Chapitre 1 - Une vieille connaissance

« S'il vous plaît Docteur, vous nous avez promis une visite à Hawaï, insista Amy

- Oh Ponds, qu'est-ce que je ne ferai pas pour vous ? » soupira-t-il, en tirant un levier.

Le TARDIS fit une violente embardée.

« J'imagine qu'il n'y aura pas d'Hawaï aujourd'hui, devina Rory.

- Rory, Rory le Romain. Pourquoi es-tu si pessimiste ?

- Parce qu'on arrive à destination une fois sur trois. La dernière fois nous sommes arrivés à destination. Alors, selon les statistiques...

- Voyons. Regardez ce soleil, bienvenu... dit-il. Il s'arrêta aussitôt en ouvrant les portes.

- Sommes-nous à Hawaï ? demanda Amy, pleine d'enthousiasme.

- Euh, pas exactement. Bienvenue à Chiswick, Angleterre, » dit-il.

Ils eurent une mine désabusée.

« Restons positifs. Il y a une multitude d'activités à faire à Chiswick !

- Comme ? demanda Rory, sceptique.

- Manger des poissons panés et des frites. Désolé Amy, ce n'est pas encore le bon moment pour essayer ta nouvelle robe, admit le Docteur, en observant la pluie froide qui tombait en torrent.

- Zut. Amy, elle te rend tellement sexy, lui avoua Rory en la dévisageant, un peu rouge.

- Je pari que tu meurs d'envie de me la retirer, ricana-t-elle.

- Oh tu crois ? dit-il, en allant l'embrasser.

- Oh Ponds ! s'il vous plaît. Un peu de respect pour votre vieil ami le Docteur !

- Je vais aussi me changer, » décida Rory.

Tous deux gagnèrent leur chambre.

« Alors, est-ce qu'on s'en fait une petite vite ? suggéra langoureusement Amy.

- J'aimerais bien, mais le Docteur nous attend.

- Il peut attendre un peu.

- Amy, ne trouves-tu pas qu'on l'a assez... torturé hier ?

- C'est à lui de ne pas... écouter.

- Je ne crois pas que ce soit volontaire. »

Elle éclata de rire.

« PONDS ! hurla le Docteur.

- Faudrait se dépêcher, » conclurent-ils.

Ils rejoignirent le Docteur, une fois vêtus plus convenablement.

« Où sont les méchants extra-terrestres voulant détruire la Terre ? demanda Amy, une fois à l'extérieur.

- Pas de blague à ce sujet ! Pour le moment, je ne sais pas du tout pourquoi Sexy nous a amenés ici, » avoua-t-il.

.

Il tentait de leur cacher son inquiétude. Chiswick, pour lui, était synonyme de Donna Noble et il craignait qu'il lui soit arrivé quelque chose. Pour quelle autre raison le TARDIS aurait-il atterrit ici ? Lorsqu'il s'était régénéré, il avait enfermé et verrouillé la majorité de ses souvenirs la concernant, parce que c'était trop douloureux. Maintenant qu'il était de retour à cet endroit, il sentait ces souvenirs lui revenir. Il ne fallait pas. Il adorait les Ponds, mais Donna était irremplaçable. Comme Sarah Jane.

« Vous avez faim ? » demanda-t-il, à ses compagnons qui acquiescèrent.

Il les amena à ce café où jadis, il avait faillit craquer devant Wilfred. Cela ne lui plaisait pas du tout, mais il avait l'impression qu'il devait y aller. Il s'arrêta subitement devant l'entrée.

« Ponds, je vais avoir besoin de votre aide. Cet endroit est rempli de souvenirs douloureux pour moi.

- Nous sommes là Docteur, dit Amy

- Toujours, » approuva Rory.

Il prit une grande inspiration et entra. Ils choisirent une table près de la fenêtre et ouvrirent le menu. Du moins, les Ponds, car il avait l'estomac trop noué pour avaler quoi que ce soit.

