-être consommé assez de vin non?

- C'est pas du vin, c'est du rhum gamin.

- Quand même, je ne suis pas certain que Britannia apprécierait que tu boives toutes ses bouteilles.

- C'est chez moi d'un certaine façon.» Grogna l'empire en s'essuyant la bouche de sa manche droite avant de rajouter «Et si l'emplumé me fait une crise, c'est qu'il est juste frustré. Il est devenu pathétique.»

Le chevalier arracha la bouteille des mains de son double plus âgé «Tu as trop bu. Tu es ivre. Et tu commence à dire des choses méchantes. Comme le pirate.

- Me...compare pas au pervers. C'est un démon. Et dire que lui...lui peut s'occuper de mon petit Alfred sans se faire rejeteeeeerrrr.» Il fondit en larmes, désespéré. «Lui peut lui faire des petits plats que notre fils mangeras avec le sourire, lui peut lui lire des histoires le soir, le câliner quand il fait un cauchemar...jouer avec lui. Moi je ne pourrais plus jamais faire ça.» Sanglota l'empire, se recroquevillant sur lui-même. Il ne détestait pas son double pirate, il était juste un peu jaloux de lui et de tout ce qu'il avait. Même si lui était plus puissant.

Le chevalier soupira «Il était trop vieux pour tout ça de toute façon. Il a mon âge. Et je suis prêt à la guerre et...

- Au mariage, j'avais bien compris. J'espère juste que mon bébé n'iras pas jusque là, il est trop jeuuunne.

- Donc tu ne considère comme trop jeune pour me marier.

- Non. Mais ce n'est pas pareil. Alfred est mon bébé, il est trop innocent. Il est si pur, je veux qu'il le reste. Mon petit trésor n'est pas prêt à être débauché.

- ….» Le plus jeune n'avait pas l'air convaincu. «Ne pleure pas, tu auras d'autres colonies non? Le monde est vaste...

- T'as raison, la terre est grande...en faisant un tour du monde, j'arriverais bien à trouver une colonie...une petite colonie que je pourrais adopter et élever et qui ne me trahira pas, elle.

- Un tour du monde?

- Bah oui, elle est ronde donc on peut faire le tour.» Il gloussa, toujours prît par l'alcool et vit que le visage de son jeune double était figé «Quuoooiii? Y a un problème gamin?

- La terre est... ronde?

- Bah oui...ho j'avais oublié, tu ne le sauras pas tout de suite normalement» Il éclata de rire devant la mine abasourdis du jeune chevalier. «Ronde, ronde...comme tes boules.»

Deux minutes plus tard, il s'écroulait, assommé par la bouteille de rhum cassée sur son crâne. Le liquide imbibait ses cheveux et ses vêtements et une forte odeur d'alcool flottait dans l'air. Il saignait un peu mais rien de grave. Un morceau de bouteille à la main, le chevalier était tout rouge, tremblant. «Tu es exactement comme le pirate. Tu n'as pas autant changé que ça!»


Il tourna les talons et boita jusqu'en haut. Il avisa le rebelle qui lui lança un regard noir, s'agitant sur sa chaise «Je crois que ce n'est pas une bonne idée de te libérer, l'empire est ivre. Il risque d'être de très mauvaise humeur et de n'avoir aucune patience.

- Justement s'il est ivre, j'aurais une chance de le battre.

- Non. Tu es trop faible.» Répliqua sèchement l'archer, fronçant les sourcils. «Je peux te battre sans aucun problème, alors un moi plus ancien? Il t'humiliera comme jamais.» Il avisa le visage marqué un bleu autour de l'œil. «C'est déjà fait apparemment...pour que ton père te frappe, tu as du aller loin quand même non?» Railla-t-il dans un sourire narquois et provocateur.

Alfred rougit et cracha «Tu vas devenir un faible pleurnichard incapable. Il était tellement pitoyable qu'il m'envoyait des lettres, certainement pour me supplier de rentrer, que je n'ouvrais jamais. Il a même tenté d'adjoindre de la nourriture pour me faire ouvrir le paquet. Un rien pathétique n'est-ce pas?» ajouta-t-il d'un ton moqueur.

