Note : Bonjour tout le monde ! Alors voici le chapitre, j'espère que vous l'aimerez, et merci de vos reviews du chapitre précédent :)

Guest : Merci beaucoup, et voilà la suite ;)

Morgane mimi : Voilà le chapitre ;) merci beaucoup d'avoir reviewé, effectivement pas mal de personnes lisent sans reviewer, ce qui fait quand malgré tout plaisir car on sait qu'on est lu :)

CHAPITRE 5 :

Merlin et Arthur arrivèrent au château vers midi. Seulement, même si tous deux mourraient d'envie d'aller manger, ils se rendirent d'abord chez Gaïus. En effet, le plus jeune avait trouvé le moyen de tomber malade pendant la nuit, au plus grand désespoir du Roi. Il n'arrêtait pas de tousser et renifler. Bien-sûr, il avait protesté quand Arthur avait glissé qu'il n'avait pas l'air en grande forme, en disant qu'il allait très bien.

Arthur se retint de rouler des yeux. Il ne comprenait vraiment pas pourquoi il avait refusé de lui dire qu'il se sentait mal. N'importe quel imbécile pouvait voir qu'il avait attrapé un coup de froid pendant la nuit. D'ailleurs, il se sentait même un peu honteux. Il aurait dû emmener une couverture plus épaisse, mais il ne s'était pas douté qu'il ferait aussi froid.

Ainsi, le médecin de la cours vit arriver ses deux protégés. En entendant l'un tousser comme si sa vie en dépendait, il trouva très vite pourquoi ils étaient ici.

- Il semblerait que... Merlin soit tombé un peu malade, annonça Arthur mal à l'aise.

- Je vois cela, répondit Gaïus en faisant signe au plus jeune de s'asseoir.

Il obtempéra, et le médecin l'ausculta pendant quelques minutes attentivement, tandis que Merlin gigotait, mal à l'aise. Finalement, Gaïus déclara :

- Il a attrapé un rhume, mais il faut surveiller ça, chez les enfants, ça a tendance à provoquer de la fièvre. Il va falloir rester au chaud pendant quelque temps, ce qui veut dire, aucune sorties jusqu'à ce que j'en décide le contraire.

- Mais il ne fait même pas froid dehors ! protesta Merlin.

- C'est pour cela que tu es tombé malade, ironisa Gaïus en lui donnant une potion à boire.

Merlin la but et ne retint pas sa grimace écœurée.

- Qu'est-ce que c'est ? demanda-t-il dégoûté.

- Un remède contre le rhume, répondit Gaïus.

Il lui tendit une cuillère remplie de miel, que Merlin s'empressa de manger plus par gourmandise que par devoir, sous le regard amusé des deux hommes.

- Vous pouvez partir. Je passerai dans la soirée donner ses remèdes à Merlin.

- Merci Gaïus, répondit Arthur.

Il hésita, avant de poursuivre :

- Avez-vous des nouvelles à propos de notre... petit problème ?

Gaïus sembla comprendre, car son regard se posa sur Merlin, qui lui, ne se doutait pas un instant de quoi ils parlaient.

- Hélas non pas encore, mais j'y travaille.

Arthur hocha la tête, l'air préoccupé et fit signe à Merlin de le suivre. Ils sortirent des appartements du médecin pour se retrouver dans le couloir.

- Tu as entendu Gaïus donc ? Pas de sorties, tu restes dans le château !

- Et vous ?

- Moi je suis assez grand pour décider de ce que je vais faire...et je vais aussi rester dans le château de toute façon car je dois m'occuper de certaines affaires qui ne t'intéresseraient nullement.

- Guenièvre est libre ? demanda Merlin.

- Non, elle doit m'aider, répondit-il.

- Je peux venir aider aussi ? fit-il d'un ton suppliant.

- Je ne vois pas en quoi tu pourrais nous aider !

- J'ai aidé Gwen ! s'exclama-t-il avant de tousser.

Arthur lui lança un regard soucieux. Ce n'était peut-être pas grave, mais la façon dont Merlin toussait était impressionnante.