Ils se commandèrent un repas léger, sauf le Docteur, qui se contenta d'un thé. Tandis qu'ils mangeaient, il promena son regard tout autour, observant la rare clientèle. Il aperçut Wilfred seul, à une table, terminant son café. Le nœud dans son estomac se noua davantage et il se dirigea vers les toilettes pour reprendre sa contenance. Une fois qu'il se fut ressaisi, il alla lui parler. Il devait lui parler avant qu'il ne parte.

.

Wilfred s'apprêtait à quitter le café, lorsqu'un jeune homme étrange s'approcha, l'appelant par son nom.

« Wilfred Mott.

- C'est moi. Que puis-je pour vous, jeune homme ?

- Je suis très heureux de vous revoir, Wilf, s'exclama le Docteur.

- Est-ce qu'on se connaît ?

- Je sais. Nouveau visage, nouvelle personnalité et tout, mais je ne vous ai jamais oublié. »

Les yeux du vieil homme s'illuminèrent.

« Docteur ?

- Oui c'est moi.

- Docteur, oh Docteur ! » dit-il, ému.

Le Docteur le serra contre lui.

« Oh ! Docteur. J'espérais tellement vous revoir avant de mourir !

- Ne dites pas ça Wilf, ça me rend triste.

- Comment allez-vous Docteur ? Est-ce que vous voyager seul ?

- Non. J'ai de nouveaux compagnons. Je vais vous les présenter. D'abord, comment va la petite famille ?

- Très bien, très bien. Sylvia est toujours la même. Donna et Shawn sont encore ensemble, et je vais bientôt avoir une arrière petite-fille !

- Vraiment !

- Eh oui!

- Que des filles hein ? Mes félicitations. J'espère qu'elle aura les cheveux de sa mère.

- Les cheveux je ne sais pas, mais elle aura sûrement son tempérament ! » rit Wilfred.

Le Docteur l'invita à le suivre à sa table et lui présenta ses nouveaux amis.

« Voici Amy et Rory Pond.

- Williams, » rectifia ce dernier.

Comme d'habitude, le Docteur ne tient pas compte de sa rectification.

« Amy, Rory, voici Wilfred Mott. Un ami que j'ai connu dans ma dernière incarnation.

- Enchanté jeunes gens, s'exclama-t-il, leur serrant la main avec enthousiasme.

- Dites-moi Monsieur Mott, est-ce qu'il avait d'aussi mauvais goûts vestimentaires à cette époque ? demanda Amy.

- Hé! Les nœuds pap c'est cool, Amelia Pond ! » répliqua le Docteur, vexé.

Wilfred ne répondit pas, mais rit timidement.

« Vous avez l'air d'aller beaucoup mieux que la dernière fois où je vous ai vu, Docteur. Ça fait plaisir à voir, avoua Wilfred.

- Merci. Je vais mieux.

- J'aimerai vous montrer quelque chose, Docteur. Si vous avez le temps, demanda Wilfred.

- Bien sûr. »

.

Après son thé, il accompagna ses amis au TARDIS et suivi Wilfred. Heureusement, Sylvia n'était pas là. Wilfred alla à sa chambre et revint avec quelque chose dans les mains.

« Je l'ai ramassé après... vous savez, » avoua-t-il.

Le Docteur fixa l'objet, interdit. C'était l'étoile à pointes blanches.

« Pourquoi ? finit-il par demander.

- Je, je n'en sais rien. Je ne me rappelle pas l'avoir ramassé d'ailleurs. C'est comme si parfois je n'étais pas seul dans ma tête. C'est sûrement la vieillesse, conclut-il, légèrement mal à l'aise.

- Je ne crois pas, Wilf. Vous savez, le TARDIS m'a amené ici. Parlez-moi de cette présence ?

- C'est lui. Le Maître. Il est toujours dans ma tête.

- Êtes-vous le seul à l'entendre ?

- Je crois. Personne ne m'a parlé de cela et ce n'est pas pareil.

- Que voulez-vous dire ?

- Je n'entends pas ce rire dément. Je ne le vois pas, Docteur. Je le sens à l'intérieur de ma tête.

- Il vous fait du mal ? s'inquiéta-t-il.

- Non. C'est ce qui est bizarre. Il est là, c'est tout.

- Il communique avec vous ?

