Note : Bonjour tout le monde ! Me revoilà ! Alors voici le chapitre :D J'espère qu'il vous plaira ! Sinon, pour mettre les choses au clair, car j'ai déjà eu plusieurs remarques concernant la relation entre Arthur et Merlin : Ce n'est pas un slash du tout x) c'est une sorte de reproduction de leur amitié de la série, version Merlin enfant :) mais pour les amateurs de Merthur, je pense que j'en publierai un après que j'aurai fini cette fic :) mais je ne sais pas trop ce qui vous a emmené à penser que c'était un slash, sachant que j'ai précisé que c'était de l'amitié et centré aussi à moitié sur la famille... donc dans tous les cas, j'espère que vous n'êtes pas trop déçu, et que vous continuerez de lire :)

CHAPITRE 4 :

- DEBOUT LA DEDANS !

Arthur se réveilla en sursaut, comme jamais dans sa vie. Il ouvrit un œil, pour découvrir un petit Merlin tout excité et habillé à quatre pattes en train de sautiller sur le lit, avec un grand sourire. Il grogna, et pensa qu'à la place d'un enfant, un monstre était né à partir de son serviteur. Jamais Merlin n'avait osé le réveiller de cette façon-là ! Ah pourtant il s'y connaissait dans les réveils bizarres et incongrus, mais jamais il ne s'était mis à sauter sur son lit.

Il poussa un grognement, et chercha Guenièvre de la main, mais constata bien vite qu'elle n'était pas dans le lit. Il ouvrit ses deux yeux pour subir l'attaque de la lumière, et les referma aussitôt. Qui avait ouvert les rideaux ?

- Bonjour Arthur, le salua la voix de sa femme.

Il rouvrit un œil, prudent et ouvrit lentement le deuxième, pour découvrir sa femme, aussi habillée qui regardait Merlin toujours en train de sautiller sur le lit avec un sourire amusé.

- Cette chose, marmonna-t-il en pointant du doigt Merlin, est ton idée ?

- Je me suis dit que tu aimerais bien te faire réveiller par... Merlin ! Après tout, ce n'est pas si nouveau que ça...

Il voulut remettre la couverture sur lui, décidant qu'il n'avait pas assez dormi, mais Merlin s'exclama :

- Vous avez dit qu'on sortirait aujourd'hui ! Aller debout !

Un gémissement de désespoir sortit de ses lèvres.

- Oui, tu as entendu, aller debout Arthur ! l'imita Guenièvre d'un ton narquois.

Il décida de les ignorer. Peut-être qu'ils finiraient par se décourager et le laisser dormir en paix qui sait ? Il entendit alors des murmures, mais n'y prêta pas attention et referma les yeux. Il sentit soudain son coussin lui échapper très vite, et avant qu'il n'ait eu le temps de réagir, se ramassa un gros coup de son oreiller sur la tête.

Aaaah, mais le laisseraient-ils jamais dormir le matin ?

Il se ramassa un autre coup d'oreiller.

… Il semblerait que non.

Poussant un soupir, il se redressa, et regarda Merlin tenir son oreiller contre lui comme une arme défensive. Il eut alors une idée diabolique. Voir son cher serviteur tenir un oreiller comme un bouclier venait de lui donner cette idée.

- Oh mais regarde là ! Il y a un oiseau ! s'exclama-t-il.

Ce stratagème évident et vieux comme le monde fonctionna. Merlin était parfois tellement naïf. Avec lui, ce genre de tour marchait à chaque fois ! Le petit brun tourna son regard vers la fenêtre, curieux.

Il en profita donc pour l'attraper soudainement, le jeter à côté de lui, allongé, en ignorant ses cris de surprise. Et il se mit à... lui faire des chatouilles. Et son serviteur était très chatouilleux s'il en jugeait par les cris qui avaient redoublés mêlés aux rires.

Il entendit Guenièvre rigoler, et continua.

- Arthur ! s'écria Merlin entre deux rires, arrêtez !

- Je ne sais pas... répondit-il, je dois vraiment arrêter ?

Merlin rigolait tellement que ça l'en faisait sourire bêtement. Etait-ce lui ou devenait-il comme Gauvain et Perceval ? Sans compter Guenièvre !

- Art' ur, 'rrête !

