Chapitre 3- Koschei

Warning: slash, sexe explicite ou soft lemon (ça dépend des points de vue)

Note de l'auteur: Merci loupdu77 pour ta review et pour répondre à ta question, évidemment qu'il va se civiliser.

La présence du Docteur dans son esprit, ce mystérieux docteur qu'il cherchait tant, mit un terme à sa crise. L'image de cet homme était toujours aussi floue, mais pas son énergie psychique. Il savait que dès qu'il allait le croiser, il allait le reconnaître. Alors, peu importait son nom et son apparence physique.

Il se releva. Il avait dormi sous ce pont parce qu'il n'avait plus assez d'argent pour se payer une chambre et surtout, parce qu'il avait senti l'approche de la crise. Trouver ce Docteur qui faisait reculer la douleur et la peur par sa simple présence dans sa tête, était primordial. Le Docteur avait murmuré son nom. Il l'avait oublié dès son réveil. Il devait toutefois s'en trouver un. Psychologiquement, avoir un nom lui donnerait l'impression d'être à nouveau quelqu'un.

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Ce jour là, il sentit un changement dans l'air : le Docteur n'était pas loin. Il avait rencontré tous les docteurs de cette ville. Aucun n'était le bon. Cette fois, il sentait une importante présence psychique. Ça ne pouvait être que lui. Il suivit sa trace pendant trois jours. Il ne s'arrêta même pas pour dormir. Il fallait qu'il le trouve.

Lorsqu'il finit par le rejoindre, à bout de souffle, le Docteur l'ignora complètement. Comment pouvait-il ?

« Docteur ! » appela-t-il.

Celui-ci ne lui jeta qu'un regard désolé et rempli de chagrin puis s'enfonça dans une ruelle sombre. Il disparut à l'intérieur d'une boîte de téléphone bleue qui se dématérialisa sous ses yeux.

Il fut anéanti par cette indifférence. Pourquoi celui qu'il cherchait depuis des mois l'abandonnait-il aussi froidement ? Il ne pouvait pas comprendre. Peut-être que la réponse était enfoui quelque part, dans sa mémoire oubliée.

Lorsqu'il faisait un effort pour se souvenir, il ne voyait que cet homme au regard et au sourire cruel. Cet individu qui portait une étrange tunique rouge et or et qui fouillait dans sa cervelle. Il lui transmettait des images de morts et de destruction de son monde. Il voyait l'herbe rouge brûler. Une fumée noire cachait les soleils et le ciel orangé. La magnifique citadelle était en ruines. Les gens se faisaient tuer par ces robots envahisseurs. Rien ne lui disait qu'il s'agissait de sa planète ou même que tout était réel, mais il le savait d'instinct.

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Suite à l'indifférence du Docteur, il choisi d'abandonner son combat à peine commencé et devint l'ombre de lui-même. Ses cauchemars étaient de plus en plus récurrents, de même que ses crises. Il savait qu'il allait mourir et ça lui était égal. Il était accroupi sous ce pont. Il attendait la mort depuis quelques jours, lorsqu'il sentit des brigands tenter de le détrousser. Il n'en est pas question ! songea-t-il. Cela suffit à le réveiller et il défendit vaillamment le peu qu'il possédait. Il tua deux de ses agresseurs. Les autres s'enfuirent après l'avoir assommé.

Lorsqu'il revint à lui, un homme vêtu d'un long manteau militaire était à ses côtés.

« Doucement, » lui recommanda-t-il.

Il s'assit, vérifiant son état. Il n'avait rien de grave, mais son manteau et son sac avaient disparus.

«Je suis le capitaine Jack Harkness et vous, qui êtes-vous ? demanda l'homme.

- Koschei*, » répondit-il.

Le nom lui était venu comme ça, sans raison.