- Non. Enfin, pas de façon consciente, je pense. Il... j'ai des rêves, des cauchemars terribles, Docteur. Je sais qu'ils ne m'appartiennent pas.

- Vous êtes certain qu'il ne vous a pas forcé à ramasser cette étoile ?

- Je pense que oui, en quelque sorte. Puisque je ne m'en rappelle pas. Il n'est pas toujours là, vous savez.

- Dites-moi exactement vos impressions, Wilfred. C'est très important.

- Je vois et ressens des choses étranges. Je ne sais pas s'il le fait volontairement, mais il partage ses pensées et ses émotions avec moi. Qu'en dites-vous, Docteur ?

- Je ne pense pas qu'il vous possède, mais pour une raison que j'ignore, il a établi un lien télépathique avec vous. Si vous voulez, je peux entrer dans votre tête et voir. Mais seulement si vous voulez. Ne vous sentez pas obligé.

- Allez-y, Docteur.

- D'abord, ce sera étrange et inconfortable. Ne luttez pas. S'il y des souvenirs que vous ne voulez pas que je vois, imaginez une porte. Je ne l'ouvrirai pas. C'est promis !»

Wilfred acquiesça.

.

Le Docteur posa ses doigts sur les tempes du vieil homme et ferma les yeux. L'envie de voir les souvenirs récents de Wilfred, concernant Donna était presque irrépressible, mais il ne fallait pas et il chercha plus loin. Il trouva le souvenir douloureux d'une prison Gallifreyenne. Il vit le visage de Rassilon et des images horribles et sanglantes qui, de toute évidence, n'appartenaient pas au vieil homme. Elles venaient de la guerre du temps. Il se détacha de Wilfred, bouleversé.

« Docteur ? » demanda Wilfred, inquiet.

Il cacha son visage dans ses mains et pris de longues et profondes inspirations pour se calmer.

- Je suis désolé Wilf. Ces souvenirs sont horribles. Vous n'avez pas à endurer cela.

- Ça va, Docteur. Je comprends. J'ai vécu la guerre moi aussi et je sais les horreurs qu'on y voit.

- Pourquoi est-ce qu'il vous montre cela ? Je sais qu'il est sadique et cruel, mais ça !

- Docteur, je ne crois pas qu'il le fasse de façon volontaire. Je n'aime pas prendre sa défense et j'aurai tant voulu que vous le détruisiez, mais cette fois...

- Comment savez-vous, Wilf, qu'il ne le fait pas par exprès ?

- Je ressens sa peur et sa douleur. Vous savez comme moi à quel point je déteste cet homme. Mais, ressentir ses émotions est bien pire que de voir les images de cette guerre. Je n'aime pas voir les gens souffrir. Même un psychopathe comme lui.

- Wilfred, j'aimerai vous demander un dernier service. Vous êtes libre de refuser. J'aimerais communiquer avec lui, à travers vous, pour connaître ses motivations. Je vais le forcer à venir dans votre tête. Vous sentirez sa présence.

- Je suis d'accord. Allez-y, Docteur. »

.

Le Docteur entra de nouveau dans la tête du vieil homme, et appela le Maître. Cela prit un certain temps avant qu'il se manifeste. Lorsqu'il le fit, ce fut foudroyant. Il le suppliait de le sortir de là, disant qu'il accepterait n'importe quoi plutôt que de rester là. Il espérait surtout pouvoir mourir en paix. Il n'y avait pas de mot pour décrire sa détresse et c'était plus que ce qu'il pouvait supporter.

Il s'était promis de ne plus jamais avoir de compassion pour ses ennemis. Trop d'innocents étaient morts à cause de sa maudite compassion pour les méchants. Cependant, il ne pouvait se résoudre à laisser Koschei souffrir pour l'éternité, aux mains de Rassilon. Le mieux serait de le libérer et de le tuer lui-même, et proprement. Pourrait-il le tuer ? Lorsqu'il coupa le lien avec Wilfred, il tremblait de tous ses membres, en état de choc. Il était incapable de penser correctement. Il sentit les mains chaudes et rassurantes de son ami autour de ses épaules.