Sous le coup de la surprise, il arrêta les chatouilles. Merlin, toujours tremblant, un grand sourire sur le visage, reprit péniblement son souffle. Arthur regarda Guenièvre, l'air interrogateur. Elle hocha la tête avec un petit sourire, sachant ce qu'il demandait silencieusement. Ses doutes étaient donc confirmés. Merlin venait de le tutoyer.

Même étant enfant, Merlin l'avait toujours vouvoyé, et s'il comprenait ce tutoiement de sa part à cet âge-là, cela lui faisait très bizarre. Mais curieusement, il ne s'en vexa pas au contraire. Cela lui fit plaisir. Le fait que le petit Merlin le tutoie enfin prouvait qu'il l'appréciait.

Malgré tout, il espérait qu'il ne garderait pas cette habitude quand il serait redevenu adulte. Ce serait bien trop bizarre.

Il revint à la réalité, et sourit à son tour.

- Bien, tu as malgré tout raison. Nous devons sortir. Je vais donc me préparer. Tu n'as qu'à rester avec Gwen en attendant.

- Ce serait avec plaisir que je reste avec Merlin, répondit-elle pour lui, mais hélas, j'ai des choses à faire. Je crains que tu ne doives supporter la présence d'Arthur, Merlin !

Le concerné et la Reine échangèrent un regard faussement navré. Arthur lui, voulut dire quelque chose, indigné. C'était lui qui devait supporter la présence de Merlin ! Il se rétracta et répondit simplement :

- Très bien. Tu peux appeler un serviteur Guenièvre ?

- Pourquoi ? Merlin peut t'aider, il sait très bien s'habiller, répondit-elle malicieusement.

Elle sortit en riant, tandis qu'Arthur, lui, se lamentait silencieusement sur son sort.

Une heure après, Arthur était enfin prêt. Quand il pensait à l'anarchie qu'avait été le moment où il s'était habillé, il se demandait pourquoi il avait fait cette promesse. En effet, Merlin avait insisté pour l'aider à mettre sa chemise. Le résultat était une chemise déchirée, et la seconde chemise toute froissée, car elle avait d'abord été mise à l'envers avec le col dans le dos, pour ensuite être remise à l'envers dans le mauvais sens, avant d'être enfin à l'endroit. Mais quand il voyait le sourire éclatant sur le visage de son ami, il se sentait capable de supporter ce genre de matinées pendant toute une année !

Ils marchaient maintenant dans les rues de Camelot, tranquillement. Les gens le regardaient lui et Merlin avec des yeux ronds, l'air interrogateur, jusqu'à ce qu'un vendeur ose enfin s'écrier :

- Sire ! Venez donc me goûter ça, vous m'en direz de vos nouvelles ! Et bien sûr le petiot peut aussi en prendre !

Et c'est ainsi que le célèbre de Roi de Camelot et son serviteur rétréci furent pris au piège dans les dégustations gratuites. Arthur devait avouer qu'il avait apprécié la première dégustation, qui était une brioche avec un goût de raisin. Merlin aussi d'ailleurs, qui avait discrètement continué de piocher deux ou trois morceaux. Il s'était donc senti obligé de payer une de ces délicieuses brioches.

En revanche, il ne s'était pas attendu à ce qu'on lui saute dessus avec pleins de plateaux de dégustations gratuites ensuite. A chaque pas qu'ils faisaient, de la nourriture leur était tendu. Merlin, lui était plus qu'heureux de pouvoir goûter toutes ces choses. Arthur ne lui connaissait d'ailleurs pas ce côté gourmand. Mais à cause de cela, les vendeurs n'hésitaient pas à continuer de leur proposer des choses à manger. Et il devait donc interdire à Merlin de continuer à en manger, mais c'était plus facile à dire qu'à faire, car dès qu'il regardait ailleurs, il en profitait pour chiper un morceau par-ci, par-là.

Arthur repéra alors un stand qui proposait des morceaux de gâteaux avec de l'alcool dedans. Il eut un petit sourire. Cela devrait calmer les envies gourmandes de Merlin ! Il s'approcha avec son serviteur du stand, et invita d'un geste l'enfant à en prendre. Enchanté, il tendit sa main, prit le petit morceau de nourriture, et le mit dans sa bouche avant de commencer à mâcher. La réaction fut instantanée : Une grimace se forma sur son visage, et il dut se forcer à avaler la « chose immonde » qu'il avait dans sa bouche, car ça ne se faisait pas de recracher la nourriture selon sa maman.