« C'est un nom étrange. Vous n'êtes pas d'ici ? »

Il secoua la tête et observa son bienfaiteur. Il était assez grand. Il avait de beaux yeux bleus, une mâchoire carrée, un sourire magnifique et un corps athlétique. Il analysa son âme, de son regard hypnotique, pour avoir un aperçu de qui il était. Il fut saisi dès les premières impressions. Comme lui, cet homme n'était pas d'ici, pas de cette époque. Il voyageait dans le temps et combinait de petites affaires pas très nettes.

Le capitaine l'aida à se relever. Il l'invita à l'accompagner dans son hôtel pour se réchauffer et prendre un bon repas au restaurant. Un repas chaud ! Il ne pouvait refuser une telle offre. De plus, l'individu lui semblait familier.

L'hôtel n'était pas un cinq étoiles, mais pour le Maître, rien ne pouvait être pire que ce qu'il avait dû manger pour survivre. Il dévora son repas sans même y goûter et eut même droit à du dessert et du thé chaud.

« D'où venez-vous ? lui demanda Jack, en lui offrant un verre de whisky.

- Je ne sais pas.

- Vous ne savez pas ?

- J'ai perdu la mémoire. Je ne sais pas ce qui m'est arrivé. Votre nom me dit quelque chose.

- Vraiment ?

- Je vous ai vu quelque part.

- Je suis désolé, mais votre visage ne me dit rien, avoua Jack.

- Ce n'est pas grave. Vous n'êtes pas d'ici vous non plus.

- Vous, vous n'êtes même pas à la bonne époque. Vos vêtements et vos cheveux décolorés sont de la fin du 20e siècle ou du début du 21e siècle, lui fit remarquer le capitaine.

- Vous n'êtes pas de cette époque vous non plus. Vous êtes un voyageur du temps ?

- Oui. Vous êtes fascinant, Koschei. »

Jack lui offrit un autre verre. Il l'accepta. Il ne voulait pas quitter cet homme. Quelque chose chez lui l'intriguait. Il se concentra pour lire en lui, mais sans contact physique, c'était plus difficile. Néanmoins, certaines choses étaient évidentes : Jack Harkness avait un destin particulier. Sa ligne de temps personnelle était différente de la majorité des gens. Il était quelqu'un d'important dans l'histoire de la Terre.

« Je veux vous connaître, » lui dit-il.

Jack n'interpréta pas cette phrase de la même façon que lui.

« Ma chambre est assez vaste. Vous êtes le bienvenu, » répondit-il.

Le capitaine parlait d'avoir une relation sexuelle, bien sûr. Il se dit pourquoi pas ? Cela avait deux avantages : d'abord, avec un contact physique il pourrait lire mieux en lui. Ensuite, la perspective de passer une nuit dans un lit chaud et confortable était plus intéressante que de retourner sous un pont, dans le froid et la pluie. De plus, ressentir du plaisir plutôt que de la douleur serait différent. Il ne se souvenait pas de la dernière fois que ce corps avait ressentit autre chose que la faim, la douleur et le froid. Il termina son verre et suivit le capitaine dans sa chambre.

« Alors, vous aimez ça comment ? » lui demanda Jack, en retirant son manteau.

Le Maître ne lui répondit pas. Il le plaqua au mur pour l'embrasser. Il profita de ce contact pour entrer brièvement dans son esprit. Il y vit beaucoup de courage et de la bonté. Son intuition ne l'avait pas trompé. Jack était vraiment un être exceptionnel, mais qui s'ignorait encore.

« Dominant » devina-t-il, en répondant avec ardeur à ses baisers.

Le Maître lui retira ses vêtements. Il prit un moment pour analyser le corps du capitaine. Il était beau, musclé et ferme, mais sans exagération. Il était très masculin. Il continua à attiser le désir de son partenaire. Plus Jack brûlait de désir, moins il bloquait ses pensées.

Pour le Maître, c'était un accès direct vers son âme et il aimait ce qu'il y voyait. Un être courageux, mais pragmatique. Passionné, mais raisonnable. Il y avait cette bonté et cette compassion en lui. Cette capacité à se sacrifier pour autrui. Quelque chose qu'il n'arrivait pas à comprendre, mais qui le fascinait. Jack Harkness avait l'étoffe d'un héros.