Le chevalier serra les lèvres. Il comprenait pourquoi son double s'enivrait. Si son enfant était devenu si ingrat et indifférent. Mais le pirate avait-il plaisanté en disant que les jumeaux étaient ses enfants et ceux de Francis? Ils ressemblaient au français mais pas du tout à son double. Peut-être le flibustier avait-il adopté les enfants de son rival. Oui, c'était plus probablement ça. Transformer son rival en fille et le mettre enceinte était top dangereux au niveau de la magie. «Et? Tu es juste cruel et sans-coeur.

Non. Je me préoccupe de mon peuple avant tout. Et Arthur refusait de le voir, me traitait mal et me chargeait de taxes.» Cracha l'adolescent en pleine révolte.

«Tu réalise que si je me souviens de ça en revenant à mon époque, je pourrais changer le futur et que tu resteras ma colonie toute ton existence?

- Jamais! Même si tu fais ça, je me libérerais un jour et je te ferais la tête au carré.

- Vraiment? Même si je t'élève pour obéir?» Ricana le chevalier d'une voix sombre et terrifiante, s'avançant lentement vers le rebelle, une aura sombre apparaissant autour de lui, et un sourire cruel ourlant ses lèvres. «Tu ne seras qu'un esclave, dressé à obéir à mes ordres, incapable de prendre la moindre décision par lui-même...» il éclata d'un rire diabolique.

Alfred poussa un petit cri de peur quand l'autre se pencha sur lui, son sourire devenant dément. Il tenta de reculer, bondissant presque sur place et sa chaise bascula, le faisant tomber au sol.

Arthur éclata de rire, ravi de son tour. Le gamin l'avait bien mérité et ce genre de punition était toujours bien amusante à faire.

«Et tu seras sage maintenant?»

Un hochement de tête lui répondit. Le jeune garçon était pâle et tremblant devant ce qu'il qualifiait intérieurement de démon. Son ancien tuteur était donc si horrible dans l'âge sombre? Il comprenait que Francis lui ait dit qu'il était dangereux à l'époque. Il avait déclenché une guerre et n'en avait pas démordu pendant 100 ans après tout!

«Bon Garçon.» susurra l'anglais, ses traits se détendant immédiatement. «Si on te libère, j'attends que tu sois doux comme un petit agneau.»


Britannia Angel se réveilla à ce moment-là et s'étira «Tout va bien gamin? Tu t'amuse à traumatiser le petit rebelle? Il a besoin qu'on le secoue un peu. C'est bien.» Il baissa des yeux indifférent sur l'américain «Qu'est-ce que tu as encore fait? Tu provoque quelqu'un qui peut te mettre une raclée sans aucun soucis? Serais-tu masochiste?»

Alfred fit un «Humpf» boudeur et détourna la tête, refusant de répondre à une telle provocation.

L'adulte ricana et se tourna vers son double «Tu es allé voir ce que faisaient les trois autres?

- Oui. L'Empire est bourré et dit des choses étranges, je l'ai assommé.» Marmonna le chevalier, les joues rouges et les bras croisés. «Il devenait méchant.» Et un peu pervers, mais c'était un détail.

L'autre soupira et marmonna «D'accord, je vais m'en charger. Tu sais où sont les deux pirates sinon?»

Le plus jeune cligna des yeux. Il réfléchit quelques instants. Et rougit jusqu'aux oreilles «Peut-être sont-ils occupés?» Sa voix tremblait un peu et il était horriblement gêné à l'idée de son lui plus vieux et d'un plus vieux Francis, nus et enlacés dans le même lit. Il avait beau fantasmé sur son rival, les images mentales le dérangeaient beaucoup.

Arthur rougit légèrement et fit «Je vais les arrêter moi.

Mais...pourquoi?» Il pencha la tête de côté «Tu es jaloux?

- NON!» Non il n'était pas jaloux, juste un peu frustré. Pourquoi le pirate pourrait avoir son français pour lui tout seul et faire ce qu'il voulait avec lui alors que les autres non? Ce n'était pas juste! Quand tout serait fini, Francis allait prendre cher. Il n'allait plus pouvoir s'asseoir pendant quelques jours! Il faudrait utiliser la magie pour faire passer la douleur!

L'archer grimaça «Tu es effrayant quand tu souris comme ça.»