Après cela, Merlin arrêta d'accepter les propositions, méfiant, sous le regard hilare d'Arthur.

Ils sortirent bientôt de l'allée marchande, pour arriver à une rue, un peu plus déserte, mais tout de même fréquenté. Les maisons dataient de plusieurs siècles, et il fit donc un petit cours d'histoire à Merlin.

- Ces trois maisons-là datent d'il y a un siècle et demie, et ont été construites par Hirold, qui était un architecte...

- C'est passionnant, l'interrompit Merlin, mais euh... on devrait aller quelque part éloigné de Camelot non ? Je veux dire... j'ai tout le temps pour connaître ces fantastiques maisons, alors autant en profiter pour voir des choses plus... mieux ?

Arthur secoua la tête, amusé. C'était le moment de se venger du réveil de la matinée.

- « Plus mieux » ne se dit pas, fit-il remarquer l'air malin, et ensuite, autant que tu ais un peu de culture général sur Camelot, je suis certain que ça peut te servir ! Sans compter que je suis sûr que tu vas adorer tout ça ! Et ce serait bête de remettre ça à plus tard ! D'ailleurs, ne dit-on pas « Ne remets jamais à plus tard, ce que tu peux faire demain ? ».

Il passa près d'une heure et demie à expliquer à Merlin l'origine des bâtiments et maisons de l'histoire de Camelot, au grand désarroi de celui-ci. Lorsqu'il eut fini, il décida de sortir de la ville, pour aller dans la forêt.

- Et qu'y a-t-il dans la forêt ? demanda Merlin d'un ton dédaigneux.

Arthur sourit.

- Tu verras. J'ai fait préparé des chevaux, on devrait y arriver en fin d'après-midi.

Merlin hocha la tête, l'air pas convaincu.

- Mais j'ai faiiiiim, se plaignit-il.

- Mais tu viens de manger ! s'exclama Arthur d'un ton stupéfait.

- Oui, il y a une heure ou deux, juste des échantillons ! répliqua Merlin.

Arthur le regarda, surpris. Et après, Merlin osait dire qu'il mangeait trop !

- Nous aurons des vivres pour le trajet ne t'inquiète pas, dit-il finalement avec un sourire en coin.

Ils revinrent donc au château afin de prendre les chevaux. Perceval et Gauvain, qui étaient dans la Cour, les virent, et s'approchèrent d'eux avec de grands sourires.

- Bonjour Merlin ! s'exclamèrent tous les deux en même temps.

- Bonjour ! Arthur et moi on va aller dans la forêt ! annonça-t-il d'un ton ton excité.

- Oh, ma foi, ça à l'air passionnant, dit Gauvain.

- Qu'est-ce que vous allez faire là-bas ? demanda Perceval.

Merlin regarda Arthur, l'air interrogateur.

- Euuuuh... je sais pas... Arthur on va faire quoi ?

- Tu verras ! Nous allons faire une promenade, personne n'a besoin d'en savoir plus pour l'instant.

- Et s'il vous arrivait quelque chose ? répliqua Gauvain.

- Eh bien je ne suis pas idiot, j'ai averti au moins une personne de ma destination, répondit Arthur d'un ton amusé.

Les deux chevaliers tentèrent de percer ce mystère, mais le Roi fut inflexible là-dessus. Aussi, ils finirent par accepter cette réponse, et leur souhaitèrent une bonne « promenade » avant de leur dire au revoir. George, le serviteur qui remplaçait Merlin en attendant qu'il soit de retour à la normale, s'approcha d'eux avec deux chevaux.

- George ! s'exclama Merlin avec grand sourire.

Le pauvre serviteur regarda Merlin comme s'il s'agissait de son pire cauchemar, et l'ignora, en s'adressant à Arthur, qui se retenait à grand peine de rire.

- Voilà vos chevaux Sire. Y'a-t-il autre chose ?

- Non, merci, c'est bon George, répondit-il, tu peux y aller.

L'homme s'inclina respectueusement, puis tourna les talons.

- Il est bizarre quand même, lâcha Merlin.

