- Drago…Reste coucher mon ange.

- Hermione, il faut que j'aille travailler.

- Non, moi je veux que tu restes.

Posant ses mains sur son torse nu, elle le coucha sur leur lit et s'assit sur ses hanches. Il pouvait voir qu'elle sentait clairement son désir pour elle et Hermione ferma les yeux d'extase avant de lui lancer un sourire coquin. Détaillant son corps, il toucha du bout des doigts ses seins emprisonnés dans un morceau de dentelle puis glissa ses mains sur ses hanches.

- Tu me rends fou…

- Pas encore.

Roulant doucement des hanches, elle se délecta du pouvoir qu'elle avait sur lui c'était si bon de voir cet homme la regarder comme cela, comme s'il n'y avait plus qu'elle qui comptait.

- Drago, fais-moi plaisir…Fais-moi des caresses, fais-moi gémir, chuchota-t-elle à son oreille.

L'attrapant par les cuisses, il inversa leur position pour la dominer complètement puis il se laissa glisser contre elle.

- Tu es toute chaude, lui susurra-t-il alors qu'il passait une main sur sa petite culotte en dentelle.

- Rien que pour toi.

- Dis-moi que tu me veux.

Détachant son soutien gorge, il embrassa sa peau douce jusqu'à arriver à son nombril.

- Non…Remontes Drago chéri.

- Dis-le-moi.

Passant sa langue sur ses abdos, il remonta très lentement jusqu'à ce qu'elle se cambre en lui montrant explicitement ce qu'elle voulait.

- Je-Je te veux , articula-t-elle.

Léchant ses mamelons, il commença un lent mouvement du bassin alors qu'elle descendait déjà ses mains vers son boxer. La faisant gémir bruyamment, il intensifia son mouvement et planta son regard dans le sien alors qu'elle commençait à le caresser.

- Doucement.

Laissant sa main parcourir la taille de sa verge, elle écarta les cuisses en se mordant la lèvre. La regardant un instant, il s'attarda sur sa poitrine nue qui se soulevait rapidement, son ventre plat et pour finir cette petite culotte qui ne cachait rien de son anatomie. Se sentant devenir plus dur, plus excité, il finit par attraper la dentelle jusqu'à lui arracher.

- Hermione…

- Oh oui , Drago.

La collant étroitement à lui, il lui attrapa une jambe et la souleva assez pour pouvoir se glisser en elle en une longue poussé.

Se redressant d'un seul coup, Drago regarda autour de lui, déçu. Reprenant doucement son souffle, il aperçut sa mère, assise près de la grande cheminée.

- Mère ? fit-il d'un air étonné en cachant dans bien que mal son érection matinale.

- Mon chéri…J'ai bien vu que tu étais mal lorsque tu es rentré hier soir, mais quand je t'ai entendu l'appeler ce matin…

- De qui parlez-vous ?

- Ne fais pas l'enfant, tu sais très bien de qui je veux parler.

- Il ne s'est rien passé.

- Vous vous êtes disputés, n'est ce pas ?

- Oui…Elle ne veut pas de moi.

- T'est-il venu à l'esprit qu'elle avait peut-être peur.

- Peur ?

Soupirant, elle secoua la tête avant de penser que Drago n'était peut-être pas sorti de l'adolescence en ce qui concernait les jeunes filles.

- Tu l'as abandonné la première fois alors que visiblement elle t'aimait, elle a peut-être peur que tu l'as fasse de nouveau souffrir lui expliqua-t-elle en lui apportant un tasse de thé au lit.

- Je suis peut-être un peu grand pour cela mère lui fit-il en souriant.

- Mais non, donnes moi des petits-enfants et je te laisserai tranquille.

- Ce qu'elle ne comprend pas c'est que moi aussi j'ai souffert.

- Elle ne le sait pas mon chéri, comment même l'aurait-elle su ?

- C'est vrai…A propos de l'hospitalisation dont vous m'aviez parlé…

- Tu as des informations ?

- Oui, Pansy m'a vaguement parlé de l'accouchement d'Hermione.

Surprise, Narcissa Malefoy regarda son fils puis la tasse de thé en fronçant les sourcils.

- Qu'y a-t-il ?

- Tu viens de dire son prénom Drago.

- C'est vrai…

- Son accouchement s'est mal passé, c'est peut-être pour ça qu'elle t'en veut.

- Je ne suis pas le père d'Ethan.

- Ethan ?

- Oui, elle l'a appelé comme ça, on en a parlé.