Britannia haussa les épaules et monta à l'étage. Il alla à grands pas vers la chambre des deux loups de mer et ouvrit la porte brusquement. Rien. Il cligna des yeux et alla vers la salle de bain. Elle était vide. D'accord. Il alla voir au grenier et ne vit rien non plus. Il grimaça. Où étaient-ils? Se grattant la tête, il redescendit et se dirigea vers la cave.

«Ils n'y sont pas, il y a juste l'empire.

Je veux vérifier quelque chose avant de m'occuper de l'ivrogne!» il dévala les marches et entra en coup de vent dans la salle de magie qu'il trouva vide mais il y avait un pentacle au centre. Il ouvrit de grands yeux surpris.

«Fuck! Ils ont utilisé la magie pour aller quelque part.»

Il attrapa le portable de France et envoya un message à son double «Pirates disparus. Je fais quoi?»

Il se pencha pour analyser le pentacle et lut les inscriptions avec attention, cherchant un indice pour savoir la destination des deux flibustiers. Il était inquiet. S'ils s'étaient trompés? Ils pouvaient attérir n'importe où, dans un monde qu'ils ne connaissaient plus. Quelles catastrophes pouvaient-il faire en peu de temps?


Arthur était retourné à son siège en réunion et tentait de suivre en prenant des notes. Matt s'était levé et parlait à la place de son frère, tenant le brouillon de l'américain à la main, grimaçant parfois devant les ratures. Arthur lui avait assuré que c'était juste un brouillon et qu'il écrivait bien mieux en temps normal. En tout cas, le canadien lisait très bien l'écriture de l'américain. Son frère ne devait pas être un méticuleux non plus.

Son portable vibra alors. Soupirant il décrocha, ignorant le regard noir de son frère (sa sœur pour le moment) sur lui et lut le message. Il se figea. Jura dans sa barbe (même s'il n'en avait pas), profitant qu'il n'y avait personne à côté de lui (Alfred n'étant pas là et Francis non plus).

Il tapa rapidement «Tu es certain? Ils ne sont pas en train de vider la cave? Ou en train de faire des choses pas nettes quelque part?»

Il garda les yeux rivés sur l'écran ,écoutant le discours d'un oreille distraite, tapant du pied par terre, angoissé.

La réponse arriva alors «J'ai regardé partout. C'est l'Empire qui était en train de vider la cave, même si le petit l'a assommé. Non les pirates ont quittés la maison! Par la magie. Il y a un pentacle de téléportation dans la salle de magie.»

Arthur jura à nouveau à voix basse, crispant ses doigts sur l'appareil, une sueur froide coulant dans son dos. Des milliers de questions tournaient dans sa tête, et il sentait son souffle s'accélérer. C'était bien l'inquiétude qui lui manquait. Qu'est-ce qui était passé par la tête de ces deux là? Il tapa rapidement une réponse «Ne panique pas. La destination est dans la formule inscrite dans le pentacle. On l'a souvent fait ce truc.» Il s'obligea à poser son portable et à prendre quelques notes, la tête pleine de questions et d'angoisses. Il se détendit après quelques instants et guetta la réponse, trépignant un peu d'impatience.

Ils savaient pourtant qu'ils ne devaient pas quitter la maison.

Qu'ont-ils fait?

Où sont-ils?

Il s'obligea à respirer calmement, à se calmer. Rien ne grave ne pouvait arriver. Sauf que ces deux-là pouvaient se retrouver en pleine ville, devant des inconnus. Et ils n'étaient pas de cette époque, on les prendrait pour des fous...comment ferait-il alors pour les récupérer? Cela causerait un grand trouble, il se voyait très mal expliquer le problème à son boss et à sa reine...non il ne voulait même pas imaginer la chose.

Enfin le portable vibra et il lut aussitôt le message «Il y a Cymru dans la formule.»

Arthur sentit ses nerfs s'apaiser. Carwyn. Ils étaient chez le gallois. Il eut pitié de son frère, la vengeance d'un pirate allait s'abattre sur lui sans aucune pitié, et ce serait terrible. Son double flibustier pouvait se montrer sadique et sans scrupule. A l'époque ses rapports avec ses frères n'étaient vraiment pas bons. Heureusement Francis était avec lui, il le retiendrait dans le pire des cas. Enfin il l'espérait. Peut-être que le français avait envie de s'amuser lui-aussi.

Courage, la réunion est bientôt fini pour aujourd'hui.

Dans trois heures je pourrais rentrer.