Arthur ne put retenir un éclat de rire.

- Pourquoi tu dis ça ?

- Vous l'avez vu ! Il est... toujours poli et toujours... parfait ! Et il vient juste de m'ignorer ! ajouta-t-il l'air scandalisé.

Arthur nota le retour au vouvoiement de Merlin avec une certaine peine. Le petit moment de la matinée avait donc été un simple moment d'égarement ?

- On y va ? proposa-t-il.

L'enfant hocha la tête, et posa son regard sur les chevaux. En réalité, Arthur avait demandé à George de prendre un poney pour Merlin, qui était petit. Et visiblement, s'il en jugeait pas les yeux remplis d'appréhension de la part du brun, il n'avait pas eu tort.

- Tu es déjà monté à cheval tout seul ? demanda-t-il.

- Oui, répondit-il avec enthousiasme.

Peut-être trop enthousiasme...

- Tu es sûr ? l'interrogea Arthur, sceptique.

Merlin regarda le sol, rouge tomate.

- Oui... dit-il d'une petite voix.

Arthur soupira. Il était évident que non. Comment allait-il faire ? Il ne se voyait pas vraiment professeur d'équitation... mais s'ils voulaient aller là où il prévoyait d'aller, Merlin devait monter !

Il mit ses mains sur les épaules de son protégé, et le guida jusqu'au poney.

- Tu vas voir c'est facile, dit-il d'un ton encourageant, il te suffit de mettre ton pieds ici en premier.

Merlin s'exécuta et mit son pied sur l'étrier.

- Ensuite tu montes en t'appuyant ici, et tu passes ton autre pied de l'autre côté.

Le petit de 7 ans tenta de faire ce que lui conseillait Arthur, mais faillit tomber dans sa manœuvre, et ne réussit pas à mettre son pied de l'autre côté.

- Très bien ,ce n'est rien, réessaie, l'encouragea Arthur.

Il prit une grande inspiration et réessaya. La tentative cette fois réussit, et il se retrouva en selle. Il eut un sourire éclatant.

- J'y suis ! s'exclama-t-il avec fierté.

- C'est bien, répondit Arthur avec un sourire, maintenant on va faire quelques pas d'accord ? Tu vas mettre tes mains sur les rênes, et tu vas donner un petit coup avec tes pieds qui servira de signal au cheval pour avancer. Pour tourner, il te suffit de tirer un peu sur les rênes à gauche ou à droite. Pour t'arrêter, il faut que tu tires les rênes vers toi, fermement, mais pas brutalement.

- D'accord, répondit-il l'air sérieux et concentré.

Merlin donna un petit coup avec ses pieds au poney, qui, comme prévu, se mit à avancer. A partir de là, il se mit à pâlir et à paniquer.

- Arthur, l'appela-t-il, Arthuuuur il avaaaaaaance !

Le susnommé, qui marchait juste à côté de Merlin et du poney, rigola.

- C'est ce qu'il est censé faire, Merlin ! Concentre-toi, tu te souviens de ce que je t'ai dit ? Va à droite.

Le jeune cavalier prit une grande inspiration, et tira les rênes vers la droite. Le cheval, qui heureusement était un cheval facile de caractère, obéit, et toujours au pas, se dirigea vers la direction indiquée.

- Très bien, à gauche maintenant.

Merlin fit la même manœuvre, mais avec la direction demandée, et le phénomène se reproduisit.

- Maintenant arrête-toi, lui ordonna Arthur.

Merlin tira les rênes vers lui, et le cheval s'arrêta.

- Je l'ai fait ! s'exclama-t-il tout excité, j'y suis arrivé !

- Tu l'as fait, confirma Arthur avec un sourire, maintenant, on va passer au trot !

Le Roi passa ainsi une heure à donner à Merlin des notions d'équitation suffisantes pour pouvoir aller faire la promenade. Ils partirent donc au petit galop, étant déjà en retard sur l'heure qu'avait prévu Arthur.

A un moment, ils rencontrèrent sur le chemin une pente. Arthur, qui était placé juste un peu devant Merlin, indiqua à son protégé :

- Penche-toi du côté opposé à la pente Merlin.

Le jeune garçon obéit, et soupira de soulagement quand la pente fut terminée. Monter c'était bien, mais il avait un peu peur parfois.

