Les sorts fusaient de tous les côtés, ils étaient en guerre. Hermione tentait tant bien que d'éviter les sortilèges, se couchant sur le sol dès qu'une explosion éclatée.

- Vite Hermione cache-toi ! avait-elle entendu hurler Ron.

Se glissant derrière une colonne, elle avait surpris les mangemorts qui arrivaient et les avaient assommés contre un mur en pierre.

Ne voyant pas Harry, elle était partie à sa recherche, traquant par la même occasion les esclaves de Voldemort qui pourchassaient des innocents.

- Harry ! avait-elle appelé.

- Attention !

L'attrapant par le bras, il l'avait collé contre un mur alors qu'un le sortilège de la mort fonçait sur elle.

- Mon dieu Harry, tu es blessé ? avait-elle demandé en voyant son bras ensanglanté.

- Ce n'est rien. Écoute Hermione, des mangemorts ont capturé des deuxièmes années, couloir nord au troisième étage, il faut faire quelque chose !

- Je m'en occupe.

Arrivant en courant dans le couloir, elle avait repris son souffle en se reculant dans un coin, près d'une tapisserie des serdaigle.

- Quand je pense que ces idiots pensaient pouvoir fuir, entendit-elle Blaise Zabini rire.

- Oui, mais ils ne savaient pas à qui ils avaient affaire.

Son sang n'avait fait qu'un tour, Malefoy.

- On n'a pas assez de sang de bourbe, je pense, je vais en chercher d'autre.

- À ta guise Zab, mais presse toi.

- Ok.

Se reculant encore plus dans l'ombre, elle avait vu le mangemort passer et s'était mise à réfléchir à ce qu'elle pouvait bien faire. Malefoy était-il seul à présent ? Elle allait le vérifier.

- Alors, Malefoy, tu n'as que ça à faire ?

Elle s'était arrêtée à deux mètres du petit groupe qu'avait formé les mangemorts, les élèves étaient couverts de sang et certains ne se réveilleraient sûrement jamais. Avalant avec difficulté, elle avait planté son regard dans le sien.

- Granger, que me vaut ce plaisir ?

- Ferme-la ! Non mais est ce que tu te rends compte de ce que tu as fait ?

- Hum…Je dirais que oui lui avait-il répondu avec un sourire carnassier.

- Tu ne vaux rien dans ce cas, à part peut-être…

- Oui ? l'avait-il défié.

- Un monstre ! avait-elle crier.

Partant dans un rire démoniaque, il s'était approché d'elle jusqu'à ce qu'elle touche le mur du fond.

- Ne me touche pas !

- Mais je n'en ai pas l'intention.

- Pourquoi les as-tu tué ? Ce n'était que des enfants !

- Parce qu'ils étaient impurs, Hermione.

Elle avait soudain frissonné en entendant son prénom.

- Tout comme toi.

- Alors qu'est ce que tu attends ?

- Je ne sais pas, un défi me ferrait plaisir.

- Tu peux rêver.

Entendant des pas derrière elle, elle avait modifié son angle d'attaque et touché Théodore Nott en pleine poitrine, l'envoyant valser contre un mur. Puis, elle était revenue à sa position de départ, menaçant toujours Malefoy.

- Tu vas me le payer sale sang de bourbe !

Plongeant à terre, elle avait senti une douleur profonde dans le dos avant de sombrer.

Se réveillant brusquement, Hermione se redressa et chercha à tâtons la lampe de chevet. Reprenant son souffle, elle passa une main dans ses cheveux et regarda l'heure. 5h50. Se levant péniblement, elle ouvrit sa fenêtre et sentit l'air frais sur son corps, le ciel était nuageux et une brise fraîche lui annonça l'arrivé de la neige. Allant dans la cuisine, elle mit de l'eau à chauffer et sortit la boite de son thé préféré. Humant le parfum de miel et d'amandes qui se dégagea du pot lorsqu'elle l'ouvrit, elle sourit avant d'en verser au fond de sa théière. Une heure plus tard, elle portait un tailleur crème, de beaux escarpins caramel et s'était fait un chignon impeccable.

- Bonjour maman entendit-elle alors qu'elle feuilletait son journal au comptoir de la cuisine tout en buvant sa tasse de thé.

- Bonjour mon ange, déjà levé ?

- Oui.