Lui racontant brièvement leur discussion, il lui fit par de l'âge du jeune garçon et Narcissa sentit un sourire se dessiner sur ses lèvres.

- Et moi je te dis que tu n'en a aucune certitude, il pourrait être ton fils. Ethan..Malefoy, Ethan Malefoy ? Ca sonne bien.

- Mère.

- Tu as raison, ne nous emballons pas. Oh quelle joie d'être grand-mère !

- Vous êtes bien trop jeune.

- Merci mon chéri mais je veux voir ce petit chou.

- Voilà que vous vous y mettez aussi.

- Qui d'autre ?

- Pansy, à croire que cet enfant est un vrai petit ange, « très mignon » reprit-il Pansy.

- Si il tient de toi, je n'en doute pas.

Lui faisant la grimace, il s'étendit sur le lit. A quoi bon se lever si elle n'était pas avec lui…

Le week-end passa, Hermione et Ginny étaient allés au cimetière et elles en étaient revenus complètement frigorifiées. Ethan avait joué avec « tonton Harry » et la mère de Ron l'avait gavé toute la journée. A présent, il était temps pour elle de retourner au travail.

Lui en voulait-il encore pour ce qui s'était passé vendredi soir ? pensa-t-elle sur le chemin, elle espérait bien que non. Alors qu'elle parcourait les couloirs, elle sentit que quelqu'un la regardait. Se retournant, elle fronça les sourcils mais ne vit personne.

Alors qu'elle préparait deux tasses de thé, elle perçut deux mains posées sur ses hanches et voulut se retourner mais la personne appuya avec son bassin pour la maintenir en place.

- Qu'est ce que ? Lâchez-moi !

- Non, ma douce. Je veux juste te faire un câlin.

- J'ai dit non Cormac, va t-en je dois travailler !

- Une autre fois, laisse-toi faire.

Essayant de bouger, elle finit par se brûler avec l'eau du thé et bougea pour faire cesser cette étreinte forcée. Malheureusement, elle n'eut pas le temps.

- Je vous dérange peut-être ? résonna une voix qu'elle ne connaissait que trop bien.

- Monsieur Malefoy, justement il fallait que je vous vois.

- Dehors.

- D'accord à plus tard.

Il se précipitait dehors alors que Hermione ne savait pas si elle devait se retourner ou faire comme si de rien n'était.

- Mademoiselle ?

Loupé. Attrapant la tasse de son patron, elle lui fit un signe de tête et alla jusqu'à son bureau.

- Vous auriez pu me le dire.

- Quoi donc monsieur ? lui demanda-t-elle alors qu'elle contournait le meuble.

Se plantant devant elle, il lui saisit le menton et plongea son regard dans le sien.

- Je ne sais pas, par exemple que vous étiez avec quelqu'un.

- Je ne suis avec personne, cet homme pense que je l'aime mais ce n'est pas le cas.

- Vous étiez pourtant dans une certaine position….

- Il me maintenait comme cela monsieur, je n'avais vraiment aucune envie avec Monsieur McLaggen.

- Bien, mais que cela ne se reproduise pas.

Allant travailler, Hermione referma doucement la porte alors que de l'autre côté, Malefoy bouillonnait de rage. Comment cette petite sous-merde de Cormac McLaggen avait-il osé la toucher ? Il allait lui faire payer, oh oui….Je vais le tuer pensa-t-il soudain. Non trop risqué, tu risquerais de partir en prison et la laisser toute seule. Encore une fois. Le virer ? Voilà une bonne idée et un sourire typique Malefoyen orna son visage d'ange.

Alors que le reste de la journée se déroulait tant bien que mal, Hermione continuait à se demander pourquoi son patron avait comme cela. Sa vie n'avait aucun intérêt pour lui.

- Mademoiselle.

- J'arrive monsieur.

Lissant son tailleur d'une main, elle attrapa le dossier qu'il voulait sûrement et entra.

- Je dois aller à une réunion d'urgence du bureau des aurors dans quinze minutes.

- Bien, le dossier est prêt et les choses les plus importantes sont indiquées sur un petit bout de papier vert en page 2.

- Très bien. Si quelqu'un veut me voir, dites-lui que je devrais revenir dans une heure, deux au maximum si cela se passe bien.

- Bien Monsieur.

- Vous pourrez partir un peu plus tôt ce soir, enfin si vous en avez besoin.

- Merci mais Mademoiselle Parkinson garde Ethan jusqu'à 20h, je peux rester si vous avez besoin de moi.

- Très bien.