- Est-ce qu'on est bientôt arrivé ? demanda-t-il.

- Pas encore, il doit nous rester une heure de trajet, répondit le Roi.

- Mais... on ne pourra pas retourner à Camelot avant la nuit ! s'affola Merlin .

- Oh, ne t'inquiète pas, on campera, dit Arthur d'un ton dégagé.

- Ah bon ? Mais Gwen ne va pas s'inquiéter ? Moi si je ne rentrais pas quand maman me le demandait, elle me punirait !

- Oui, mais Gwen n'est pas ma maman, elle est ma femme ! répliqua Arthur, amusé, et elle est au courant qu'on ne rentrera pas avant l'aube. Je l'ai prévenue de cette éventualité.

- Vous auriez pu me le dire ! s'offusqua le petit.

- J'aurais pu, confirma Arthur, mais je ne l'ai pas fait. C'est surprise comme ça !

- Vous n'êtes qu'un.. qu'un... qu'un... qu'un crétin !

- Et toi un idiot, répliqua Arthur avec un demi sourire.

Il entendit un petit cri indigné de la part de Merlin derrière lui, suivi de marmonnements. Il réussit à entendre le terme « tête de cuillère » et éclata de rire.

Le reste du trajet se poursuivit dans cette même ambiance, où ils s'envoyèrent des piques. Ils finirent par arriver, au plus grand soulagement d'Arthur, qui était sur le point d'étrangler Merlin, qui n'avait pas cessé de lui demander toutes les cinq minutes s'ils étaient bientôt arrivés. Il descendit de son cheval avec satisfaction avant à une branche d'arbre qui avait l'air solide.

- On descend comment ? demanda Merlin, qui semblait figé sur sa monture.

- Comme quand tu es monté, mais tu fais l'inverse, répondit-il.

L'enfant le regarda avec des yeux ronds.

- Hein ?

Arthur poussa un soupir, et alla expliquer en détail comment descendre à Merlin. Si on lui avait dit qu'il serait celui qui apprendrait comment monter à cheval à son serviteur, il ne l'aurait certainement pas cru ! Une minute après, le poney était attaché avec sa propre monture, et le brun était en train de s'étirer, pas si mécontent que ça de retrouver la terre ferme.

- Il faut encore marcher un peu et on y sera, précisa Arthur.

Merlin arrêta brutalement de s'étirer pour râler :

- Mais vous avez dit qu'on y était !

- Il faut marcher juste quelques pas de plus ! répondit-il en roulant des yeux.

- Pffffffff...

Arthur ne voulait même plus compter le nombre de fois où le « Pfffff » était sorti pendant cette journée. Il ne connaissait pas son serviteur si râleur et susceptible !

Ils marchèrent donc encore un peu, pour arriver à un lac.

- Voilà, annonça fièrement Arthur, voici le lac d'Avalon !

Merlin ne dit rien, et s'approcha du cours d'eau, avec des yeux fascinés. Il fixa quelques instants le lac, avant de froncer les sourcils.

- Qu'est-ce qu'il y a ? demanda Arthur.

Il se retourna vers le Roi.

- Euh... rien... c'est... c'est beau, balbutia-t-il.

Arthur fronça à son tour les sourcils, se demandant pourquoi Merlin réagissait ainsi. Lui-même ressentait quelque chose de bizarre en observant le lac, et n'avait jamais compris pourquoi, mais il semblait qu'il ne soit pas le seul à ressentir ce curieux sentiment.

- Tu es sûr ?

Merlin avala sa salive, et hocha la tête.

- Oui... c'est juste que... que... j'ai l'impression que je suis déjà venu ici et... et pas pour des choses heureuses.

Lui qui s'était attendu à une exclamation de joie de la part du petit brun en voyant le lac, il s'était bien trompé ! L'enfant de 6 ans semblait même au bord des larmes. Sa version adulte avait déjà du venir ici dans le passé, pour des raisons qui échappaient à Arthur. Il décida de s'éloigner du cours d'eau. Si le petit se sentait mal, il préférait ne pas prolonger ce sentiment de tristesse pour lui.

- Tu viens ? On peut aller manger, les provisions sont sur les chevaux !

- Non... murmura-t-il, on ne peut pas rester encore un peu ?

