Note : Merci à tous pour vos reviews ! Maintenant, voici le neuvième chapitre, qui j'espère vous plaira !
Réponses :
Ayla : Je suis contente que tu trouves qu'Arthur reste dans son personnage et que les moments où il s'occupe de notre petit Merlinou sont bien décrits, ça me fait vraiment plaisir ! Merci beaucoup pour ta review !
Morganemimi : Alors les chevaliers en plan... je trouve qu'ils sont quand même un minimum présent pour une fic basée à l'origine sur Merlin et Arthur... quant à l'action... eh bien ce n'est pas trop le but de la fic non plus, c'est plus « psychologique », après peut-être qu'il y en aura ;) bref, merci pour ta review, et voici le chapitre ;)
miss gana : Ok... mais disons que si tu pointais ce que tu n'as pas aimé, cela m'aiderait à m'améliorer !
CHAPITRE 9 :
Hunith était arrivée à Camelot. Elle avait reçue une missive de la part du Roi Arthur, lui intimant de venir le plus vite possible dans son Royaume, sans aucune explication, décidant qu'il serait mieux de tout lui dire en face. La seule chose destinée à la rassurer avait été de savoir que son fils allait bien.
Elle ne pouvait s'empêche de se demander pourquoi Arthur lui-même l'avait convoquée ici. Elle était sûre que cela concernait Merlin, mais malgré tout, elle ne savait pas pourquoi. Il était arrivé quelque chose à son fils.
Avec une certaine appréhension, elle parcourut la foule pour arriver au château, toujours aussi majestueux qu'avant. Alors qu'elle s'apprêtait à franchir le pont-levis, une voix enfantine raisonna :
- Mère !
Le ton de la voix était joyeux. Mais surtout, cette voix ressemblait étrangement à celle de Merlin. En faite, c'était exactement la même voix que lorsqu'il était enfant. Elle se retourna, et le chercha des yeux.
Finalement, elle vit un petit garçon courir vers elle, juste à quelques mètres. Elle ne l'aurait presque pas vu. Elle aurait pu reconnaître ce petit garçon qui courrait vers elle entre mille. Elle comprit tout de suite ce qui était arrivé à son fils. Mais en le voyant si heureux, elle sut qu'elle ne devait pas le laisser entrevoir son inquiétude. Il n'avait même pas la moitié de son âge adulte ! Elle se baissa et ouvrit les bras pour l'accueillir. Il s'y jeta.
- Oh, Merlin... murmura-t-elle émue.
Ils restèrent comme ça un instant, jusqu'à ce qu'Arthur arrive. Il avait l'air un peu gêné de la situation. Hunith lâcha Merlin et se redressa.
- Monseigneur... le salua-t-elle.
- Bonjour, répondit-il toujours aussi embarrassé.
- J'ai fait pleins de choses depuis que je suis ici ! s'exclama joyeusement Merlin, j'ai appris à monter à cheval ! Tu veux que je te montre ?
Elle fit un sourire, et répondit :
- Plus tard. Pour l'instant, je pense que nous devons discuter Arthur et moi.
Merlin eut l'air déçu.
- Mais de quoi ? Il m'a tout dit ! Que tu m'avais laissé pour qu'ils puissent m'emmener ici et m'amuser ! Que c'était une surprise !
Hunith écarquilla des yeux, surprise. Elle ne connaissait pas du tout les détails de l'histoire, mais elle devait pourtant faire semblant de les connaître. Elle se reprit donc et sourit gentiment.
- Et si tu allais prévenir Gwen que ta maman est ici, proposa Arthur, vous nous retrouverez chez Gaïus.
Merlin regarda sa mère, réticent à déjà la quitter, mais celle-ci acquiesça :
- Vas-y. Vous nous retrouverez vite chez Gaïus.
Il hocha la tête, et courut en direction du château, à sa recherche.
- Nous n'avons pas beaucoup de temps pour parler, je le crains, soupira Hunith, s'il court comme ça dans tout le château...
- Guenièvre saura l'occuper. De plus, il ne sait même pas où elle est. Nous avons suffisamment de temps. Vous vous demandez sans doute ce qui est arrivé...
- Effectivement. Si j'avais pu imaginer ça lorsque vous m'avez envoyée cette lettre...
- Oui... eh bien... Gaïus et moi travaillons à résoudre ce mystère. Il est allé un jour en forêt et... nous l'avons retrouvé comme ça. Nous ne savons pas encore ce qu'il s'est passé.
- Pensez-vous qu'il s'agit de l'oeuvre d'un sorcier ? demanda-t-elle.
- Eh bien... Gaïus sera plus apte à vous répondre que moi, je pense. Mais nous ne voyons pas vraiment d'autre alternatives que la magie.