Retournant travailler, elle vit son patron partir puis elle alla se préparer une tasse de thé. Complétant les fiches de services mal faites, les dossiers non urgents à classer, elle s'occupa pendant une heure et demie jusqu'à ce qu'un intrus prenne plaisir à la déranger.

- Alors ma puce, on s'ennuie ?

- Cormac…combien de fois faudra-t-il te le dire ?

- Une fois de plus, chérie.

- J'ai du boulot, et toi aussi je te signale.

- J'ai une toute autre chose à faire, une toute autre envie.

Se levant, en colère, elle alla se planter devant lui et se dit qu'il serait temps de mettre les choses au clair avec cet imbécile.

- Ecoutes-moi bien Cormac, je ne sais pas qui t'as mis cette idée en tête mais toi et moi, ce n'est pas compatible.

- Nous n'avons pas encore essayé.

- Et nous n'essayerons pas, je ne suis pas amoureuse de toi et je n'ai pas envie d'être avec toi. C'est dur à entendre je sais, mais je préfère qu'on reste amis.

- Non, tu ne sais pas ce que tu dis.

- Bien sûr que si, écoutes j'ai déjà une vie difficile entre le boulot, Ethan et je n'ai pas besoin d'un homme tel que toi dans ma vie.

Se retournant, elle se dirigeait vers son bureau lorsqu'il lui attrapa le poignet et la plaqua contre lui.

- Oh je vois, on joue les réticentes. Tu ne sais pas ce que tu manquerais, le sexe avec moi est un pur plaisir.

- Lâche-moi immédiatement Cormac, et je te signale que je n'ai pas envie de couché avec toi, qui te prends déjà pour un dieu du sexe !

- Crois-moi , tu vas vite changer d'avis.

La dirigeant vers le bureau, il la coinça entre le meuble et son corps mais il n'avait pas prévu qu'elle réagirait aussi vite. Libérant son poignet, elle lui asséna une gifle qui dû résonner dans tout le service.

- Non mais ça va pas, qu'est ce qui te prends à la fin ?! Ne me touche pas !

Maintenant en colère lui aussi, Cormac ferma la porte d'un coup de pied et s'approcha d'elle, un sourire mauvais sur le visage. Attrapant son bras, il la plaqua contre un mur et avant qu'elle ait pu réagir il lui avait déjà enlevé sa veste et embrassait son cou en y laissant quelques marques.

- Cormac, lâche-moi maintenant ! répliqua-t-elle en essayant de repousser le corps du jeune homme.

Ignorant le petit corps qui se débattait, il lui arracha les boutons de son chemisier et passa ses mains sur sa poitrine, la griffant au passage.

- Espèce d'ordure, dégage ! s'écria-t-elle en lui crachant au visage.

S'écartant un instant, il s'essuya le visage rageusement alors qu'elle tombait à terre.

- Tu vas me le payer, garce !

Saisissant son cou, il la força à se relever et la jeta sans ménagement sur le bureau. Retroussant sa jupe jusqu'au haut de ses cuisses, il l'obligea à rester coucher d'une main alors qu'il défaisait sa ceinture d'une autre. Puis il amena son visage au sien et l'embrassa. Hermione qui, attendant l'occasion, fit mine d'entrouvrir les lèvres et une fois qu'elle sentit sa prise, elle mordit jusqu'au sang.

- Putain ! jura-t-il en la repoussant et passant une main sur sa lèvre ensanglantée. Ok, jusqu'ici j'étais gentil, mais la tu vas le regretter.

S'allongeant de tout son poids sur sa proie, il fit tomber divers objets sur le sol et glissa ensuite une main entre leurs deux corps. Entendant le bruit de sa braguette, Hermione se dit qu'il fallait qu'elle fasse quelque chose, et maintenant !

Le repoussant comme elle le pouvait, elle trouva sous ses doigts une plume. Avec un peu de chance, ça le stopperait un minimum. Aggripant fermement l'objet, elle lui planta dans l'épaule mais il n'eut pas la réaction escomptée. Il émit un grognement mauvais, enleva la plume puis maintint ses deux poignets d'une main.

- Cormac, arrête s'il te plait…

- Non.

- Pense à toi, à moi…

- Tais-toi.

Se mettant à pleurer, Hermione essaya de se dégager mais elle n'y parvint pas. L'homme était comme enragé, il lui mordillait le cou, la naissance de sa poitrine, et elle pouvait maintenant sa main remonter le long de sa cuisse.

- Arrête, le supplia-t-elle, je t'en prie.

N'écoutant pas, il passa ses doigts violemment sur sa culotte et un sourire malsain naquit sur son visage.