- Je ne vois pas qui voudrait te garder de toute façon, conclut-il d'un ton neutre, alors il semblerait que tu doives rester avec nous.

Merlin ne se vexa pas de la déclaration, se contentant de sourire joyeusement. Arthur, de son côté, tenta de se convaincre qu'il venait d'inviter le petit à les rejoindre non parce qu'il rechignait à le laisser seul, mais parce que cet idiot n'abandonnerait sûrement pas l'idée de leur tenir compagnie.

Il se dirigea donc vers la salle du Conseil. Guenièvre et lui devaient préparer justement un conseil qui prendrait place l'après-midi. Ils entrèrent et découvrirent sa femme déjà là, les attendant en regardant des feuilles.

- Bonjour, sourit-elle, alors votre excursion était-elle instructive ?

- Oui, j'ai appris à monter à cheval ! annonça fièrement Merlin.

- Ah oui ? fit-elle amusée en regardant Arthur.

- Oui, confirma-t-il, il se défend... plutôt bien... même si il a tendance à avoir du mal à descendre.

- C'est merveilleux, vous pourrez me raconterez ça ce soir, dit-elle gentiment, nous avons quelques choses à mettre au point. Tu n'as qu'à dessiner un peu Merlin, ou...faire autre chose...

Le jeune garçon haussa des épaules et prit une feuille et un crayon. Il commença alors à dessiner. Ils commencèrent donc à étudier tout ce qui concernait le Royaume, ainsi que ses problèmes, pour pouvoir les exposer au Conseil. Durant tout le temps où ils travaillèrent, Merlin n'arrêta pas de tousser et renifler. Cela avait tendance à déconcentrer un peu Guenièvre, qui parfois même sursautait tant la toux était violente. Elle était assez inquiète, mais Arthur, lui, restait plongé dans leur travail. Elle supposait donc que ce ne devait pas être si grave que ça si son mari ne prenait pas la peine de paraître inquiet.

Pourtant, quand une énième toux prit Merlin, elle ne put s'empêcher de demander :

- Tu te sens bien Merlin ? Si tu veux tu peux aller te mettre au lit et...

- Non ! Je me sens très bien ! se défendit-il avec la voix cassée.

Cette fois, en entendant la « nouvelle » voix de Merlin, Arthur réagit :

- Je n'ai pas l'impression que ce miel a fait effet. Peut-être que tu devrais aller revoir Gaïus.

- Mais non heu ! C.. ça va bien passer !

Le blond fronça des sourcils, et dit :

- De toute façon tu ne fais rien ici, si ce n'est dessiner, tu peux très bien aller le finir chez Gaïus.

Merlin secoua férocement la tête.

- Non ! Je n'ai pas besoin de...

Il s'interrompit pour tousser, et Arthur leva les yeux au ciel, avant de dire :

- Ton état ne s'améliore visiblement pas. Dis-toi que ça rendrait service à tout le monde ! Toi, tu continuerais ton dessin et te ferais soigner en même temps pendant que nous, nous pourrions nous concentrer sur notre travail.

Merlin se figea aussitôt, et regarda le Roi droit dans les yeux.

- Je vous empêche de travailler ?

- Non ! s'exclama Guenièvre en lançant un regard d'avertissement à Arthur, pas du tout, c'est juste que...

Mais Merlin ne l'écoutait déjà plus et se dirigeait vers la porte, décidé à s'en aller. Son mari ne fit rien pour l'en empêcher, et le jeune garçon sortit de la pièce. Aussitôt, Guenièvre fusilla du regard Arthur.

- Pourquoi tu lui as dit ça ? Toi, ça ne t'empêchait même pas de travailler !

- Je sais, mais au moins il va se faire réexaminer par Gaïus, qui lui donnera peut-être quelque chose de plus fort pour sa gorge et il n'aura plus mal. Si c'était l'argument choc à sortir eh bien tant pis. Je préfère qu'il aille bien plutôt qu'il soit malade.

Gwen se radoucit, et retint un sourire. Arthur était resté impassible durant tout le travail, mais en faite, il n'avait pu s'empêcher de se faire du soucis pour Merlin.

- Et de plus, toi visiblement, ça te dérangeait un peu.