« Docteur, nous ne pouvons pas le laisser là. N'est-ce pas ?

- C'est un monstre, Wilf.

- Je sais, mais personne ne mérite de souffrir ainsi.

- Il va encore vouloir dominer et détruire la Terre et l'humanité. »

La réponse de Wilfred l'étonna.

« Peut-être pas, Docteur. Il est de votre espèce. Si un humain peut changer, pourquoi pas un Seigneur du Temps ? Je l'ai vu vous sauver, ce jour-là.

- Oh, Wilf. J'aimerai vous donner raison. Je vous l'assure.

- Il a besoin de cette pierre et de cette arche dans le manoir. Ainsi que de l'alignement planétaire du 21 décembre 2012, expliqua Wilfred.

- Vous voulez vraiment le libérer ? Je peux comprendre. En le libérant, je vous libère également de ce lien. Allons-y, conclut le Docteur, d'un faible sourire.

- Mais, nous ne sommes pas le 21 décembre 2012.

- Wilf, auriez-vous oublié un petit détail ?

- Non, le TARDIS voyage dans le temps. Est-ce que c'est plus propre maintenant ?

- Wilfred Mott!

- Désolé, je posais juste la question. »

.

Ils regagnèrent le TARDIS. Heureusement, les Ponds ne faisaient rien d'indécent, pour une fois. Il aurait été gêné devant Wilf.

« Alors, Hawaï ? demanda Amy.

- Non. Londres 21 décembre 2012. On a quelque chose de plus important à faire.

- Ce n'est pas sensé être la fin du monde ? demanda Rory.

- Rory. Si c'était la fin du monde, je l'aurais arrêtée.

- Je croyais que c'était justement pour ça, qu'on y allait.

- Oohh. C'est nouveau et beaucoup plus propre, » s'étonna le vieil homme.

Le TARDIS se dématérialisa et Wilf était excité comme un gamin. Épaté par le fait qu'il voyageait maintenant dans le temps. Les Ponds le trouvaient sympathique et drôle.

.

Arrivés sur place, le Docteur vit qu'il avait beaucoup de réparations à faire. L'objet en question était enfoui sous les ruines. Heureusement, dans un sous-sol. Le plafond de l'étage l'avait protégé, de même que l'absence d'accès à la surface. Le Docteur avait préféré y aller seul. Les trois autres étaient demeurés dans le TARDIS.

Cet endroit lui rappelait sa mort. Enfin, la fin de sa dixième incarnation. Il se souvenait de son soulagement d'être encore en vie, puis de sa terreur lorsqu'il avait entendu les quatre coups contre la vitre. Dès qu'il avait aperçu ce bon vieux Wilf enfermé, il avait su qu'il allait mourir. Malgré toute cette souffrance et ces pertes, il ne voulait pas changer.

Le Maître n'était pas le seul à avoir fait des choses affreuses. Lui-même avait les mains couvertes de sang. Parfois, il se demandait si tout le bien qu'il s'efforçait de faire, annulait le mal qu'il avait fait. Il savait qu'il était un danger pour tous ceux qui le côtoyaient de trop près. Pourtant, il ne pouvait s'empêcher d'amener des innocents à bord et de risquer leur vie. De leur montrer les merveilles de l'univers, pour ensuite les abandonner, en espérant qu'ils reprennent le court normal de leur existence. Il prenait des jeunes femmes car elles étaient si facilement impressionnables ! Il se savait vaniteux et aimant être admiré.

Est-ce mieux que le Maître, au fond, qui aime être craint ? L'expérience traumatisante de la planète Midnight ne m'a donc pas servi de leçon ? Quand apprendrai-je la modestie ? Est-ce seulement possible pour un Seigneur du Temps d'être modeste ? Vu mon expérience, j'en doute. Je dois admettre que je ne suis pas mieux que les autres membres de mon espèce. Pas pire, mais pas mieux non plus. J'ai juste eu plus de chance, pensa-t-il.

Une fois les réparations terminées, il plaça l'étoile à l'endroit spécifique. Puis il dû faire venir Wilfred, puisque le lien était en lui.