- Je vais te dire ce que je vais te faire ma chérie, d'abord je vais me débarrasser de ceci dit-il en attrapant l'élastique de sa culotte, et ensuite je me chargerais de ça continua-t-il en appuyant de ses deux doigts sur le tissu au niveau de son sexe.

- Non…

Alors qu'elle continuait à essayer de bouger, elle ferma les yeux, essayant de ne pas sentir ses mains sur sa chair, son souffle sur son visage, sa langue sur son corps… Criant aussi fort qu'elle le pouvait, Cormac prit alors un air mauvais avant de lui plaquer sa main devant la bouche mais il était trop tard. Au même moment, Neville Londubat raccompagnait Monsieur Malefoy à son bureau lorsqu'ils entendirent l'appel désespéré de la jeune femme.

Fracassant la porte, Drago se figea face à la scène avant de sentir sa rage augmenter rapidement. Attrapant Cormac par le col, il le plaqua contre le mur avant de lui assener coup de poing magistral entre les deux yeux. Ne pouvant se calmer, il continua à le frapper jusqu'à ce que le jeune homme soit à terre, complètement impuissant. Une fois que ce fut fait, il recommença à respirer normalement et se retint de le frapper. Un Malefoy ne bat pas un homme à terre.

- Monsieur Londubat, appelez la sécurité.

- C'est déjà fait, ils devraient arriver.

- Bien. Surveillez-le.

Hermione était maintenant en pleurs, les bras contre son corps qui ne cessait de trembler.

- Est-ce qu'il vous a touché mademoiselle ?

- Non…

Remarquant l'état de la chemise qu'elle portait, il enleva sa veste de costume et lui passa en lui adressant un faible sourire. Bientôt la sécurité arriva, embarqua l'employé et Drago se tourna vers monsieur Londubat.

- Bien, monsieur Londubat, je veux que vous appeliez le ministre pour lui faire part de l'affaire, ensuite vous allez chargé des gens de mener une enquête sur cet homme, puis vous allez me faire le plaisir de virer ce porc, c'était de toute façon ce que j'avais l'intention de faire depuis un certain temps. Enfin pourriez-vous aller chercher un pull pour la demoiselle ? lui demanda-t-il en lui tendant sa bourse.

- Tout de suite monsieur, je reviens aussi vite que je peux.

Une fois Neville parti, Drago s'approcha doucement de son assistante, passa ses bras puissants autour de son petit corps et la conduisit dans son bureau, sur un petit canapé aménagé dans l'angle de la pièce. Alors qu'il allait la lâcher, il sentit ses petites mains se saisir de sa chemise et sentit son cœur battre plus fort. La posant sur ses genoux, il sentit son corps se coller au sien et la berça tout doucement.

- Mademoiselle ? Hermione ?

- Drago…

- Dis-moi qu'il ne t'a pas fait mal, dis moi qu'il ne t'a pas…

- Non, il n'a pas eu le temps.

- Je tuerais bien ce salopard.

- Merci…

Resserant ses bras autour d'elle, il put sentir son parfum l'enivrer totalement.

- Je suis désolé pour ce matin, je n'aurais pas du réagir comme cela. Je ne pensais pas…

- Vous ne pouviez pas savoir. Moi non plus, je le pensais inoffensif mais j'avais tord.

- Un homme n'est jamais inoffensif, retiens bien cela. Et tutoies-moi, on est plus à ça près.

- J'ai eu si peur…

- Tout va bien maintenant.

Alors qu'il continuait doucement de la bercer, il entendit un bruit de talons et releva la tête. Son regard croisa celui de Pansy et lui fit signe de ne pas entrer.

- Qu'est ce que…

- Pas maintenant Pansy.

- Pansy ?

Hermione avait relevé la tête, et semblait paniquée.

- Ethan ? Il lui est arrivé quelque chose c'est ça…

- Non, je venais juste te voir. Mais mon Dieu que s'est-il passé ? Tu es blessée ?

- Je n'ai rien…

- Va chercher une glace pour son fils Pansy, intervint Drago, il ne faut pas qu'il la voit dans cet état.

- Ok, je reviens dans une petite heure, et je voudrais des explications !

Pansy referma la porte et Hermione replongea sa tête dans le cou de son ancien ennemi. Retenant ses sanglots, elle se replia un peu plus sur elle-même avant d'oser ses doigts sur le torse de l'héritier Malefoy. Lui saisissant la main avec douceur, il lui caressa doucement avant de plonger son regard de glace dans ses iris noisette.