Elle rougit. Elle n'avait pas réalisé que son trouble était si visible.

- Eh bien... tu as sans doute raison, admit-elle, nous devrions continuer.

Merlin ne voulait pas aller rendre une nouvelle visite à Gaïus. Il ne l'aurait jamais avoué, mais il aurait préféré rester tranquillement avec Arthur et Gwen. Il se sentait bien à leur côté. Il les aimait bien. Will aurait dit qu'ils n'en valaient pas la peine, qu'ils étaient des Rois et Reines et que par conséquent, ils étaient hautains avec tout le monde. Mais il ne trouvait pas du tout ça. Au contraire, ils faisaient tout pour aider les gens comme lui.

Il ne comprenait toujours pas clairement toute cette histoire. Il trouvait très étrange que sa mère l'ai laissé sans aucune explication, même en surprise. Sans compter qu'Arthur avait été très étrange quand il l'avait vu pour la première fois.

En soupirant, il décida d'aller se dégourdir les jambes dehors, sur le terrain d'entraînement des chevaliers. Ils étaient gentils, et au moins, il ne serait pas une gêne pour eux. Il descendit, en sachant exactement quel escalier prendre pour rejoindre au plus vite le terrain. Il connaissait déjà très bien le château !

Il arriva au terrain d'entraînement, où Gauvain et Mordred se battaient dans un duel à l'épée. Chacun était très à l'aise pour manier leur arme, mais Merlin, même sans s'y connaître dans les combats, pouvait voir que Mordred avait le dessus sur l'autre chevalier.

Il vit Gauvain faire une feinte, que le plus jeune para de justesse, avant de riposter par un coup vers le bas. Il crut alors que son ami allait perdre, mais c'était sans compter sur ses ressources. Il mit son épée de façon à bloquer le coup, et en profita pour essayer de prendre l'avantage. Seulement, Mordred, rapide, contre-attaqua, et s'apprêta à désarmer Gauvain. Mais ça, c'était sans compter sur Merlin, qui utilisa sa magie pour l'en empêcher. Son épée valdingua quelques mètres plus loin.

Aussitôt, le jeune sorcier se mordit les lèvres. Il n'avait pas voulu faire ça. Sa magie avait réagi toute seule, par instinct. En le voyant avantageux par rapport à Gauvain, il avait pris peur, et son instinct avait pris le dessus.

Tandis que Gauvain souriait et taquinait gentiment son adversaire, les yeux de Mordred semblèrent chercher quelque chose autour de lui. Ils se posèrent alors sur Merlin, qui frissonna. Il était sûr que le chevalier savait ce qu'il avait fait. Il était mal. S'il décidait de le dire, il serait fichu. Tout serait fini, et des choses graves lui arriveraient alors.

Il voulut courir pour s'enfuir, s'enfuir loin de ce regard perçant, mais Gauvain, qui avait suivi les yeux de Mordred, s'exclama :

- Merlin !

Ils accoururent auprès de lui, et il se força à sourire.

- Bo..bonjour, dit-il.

Il frissonna de nouveau, mais cette fois de froid. Le temps était moins bien que la veille ou était-ce lui ?

- Qu'est-ce que tu fais ici ? Arthur n'est pas avec toi ?

- Non, il...

Merlin s'interrompit brutalement pour tousser. Il se maudit intérieurement en voyant la mine inquiète de Gauvain.

- Tu devrais rentrer tu sais, tu serais mieux au chaud.

Il s'apprêta à vigoureusement protester, mais Mordred déclara d'un ton à la fois doux et ferme :

- Je vais le raccompagner jusqu'à sa chambre.

- Bonne idée, approuva Gauvain, moi, je vais me changer !

Il dit au revoir à Merlin, qui se retrouva seul avec l'autre chevalier. Ils marchèrent en silence en direction de sa chambre. Il n'osa rien dire, de peur de recevoir des reproches, ou pire.

- Dis-moi Merlin, dit alors Mordred, tu connais les druides ?

Le brun fit « non » de la tête. Bien-sûr il en avait rapidement entendu parlé, mais c'était tout.

