Donna sortait d'un restaurant, un gobelet de café fumant à la main. Tandis qu'elle entamait sa marche dans la rue, on pouvait voir à son visage qu'elle était troublée. Elle semblait si perdu dans ses pensées qu'elle n'avait même pas remarqué l'agitation autour d'elle. Il fallu qu'un homme lui rentre dedans, la faisant faire tomber son gobelet pour qu'elle réalise pourquoi tout le monde semblait paniqué : devant elle, un grand attroupement avait lieu. Il y avait énormément de poussière dans l'air et Donna remarqua qu'il manquait quelques choses dans le paysage de forêt de building.

- Oh non... Il y a eut un attentat?! s'exclama-t-elle, tout en commençant à s'affoler.

Donna se précipita vers la foule : elle se souvenait qu'en 2001, elle avait eut peur malgré la distance qui séparait New York de Londres. Et aujourd'hui, cela s'était passé dans sa ville. Elle se fraya un chemin pour arriver juste derrière les barrières de police où elle eut juste le temps de voir un vaisseau spatial disparaître dans un éclat blanc que personne ne semblait avoir remarqué à part elle. Intriguée, elle décida de quitter l'attroupement pour voir la scène d'un autre point de vue mais c'était inutile : la police avait bloqué toutes les rues alentours. Alors qu'elle s'apprêtait à partir, Donna entendit soudain quelqu'un l'appelait : une jeune femme suivit par un homme assez séduisant.

- Martha! Ça alors, quelle bonne surprise! s'exclama Donna tout en l'enlaça avant de remarquer l'homme derrière. Et... qui est ce monsieur?

- Capitaine Jack Harkness! Pour vous servir mademoiselle! répondit-il en faisant la salut militaire.

Martha dévisagea Jack qui soupira tandis que Donna restait sous le charme. Martha se tourna finalement vers elle en lui souriant.

- Vue votre présence ici, je suppose que c'est le docteur qui a fait "tout ça"?

- Fait quoi? répondit légèrement Donna qui regardait toujours Jack.

- ...L'immeuble. Le vaisseau spatial qui a disparu. répondit Martha tout en tentant de capter son intention.

- Ah! Ça! Eh bien non, ce n'est pas le docteur. Enfin, je ne crois pas...

- Vous n'étiez pas avec lui? demanda Jack.

- Non, mon grand père vient de fêter son anniversaire et j'étais invité. Et puis...

Donna allait continuer sa phrase mais s'arrêta et regarda Martha qui baissa la tête.

- Il ne s'en ait pas remit et vous a demandez de partir?

- Non pas du tout! Enfin, presque : il était complètement déprimé et voulait rester seul tout le temps. Bien entendu, je restais quand même mais, pour une fois, je me suis dit que le laissé tranquille au moins quelques jours ne lui ferait pas de mal. Il m'a promit qu'il viendrait me chercher demain soir de toute manière.

- Et bien sur, je suis le seul ici à ne pas savoir ce qu'il se passe. J'ai une tête à m'appeler Mickey?! s'exclama Jack.

- Je vous expliquerais tout après Jack. dit Martha avant de se tourner vers Donna. Alors, vous ne savez pas qui a empêché l'invasion extra-terrestre?

- Je pensais que c'était Torchwood, ou UNIT.

- Non, justement. répondit Jack. Personne ne sait : on a pas détecté le TARDIS.

Soudain, le talkie-walkie de Martha sonna. Celle-ci décrocha.

- Martha Jones, j'écoute.

- Mademoiselle Jones, on a détecté une énergie extraterrestre inconnue juste derrière l'immeuble. Vous devez allez voir sur-le-champ, je vous envoie les coordonnés sur votre smartphone.

- Compris. Terminé. déclara Martha avant de couper. Vue les circonstances, souhaitez-vous nous accompagnez Donna? À moins que vous ayez quelques choses de prévue...

- Même s'il y avait une vente flash au centre commercial, je viendrais évidemment!

Martha sortie alors son téléphone portable où était indiqué la rue et avança, suivit par Jack et Donna qui commençait à faire connaissance, au grand désespoir de l'étudiante en médecine.

Au même moment, le Docteur était accoudé sur les haut rebords d'une grande fenêtre avec vue sur l'espace. On pouvait voir que le TARDIS était juste derrière lui, afin de créer une bulle de protection pour qu'il respire. Il semblait être dans un satellite désaffecté, ou plus précisément ce qu'il restait de la base des Sontariens, détruite lors de la bataille contre A.T.M.O.S. qu'il avait mené juste avant d'aller en 6012. Il ne put s'empêcher de se remémorer toutes les personnes mortes durant ce conflit, ainsi que celles qui ont données leurs vies pour lui avant : Katarina, Adric, Kamelion, Astrid, sa famille et tout ceux qu'il n'a pas réussi à sauver. Il laissa tomber sa tête sur ses bras et pleura de nouveau, dans le plus grand silence. Après quelques secondes, il fut prit d'une violente migraine qui le tortura pendant quelques secondes. Tandis qu'il se tenait la tête, il grimaça puis recula en se tenant la main : la petite cicatrice qu'il avait à cause de la machine à clonage brillait, comme si elle se régénérait, sauf qu'elle scintillait d'une lueur rouge. Le docteur posa son autre main dessus afin de la guérir complètement puis resta perplexe : il se demandait pourquoi son énergie avait prit une couleur écarlate. Mais sa réflexion s'interrompit rapidement. Après tout, cela l'importait peu : il avait dû halluciner à cause de sa migraine soudaine, il avait suffisamment de problèmes pour s'intéresser à ça. Alors qu'il essayait de se détendre, une voix résonna dans tout le satellite. Un bruit de robot se fit entendre puis une lumière bleu apparue derrière lui : c'était un dalek.

