Note : Coucou tout le monde ! Désolé de ne pas avoir publié la semaine dernière, mais il va falloir s'attendre puisqu'on s'approche de la fin de mon avance, bien que la fic soit bientôt terminée, ( c'est une fic courte!) à avoir de temps en temps des petits retards de ce genre. Je gère d'autres fics en plus de celle-ci donc...

Enfin bref, j'espère que vous aimerez :D Merci aux revieweurs d'avoir reviewé, et bonnes vacances aux gens qui le sont !

Réponse:

Zouzou: Merci à toi de reviewer :) voilà la suite, j'espère qu'elle te plaira!

Morgane mimi: Moi aussi j'adore quand ils tombent malades ne t'inquiète pas^^ Vu comment Merlin était sombre dans la saison 5, Arthur lui-même l'avait remarqué, j'ai jute eu envie d'accentuer ce côté là :) Merci beaucoup!

Freya mimi: Je suis contente que tu aimes cette fic :) ceci explique le pseudo avec "mimi" alors^^ Mon âge est dans mon profil, au début ;) Merci beaucoup de ta review :D

CHAPITRE 6 :

- ARTHUUUUUUR ! cria une voix bien connue.

Le concerné se retint de gémir de désespérance. Depuis que Merlin était guéri, il venait tous les jours le réveiller, toujours à la même heure, en sautant partout sur le lit. Et cela durait depuis cinq jours. Et Gaïus n'avait toujours pas trouvé de remède. A quoi bon avoir un serviteur plus jeune si celui-ci venait tout de même vous embêter dès le matin ? On se le demandait. Il entendit le rire de Guenièvre, qui ( la traîtresse) l'encourageait à continuer. Et il commençait à connaître le rituel. Il n'arrêterait pas avant qu'il soit levé. Il se releva, mal réveillé et grogna :

- Tu n'peux pas rester au lit jusqu'à une heure respectable non ?

Avec un grand sourire, l'enfant lui répondit :

- Non.

Il laissa échapper un soupir, et se frotta les yeux d'une main. La journée commençait ( un peu trop tôt à son goût bon... ) !

Encore une fois, en voyant Georges arriver pour l'aider à s'habiller, Merlin se vanta de pouvoir le faire tout seul, avant de les laisser enfin en paix.

Arthur le retrouva cependant dans la salle du trône, parmi la foule, près de Gaïus. A force d'être toujours avec eux, le peuple commençait à se poser des questions. Ils avaient donc jugé bon qu'il reste sagement dans la foule, avec son tuteur, et qu'il passe un peu plus inaperçu.

Il tenta de se concentrer sur la pauvre femme en face de lui. Elle venait, d'après Léon, d'un village ravagé par la maladie. Des épidémies avaient été récemment constatées dans le Royaume de Camelot et se propageaient très rapidement. Peut-être même un peu trop selon Gaïus, qui ne trouvait pas ça normal. La jeune femme avait été examinée par le médecin de la cour avant de pouvoir faire son témoignage, pour être sûr qu'elle ne contractait pas cette maladie inconnue.

- Pouvez-vous nous décrire le mal dont souffrait les habitants ? demanda-t-il doucement.

Elle avala difficilement sa salive, avant de répondre d'un ton tremblant :

- Le vieux fermier a d'abord contracté la maladie, avant qu'elle ne se répande comme une traînée de poudre dans tout le village. Les gens avaient de la fièvre, le teint aussi pâle qu'un fantôme, et certaines dents noires. Des plaies habitaient tout leur corps, et leurs yeux devenaient injectés de sang. Ils finissaient par mourir au bout d'une journée, mais dans d'atroces souffrances.

Elle paraissait au bord des larmes, et Arthur se sentit presque honteux de continuer :

- Et cette maladie... vous a-t-elle parue normale ?

Elle releva la tête, et timidement répondit :

- Je ne sais pas Sire. Je suis désolée...

Elle étouffa un sanglot, et Arthur fit signe à Gaïus de venir soutenir la jeune femme.

- Je vous remercie de votre témoignage Ania. Il nous sera d'une aide précieuse, lui assura-t-il, soyez sûr que vous pouvez venir habiter ici, à Camelot sans aucun problèmes.

Elle le remercia avant de se laisser prendre dans les bras de Gaïus. Tout le monde quitta la salle . Merlin trottina également pour rejoindre discrètement Arthur et Guenièvre. Ceux-ci semblaient soucieux, ce qui était normal.