Tandis qu'ils marchaient en direction des appartements du médecin, Arthur lui expliqua toutes les excuses pitoyables qu'il avait dû donner à Merlin, ainsi que quelques unes de ses réactions étranges.
- Eh bien... il a toujours été protecteur, répondit-elle.
- Oui, mais pas autant !
- J'ai bien peur de ne pouvoir vous éclaircir sur ce point. Même à cet âge, il n'a jamais eu de réactions aussi fortes. Peut-être est-ce l'effet du sort...
- Peut-être... admit-il sans être convaincu.
Ils arrivèrent à la porte des appartements de Gaïus. Hunith fut la première à rentrer. Le visage du médecin, en la voyant, s'éclaira un peu.
- Hunith, dit-il, comment vas-tu ?
- Bien, répondit-elle avec un sourire doux, et vous ?
- Bien, malgré que je sois un peu inquiet pour Merlin. Tu es courant, je présume ?
- Oui. Mais ce qui lui est arrivé n'est pas forcément mal, répondit-elle l'air pensive, il va bien après tout. Et puis, il est très bien entouré.
- Oui, mais il ne peut pas recommencer sa croissance, tout de même ! s'exclama Arthur, il est censé être beaucoup plus âgé ! Nous devons trouver une solution !
- Je n'ai jamais dit le contraire. Mais revenir à cet âge ne peut pas lui faire de mal, du moment que c'est provisoire. Si j'ai bien compris la situation, Merlin n'est pas en danger de mort . Il n'est pas une menace pour Camelot. Peut-être que celui qui a fait ça n'a jamais eu l'intention de faire du mal à qui que ce soit.
- Ou peut-être a-t-elle mal lancé le sort, dit Arthur.
Hunith le regarda, l'air un peu triste, mais n'ajouta rien. La porte s'ouvrit soudainement, laissant entrer Merlin et Guenièvre.
- Voilà ! fit-il fier de lui.
Il rejoignit tout de suite Hunith. Avoir été séparé d'elle aussi brutalement avait été violent. Il tenait absolument à rattraper le temps perdu.
- Bonjour Hunith, la salua-t-elle avec affection.
- Guenièvre, sourit-elle, c'est bon de vous revoir tous, heureux.
La Reine lui sourit affectueusement en retour.
- Maintenant on peut aller à l'écurie ? demanda Merlin excité, je peux t'apprendre à faire du cheval !
La mère de Merlin rigola.
- Très bien, dit-elle, allons-y.
- Et tu vas aussi pouvoir rencontrer les chevaliers, et aussi...
Merlin énonça une longue liste de choses à faire à sa mère tout en marchant, sous les regards amusés des adultes.
Arthur les regarda s'en aller, l'air pensif. Il avait bien fait de faire venir la mère de Merlin. Il semblait beaucoup plus joyeux qu'avant. Son cœur se serra un peu. Il semblait l'avoir déjà oublié ! Guenièvre, qui était derrière lui, lui mit une main sur l'épaule avec un sourire attendri, comme si elle avait lu dans ses pensées.
Un peu plus tard dans l'après-midi, Léon fit venir Arthur d'urgence dans la salle de couronnement. Quelqu'un avait été surpris à pratiquer la magie dans Camelot, à sa plus grande surprise. Généralement, aucun sorciers ne s'aventurait à pratiquer la magie en publique. Le sorcier en question était un homme d'une vingtaine d'années, brun, avec un début de barbe, et des yeux gris étonnamment clairs.
- Quel est votre nom ? demanda Arthur d'une voix ferme.
- Antoine. Antoine Garguis, répondit-il.
Arthur fut légèrement surpris par le son de sa voix. Elle n'était pas très grave, mais plutôt claire, bien que Merlin en ait une encore moins grave. Et surtout, il n'avait aucune trace de haine envers lui, ce qui était plutôt une nouveauté. Les seules personnes pratiquant la magie dans Camelot étaient généralement à la botte de Morgane.
- Vous avez été vu à pratiquer la magie, dit Arthur, le niez-vous ?
- Non Sire, répondit-il d'une voix sereine.
- Pourquoi ? demanda-t-il, pourquoi avoir fait de la magie en publique ? Cela faisait parti d'un quelconque plan de Morgane ?
- Je ne fais nullement parti du clan de Morgane, répliqua-t-il d'une voix légèrement méprisante, ce que je faisais, je le faisais pour soigner quelqu'un. Le vieux Joe, alors qu'il tentait d'atteindre le toit, est tombé d'une échelle, et de plusieurs mètres. Si je n'avais rien fait, sa colonne vertébrale aurait été cassée pour toujours. Je ne voyais pas d'autre choix que d'utiliser la magie pour le soigner.