- Une fois de plus, vous vous retrouvez seul docteur. dit-il.

Le docteur se retourna en sursaut : le dalek avait disparu. Il regarda à droite et à gauche, sans comprendre ce qu'il venait de se passer, puis le dalek réapparu derrière lui.

- Ils vous ont tous abandonné. Ils ont donnés leurs vies pour vous, pour rien.

Le docteur se retourna une nouvelle fois mais il avait encore disparu. Paniqué, il sortit son tournevis sonique et l'activa pour analyser les environs, en vain. Le dalek apparue aux côtés du TARDIS et s'avança vers le docteur qui était dos à lui.

- Vous répétez sans cesse que nous sommes des meurtriers pour vous donnez bonne conscience, mais vous causez la mort de bien plus de personnes.

- ...C'est faux, tu mens... murmura le docteur, toujours de dos au dalek.

- Objection. Vous agissez par lâcheté. Vous forgez vos enfants du temps en leurs faisant croire qu'ils auront une vie meilleure puis vous les envoyez se battre à votre place. Vous leurs mentez sur l'affection que vous leur portez puis vous leur brisez le coeur.

- ...Tais-toi...

- Contrairement à vous, les daleks restent solidaire, ils changent l'histoire pour le bien-être de leurs communautés ainsi que leurs alliés. Ils affrontent la mort dans les yeux et ne mentent jamais. Contrairement aux daleks, vous n'êtes qu'un lâche.

- Je t'ai dis de te taire! hurla le docteur en se retournant.

L'écho de son cri résonna pendant plusieurs seconde à travers tout le satellite. Le dalek, quand à lui avait disparu. Cependant, le docteur n'avait pas l'air d'en prendre compte. Il rangea son tournevis sonique et commença à crier dans le vide, autour de lui.

- Je t'interdis de me comparer à toi! Tu n'es qu'un monstre, un exterminateur sans merci! Tandis que moi, je suis réel! Je suis...

Il ne finit pas sa phrase, ne trouvant pas ses mots. Excédé, il commença à avancer droit devant lui, sans prêter attention aux restes d'armures de Sontariens gisant au sol qu'il frappait inconsciemment. Il se rappela de tout ses ennemis qu'il avait affronté, qui était responsable de toutes ses morts, qui avait détruit sa vie. Il se souvint des bruits des tirs lancés sans interruptions, des corps des victimes tombant au sol, des cris des enfants pleurants face à la mort, des explosions détruisant tout sur leurs passages et, surtout, des seigneurs du temps, et lui, qui regardaient la scène sans bouger, car telle le voulait la loi de Gallifrey : pas de guerre, pas d'intervention, juste du pacifisme et de l'observation, tant que ça nous touche pas notre peuple. Plus il se souvenait, plus sa colère montait : pourquoi n'avait-il pas intervenu? Pourquoi a-t-il continuait à suivre la règle malgré son exil? Pourquoi n'a-t-il pas empêché tout ces massacres? Pourquoi n'a-t-il pas réécrit l'histoire? Pourquoi n'a-t-il pas punit ceux qui le méritait? Pourquoi n'a-t-il pas utilisé d'armes? Pourquoi? Expliquez!

Le docteur s'arrêta subitement. Au fur et à mesure qu'il se posait des questions, la voix du dalek avait remplacé la sienne. Emporté par la colère, il utilisa son énergie de seigneur du temps pour lancer un puissant laser sur le dalek face à lui qui disparue avant même qu'il l'eut touché. Après s'être arrêté, le docteur s'écroula à genoux, la respiration haletante, en tentant de comprendre ce qu'il venait de faire. Il posa sa main sur son front et ferma les yeux pour essayer de se calmer.

- Mais qu'est-ce que j'ai?... murmura-t-il en tremblant. Comment ai-je pu penser ça?... Qu'est-ce qui ne va plus dans ma tête?!

Le docteur resta figée puis sa respiration se coupa : il entendit au fur et à mesure un bruit de battement. Quatre coups réguliers qui semblait s'approcher lentement de lui. Tandis que les bruits devenait de plus en plus fort, sa migraine le reprenait. Il se releva lentement tout en ayant une respiration plus profonde. Il regarda droit devant lui : on pouvait voir de la peur dans ses yeux.

- Les tambours... Non... Non, j'ai des hallucinations! Le dalek n'était pas réel! Les tambours non plus!

- Qui vous dit que ce sont les tambours que vous entendez, mon très cher Docteur? déclara une voix semblant surgir d'outre tombe.

- ...Oh non, je suis en train de devenir fou...

- Vous ne devenez pas fou docteur, vous changez pour devenir meilleur.

De l'énergie régénératrice commença à apparaître au niveau des mains du docteur, elle était une fois de plus de couleur rouge. Le docteur regarda le fluide écarlate : il semblait paralyser par la peur.

- ...Qu'est-ce qui m'arrive?...

- N'ayez craintes docteur, bientôt, vous obtiendrez tout ce que vous voulez...

L'énergie s'intensifia. Au moment où il allait se régénérer, le docteur eut la sensation de chuter et de tomber lourdement en arrière. Il se retrouva sur le dos, à l'endroit où il s'était accoudé précédemment. Il se releva et regarda le TARDIS d'un air grave. Tandis qu'il s'avançait pour y entrer, on pouvait voir que sa cicatrice à la main avait disparue.

Au même moment, le vaisseau de Jenny était en orbite autour de la Terre...