Ainsi, quand Gaïus fut de retour dans son cabinet, le Roi de Camelot décida d'aller lui demander son avis sur cette maladie . Le médecin répondit :

- Je n'ai jamais vu une maladie se répandre si vite Sire. Je ne peux pas dire avec certitude que l'origine de ce mal est magique, mais je dois avouer avoir des doutes à ce sujet.

Merlin, qui naturellement accompagnait Arthur et Guenièvre baissa les yeux, mal à l'aise à l'évocation de la magie.

- Vous pensez que ça viendrait de Morgane ?

- Si l'origine est belle et bien magique, je le pense Sire, répondit-il.

- Savez-vous s'il existe un remède ?

Gaïus prit le soin de prendre un instant avant de répondre :

- Eh bien si l'origine est magique, le sort peut être défait. Une malédiction est faite pour être brisée. Il faut se rendre à un endroit rempli de magie pure, et faire un sacrifice pour obtenir ce remède. Mais si la maladie est naturelle... j'ai besoin de faire des recherches sur celle-ci pour pouvoir vous répondre...

- Et si la magie a été utilisée, quel genre de sacrifice serait nécessaire ?

- Quelque chose venant du cœur, répondit Gaïus, cela peut être un objet, une babiole qui a beaucoup de valeur à vos yeux , n'importe quoi.

- Et vous sauriez nous dire où se trouverait cet endroit rempli de magie ?

Gaïus réfléchit un moment à la réponse.

- Le lac d'Avalon me semble être un endroit pour ça.

A la mention de ce lac, Merlin leva les yeux d'un coup tandis qu'Arthur les écarquilla.

- Le lac d'Avalon ? Rempli de magie ?

- Oui Sire, répondit-il, des choses particulières s'y sont passées...

- Dans ce cas, je dois m'y rendre, décida-t-il, maintenant.

- Arthur, intervint Guenièvre, peut-être que Gaïus devrait faire des recherches sur cette maladie avant, elle n'est peut-être pas magique...

- Cela prendrait trop de temps, décréta-t-il, pendant que j'irai à ce lac, vous pourrez inspecter les malades. J'aurais au moins essayé.

Personne ne trouva rien à y redire, et Arthur partit de la pièce.

Une heure plus tard, Arthur était prêt à partir, et se trouvait dans la Cour, juste à côté de son cheval. Aussi ne s'attendit-il pas à voir Merlin débarquer, accompagné du cheval qu'il avait monté à son dernier voyage, avec un petit sac à dos.

- Qu'est-ce que tu fais ? demanda-t-il en fronçant des sourcils.

- Je viens avec vous, répondit-il comme si c'était une évidence.

Arthur se gratta les yeux d'une main, en soupirant fort, sachant que ce qui allait suivre ne serait pas une partie de plaisir.

- Merlin... tu ne peux pas venir avec moi. Cela pourrait être dangereux.

- Et alors, moi je vous dis que vous ne pouvez pas partir peut-être ? rétorqua Merlin tout en essayant de monter sur son cheval.

- Merlin... tu restes ici, dit Arthur sur un ton d'avertissement.

- Non ! répliqua-t-il en renouvelant sa tentative, je viens avec vous !

Arthur se retint de se sentir désespéré. Merlin semblait déterminé à venir, et c'était quasiment impossible de lui faire changer d'avis. Autant il aurait été adulte, il l'aurait accepté, mais là, il n'avait que 6 ans ! Il s'avança brutalement vers lui, et entreprit de croiser son regard. Il réussit à le capter, et espéra paraître ferme, mais les yeux défiants du plus jeune l'en faisaient fortement douté.

- Merlin, intervint alors Guenièvre, tu ne peux pas venir. Arthur doit faire ça... tout seul.

- Mais je suis allé à ce lac avec lui la dernière fois ! s'exclama-t-il d'un ton indigné.

- Oui mais cette fois, ce n'est pas comme la dernière fois, expliqua-t-elle doucement, cette fois, il pourrait t'arriver quelque chose. Et ce n'est pas une promenade de routine.

Alors que Merlin hésitait clairement ( ce qui en disait sur qui serait le chef de l'autorité dans la famille des Pendragons) , ce fut le moment que Mordred choisit pour apparaître, à cheval, avec des affaires.