- Les druides sont un peuple pacifique, qui... ont des coutumes anciennes. Des coutumes.. interdites par le Royaume.

Le jeune garçon se figea brutalement. Il pensait savoir ce que Mordred insinuait par « coutumes interdites ».

- Dans ce cas, on ne devrait pas en parler, tenta-t-il timidement.

- Je suis sûr que tu sais garder un secret, répondit-il avec un léger sourire.

Merlin le regarda, surpris. Cela confirmait ses doutes sur le fait que le chevalier était au courant. Pourtant, il ne semblait pas en colère...

- Tout ça pour te dire, poursuivit-il, que je viens de ce peuple, et que je compte sur toi pour ne rien dire du tout à personne.

Il n'arriva pas à ne pas paraître bouche-bée. Lui, un druide ? Lui, pratiquant la magie ? Alors cela signifiait... cela signifiait qu'il était comme lui ? C'était la première fois qu'il rencontrait quelqu'un.. comme lui.

- Vous... vous avez la... balbutia-t-il.

- Oui, répondit Mordred.

Ils arrivèrent à sa chambre, mais il n'en eut cure. Il ne pouvait retenir un sourire éclatant sur son visage. Le druide lui faisait assez confiance pour lui confier un secret comme celui-ci ! Car même s'il savait que lui-même pratiquait aussi la magie, il n'était pas obligé de lui raconter tout ça !

- Je ne dirai rien à personne, promit-il.

Mordred lui sourit en retour, avant de le déposer à sa chambre et de partir. Cette révélation venait de faire oublier à Merlin toute sa peur à propos du chevalier. Il ne savait même pas pourquoi il ne lui avait pas fait confiance ! De toute évidence, il était de son côté.

Merlin referma la porte de sa chambre, et se regarda la pièce d'un œil circulaire. Que pouvait-il faire ? Dessiner ? Il n'en avait plus envie. Il fut pris d'un quinte de toux brutale, qui dura bien une minute. Il eut du mal à retrouver sa respiration, mais il finit par être bien de nouveau. Il ne voulait toujours pas aller voir Gaïus. Le médecin était gentil, mais il n'avait pas envie de médicaments. Sans compter que les autres hivers, quand il attrapait un rhume, il finissait par passer facilement. Sa mère insistait pour qu'il reste au lit, et il le faisait, mais il était quasiment sûr que ce n'était pas nécessaire.

Quelques heures plus tard...

Arthur retourna à ses appartements fatigué. La journée avait été longue. Et sa nuit courte. Il méritait bien de dormir longtemps maintenant ! Lui et Guenièvre avaient dû préparer le Conseil, pour ensuite y assister, alors qu'il venait de passer une nuit dehors. Il y avait meilleur mélange. Réprimant un bâillement, il marcha quelques mètres, pensif. Arrivé devant sa propre chambre, il décida d'aller voir celle de Merlin. Il ne l'avait plus vu depuis la préparation de fichu Conseil, et il voulait voir comment il allait.

Il ne prit pas la peine de frapper, ( après tout Merlin ne frappait pas lui) et entra directement. Il y vit alors le petit, roulé en boule dans son lit, sous les couvertures, en train de frissonner. Inquiet, il se demanda s'il dormait, mais les reniflements et les toussotements lui donnèrent sa réponse. Il s'approcha.

- Merlin ?

L'enfant se retourna vers lui, le visage très pâle. Aussitôt réveillé, et sans contrôler ce qu'il faisait, il mit la main sur le front de Merlin. Il était chaud, voire brûlant.

- Gaïus t'as laissé seul dans cet état ? demanda-t-il stupéfait.

Le plus jeune fit un petit « non » de la tête, et il comprit aussitôt.

- Tu n'es pas allé le voir ! s'exclama-t-il d'un ton accusateur.

Le brun le regarda avec des yeux désolés, et il se contenta de soupirer.

- Attends-moi ici.

Il alla dans sa chambre, heureusement situé à quelques mètres à peine seulement, grâce à Guenièvre, pour y trouver Georges. Il s'en était douté.