Il sentit son propre désir s'éveiller. Il était attiré par les gens extraordinaires, dévoués et courageux. Il savait d'une certaine façon que lui-même ne pourrait jamais avoir ce genre de qualités.

À mesure que son propre désir grandissait, il poussait inconsciemment le contact télépathique de plus en plus loin. Jusqu'à ce que le capitaine intervienne.

« Hé l'ami. Ne poussez pas trop loin la télépathie, hein. Vous allez me faire éclater la cervelle. »

Le Maître se retira donc doucement de son esprit et laissa le plaisir physique le submerger. La coupure du lien télépathique diminua quelque peu son désir, mais son partenaire ne semblait pas s'en être aperçu.

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Une fois leurs ébats terminés, il s'effondra sur le capitaine. À cause de l'agression, son corps avait été quelque peu malmené. Maintenant, il était exténué. Il était bien heureux de pouvoir passer la nuit à côté de cet homme chaud et séduisant.

« Votre pouls est étrange, lui dit le capitaine, une fois qu'il eut reprit son souffle.

- Oui, » dit simplement le Maître.

Il n'avait soudainement plus la force de se lever, même si le beau Jack le chassait.

« Vous avez deux cœurs, n'est-ce pas ? »

Le Maître refusa de répondre, de peur d'être chassé de la chambre. Que répondrait-il, de toute façon ? Jack n'avait pas posé une question, juste affirmé un fait.

« Ça va. Je sais que vous n'êtes pas humain. Je l'ai su dès l'instant où vous avez tenté d'entrer dans ma tête et fusionner avec mon esprit. Vous n'êtes pas le premier extra-terrestre que je rencontre. Ni la première créature télépathe avec qui je partage mon lit. Qu'êtes-vous ?

- Je l'ignore. J'ai perdu la mémoire.

- Vous êtes probablement un de ces extra-terrestres ayant été absorbé dans l'espace-temps et recraché par la faille de Cardiff. Ça arrive régulièrement, vous savez. C'est une chance que vous ayez seulement perdu la mémoire. D'autres perdent bien plus, croyez-moi.

- Avez-vous une idée de ce que je peux être ?

- Une créature télépathe. Assez puissante pour entrer instinctivement en mode télépathique durant le sexe. Un double système cardiaque, mais une apparence humaine. Je n'ai jamais rencontré quelqu'un comme vous. Il me faudrait faire quelques recherches.

- Je cherche le Docteur.

- Docteur qui ?

- Juste le Docteur. Je pense qu'il est comme moi.

- Vous voulez dire de votre espèce ?

- Oui.

- Je ne l'ai pas rencontré. Du moins, pas à ma connaissance. Désolé.

- Ça ne fait rien. »

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Le capitaine passa ses bras autour de lui et il trouvait cela agréable. Il sombra rapidement dans le sommeil. Aucun cauchemar ne le troubla cette nuit-là. Il aurait dormi beaucoup plus longtemps s'il n'avait pas été harcelé par la faim. Jack était déjà debout.

« Vous voulez manger avec moi en bas ? » lui offrit-il.

Il accepta sans hésiter et dévora son repas, comme la veille.

« Pourquoi m'avez-vous aidé ? » demanda le Maître.

Il cherchait toujours à comprendre ce qui motivait les gens à aider leurs semblables.

« Nous avons passé du bon temps hier, répondit le capitaine.

- Cela ne faisait pas partie de vos intentions lorsque vous m'avez aidé, après mon agression.

- Il n'y a pas de raison, Koschei.

- Est-ce que ça vous procure un bien-être quelconque d'aider les autres ?

- Oui, d'une certaine façon. Qu'allez-vous faire maintenant ?

- Je ne sais pas.

- Y a-t-il un endroit ou une époque où vous voudriez aller ? Je peux vous aider, suggéra le capitaine.

- Le 21e siècle. J'y trouverais peut-être des réponses.

- Un endroit particulier ?

- Chiswick, répondit-il, aussitôt.

- Chiswick. Pourquoi ? s'informa Jack.