- Sire, je ne peux pas vous laisser entreprendre cette quête seul, déclara-t-il, je veux venir.

- Mordred... non, si je n'ai pas demandé à mes chevaliers de m'accompagner, il y a une raison, répondit Arthur à moitié agacé.

- Je vous ai prouvé ma valeur, répondit-il, deux valent mieux qu'un.

Arthur, à bout à cause de Merlin et Mordred, céda au chevalier.

- Très bien. Je suppose que tu as raison. Mais tu devras obéir à tout ce que je dis s'il y a le moindre imprévu, le prévint-il.

Merlin sauta sur l'occasion, et son hésitation disparut clairement. Il réussit à se hisser d'un coup sur son cheval, et s'écria :

- Jamais deux sans trois !

Arthur, Guenièvre et Gaïus passèrent près d'une demie-heure à expliquer à Merlin pourquoi il ne pouvait pas venir, mais celui-ci ne voulait rien entendre. Au final, on finit par céder, au plus grand bonheur du concerné.

Ainsi, durant tout le trajet, le Roi de Camelot n'arrêta pas de se demander pourquoi il avait accepté que Merlin vienne avec eux. S'il fut un temps où il semblait méfiant envers Mordred, celui-ci était passé, et aujourd'hui, il s'autorisait même à chanter joyeusement une... chanson ( si on pouvait appeler ça une chanson) devant lui. Plusieurs fois, il lui ordonna de se taire, mais soi cela ne durait que trois pauvre petite minutes, soi Merlin ne faisait même pas attention et continuait.

Et pour couronner le tout, Mordred se mordait violemment les lèvres pour ne pas rigoler.

Vraiment, c'était à se demander pourquoi il les avait acceptés. Ah oui. Guenièvre, en voyant combien Merlin souhaitait venir, lui avait demandé d'être compréhensif. Ah ! Et elle lui avait aussi dit de le protéger du danger, ou ce serait lui qui serait en grand danger s'il revenait sans Merlin.

Arthur ne put s'empêcher, malgré son agacement, d'être fier de voir que le jeune garçon avait tout retenu de sa petite leçon d'équitation improvisée, et se débrouillait plutôt bien.

Ils firent une pause pour manger au bout de deux heures de trajet. Les deux chevaliers auraient pu continuer s'il n'y avait pas eu un certain brun qui se plaignait qu'il avait faim. Mais bon !

Ils déballèrent donc un peu de pain et du fromage, avant de le grignoter distraitement. Pour ramener la tranquillité à Camelot, Arthur était prêt à faire n'importe quoi. Pour cela, le Lac exigeait un sacrifice. Il avait emmené un objet, mais il était vrai qu'il tenait particulièrement à celui-ci. Mais il ne pouvait pas se permettre de prendre quelque chose auquel il ne tenait pas. Le lac le saurait d'une quelconque manière.

Ils reprirent la route, le ventre plein, et avancèrent au petit galop. A plusieurs reprises, Arthur surprit Merlin à rigoler tout seul, ce qui lui fit se poser de sérieuses questions sur sa santé mentale. Mais il surprenait parfois des regards... complices entre son plus jeune chevalier et serviteur. Qu'était donc-t-il arrivé pour avoir un tel résultat ? Le contraste entre avant et après était flagrant.

Ils finirent enfin par arriver à l'endroit désiré. Merlin et Mordred descendirent, étrangement silencieux et sérieux. Arthur se demanda brièvement pourquoi, avant de reporter son attention sur le lac.

A sa plus grande surprise, Merlin s'approcha du lac, et, comme la dernière fois, le brun alla toucher l'eau, et murmura quelque chose qu'il n'entendit pas. Il vit Mordred le rejoindre, et l'éloigner doucement du bord, en lui jetant des regards en coin... inquiet ? Il ne voyait pas pourquoi.

Mais l'intervention du chevalier dut faire effet, car l'instant d'après, Merlin s'était éloigné d'un coup du cours d'eau et refusait obstinément de croiser son regard.

- J'imagine qu'il est temps...

Mordred l'observa d'un regard perçant, s'approcha de lui et lui conseilla :

- Vous devriez retirer votre épée Sire.

- Et pourquoi cela ?

- C'est un endroit sacré, expliqua-t-il.