- George, l'appela-t-il le faisant se retourner, tu pourrais aller demander que Gaïus vienne dans la chambre de Merlin ? Dis-lui qu'il a de la fièvre maintenant.

- Oui Sire, répondit-il.

Arthur retourna dans la chambre de son ami. Hors de question de le laisser seul, même quelques minutes dans cet état ! Il ne comprenait pas comment un simple rhume pouvait faire cet effet. Il avait connu son serviteur plus résistant !

Quelques minutes plus tard, Gaïus apparut, l'air soucieux et concentré. Il s'approcha de Merlin et le fit se relever un peu dans son lit. Arthur le regarda l'ausculter, l'air inquiet. Il entendit alors des bruits de pas, qui s'arrêtèrent en voyant la porte de la chambre de Merlin ouverte. Il sut que c'était Guenièvre, grâce à ses talons. Elle entra à son tour dans la chambre et en voyant l'état dans lequel se trouvait leur ami, elle demanda :

- Que s'est-il passé ?

Gaïus se retourna vers eux.

- Il semble qu'il ait en faite une bronchite. C'est courant si on ne prend pas bien soin d'un rhume. Rassurez-vous ce n'est pas grave, du moment que l'on traite cette maladie bien.

Arthur poussa un soupir de soulagement. Ce idiot aurait pu avoir quelque chose de bien plus grave ! Et s'il n'était pas entré dans sa chambre, cette bronchite n'aurait peut-être pas pu être détecté à temps et alors...

Guenièvre posa un bras rassurant sur le sien. Elle devait avoir senti son trouble. Il se força à se calmer et regarda le médecin s'occuper de son pupille.

- Je vais rester cette nuit auprès de lui, lui assura Gaïus.

- Pourquoi ? s'alarma-t-il, c'est en faite plus grave ?

- Non, le rassura-t-il, mais par simple précaution. Il n'est pas prudent de le laisser seul dans cet état. Vous pouvez aller vous coucher j'ai la situation bien en main à présent.

Arthur hocha la tête, la gorge inexplicablement serrée, et partit avec sa femme. Il était temps de dormir.

Le lendemain matin, pour une fois, Arthur se leva de bonne grâce, et se prépara même rapidement, impatient de voir comment allait Merlin. Guenièvre sourit de son état concerné, et s'habilla normalement.

Le Roi sortit de la chambre, parcourut quelques mètres et pénétra cette fois dans une autre chambre. Il y trouva Merlin endormi paisiblement, et, faisant attention à être discret, s'approcha de Gaïus qui était assis sur un fauteuil et lui faisait signe de venir.

- Qu'y a-t-il ? Va -t-il mieux ? demanda-t-il.

- Oui, répondit-il, sa fièvre a bien baissé. Il faut le laisser se reposer, et il sera bientôt sur pieds.

- Bien.

Il y eut un silence. Arthur, pris d'une idée, dit à Gaïus :

- Vous savez, vous devriez aller vous reposer vous aussi. Je peux le surveiller.

- Vous avez des choses à faire. Cela ne me dérange je suis médecin, je ne fais que mon travail.

- Oui, mais j'ai encore une heure devant moi. Après celle-ci, je peux demander à un serviteur de le veiller.

- Inutile. Mais je peux aller profiter de cette heure pour me rendre un peu plus présentable, concéda-t-il, je reviendrai donc lorsque vous devrez partir.

Arthur lui fit un signe de tête reconnaissant, et le médecin lui céda sa place pour partir. Il regarda la porte se refermer silencieusement d'un air distrait. Son regard se tourna alors vers Merlin. Il entendait sa respiration siffler légèrement, mais il semblait en bien meilleur état que la veille.

Si on lui avait dit qu'il serait aussi inquiet parce que son serviteur était un peu malade !