- Voulez-vous dire que d'ordinaire, vous ne l'utilisez pas ?
- Si. Mais d'ordinaire, je l'utilise en cachette. J'aide les animaux blessés, par exemple. Je collecte des plantes médicinales, mais cela ne suffit pas toujours.
- Etes-vous habitant de Camelot ?
- Eh bien... je me suis installé ici il y a deux ans. Avant cela, j'effectuais des voyages, afin d'apprendre le plus de choses possibles concernant la médecine, ou bien d'autres savoirs. La magie,en fait parti également.
- Pourquoi être venu à Camelot si vous pratiquiez la magie ? demanda Arthur, emprunt de curiosité.
- Je ne sais pas, répondit-il après un court moment, le Royaume est prospère.
Arthur l'observa attentivement, et rétorqua :
- Vous mentez. La magie est interdite ici. Vous le savez. Vous ne seriez pas venu ici seulement parce que c'est un Royaume prospère.
Pour la première fois de l'entretien, Antoine baissa la tête.
- J'ai bien peur que je ne puisse vous dire ma raison. Mais je peux vous assurer que je ne voulais pas faire de mal à quiconque.
Arthur le regarda, soupçonneux. Il avait l'air sincère. Mais il savait d'expérience, qu'il pouvait très bien mentir. Il s'était déjà fait dupé par sa propre sœur et son oncle. Mais malgré sa méfiance, il ne pouvait s'empêcher de penser que l'inconnu était honnête. Devait-il le condamner à mort pour avoir soigner quelqu'un ? Non. Cependant, il devait exécuter une sentence. La magie était interdite à Camelot. Il avait bafoué la loi.
- Très bien. Mon jugement rendu est celui-ci, et est sans équivoque : Vous êtes banni de Camelot. Estimez-vous chanceux d'être encore en vie. Si vous revenez, vous serez exécuté.
Antoine fit un petit sourire triste, puis s'inclina. Personne ne contesta sa décision, à sa plus grande surprise. Guenièvre, qui était à ses côtés, ne laissait rien paraître, mais il pouvait facilement lire ses pensées. Il avait pris la bonne décision.
Le jugement étant rendu, il quitta la salle, l'air toujours autant sérieux. Arthur ne pouvait s'empêcher d'être intrigué par ce sorcier. Il n'était pas comme les autres. D'ordinaire, il aurait dû le condamner à mort, car il aurait été une menace pour le Royaume de Camelot. Pour les habitants. Il aurait dû proférer mille et une menace, mais il n'en avait fait rien. Il avait simplement eu une sorte de résignation. Ce Antoine était bien étrange. Il se demanda s'il devait le faire suivre discrètement hors du Royaume, pour s'assurer qu'il ne leur nuirait pas, mais refoula aussitôt l'idée. Il sentait qu'il ne leur ferait pas de mal.
Une voix à plusieurs mètres faillit le faire sursauter.
- ….. et après, on peut aller se promener dans Camelot ! Je connais toutes les boutiques, Arthur m'a montré ! Et aussi on pourra faire...
- Merlin , chéri... je suis fatiguée. On pourrait aller rejoindre Gaïus ?
- Oh mais non ! Il travaille ! Ce serait mieux d'aller...
Arthur sourit, amusé par le comportement du petit, mais intervint. Il ne pouvait pas laisser cette pauvre Hunith !
- Si vous voulez, je peux prendre le relais, proposa-t-il alors qu'ils arrivaient en face de lui.
Hunith et Merlin sursautèrent. Ils ne l'avaient pas vu arriver. Elle sourit doucement, et regarda Merlin. Celui-ci eut l'air déçu :
- Mais je voulais te montrer des choses !
Arthur eut un sourire en coin, et lança :
- Tu sais, tu n'es pas obligé de tout lui montrer. Sinon, il n'y aura plus rien qu'elle puisse voir. Tu lui montreras le reste demain.
Merlin prit un air songeur, réfléchissant. Au bout de quelques secondes, il dut juger que la proposition d'Arthur était raisonnable, puisqu'il hocha la tête.
- D'accord.
Ainsi, Hunith put aller retourner chez Gaïus, et Merlin se retrouver avec Arthur.
- Qu'est-ce qu'on va faire ? demanda Merlin.
- On peut faire une petite balade dans le château, proposa le Roi.
L'enfant haussa les épaules et suivit le plus âgé. Au bout d'un moment, après avoir marché quelques mètres, Merlin demanda :
- Où tu étais tout à l'heure ?
Arthur le regarda, surpris de la question.