Arthur ne lui demanda même pas comment il le savait. La dernière fois, Merlin s'était comporté étrangement, et il avait eu le temps de réfléchir un peu à son comportement. Il disait qu'il y avait déjà été, ou éprouvait cette sensation. Il lui avait semblé sentir de la part du petit garçon comme du respect vis-à-vis du lieu.

Il obéit, et passa en toute confiance son épée à Mordred. Mais l'instant d'après, Merlin poussa un cri en voyant la scène, et se précipita vers eux, en cherchant à prendre l'arme qui fut une fois dans la pierre des mains du jeune chevalier.

Arthur, ne comprenant pas la situation, le repoussa doucement. Mais il s'obstinait, et n'arrêtait pas de s'écrier :

- Elle n'est pas à toi ! Elle n'est pas à toi ! Tu ne peux pas y toucher ! Elle n'est pas pour toi !

Mordred, comprenant que c'était le fait qu'il lui ait passé l'épée qui dérangeait Merlin, déposa l'arme à terre, tandis qu'Arthur tenait fermement Merlin.

Ce ne fut qu'en voyant le chevalier s'éloigner de l'épée qu'il se calma. Sans toute l'agitation de l'enfant, Arthur réalisa qu'il tremblait violemment, et était très pâle. Toujours en le tenant par les épaules, il se baissa et s'accroupit à sa hauteur.

- Merlin... c'est bon, il ne l'a plus. Tu peux te calmer maintenant.

Avec stupeur, il vit que les yeux de son ami étaient humides, bien qu'ils refusaient de laisser tomber la moindre larme.

- Pourquoi tu ne voulais pas qu'il me garde l'épée ? tenta-t-il.

Seul le silence lui répondit. Merlin regardait à présent par terre, l'air honteux, comme s'il venait de comprendre ce qu'il venait de faire.

- C'est bon Arthur, fit Mordred, vous devriez aller faire ce que vous avez à faire. Je reste là.

Le Roi de Camelot, en quittant lentement du regard Merlin hocha la tête avec reconnaissance. Toujours troublé, il voulut s'éloigner, mais découvrit que l'enfant le tenait. Embarrassé, il vit Merlin à son tour réaliser qu'il le tenait et rougir violemment en le lâchant.

Il hésita à essayer de comprendre son ancien serviteur, puis décida de reporter cette conversation pour plus tard. Il se dirigea vers le lac, avec la ferme attention de donner au lieu ce qu'il voulait pour rétablir la paix et la tranquillité dans son Royaume.

Il sortit de sa poche un collier de perles. Pour n'importe qui, c'était un simple bijoux, qui avait l'air de coûter cher, mais qui était trouvable partout. Mais pour Arthur, ce bijoux était une sorte de souvenir de sa mère. C'était elle, la propriétaire du collier dans le passé. Il jeta le collier dans le lac, tout en faisant une prière pour que la maladie se retire de Camelot.

Rien ne se passa en premier lieu. Un simple « plouf » retentit, indiquant qu'il avait bien atterrit dans l'eau. Puis une lumière se produisit, qui aveugla Arthur. Plus loin derrière lui, Merlin et Mordred furent aussi touchés par cette lumière.

Une seconde après, la clarté normale revint, excepté qu'une femme brune venait d'émerger du lac. Elle avait de l'eau jusqu'aux cuisses, et souriait. Méfiant, Arthur déclara d'une voix autoritaire qu'il avait l'habitude d'user en tant que Roi :

- Je suis Arthur Pendragon, Roi de...

- Camelot, compléta-t-elle avec un sourire bienveillant, et je suis Freya, la Dame Du lac.

Il compta répondre quelque chose, mais un nouveau cri de la part de Merlin retentit, et l'instant d'après, il était à côté de lui à la place de derrière, et contemplait la femme d'un air béat, et émerveillé et... ému.

Arthur essaya de le repousser et de le remettre à l'arrière, sachant qu'elle était peut-être dangereuse, mais le petit resta là, sous le regard amusé de Freya.

- Bonjour Merlin, dit-elle.

Cela arrêta nette Arthur dans ses mouvements. Elle connaissait le nom de son ancien serviteur ?

- Bonjour Freya, répondit-il joyeusement.

- Vous... vous vous connaissez ? demanda Arthur surpris.

- Non, répondit Merlin, mais...

Il ne sut finir sa phrase, perturbé. Freya, elle, se contentait d'avoir un sourire énigmatique.

- Pourquoi être venu ici Roi de Camelot ?