En voyant le regard suppliant de Merlin, il ne put résister :

- Très bien, lâcha-t-il.

Ils s'assirent tous deux et observèrent longuement le lac, qui était paisible. Merlin ne disait rien ,et avait les yeux perdus dans la contemplation de l'eau. Arthur se demanda pourquoi il avait l'air si triste. Il se doutait que Merlin lui-même ne pourrait pas lui répondre, puisqu'il ne se souvenait pas de sa vie adulte. Soudain, il se leva, puis alla toucher l'eau.

- Bonjour ? dit-il timidement.

Arthur cligna des yeux, ne comprenant pas. Merlin parlait tout seul ? Il s'apprêta à se lever à son tour, quand il vit l'eau... réagir ? Non, ce n'était pas possible. Ce devait simplement être le courant qui avait augmenté.

- Aller Merlin, il est le temps de retourner vers les chevaux, déclara-t-il d'une voix ferme.

Le brun resta quelques secondes devant le lac, avant de se retourner vers lui. Ils rentrèrent sans prononcer aucun mots. Arthur ne cessait de se demander à qui il parlait. Ils arrivèrent près des chevaux, et il ordonna à Merlin de s'asseoir, tandis qu'il s'occupait de tout. Il espérait sincèrement que ce moment où les rôles étaient pour une fois inversés serait oublié par le Merlin adulte. Cependant, le brun protesta vivement :

- Je peux aider !

- Non, ça ira, il ne vaut mieux pas faire disparaître cette forêt, rétorqua Arthur avec un sourire narquois.

Merlin le foudroya du regard, comme d'habitude vexé, et commença à s'éloigner.

- Où vas-tu ?

- Ramasser du bois, rétorqua Merlin d'un ton boudeur, à moins que ça ne me fasse disparaître la forêt ?

Arthur se retint de rire,et hocha la tête.

- Crie comme tu as l'habitude de le faire si quelque chose arrive, précisa-t-il tout de même.

- Je ne crie pas d'habitude ! s'écria-t-il d'une voix indignée.

- Je suis persuadé que tu es capable de crier comme une fille, répondit Arthur avec un sourire en coin.

Merlin ouvrit la bouche, l'air clairement indigné, puis se rétracta et tourna brutalement le dos à Arthur, résolu à aller chercher ce bois.

Une heure après, ils mangeaient tous deux du lapin, et Merlin avait cessé de bouder.

- Dîtes.. dit soudain Merlin d'un ton hésitant, est-ce que vous savez quand...

Il s'arrêta et se mordit la lèvre. Arthur l'incita à continuer :

- Quand ?

- Quand est-ce que ma mère reviendra me chercher ?

- Pourquoi ? Tu t'ennuies ici ? plaisanta Arthur.

- Non, non, non pas du tout, s'empressa-t-il de répondre, mais... je me demandais juste quand...je la reverrai.

Arthur regarda Merlin dans les yeux, en se retenant de pousser un soupir. Il était vrai qu'être séparé de sa mère tout à coup, sans presque aucunes nouvelles devait être angoissant. Que devait-il répondre à ça ? Ils ne savaient pas encore quand Merlin pourrait être de nouveau à un âge raisonnable, et il n'était pas sûr qu'Hunith puisse gérer ce changement soudain. Sans compter que Merlin la verrait plus vieille, et le remarquerait sans doute.

- Bientôt, promit-il finalement, ne t'inquiète pas, la situation.. ces vacances ne sont que provisoires. Tout reviendra très vite comme avant.

Merlin lui offrit un sourire, et il se sentit encore plus coupable. Mais ce qu'il venait de dire n'était pas vraiment mentir après tout... dès qu'il serait de nouveau adulte, il pourrait très bien aller voir sa mère s'il le désirait, et cette situation n'était que provisoire.

Ils finirent de dîner, et allèrent dormir près du feu, la tête pleine des événements de la journée.

Note : Alors, qu'en avez-vous pensé ? N'hésitez pas à laisser une review pour me le faire savoir, j'ai cru voir que le précédent chapitre n'avait pas attirer plus que ça si je me refère au nombre de reviews :s alors j'espère que celui-ci vous a plu, et si oui, faites-le moi savoir !

Voilà donc, à la semaine prochaine, et merci beaucoup d'avoir lu :)