Et arranger tout ça.

Heureusement demain c'était le week-end et il n'y aurait pas d'autres journée de réunion avant Lundi. Il pourrait s'occuper des problèmes de dédoublement et pourrait sûrement tout régler d'ici là sinon il faudrait encore entretenir l'illusion et trouver des excuses valables pour l'absence des nations française et américaine. Il faudrait réellement trouver une solution valable d'ici là. Et vite.

Il prit une inspiration et tapa rapidement «Panique pas. S'ils reviennent pas d'ici une heure, va les chercher.» Il espérait que les deux fautifs reviendrait d'eux même. Sinon ça serait difficile de les ramener. Son double n'avait aucune autorité et le pirate allait lui rire au nez s'il lui donnait un ordre.

Dans le pire des cas, le frangin allait en prendre plein la tête...face à une invasion d'anglais, il allait faire une crise de panique.

...Sa maison allait être ravagée.

Oui il eut réellement pitié de son grand frère.

Il tapa «Courage, tout ira bien...» Et posa le portable sur la table, remarquant que le canadien s'était rassis. Et il n'avait rien écouté. Il retint un nouveau juron et se rappela ensuite qu'il pourrait toujours lire le brouillon. Prenant un stylo de la main droite, il rangea son portable dans sa poche de la main gauche, afin de ne plus être dérangé.


Pendant ce temps, dans une cave obscure, deux silhouette apparurent, enlacées. Arthur détacha ses lèvres de celles de son amant en riant «Tu vois ça a été rapide. A peine disparu on est réapparu chez mon idiot de frère. Ça a été immédiat.» Il murmura une formule et une boule de lumière apparut entre ses mains, avant de s'élever dans les airs, éclairant la pièce. Il observa les choses autour d'eux. C'était apparemment la cave. Des objets étaient entassés ici et là, ainsi que des cartons. Souriant d'un air démoniaque, le pirate se frotta les mains, impatient de passer à l'action.

«Tu es un fourbe.» siffla Francis en rajustant sa veste, frustré de s'être fait avoir alors qu'il voulait retenir son cher et tendre anglais. Celui-ci l'avait enlacé avec douceur et lui avait chuchoté quelques mots doux avant de l'embrasser. Et puis il y avait eu un éclair de lumière. Et ils se retrouvaient ici.

Arthur eut un sourire ravi «Dis toi que on aura vite fini et qu'on va s'amuser tous les deux...»

Le français eut une moue agacée «Si ton double ne nous fait pas une crise parce que nous aurons disparu...

- Il n'aura pas le temps de s'en rendre compte. Il dormait quand on est descendu.

- Et s'il se réveille entre temps?

- Je vois pas où est le problème. Je ne pique pas de crise, je ne pleurniche pas. Lui non plus.» Il haussa les épaules, refusant d'avouer que l'idée de ses doubles paniqués l'amusait follement. «Allons y et capturons le p'tit mouton.» il se tourna vers la porte et demanda à son lapin magique d'ouvrir depuis l'autre côté. Un bruit de verrou se fit entendre et la porte s'ouvrit.

Francis soupira et emboîta le pas à Arthur. Celui-ci sifflotait un air marin, mains dans les poches, trouvant la situation terriblement amusante. «Il ne va pas se laisser faire. Il est plus vieux que toi et plus expérimenté.

- Tu sous-entends que je suis faible?» Grogna l'anglais en plongeant un regard sévère dans celui de son amant, fronçant les sourcils.

«Non. Je dis juste que tu te lance sans rien savoir sur ta proie.

- Je connais celui de mon époque, celui-là ne doit pas être différent.» Il avait en tête quelques sorts à lancer sur son aîné si celui-ci faisait mine de se défendre. Il se tourna vers un joli vase et eut un rictus, le faisant tomber par terre. Le bruit retentit dans toute la maison.

Arthur se posta en bas de l'escalier, mains sur les hanches, un terrible sourire aux lèvres.

Une voix résonna alors à l'étage «Qui est-là?»

L'anglais ricana à voix basse, ses yeux brillants d'impatience. Une silhouette apparut en haut de l'escalier. Carwyn se figea en voyant son frère. Le Pirate. Avec un sourire de dément. Qui l'attendait de pied ferme. Un juron lui échappa et il battit en retraite. Hors de question de rester dans les environs de son frère quand il était en mode loup de mer. Il était terrible, agressif, sadique.