- Je souhaite que la maladie arrête de ravager mes terres. Cette malédiction doit cesser.

- Votre sœur est celle qui l'a lancée, et vous êtes celui qui l'arrêtez, observa-t-elle, par bien des chemins, vous êtes opposés... bien que votre père soit commun.

Arthur ne répondit rien, et le regard de Freya se posa sur une personne derrière lui. Son sourire se figea, et elle déclara :

- Mordred, chevalier de Camelot, approchez.

Il s'exécuta, et fit face à elle.

- Un destin vous attend, dit-elle d'un ton désolé, ce n'est pas un hasard que vous soyez venu. Vous êtes liés par la destinée, vous, Arthur, Merlin et Morgane.

- Pardon ? l'interrompit Arthur étonné, Merlin ? Et comment Mordred pourrait-il être lié à moi et Morgane ?

En effet, si Arthur pouvait comprendre que lui et Morgane soient liés, en revanche, pour Merlin et Mordred, c'était un mystère. Tout ce qu'il partageait avec eux était un lien d'amitié ! Apparemment, le chevalier ne comprenait pas non plus ce qu'il faisait dans cette destinée, vu son air étonné.

Freya se tourna vers Arthur, et lui tendit un parchemin, qui curieusement, n'était pas mouillé.

- Voici la formule adéquate pour mettre un terme à toute cette maladie.

Arthur fut brièvement énervé de ne pas recevoir de réponses, et du fait qu'elle changeait rapidement de sujet, mais accepta le parchemin.

- Une seconde, fit-il, un sortilège ? Nous ne pouvons pas... nous... nous n'avons pas de sorcier à Camelot !

Elle lui fit un sourire triste.

- Hélas pour vous, si l'interdiction de la magie n'existait pas, je suis certaine que beaucoup se seraient proposé de vous aider. Contrairement à ce que vous pensez, il y a beaucoup de gens pratiquant la magie qui seraient de votre côté, et prêt à vous soutenir au lieu de vous détruire. Néanmoins, je ne doute pas un instant que vous saurez résoudre ce problème.

Elle avait raison. Après tout ,Gaïus connaissait des sorciers. Bien que cela ne le satisfaisait pas vraiment.

- Je vous remercie, dit-il finalement.

Elle lui fit un sourire en retour, et regarda de nouveau Merlin, avec tendresse.

- Au revoir, souffla-t-elle.

Arthur n'était pas sûr de savoir si cet au revoir s'adressait à eux tous ou seulement à Merlin, mais il jugea sage de ne rien demander. Elle disparut, s'enfonçant doucement dans le lac. Une lumière les aveugla momentanément de nouveau, et l'instant d'après, elle avait disparu.

- Nous avons ce pour quoi nous sommes venu, je crois, déclara Arthur, embarrassé, nous ferions mieux de partir.

Mordred hocha la tête en silence, toujours troublé des paroles de la Dame Du Lac. Merlin, lui, resta quelques secondes au bord du cours d'eau, avant de les suivre. Ils remontèrent à cheval en silence, tous songeurs.

Au bout de quelques heures, ils durent s'arrêter pour faire camping. Il se faisait tard et sombre, et Camelot était encore trop loin pour pouvoir espérer y dormir. Mordred s'occupa de faire du feu, tandis que Merlin décida d'aller chercher du bois. Arthur lui recommanda de rester dans les parages, ce à quoi il répondit par un roulement d'yeux.

Quand au Roi de Camelot, il décida de faire une balade seul. Il avait besoin de réfléchir. Il ne comprenait pas bien les paroles de Freya, mais celle-ci avait paru sincère. Selon elle, lui, Mordred, Merlin et Morgane seraient tous liés. Il n'arrivait vraiment pas à comprendre la logique de son raisonnement. Certes, tous les quatre étaient allés demander un sortilège à propos de la maladie dans Camelot mais de là à dire qu'ils étaient liés...

Merlin, si on ne prenait que le temps où il avait été adulte, était son ami. Evidemment, l'avouer à voix haute était dur, et il ne le disait que très rarement, mais c'était un fait. Il était toujours à ses côtés, plus que quiconque, et ne le laisserait jamais tomber... peut-être que cela expliquait pourquoi la Dame du Lac pensait qu'il était également lié à lui, Morgane et... Mordred. Mais ce n'était qu'une simple supposition. Cela le frustrait de ne pas savoir la vraie raison.