- Je ne sais pas.

- L'année ?

- 2009.

- Très bien, mais je ne resterais pas avec vous.

- Je sais.

- Vous devez toucher mon manipulateur de vortex et rester très près de moi. Ça secoue un peu.

- Ça me va. »

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Il se retrouva dans des ruines. Il ignorait s'il était à Chiswick. Les ruines étaient encore fumantes et quelque chose de brillant, au loin, attira son attention. Il traversa les ruines avec précaution et prit l'objet. C'était un diamant. Un magnifique diamant, mais qui ne ressemblait pas aux diamants qu'il avait l'habitude de voir. Il se trouva un endroit à l'abri du vent et passa environ une heure à le regarder dans tous les sens. Il finit par le mettre dans sa poche et sortit des ruines. Il s'aperçut qu'il n'était pas à Chiswick, mais au moins, il était au 21e siècle.

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Il remarqua rapidement que trouver de la nourriture à cette époque était beaucoup plus simple qu'en 1937. Les gens gaspillaient énormément. Il n'avait qu'à les suivre un moment et ramasser ce qu'ils abandonnaient. Il y avait aussi des endroits où l'on pouvait s'en procurer gratuitement. Cela ne l'empêcha pas de tomber malade. Il avait attrapé quelque chose, une sorte d'infection respiratoire. Rien de grave, mais affaibli comme il l'était… il n'avait vraiment pas besoin de ça. Il demandait de l'argent et parfois, les gens lui en donnaient. Il voulait en ramasser assez pour se rendre à Chiswick et tenter de renouer avec un passé qui lui échappait toujours.

Le virus rendait ses déplacements encore plus difficiles. Il était toujours épuisé et frigorifié, mais n'arrivait ni à dormir, ni à se réchauffer. C'était l'hiver et la pluie était glaciale. Parfois, il y avait même de la neige et il n'avait plus de manteau pour se protéger. Il trouva le refuge, tout à fait par hasard. On y servait un repas chaud pour les sans-abris et ils pouvaient même y dormir. Malheureusement, les lits étaient toujours pris.

La première soirée, il ne put s'empêcher de voler le repas du voisin, même après avoir mangé le sien. Il y eut du mécontentement, mais personne ne le chassa. La deuxième fois, ça passait moins bien, mais encore rien de grave.

Ce jour-là, il reconnu la femme rousse. C'était la femme de ses souvenirs, mais pourquoi n'était-elle pas enceinte ? Dans ses souvenirs elle l'était. Elle servait les repas aux sans-abris. Probablement du bénévolat. Il devait s'approcher d'elle.

La troisième fois qu'il vola, on le menaça de l'expulser s'il continuait. Il cessa. Il ne voulait pas être expulsé avant d'avoir fait connaissance avec la femme. Après quatre jours, il devait lutter de toutes ses forces pour ne pas voler la nourriture des autres. Au moins, il avait pu échanger quelques mots avec elle. Elle s'appelait Donna.

Il succomba le jour suivant, mais sa victime n'avait aucunement l'intention de lui laisser son repas. Cela se transforma en bagarre. De plus, tous les autres habitués étaient maintenant hostiles à son égard et surveillait leur repas de près.

Un jour, l'un d'eux osa lui voler son repas. Il l'aurait battu à mort si les autres ne l'avaient pas retenu. Il fut expulsé.

Il revint le lendemain, mais on ne le laissa pas entrer.

« Je veux voir Donna, demanda-t-il.

- Vous devez partir, monsieur. Vous êtes dangereux, insista la femme.

- J'ai faim et je veux voir Donna.

- Partez ou je devrais appeler la police.

- Je veux voir Donna ! » lui cria-t-il.

Ayant probablement entendu son nom, Donna les rejoignit. Il l'observait, intrigué. Comme Jack, sa ligne de temps était différente. Contrairement à lui, ce qu'elle avait fait d'extraordinaire se trouvait dans son passé et non dans son futur. Par contre, elle possédait une présence psychique beaucoup plus importante que le capitaine. Comme si elle n'était pas complètement humaine. Cette présence tentait d'entrer en contact télépathique avec lui. Il ressentait une étrange familiarité avec elle.