«Tu ne m'échappera pas!»

Il referma la porte de son bureau derrière lui et tourna la clé, son cœur battant à cent à l'heure.

Leur sort avait mal marché?

On se retrouvait avec le pirate?

Comment celui-ci avait pu rester aussi calme à cette époque? Il tira son portable et tapa à son frère un rapide «Arthur est là? Il n'a rien?»

La réponse ne se fit pas attendre «Cette sale tête de paillasson est là et agit en parfait crétin, comme toujours. Pourquoi?»

Le gallois grimaça «Pour rien, je me demandais si le sort ne l'avait pas touché pour qu'il soit si hargneux.» Un coup à la porte le fit sursauter. Il entendit la voix de son petit frère qui chantonnait avec entrain derrière la paroi de bois.

«Carwyyyynnn. Tu ne m'échapperas pas.»

Il déglutit et hésita à dire à son frère la raison de sa question. Écosse pourrait venir, c'est vrai mais vu son petit soucis, serait-il de taille face à un pirate enragé? Probablement pas. Et le flibustier allait en profiter pour se venger. Et Irlande était en réunion. Il jura.

«Tu es très mignon avec cette paire d'oreilles d'âne.» susurra l'anglais, tapotant le bois de la porte, en rythme avec sa petite chanson. «Allez sois pas têtu comme une mule et ouvre la pooorrrtee.»

Cymru eut un frisson et répliqua «Non!» Et il attrapa un fusain, traçant un pentacle rapide sur la porte, la renforçant par cette petite formule. La lueur bleue dut se voir de l'autre côté car il y eut un silence.

«Tu veux jouer à ça? Tu ouvriras la porte par toi même frérot.»

Il en doutait. «Tu n'as qu'à essayer petit voyou.»

Il y eut un long silence et un fracas se fit entendre à l'autre bout du couloir. Carwyn se figea. Non il n'allait pas tout casser chez lui quand même non? Inquiet, il tendit l'oreille et sentit son cœur battre plus fort quand il entendit son frère chanter une chanson paillarde, en renversant pas mal de choses en même temps. Il grimaça et prit son portable «Y a un pirate agressif chez moi, je fais quoi? Il va tout casser dans la maison» alors qu'il allait envoyer le message, son portable s'éteignit. Il cligna des yeux et se rendit compte qu'il ne l'avait pas rechargé ce matin. «Fuck!»

Il n'avait plus de moyen d'appeler au secours. Posant son téléphone inutile sur le bureau, il tenta de se calmer. Il ne risquait rien dans son bureau. Absolument rien.

Il entendit du bruit venant de la cuisine. Il pensa aux deux bouteilles d'alcool, une de vin et une de whisky, qu'il avait mises au frais. Elles allaient être bu par son frère. Dire qu'elles lui avaient coûté cher! Il serra les poings.

Arthur allait tout détruire chez lui. Il allait en avoir pour une fortune à tout réparer. Il pourrait toujours prétendre avoir été victime de voyous. Oui. Surtout si son frère cassait un ou deux carreaux. Se prenant la tête dans une main, il soupira. «Je ne sais pas ce qui est allé de travers mais ça a foiré...» Ça n'avait pas touché Alfred, Matthew et Francis. Ça avait touché Arthur. Et avait fait ressortir le pire de lui-même, comme prévu.

C'était les trois autres qui devaient être touchés, et transformer le quotidien de l'anglais en enfer pour le faire craquer et supplier ses aînés de l'aider à régler le problème. D'ailleurs il entendait deux voix. Deux. Il y en avait un autre. Une sueur froide coula dans son dos. Lequel était le pire actuellement? Qui était l'autre d'ailleurs? Qu'est-ce qui pouvait être pire que le pirate au juste?

Un fracas terrible se fit entendre, comme quelque chose qui tombe.

«Noonnn»gémit-il en se prenant la tête dans les mains.

Ça, c'était sa bibliothèque vu d'où venait le bruit.

Ses livres si parfaitement rangés. Arthur n'avait pas intérêt à avoir touché aux vieux, aux anciens.

«NON! TU NE TOUCHE PAS A CEUX-LA!» cria une voix, venant du même lieu.