Toujours dans ses pensées, il entendit soudain un bruit de chute, suivi d'un « Aïe » émit par une voix juvénile. Il rejoignit immédiatement Merlin. Un peu plus loin, à quelques mètres du camp, il était assis par terre, et tenait son genoux en grimaçant. Arthur s'approcha et demanda :

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

- Je suis tombé, répondit-il d'une voix plaintive.

Arthur roula des yeux :

- Tu es plus maladroit que n'importe qui décidément !

Mais le plus jeune ne se vexa même pas, trop concentré sur son genoux.

- Fais-moi voir ça.

Mais les mains de l'enfant refusaient de coopérer, et étaient plaquées sur son genoux.

- Ne sois pas une telle fille, Merlin ! Il faut que je puisse voir ton genoux si tu veux ne plus avoir mal !

Merlin le regarda en se mordant la lèvre, hésitant visiblement, puis précautionneusement, il retira ses mains. Arthur mit les siennes de part et d'autres du genoux, provoquant une réaction de recul chez Merlin qui s'exclama :

- Tu ne touches pas hein ?

Agacé, le plus âgé répondit :

- Non, ne t'en fais pas. Tiens toi tranquille.

Il examina rapidement la blessure, et fut soulagé de voir que ce n'était qu'une égratignure, qui certes saignait beaucoup, mais qui pour autant n'était pas grave. Il s'adressa à Mordred, qui était juste derrière lui :

- Tu peux aller chercher de l'eau s'il-te-plaît ? Il faut nettoyer ça.

- Oui. Je sais aussi comment bien désinfecter Sire, si vous permettez, proposa-t-il.

Surpris, il tourna sa tête en direction du chevalier :

- Tu t'y connais en plantes ?

- Oui, un peu. J'ai appris à reconnaître certaines plantes médicinales... en cas de besoin.

- Eh bien dans ce cas, vas-y, je t'en prie.

Mordred obéit, et s'en alla afin de cueillir et concocter la préparation dont Merlin avait besoin. Arthur reporta son attention sur le concerné, qui visiblement, avait vraiment mal et se mordait la lèvre violemment, comme pour s'empêcher de crier ou pleurer. Son cœur se serra. Il ne voulait surtout pas le voir pleurer. Comment devrait-il faire après ?

- Tu pourras dire à Gwen que tu as une blessure de guerre, tenta-t-il pour le distraire.

- Oui, en tombant, ironisa-t-il.

- En revenant d'une mission périlleuse, rectifia Arthur.

- Périlleuse, répéta Merlin d'un ton moqueur, ce n'était que la Dame du Lac, ce n'est pas comme si elle était dotée de mauvaises intentions ou je ne sais quoi...

- Comment peux-tu en être si sûr ?

- Parce que ! répondit-il borné.

- Réponse très éloquente, je te félicite, rétorqua Arthur.

- Elle est gentille ! Et elle nous a donné quelque chose pour arrêter la maladie !

- Parce que je lui ai donné quelque chose.

- Oui et elle ne vous a pas trahi, rétorqua Merlin.

Arthur renonça au débat. De plus, avoir une discussion sur la magie avec un enfant de 7 ans n'était peut-être pas la chose la plus intelligente à faire, surtout si la personne en question était Merlin. Mordred revint avec un pot rempli de plantes écrasées, ainsi que de l'eau. Il en versa sur la blessure, avant d'étaler la mixture sur le genoux précautionneusement. Merlin le regardait faire, silencieux.

Lorsqu'il eut finit, Arthur jugea qu'il était temps de manger puis de se coucher. Demain, il faudrait rentrer, et tout le monde était fatigué, surtout Merlin, bien qu'il ne l'admettrait sans doute pas.

Note : Et voilààààààààà ! Alors qu'en avez-vous pensé ? Etait-ce bien ? Nul ? Si oui, pourquoi ? N'hésitez pas à donner votre avis, même les gens qui lisent et qui n'osent pas reviewé, n'ayez pas peur de me dire ce que vous en avez pensé, ça signifie toujours beaucoup d'avoir des avis et ça fait progresser :)

Sinon, j'ai une question : Des gens regardent-ils des vidéos Merlin ? Du genre, montage ? Voili voilou^^

Dans tous les cas, merci beaucoup d'avoir lu ! A plus tard ;)