« Que faites-vous là ? demanda-t-elle.

- J'ai faim.

- Un repas, et vous sortez, » décida-t-elle.

Dès ce moment, il su qu'elle avait, elle aussi, ressentit cette étrange affinité avec lui. Elle le fit entrer, mais l'invita à s'asseoir à l'écart des autres. Il prit tout son temps pour manger.

Durant les jours qui suivirent, ce fut ainsi. Il venait manger et devait repartir aussitôt. Donna lui parlait. Elle était intriguée par lui. Il lui rappelait quelqu'un qui lui était cher. Il remarquait qu'elle essayait, elle aussi, de retrouver des souvenirs égarés. Malheureusement, ils n'avaient jamais assez de temps pour discuter.

Entre-temps, son virus l'affectait de plus en plus. Un soir, il s'écroula en entrant dans le refuge. Donna fut la première à ses côtés et son visage fut la dernière chose qu'il vit avant de perdre conscience.

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Il se réveilla sur un lit et des voix étouffées lui parvinrent. Il ne bougeait pas et gardait les yeux fermés pour écouter la conversation. Elle tournait autour de ses deux cœurs et de toutes ses anomalies génétiques fascinantes. Il ouvrit les yeux et aperçut deux personnes vêtues de sarraus blancs. Il sentit la panique le gagner, persuadé d'être dans un laboratoire et de servir de cobaye.

Une des personnes partit. Il se leva doucement et prit sa corde dans ses poches. Il tenta d'étrangler le scientifique qui se trouvait entre lui et la sortie. Il manquait de force et entendit des gens venir vers eux. Il délaissa le scientifique et sortit de la chambre. Il ne pouvait courir très longtemps. Il devait se cacher où il pouvait, tout le long du chemin, jusqu'à l'ascenseur. Il se cacha dans la morgue, exténué et fut pris d'une violente quinte de toux.

Il devait attendre la nuit et l'envie de croquer un de ces cadavres le tenaillait, tellement il avait faim. Il résista. Des cadavres, il ne voulait pas s'abaisser à ça.

Il sortit vers deux heures du matin et marcha péniblement jusqu'au refuge. À cette heure-là c'était fermé. Il s'endormit près de l'entrée.

À son réveil, il ne se sentait pas très bien. Il remarqua que des gens lui avaient craché dessus. En attendant que ça ouvre pour le repas, il trouva un journal et le lut. L'étrange homme à deux cœurs s'était enfui de l'hôpital. Malheureusement pour lui, il y avait une photo. Il mit la capuche de son sweater pour camoufler son visage.

Donna le fit entrer dès son arrivée et il eut son repas sans faire trop de mécontents. Comme il était visiblement malade, elle refusa de le laisser dormir dehors. Elle savait qu'il était l'homme aux deux cœurs et elle était encore plus intriguée par lui.

Ce fut ainsi pour quelques jours. Jusqu'à ce que des hommes vêtus de noir entre dans le refuge à sa recherche. Ils disaient qu'il était un dangereux prisonnier qui s'était échappé. Donna nia vivement sa présence avant même que les autres puissent dire un mot.

Une fois les soldats loin, elle lui ordonna de partir et de ne plus revenir. Il revint tout de même le lendemain. Elle lui donna le repas. Une fois ses heures terminées, elle l'invita à le suivre.

« Pourquoi le protèges-tu ? lui demanda une de ses collègues.

- Il a deux cœurs. Que crois-tu qu'ils vont lui faire ?

- Je ne sais pas. Ils ont dit que c'était un dangereux criminel.

- Pour que les gens le livre. Ils vont l'étudier comme un rat de laboratoire et vont le disséquer.

- Donna, tu nous rends tous complices.

- Plus maintenant. Je m'en vais. »

*= Nom du Maître à l'académie. Il n'est pas officiel, mais abondamment utilisé.