Carwyn rouvrit les yeux «Francis?» C'était lui l'autre. Et il aidait le pirate? Il ne savait pas son en quelque sorte beau-frère si rancunier. Enfin...pas à ce point-là. Enfin...si mais il ne laisserait pas un voyou détruire la maison de quelqu'un. Non? A moins que il est été victime du sort lui-aussi et dans ce cas...Il en eut une sueur froide et déglutit, étouffant un nouveau juron. Il posa les yeux sur son téléphone fixe.

Appeler la police? Mauvaise idée. C'était trop dangereux.

Appeler Écosse? Il n'était pas chez lui et il ne connaissait pas par cœur son numéro de portable (et son carnet d'adresse était en bas).

Qui pourrait-il appeler? Toutes les nations étaient à cette réunion.

Un nouveau fracas le fit sursauter. Sa maison allait être dans un état...il eut un frisson d'horreur. Il allait peut-être devoir racheter des choses. Il n'avait pas tant d'argent que ça.

«Arthur, quand tout sera rentré dans l'ordre, tu as intérêt à me rembourses les dégâts.»


Britannia en eut assez. Il n'allait pas attendre pendant que les deux autres faisaient n'importe quoi chez le gallois. Et puis il ne voyait pas ce qu'ils étaient allé faire là-bas également. Se venger? Ce serait sans doute drôle mais quand même. Sans prévenir, comme ça. Il ordonna au chevalier de garder tout ce petit monde et de laisser l'empire dessoûler et partit, sous le regard terrorisé du jeune archer. Il entra dans le pentacle et l'activa, marmonnant des menaces en l'air.

Il arriva chez son frère et sortit de la cave pour se figer. Il régnait un désordre incroyable. Son double avait fait fort. Il appela «Hé, les pirates, revenez ici tout de suite.»

Francis arriva «Enfin...je ne savais pas comment le calmer.» Il désigna l'étage «C'est pire là-haut, il renverse tous les meubles.» Il ne cassait rien de fragile mais le gallois allait en avoir pour des heures à remettre de l'ordre dans sa maison après le passage du jeune pirate. Celui-ci eut un rire diabolique qui s'entendit dans toute la demeure. Il semblait bien s'amuser à semer le chaos.

Le magicien haussa un sourcil étonné «Qu'est-ce qu'il veut faire au juste?» Même si pourrir la vie de son aîné était amusant et qu'il ne voyait aucun problème à saccager sa maison, il se demandait quel était le but de son double.

Le français eut un petit rire, passant la main dans ses cheveux blonds «Capturer et torturer son frère pour savoir les formules incrustées dans le cristal.» Il n'en voyait pas l'utilité, persuadé que les Arthur, tous ensemble, y seraient arrivés sans aucun soucis. «Ou peut-être veut-il juste lui empoisonner la vie?

- On pouvait très bien y arriver tout seuls.» Souffla l'ange, cherchant son double des yeux. Il le vit dévalant l'escalier, une bouteille presque vide à la main. «Te voilà! Qu'est-ce qui t'as pris de partir comme ça, espèce d'inconscient!

- Tu fais quoi ici?» Gloussa le pirate, buvant une gorgée, pas du tout ivre. Il jeta le récipient vide contre le mur où il se brisa, laissant un peu de liquide sur son passage. «Je m'amusais bien moi...

- Je vais vous ramener.» fit Britannia, en prenant le poignet de son double qui grimaça «On n'a qu'à voler quelques grimoires de magie. Il n'osera pas les réclamer.» Il eut un sourire mauvais et fit, d'un ton terrible «Ramener Carwyn à la maison aurait été une mauvaise idée, avec le bouclier et tout ça..

- Ha oui c'est vrai, j'avais oublié.» Grogna le pirate, se frottant la tête. Il passa devant son double et alla vers la cave «Allons y alors. Allons piller ses trucs de magie!» il gloussa et redescendit, en chantant une chanson paillarde.

Les deux autres eurent un petit rire amusé. Arthur leva les yeux vers le haut de l'escalier «Je me demande...

Il s'est enfermé quelque part. Il voulait le faire sortir en cassant et renversant tout.» expliqua le français, rajustant son tricorne, un peu soulagé de la venue du double de son amant qui commençait à faire n'importe quoi et qui aurait sans doute fini ivre. Et qui aurait été difficile à ramener.