- Je te ramènerais chez toi ce soir, tu ne peux pas rentrer comme ça.

- Merci, c'est gentil de vo…de ta part.

- Hermione, tu sais…

- Oui ?

- Je, j'ai vraiment cru que j'allais le tuer.

- Oh.

- Je ne supportais plus ce que je venais de voir, violer une femme est indigne de tout homme. Cela me rappelle toutes ces années noires, tous ce que j'ai pu voir…

- Heureusement, il n'a pas pu…

Resserrant ses bras autour de sa taille, il sentit son souffle sur sa peau et posa sa tête sur la sienne.

Lorsqu'on frappa à la porte, il sortit sa baguette et pris un air inquiet avant que Neville ne revienne, un sac à la main.

- Hermione, je suis allée t'acheter un pull. Est-ce que tu vas bien ?

- Pas de problème Neville, merci beaucoup.

Posant la bourse sur le bureau, monsieur Londubat se retourna pour que la jeune femme puisse enlever sa chemise et enfiler le pull à l'aide de Drago qui lui passa un contournant les petites contusions. Le fait de la voir en soutien-gorge, si près de lui, lui fit soudain sentit son cœur battre plus fort, mais aussi quelque chose plus au sud palpita sous le désir de ce qu'il voyait.

- J'ai croisé Ginny en passant, elle va arriver la prévint Neville.

Et en effet, quelques minutes plus tard, une véritable tornade rousse débarqua dans le département.

- Où est-elle ? entendit Hermione.

- Les ennuies commencent, chuchota-t-elle à Drago.

Lorsque la jeune femme entra dans le bureau de Malefoy, elle se figea d'abord puis remarqua les bras protecteurs de l'ex-serpentard.

- Et bien je vois qu'on se fait plaisir ici ! Non mais qu'est ce qu'il s'est passé ?

- Neville ne t'a rien dit ?

- Si mais je n'arrive pas à y croire, comment ce petit fils de…

- Ginny, ne jures pas !

- Je vais le tuer !

- Je m'en suis déjà un peu occupé, précisa Drago.

- Je vais le tuer ! Et Harry, lorsqu'il va savoir ça ! Tu peux être sur qu'il va venir le tuer lui aussi.

- Calme-toi, Drago…Malefoy est arrivé à temps.

- Et mon Dieu, je ne l'en remercierais jamais assez ! Malefoy jamais je n'aurais imaginé que je t'aimerais autant un jour !

- Merci, ça fait plaisir.

- Oh et toi ma chérie, tu veux que Harry et moi on garde le petit ce soir ?

- Non, je le veux avec moi.

- Où est-il ?

- Avec Pansy, elle ne devrait pas tarder.

Et quelques minutes plus tard, Pansy arriva. Ecarquillant les yeux, elle sourit ensuite à Drago avant d'amener le petit Ethan à sa maman.

- Mon chéri ! s'exclama cette dernière en embrassant son garçon et en le serrant contre elle.

- Je t'aime maman.

- Moi aussi mon ange.

- Maman a bobo ?

- Juste un peu, maman a… est tombée. Mais rien de grave.

Remarquant l'homme à côté de sa mère, Ethan plongea alors ses yeux gris dans ceux de Drago et lui sourit.

Satisfaite, Pansy jeta un regard vers Hermione avant de proposer à Ginny d'aller boire un café.

- A cette heure ?

- Oui, allez dis-oui.

- Mais pouruoi ?

- Parce que lui répondit la brune en lui attrapant le bras et la dirigeant vers la sortie.

Alors que Hermione et Drago étaient assis dans le canapé, Ethan les regardait, perplexe.

- Bonjour monsieur.

- Bonjour Ethan.

Souriant en constatant que le monsieur connaissait son prénom, il lui prit la main. Frémissant à la prise, Drago se sentit défaillir un instant.

- Ethan, le monsieur ne te connaît pas. On ne prend pas la main des gens qu'on ne connaît pas.

- Alors dis-moi Ethan, j'ai vu tes dessins et ils sont très jolis poursuivit Drago, heureux de ce contact avec le fils de son aimée.

- Maman aime bien aussi, mais tata Ginny préfère les peintures.

- Elles doivent être jolies aussi. Bon je vais vous ramener tous les deux.

Enfilant leurs manteaux, Ethan se blottit contre sa maman alors que le jeune homme passait un bras protecteur autour de sa taille. On aurait presque dit une famille pensa le fils Malefoy, une pointe de tristesse au fond de son cœur de glace.