« Qu'est-ce que je fais maintenant, Docteur ?

- Essayez de le faire venir. Pouvez-vous le faire ?

- Je pense que oui. »

Le Docteur su immédiatement que le Maître était de retour, car il avait pris le contrôle total du vieil homme.

« Koschei, » tenta-t-il, mais son ami d'enfance ne lui répondit pas.

Prendre le contrôle de Wilf lui demandait énormément de concentration. Wilfred ne résistait même pas. Le Maître devait être très faible.

« Ne lui fait pas de mal, Koschei je t'en prie. Je sais que tu souffres et je peux t'aider, mais ne fais pas de mal à Wilf.

- Docteur, sauve Wilfred, » dit simplement le Maître.

Wilfred, contrôlé par le Maître, s'approcha de l'étoile à pointes blanches et la toucha. Un éclair blafard et puissant les souffla. Le Docteur se releva et tira rapidement Wilf, pour l'amener au TARDIS. Derrière lui, la lumière s'intensifia dangereusement. Le TARDIS se dématérialisa. Quelques secondes à peine avant qu'une immense implosion absorbe les ruines, et tout ce qui se trouvait autour, dans un rayon de trente mètres environ.

Le Docteur avait déposé Wilfred sur le lit de l'infirmerie du TARDIS. Ignorant les questions de ses compagnons, il se mit à vérifier l'état de son ami. Il n'était pas mort, ni même blessé, seulement sonné par l'impact. Alors que Rory venait lui porter main forte, Wilf ouvrit les yeux.

« Wilfred, ça va ?

- Ça secoue un peu. Je vais bien, Docteur, grimaça-t-il en se relevant. Oh, je ne suis plus très jeune, hein ? ajouta-t-il.

Le Docteur sourit, soulagé.

- Vous êtes un vrai dur, Wilf, lui dit-il.

- Où est notre rescapé ?

- Je l'ignore. Tout à été détruit. Je ne sais pas si on l'a sauvé. Le sentez-vous ?

- Il n'est plus dans ma tête.

- Puis-je vérifier le lien ? demanda-t-il. »

Wilfred acquiesça.

« Alors ? demanda le vieil homme.

- Vous avez raison. Il n'est plus là. Vous êtes libre, Wilfred.

- Ah ! Ça me faisait de la compagnie.

- Le Maître n'est pas de compagnie agréable. Croyez-moi.

- Où est-il ?

- Il n'est plus enfermé là-bas. C'est l'essentiel. Je vous ramène. »

.

Après avoir ramené Wilfred, il amena finalement les Ponds à Hawaï.

« Hawaï, les amis. Allez vous amuser, » leur dit-il, avec un apparent enthousiasme.

Ils coururent se changer puis revinrent vêtus pour l'occasion. Amy était heureuse de pouvoir enfin porter sa nouvelle robe.

« Docteur, vous venez ? demanda-t-elle.

- Non, j'ai des choses à régler. Vous n'avez pas besoin de moi !

- Mais, Docteur. C'est plus chouette avec vous.

- Non, non et non. Si je viens, des extra-terrestres vont encore venir troubler votre sortie. Amusez-vous, Ponds et ne pensez pas à moi pour au moins deux ou trois heures. Vous pouvez faire ça, non ? »

Une fois assuré qu'ils étaient partis, le Docteur gagna sa chambre et tenta de rentrer en méditation. Il devait repérer Koschei. Savoir s'il était mort ou vivant et surtout, s'il était réellement sorti du verrou temporel. Il lui fallu trois heures pour détecter une infime trace. Il était sur Terre, mais loin. Très loin dans le temps ou bien énormément affaibli, voire mourant. Le Maître avait espéré mourir et ce serait une bonne chose pour l'humanité. Cependant, il ne voulait pas le laisser partir. Il n'aimait pas l'idée d'être réellement et totalement le dernier survivant de Gallifrey. De plus, le Maître était et sera toujours son cher ami Koschei. Peu importait le temps et les circonstances. Il était peut-être le seul dans l'univers, mais il l'aimait, malgré tout le mal qu'il avait fait.