- Un chocolat chaud ?

- Non.

- Un jus d'orange alors ?

- Non, j'attends tata Ginny.

- Mais elle n'arrive que dans une heure.

- Alors je vais faire dodo.

- Bonne nuit alors.

- Bonne nuit maman.

Rigolant toute seule, elle posa sa tasse terminée dans l'évier et se remis à sa lecture. Bien vite, ses pensées retournèrent vers le rêve qu'elle avait fait la nuit dernière. Elle se souvenait très bien de ce qui s'était passé mais elle avait cessé de faire des cauchemars depuis deux ou trois ans maintenant, pourquoi ses rêves revenaient-ils maintenant ?

- Salut la compagnie s'exclama Ginny en entrant sans même frapper à la porte.

- Bonjour Ginny.

- Où est Ethan ?

- Parti se recoucher parce qu'il ne voulait que les biscuits de tata Ginny pour petit déjeuner.

- Soit pas jalouse Hermione, je t'apprendrais à les faire.

- Si seulement j'avais le temps tu veux dire.

- Plus ou moins, et ton travail ?

- Ca va.

Lui racontant la visite de Malefoy et sa conduite depuis, Ginny hochait la tête tout en se préparant une tasse de thé.

- Et toi à la boutique ?

- C'est calme.

- Ca tombe bien, j'ai plusieurs choses à te commander.

- Ah oui ?

- Oui, un tailleur, une paire de rideau et un cadeau spécial.

- Un cadeau spécial ?

- Oui, pour la soirée de fiançailles de Pansy.

- Super…

- Ginny ne fait pas la tête, reste professionnelle s'il te plait.

- Bien. Je m'occupe du tailleur et des rideaux d'abord.

- Tailleur comme d'habitude en lin si possible.

- J'ai encore un peu de lin crème.

- Ok, et les rideaux, ivoire en coton.

- D'accord.

- Au fait, il me faut le cadeau pour dans trois jours.

- C'est une blague ?

- Euh…non, faut que j'y aille. Salut Ginny.

- Ouais c'est ça, tu ne payes rien pour attendre toi hein !

Arrivant un peu en avance, Hermione s'installa à son bureau et commença à taper plusieurs missives pour les départements du ministère.

« Par ordre de l'article 3T4, il est demandé aux effectifs…. »

« En raison d'une future crise, le plan d'action 985TR doit être mis en place à partir de…. »

Qui pouvait bien inventer des noms pareils ? se demanda Hermione au bout de la sixième missive. Fronçant les sourcils, elle se concentrait sur les pattes de mouches du stagiaire lorsque Drago Malefoy arrive.

- Mademoiselle.

- Monsieur.

- Venez je vous prie.

Marchant derrière lui, elle s'arrêta face à son bureau et se demanda si elle devait s'asseoir pour parler avec lui.

- Bien, dit-il en s'asseyant, pour commencer la soirée de fiançailles est dans trois jours.

- Oui monsieur, le bouquet que j'ai commandé arrivera à votre bureau en fin d'après-midi et le pressing a envoyé une note, elle est dans le dossier privé ainsi que la facture du fleuriste.

- Qu'avez-vous choisi ?

- Des roses, blanches monsieur.

- Bien. Vous pourrez prendre votre fin de journée.

- Merci monsieur.

- Ensuite, j'ai vu les missives sur votre bureau, je veux les voir avant que vous ne les envoysez.

- D'accord.

- Et pour finir, je veux que vous alliez voir le bureau des aurors pour leur donner les dossiers que vous avez finalisés.

- Dois-je vous les montrer avant ?

- Non, pas besoin. Vous pouvez retourner à votre travail.

Alors qu'elle se dirigeait vers la porte, elle entendit Drago l'appelait.

- Encore une chose, n'ayant pas été là mardi dernier, nous n'avons pas pu avoir notre discussion, j'espère pouvoir l'avoir avec vous bientôt.

- Je reste à votre disposition monsieur.

Ayant des pensées fortes peu catholiques à cet instant, le fils Malefoy hocha la tête en silence avant de prendre un dossier et de le feuilleter.

Hermione aimait les journées froides d'hiver, les vitres étaient couvertes de givres alors qu'elle buvait une tasse de thé bien chaude. Il faudrait qu'elle aille acheter des vêtements chauds pour Ethan pensa-t-elle.