- J'étais... en train de rendre un jugement.
- Comme pour la dernière fois avec la dispute des terres ?
Il faisait référence à un conflit entre deux paysans, à propos du grain qui poussait dans la terre de l'autre. Arthur secoua la tête.
- C'est... plus compliqué.
- Je ne vois pas comment ça pourrait l'être, répliqua Merlin avec des yeux ronds, ils parlaient tellement vite et passaient leur temps à se crier dessus, on ne comprenait rien !
Arthur laissa échapper un rire.
- Cette fois c'était une affaire plus sérieuse.
- Ah oui ? De quel genre ?
- L'usage de la magie. J'ai banni le sorcier de Camelot, il s'en sort bien pour.. un sorcier.
Merlin s'arrêta d'un coup, le prenant au dépourvu. Il n'avait pas pensé obtenir une telle réaction !
- Qu'est-ce qu'il a fait ?
- Il l'a utilisé.
- Et ?
- Et quoi ? La magie est interdite. C'est un crime.
- Pourquoi elle est interdite ? demanda Merlin d'une petite voix.
Arthur fut encore pris au dépourvu. Jamais Merlin ne lui avait posé cette question ou n'avait réellement contesté le fait que la magie soit interdite de son âge normal !
- Parce que... elle est dangereuse, répondit-il avec hésitation.
- Si tu fais apparaître juste des papillons avec, elle ne l'est pas !
- Des papillons ? répéta-t-il d'un ton perplexe, j'ose espérer que si une personne se sert de la magie, ce n'est pas pour faire apparaître des papillons !
Il ne remarqua pas le léger rougissement de Merlin, qui s'était remis à marcher. Il répliqua néanmoins :
- Pourquoi il ne pourrait pas le faire ?
- Si quelqu'un fait de la magie, c'est qu'il a un but précis, plus grand que les papillons. Comme... conquérir Camelot.
- Mais qui pourrait le vouloir ? rétorqua Merlin d'un ton surpris, ça a l'air d'être ennuyant. Vous remplissez des papiers toute la journée, vous devez faire des discours, vous devez trancher entre deux personnes... ce n'est pas drôle !
Arthur sourit, étonné de la perspective de vue du petit.
- Il y a aussi de bons côtés... tu as un château. Tu possèdes une certaine richesse, et ainsi tu peux organiser des projets qui aident ton Royaume, et crois-moi, tu en retires une grande satisfaction dès que tu l'as effectué. Tu... as des serviteurs ! Qui sont parfois de véritables idiots, mais qui sont drôles, dit-il d'un ton affectueux.
Merlin fronça son nez, comme en train d'y réfléchir, puis répondit :
- C'est vrai que de ce point de vue là... mais les gens qui ont la magie ne veulent pas tous faire ça ! Je ne sais pas où tu es allé chercher ça mais...
- Et qu'est-ce que tu en sais toi hein ? l'interrompit Arthur, agacé, tu n'es pas à ma place.
Le petit brun le regarda, comme un peu blessé, et s'arrêta de nouveau. Arthur poussa un soupir, se savant maladroit.
- Ecoute.. je sais que tu avais un ami, Will, qui pouvait pratiquer la magie mais.. ce n'est pas pareil.
Merlin le regarda, des larmes dans les yeux, à la plus grande surprise du Roi .
- D'abord comment vous savez ça ?! Je ne vous connais pas, et vous ne me connaissez pas du tout ! Et... pourquoi c'est pas pareil ?
Arthur tenta de poser une main sur l'épaule du plus petit, mais celui-ci s' écarta violemment.
- Et.. et.. et.. pourquoi vous avez dit « avais » un ami ? s'écria-t-il avec des yeux choqués comme si une révélation venait de lui être faite, il l'est toujours !
Le blond se mordit la lèvre. Il avait fait une gaffe en employant le passé.
- Je... écoute, oublie ce que j'ai dit, c'était stupide et je...
Mais le plus jeune courait déjà loin de lui. Réprimant un juron, il s'engagea à sa poursuite, déterminé à ne pas laisser Merlin dans cet état tout seul. Il courut dans tout le château, et se demanda comment son serviteur avait acquis cette endurance. Quand il crut enfin l'avoir rattrapé, il ne trouva qu'à sa plus grande surprise, une armure. Comme s'il s'était tout à coup volatilisé . Il comprit qu'il l'avait perdu. Il se rappela que sa mère était dans le château. C'était bien le jour pour ça !
Il décida d'aller chercher de l'aide pour le retrouver, auprès de ses fidèles chevaliers.
Note : Merci d'avoir lu ! Alors, j'espère que ça vous a plu :D N'hésitez pas à reviewer ;)