Arthur se demanda quand Merlin redeviendrait adulte. Il aimait bien sa version enfant, mais la version plus âgée commençait - même s'il ne l'avouerait jamais - à lui manquer. Se souviendrait-il de tout ce qu'ils avaient fait durant cette période ? D'un côté, il ne l'espérait pas. Après tout, il avait fait des choses, que son serviteur se ferait un plaisir de lui rappeler il en était sûr. Mais d'un autre côté, ils avaient vécu de bonnes choses, et cela l'amènerait peut-être à être de plus joyeuse humeur. Car il devait admettre une chose : Si la version adulte lui manquait, la version enfant était néanmoins beaucoup moins sombre, et cela lui faisait du bien. Il ne savait pas ce qui tracassait Merlin, mais il ne reconnaissait plus beaucoup son serviteur. Il ne souriait et ne riait plus que rarement, et ce côté noir ne ressemblait pas à son ami. Le voir plus léger lui faisait du bien.

Un gémissement indiquant que Merlin se réveillait l'interrompit dans ses pensées. Il s'approcha du lit, et vit que le jeune garçon avait les yeux ouverts.

- Bonjour, le salua-t-il.

- 'our, marmonna-t-il mal réveillé.

Arthur se retint de rire. Malade ou pas, voir Merlin se réveiller en premier était hilarant, et il se promit de lui rappeler quand il serait de retour qu'il ne valait pas mieux que lui au réveil.

- Où est Gaïus ? demanda Merlin en se redressant.

- Il est parti. Il revient dans une demie-heure.

- Oh.

Merlin évita son regard, conscient qu'Arthur n'avait certainement pas oublié qu'il avait désobéi.

- Je crois qu'il faut qu'on parle, dit-il calmement.

- JenevoulaispasallervoirGaïusjemesentaistrèsbien s'exclama-t-il très vite.

Arthur leva les bras en signe de paix.

- Calme-toi ! lui intima-t-il, et va moins vite.

Merlin se tut, et en baissant les yeux raconta :

- Je ne voulais pas aller voir Gaïus... je croyais que ce n'était rien, et que vous vous serviez de ça comme prétexte pour m'éjecter de la salle.

Arthur se retint de se passer une main sur son visage. Merlin se vexait parfois vraiment pour un rien !

- Je t'ai certes dit que tu nous dérangeais peut-être un peu, mais c'était surtout pour que tu ailles voir Gaïus triple andouille ! Si je te dis d'aller te faire examiner, c'est pour éviter que tu finisses dans cet état-là.

Arthur se mordit la lèvre. Il ne voulait pas jouer du tout le rôle de parent, mais c'était un peu ce qu'il était en train de faire. Pourquoi fallait-il que son serviteur soit si facilement dans la panache, et qu'il aille jusqu'au fait de se faire transformer en enfant ? Il aurait été adulte, cette conversation n'aurait pas eu l'air d'une morale faite.. à un enfant.

- Oui... eh bien il n'y a plus de raison d'être en colère maintenant ! conclut-il joyeusement, je suis guéri !

- Oh non tu n'es pas guéri, répliqua Arthur avec un regard d'avertissement, Gaïus te le dira lui-même. La prochaine fois tu feras ce qu'on te dit.

Il jugea sage de ne pas ajouter quoique ce soit sur le sujet. Il comptait sur Gaïus pour ordonner à Merlin de rester au lit. Ce n'était pas son rôle de lui dire ça. Et tout comme ce n'était pas son rôle de le gronder, il aborda un autre sujet.

- J'ai entendu dire que tu avais croisé Gauvain et Mordred hier ?

Merlin parut enchanté que le sujet soit clos aussi facilement. Arthur se maudit intérieurement. Il savait qu'il devrait continuer à lui faire la morale, mais il ne voulait surtout pas tenir le rôle de parent, car l'imbécile à côté de lui était son ami. Il se promit néanmoins que si Merlin lui refaisait ce coup là, enfant ou adulte, il le regretterait amèrement.

Gaïus arriva trop vite au goût d'Arthur. Car passé la discussion embarrassante, il passait un moment très agréable avec le brun. Cependant, il avait des responsabilités vis-à-vis de son Royaume. Il se leva de la chaise, et souhaita une bonne journée à Merlin avec un sourire narquois, certain que le petit serait surtout désespéré de rester dans son lit sans rien faire.

Note : Voilà, j'espère que vous avez aimé ce chapitre, je vous invite à me le faire savoir par le bouton review ;) Mini Merlin vous fera un câlin en échange ;D