Le magicien eut un éclat de rire, imaginant très bien la scène «Et ses oreilles d'âne lui vont bien?

Il est très mignon.» ricana l'autre. Il n'avait pas vraiment eu le temps de voir mais le peu qu'il avait aperçu l'avait bien fait rire. Ce qu'il avait entendu aussi. Surtout le cri aigu poussé par le gallois. Et Arthur était tellement séduisant quand il se montrait sadique comme ça.

L'anglais aurait voulu tester le lit mais Francis avait refusé tout net, mal à l'aise à l'idée. Il avait quand même du respect pour le frère de son amant et ne voulait pas faire ça. Quoique donner des cauchemars au gallois aurait été amusant. Arthur avait d'ailleurs écris sur le mur, avec un morceau de charbon que le lit avait été délicieusement confortable et que France et lui s'étaient fait un plaisir de l'essayer. Il imaginait la tête du châtain quand il lirait ceci.

Il emboîta le pas à Britannia qui descendait à la cave. Le pirate fouillait déjà dans les étagères et les coffres, entassant des choses au milieu de la pièce. «Ça, ça et ça aussi...

- Ne prends pas tout. Il va venir les récupérer sinon.

- J'aimerais bien le voir essayer.» ricana le plus jeune, sournois. Il se frotta les mains «Voilà, j'ai pris les choses les plus intéressantes.» Il regarda les choses volées avec un air satisfait, mains sur les hanches.

Britannia hocha la tête et marmonna «Il faut faire le pentacle de retour maintenant.» Il prit une craie et se mit au travail sous le regard des deux autres.

Francis, un peu perdu au milieu de toutes ces manipulations magiques, demanda, incertain:«Tu es certain qu'il ne pourra pas l'utiliser aussi?»

Les deux anglais fixèrent le français avec le même rictus démoniaque. «Aucun risque. Il le regrettera s'il le fait...» Gloussa le pirate d'un ton terrible.

Britannia se releva et s'épousseta. «Une seconde.» Il partit, montant à l'étage. Il s'approcha du bureau de son frère et frappa à la porte «Petit moulet (mouton aux oreilles de mulet)? M'entends tu?

- Va-t'en sale gosse.» répliqua le gallois, exaspéré par l'attitude de son frère pirate. Il ne s'était pas rendu compte de la substitution.

Il eut un petit rire satisfait «Hahaha...» il prit l'accent du pirate et reprit «J'ai décoré ta maison à ma façon. Elle est bien mieux comme ça mon très cher frère.

- Voyou, pilleur. Je ne sais pas ce qui me retient de te flanquer une fessée.

- La trouille? Le fait que tu sois une de mes régions désormais?

- Je te hais.» cracha le châtain, plein à l'abri derrière la porte renforcé. Il espérait que l'autre allait partir ou il était mal barré. Il ne pourrait pas tenir longtemps, le sort finirait pas se dissiper. Et si l'anglais se décider à passer au niveau supérieur également.

Britannia repensa au message sur le mur de la chambre et gloussa «Je m'en vais puisque c'est ainsi.

- C'est ça, fous le camps! Va assouvir tes pulsions sur quelqu'un d'autre.

- Je voulais juste te dire...ton lit était très confortable.» Il avait prit un ton gouailleur pour dire ces mots. Et tourna les talons, imaginant très bien la tête de son aîné qui allait se faire des films avec ces paroles.

Il rejoignit les deux pirates qui avaient ramassé les grimoires et l'objet magique. Son double lui lança un regard suppliant «On ne peut pas brûler la maison?

- Non!

- Pfff!» Râla le pirate, boudeur.


A Suivre


Pour ne pas se perdre, je fais ici la liste des personnages.

Chibi!France (6/7 ans physique)

Pirate Francis (20 ans physique)

Chibi Alfred (3/4 ans physique)

2P!Colonial!Alexander (6 ans physique)

Révolutionnaire!Alfred (15/16 ans physique)

Chibi!Matthieu (3/4 ans physique)

2P!Canada (19 ans physique)

Et les doubles de Arthur, toujours les mêmes:

Chibi!Arthur (5 ans physique)

Chevalier!Arthur (15 ans physique)

Pirate!Arthur (18 ans physique)

Empire!Arthur (20 ans physique)

Sorcier!Arthur et Britannia Angel (23 ans physique)