- A quoi penses-tu ma douce ?`

- Cormac, ne m'appelle pas comme cela s'il te plait.

- Si tu veux, alors ?

- J'aime quand il fait froid comme cela. Qu'est ce que tu fais ici ?

- Je dois parler à monsieur Malefoy.

- Tu as rendez-vous ?

- Non, mais je me suis dit que tu pourrais arranger ça.

- Et bien en fait non, il veut que tous ses rendez-vous soient programmés la veille alors revient demain et je te trouverais une infime place dans sa journée.

- Tu es un ange.

- Si tu le dis, au revoir Cormac.

Bientôt la fin de la journée approcha et Hermione finissait son travail lorsqu'elle vit Pansy arriver dans son bureau.

- Bonjour Hermione.

- Bonjour Pansy.

- Salut Pansy, dit Drago qui était sorti de son bureau en entendant son amie arriver.

- Dray !

Se jetant dans ses bras, il lui donna un baiser sur la joue avant de se tourner vers Hermione.

- Hermione tu viendras ?

- Où ça ?

- Au restaurant dans trois jours, Blaise et moi ont fête nos cinq ans ensemble et on a invité tous nos amis, allez dis oui.

- Et bien je ne sais pas…Le vendredi soir c'est toujours un moment où on range…

- Mais non la coupa-t-elle, pas de problème pour ça hein Dray ?

- Je dirais que c'est possible…

- Parfait ! En attendant je n'ai rien à me mettre, il faut que tu m'accompagnes faire du shopping.

- Désolée mais je n'ai pas le temps, pourquoi ne demandes-tu pas à Daphnée Greengrass ? lui demanda-t-elle, un sourire malicieux aux lèvres.

- Non, je veux toi ! Allez s'il te plait.

- C'était sincère, je n'ai pas le temps Pansy.

- Bon, intervient Drago, il est 17h, vous pouvez partir plus tôt.

Se mordillant la lèvre, elle se tourna vers Pansy qui affichait un grand sourire puis vers son patron.

- Vous êtes sur ?

- Certain, allez-y avant que je change d'avis.

- Merci monsieur.

- Mon dieu mais qu'est ce que vous jouez mal tous les deux ! s'exclama Pansy puis attrapant le sac et le manteau d'Hermione, elle la poussa vers la sortie. A plus Dray !

Rigolant, il retourna à son bureau en laissant son esprit dériver vers Granger.

L'entraînant vers le chemin de Traverse huppé, Hermione voyait des vitrines plus belles les unes que les autres défiler devant elle.

- Attend, attend s'exclama Hermione. Laisse moi au moins mettre mon manteau.

- De toute façon, on est arrivé.

Relevant la tête, Hermione reconnu une enseigne de luxe en lettres gothiques verte. Les boiseries blanches, le portier, le tapis bordeaux suintaient l'argent.

- Ici ? demanda-t-elle.

- Oui, j'ai vu une robe magnifique.

- Au fait, je ne t'ai jamais demandé mais que fais-tu dans la vie ? lui demanda Hermione en entrant.

- Je suis chef d'entreprise, une ligne de décoration d'intérieur.

- Hors de prix j'imagine.

- Tout à fait lui répondit-elle en tirant la langue.

Regardant autour d'elle, Hermione ne put s'empêcher de toucher quelques étoffes. Tout était magnifique, les pierres brillaient, le satin et la soie étaient doux, les rubans ornaient avec grâce les décolletés…

- Hermione, alors qu'est ce que tu en penses ?

Pansy lui présentait une magnifique robe bustier marron qui allait merveilleusement bien avec ses goûts vestimentaires. La poitrine était couverte par une bande de cuir puis la robe partait en tulle délicat de la même teinte jusqu'au sol, le tout brodé par des motifs dorés.

- Magnifque Pansy, aucun doute on ne verra que toi.

- Exactement ce que je voulais entendre. Je la prends dit-elle fièrement en la donnant à une vendeuse. Bon et toi alors ?`

- Pardon ?

- Tu ne vas pas aller à ma soirée en tailleur rassure-moi.

- Non, pas de problème je ferrais un effort vestimentaire.

- Bien, tu as ce qu'il faut ou tu veux qu'on regarde ?

- Non, Pansy je n'ai pas les mêmes moyens que toi et Ethan a besoin de nouveaux vêtements.

- Ah oui le mignon bout de chou ! Je veux le même !

Rigolant, Hermione lui raconta son dernier exploit et lui montra le dessin que son petit garçon lui avait fait.

- Qu'est ce que s'est ?

- Papa.

- Je vois, il n'a jamais connu son père ?

- Non.

- Raison de plus pour que toi et Dray vous vous remettiez à baiser comme des lapins.

Retenant un gloussement, Hermione prit un air choqué devant les paroles de son amie.

- Mais enfin Pansy, quelles sont ses paroles ?

- Arrête on dirait ma mère, en attendant vous y pensez tous les deux, j'en suis sure.

- Peut-être, on va dire que c'était agréable…

- Il y a cinq ans Hermione, imagine aujourd'hui.

- Je ne préfère pas.

Retournant toutes les deux dans le froid, Pansy l'entraîna vers le meilleur magasin pour enfant qu'elle connaissait.

- Encore hors de prix j'imagine ?

- Mais non, allez entre.

Parcourant les rayons, Hermione trouva quelques écharpes et bonnets mais blanchit à la vue du prix.

- C'est trop mignon s'exclama Pansy en voyant une petite paire de botte.

- Pansy, c'est bien trop chère ! chuchota-t-elle.

- Mais non, lui répondit-elle en lui prenant les bonnets et écharpes des mains en continuant à s'exclamer sur leurs petites tailles.

- Pansy…

- Et ça ? demanda-t-elle en attrapant une petite parka rembourré et bien chaude.

- Laisse moi deviner, 300 gallions ?

- Euh…non, presque.

- Pansy, il va falloir rentrer de toute façon.

- Pas avant d'avoir payer ma chère.

En tant qu'habitué, Pansy avait déjà dégainé sa carte magique et avait payé l'intégralité de la pile de vêtements avant qu'Hermione puisse protester.

- Tu sais qu'il va me falloir des mois de payes pour te rembourser ?

- Je ne veux pas de ton argent Hermione mais je connais un moyen de me rembourser.

- Ah oui ?

- Oui, je veux voir ton nounours la dedans dit-elle en désignant le sac.

- Pas de problème rigola-t-elle, il adore défiler. On se demande de qui il tient ça d'ailleurs.

- Je crois avoir une petite idée.

Restant perplexe, Hermione regarda Pansy avant d'ouvrir grand la bouche.

- Non.

- Si, pire qu'une fille.

- Je ne savais pas que Drago…

- Je te jure, quand on était enfant il se changeait au moins trois fois par jour !

Ne pouvant se retenir, elles partirent toutes les deux dans un fou rire qui dura jusqu'à ce qu'elle arrive à l'appartement et qu'Hermione ouvre la porte.

- Enfin ! s'exclama Ginny, j'ai bien cru que tu t'étais perdue.

- Excuse moi, nous étions partis acheter des vêtements pour Ethan.

- Nous ?

Souriant à son amie d'enfance, Hermione lui présenta alors Pansy.

- Toujours aussi rousse plaisanta Pansy.

- Toujours aussi cru…Jolie, se retint tant bien que mal Ginny.

- Voulez-vous du thé ?

- Je ne pense pas rester.

- Bien sur que si Ginny tu vas rester. Installez-vous dans le canapé !

Embrassant et serrant son fils , Hermione le garda dans ses bras tout en faisant le thé.

- Et toi mon chou ?

- Non merci.

- Oh toi tu t'es gavé de biscuits toute la journée.

Détournant le regard, le garçon devint tout rouge.

- C'est dommage, j'avais acheté une citrouille.

Devant l'air étonné des filles, elle posa Ethan à terre et leur servit le thé.

- Il adore la citrouille, j'y peux rien.

Sortant du sac une multitude d'affaires, elle les enfila une à une à Ethan pour voir si les tailles correspondaient.

- Parfait !

Les cris de joie et satisfaction durèrent toute la soirée, au point que lorsque Ethan eut fini, il s'était trouver deux adoratrices pour le dorloter.

- Hermione où as-tu trouver tes rideaux ?

- Ah oui en parlant de ça, je n'ai même pas regardé.

Ginny avait parfaitement suivit ses instructions, ils étaient magnifiques.

- C'est Ginny qui me les a fait, d'ailleurs je te dois combien ?

- Plus tard, soupira la rousse en buvant le reste de sa tasse.

Se levant, Pansy admira la coupe puis toucha du bout des doigts le textile.

- Tu sais que j'aurais besoin de ça.

- Pardon ?

- Non pas toi Hermione.

Se tournant vers la rousse, elle attrapa son sac au passage et sortit une de ses cartes de visites.

- Honey compagny ? tu veux dire la Honey Compagny ?!

- Oui.

- C'est toi qui gère le marketing ?

- Non, c'est moi la patronne et j'adore ces rideaux.
Regardant Ginny en souriant, Hermione lui fit un clin d'œil avant de s'éclipser à la cuisine.

Les quelques jours passèrent, mais Hermione avait toujours en mémoire les merveilleux moments de cette soirée.

Elle travaillait depuis quelques heures lorsque Blaise Zabini arriva à la porte du bureau.

- Mademoiselle.

- Monsieur.

- Pourrais-je parler à monsieur Malefoy ?

- Je vais voir monsieur.

Se levant de son fauteuil, elle entrouvrit la porte de son patron, ayant au préalable frapper, et demanda si il était libre.

- Faites le entrer.

- Bien monsieur.

S'effaçant, elle laissa l'homme passer et prendre place dans un des fauteuils avant de refermer la porte et de se remettre au travail.

- Alors Blaise, nerveux ?

- Un peu, j'aurais vraiment l'air con si elle disait non. Au fait toujours aussi canon la Granger.

- Peut-être.

- Dray, je vois bien que tu n'as toujours pas quitté la porte des yeux.

- Pardon, répondit-il en secouant la tête.

- Tu es juste complètement obnubilé par cette fille, depuis des années d'ailleurs…

- Blaise…fit-il menaçant.

- Ok on en parle pas mais même te retrouver entre ses cuisses n'a rien fait, je ne vois qu'une solution.

- Ah oui ?

- Oui, épouse la et fais lui des tas de gamins. Remarque vu la tension sexuelle qui persiste, ça devrait pas être dur !

- Mais de quoi…

- Ok tu veux pas, moi si tu veux ça ne me dérangerai pas d'y passer.

- Pas touche !

- Tu vois, qu'est ce que je disais.

- Tu n'aurais pas passé un peu trop avec Pansy ces derniers jours ?

- Même pas. Quoi que, elle a été là pile au moment où il le fallait.

Levant un sourcil interrogateur, il attrapa sa tasse de thé froide en attendant son explication.

- Ben oui, elle passe ses journées au boulot, ses soirées chez Granger et quand elle rentre, elle est tellement excitée que je file au lit.

- Tu n'es qu'un obsédé Blaise.

- Ouais…répondit-il avec un sourire pervers sur le visage.

- Bon, ce soir je dois venir vers quelle heure, histoire que tu ne paniques pas devant toute l'assemblée.

- Vers 19h.

- J'y serais. Granger aussi.

- Ah bon ?

- Pansy l'a invité.

- Ok alors j'ai repéré des toilettes à l'étage, des recoins dans les couloirs du bas…

- Blaise, je ne vais pas me faire Granger à ta fête de fiançailles.

- Cela serait pourtant le meilleur cadeau que tu pourrais nous faire et te faire.

- Bon allez sors d'ici, j'ai du boulot.

- Allez, on sait que tu la veux.

- Ah oui , mais tu es au courant qu'elle a un gamin de Weasley ?

- Peut-être.

- Hein ?

- Il est roux ?

- Euh, non répondit Drago en essayant de revoir l'image du petit garçon.

- Alors c'est pas dit qu'il soit de Weasley.

- Elle a dit que l'enfant était de lui.

- Et toi tu as dit que tu n'aimais pas Granger, et pourtant je crois que tu n'as jamais pu la quitter des yeux depuis notre première année à Poudlard.

- Ca Blaise, elle ne le sait pas et elle ne doit pas le savoir.

- C'est ce que tu dis mais ca d'aiderait sacrément.

- Fin de la discussion.

- Non.

- Sors où je ne viens pas ce soir.

- Ok, et n'oublie pas le transplanage ça existe, t'exhibe pas avec la petite lionne sur le sol de leur cuisine.

- Dégage ! répondit l'héritier Malefoy en balançant un dossier sur un Blaise hilare.