Marchant côte à côte dans la rue, Hermione sentait l'air frais sur son visage et la main chaude de Drago sur sa hanche. Son fils était dans ses bras, doucement bercé par la marche, le regard sur cet homme qu'il ne connaissait pas.

- Hermione…

- Oui ?

- Tu n'es pas en état ce soir, j'aimerais prendre à manger pour toi et le petit, enfin si tu es d'accord.

Ne sachant quoi dire, elle le regarda dans les yeux et y décela une pointe d'inquiétude.

- Vous...Tu as raison.

La dirigeant vers un traiteur réputé, elle fit la grimace mais il lui sourit et la fit entrer.

- Alors Ethan, que veux-tu manger ? lui demanda Drago en le prenant des bras de sa mère pour la décharger.

Étonnée par ce comportement, elle vit que cela ne dérangeait pas Ethan, qui au contraire était ravi de se retrouver dans les bras du grand blond.

- De la citrouille !

- De la citrouille ? fit Malefoy surpris par la réponse et regardant Hermione.

- Il adore la citrouille, j'en achète au moins une fois par semaine.

- Soit, il y a de la soupe à la citrouille ou des pâtes à la citrouille ou bien de la purée à la citrouille…Qu'en penses-tu ?

- De la purée ! s'exclama le petit garçon avant de regarder sa mère.

- Bien.

Se rapprochant de la jeune femme, il remarqua qu'elle cherchait ce qu'il y avait de moins cher puis il lui pris sa main et doucement la lui caressa avec son pouce.

- Prends ce qui te fait envie.

- Est-ce que tu veux manger avec nous ? demanda-t-elle timidement.

- Si tu le veux, je ne voudrais pas déranger.

- Tu ne dérangeras pas.

Soulagé et sentant son cœur battre à tout rompre, il serra un peu plus la main de la jeune femme avant de commander leur repas et payer.

Marchant jusqu'à son domicile, Hermione se surprit à espérer qu'il resterait avec elle, toute la nuit si elle le pouvait. Ouvrant la porte, elle remarqua alors que si Pansy aimait les enfants, elle n'aimait certainement pas ranger derrière eux.

- Pansy…marmonna-t-elle.

- En effet, on dirait un peu son bureau sourit-il.

Prenant le manteau de son patron, elle défit ensuite celui de son fils puis le sien. Alors qu'elle rangeait le tout dans la petite armoire, elle vit Ethan courir vers Drago avec quantité de dessins.

- Je vais faire chauffer le tout le prévint-elle alors qu'il s'exclamait devant les chef-d'œuvres du petit garçon.

- As-tu besoin d'aide ?

- Non, merci.

- J'insiste lui dit-il en lui prenant les sacs des mains.

- D'accord, Ethan va te laver les mains mon cœur. Je vais mettre la table pendant ce temps.

Ne pouvant s'empêcher de la regarder, Drago se demanda combien de soirée elle avait passé comme cela, s'activant pour son fils, s'occupant de son appartement sans présence masculine. Ethan savait-il qui était son père ? Il faudrait qu'il lui demande.

Le repas se passa agréablement Ethan était heureux avec sa purée jusque sur les joues, Drago dégustait ses ravioles à la truffe et Hermione, entre deux bouchées de raviolis, s'imaginait cette vie à trois. Alors qu'il débarrassait, elle préparait le thé. Ethan ne pouvait détacher le regard de sa mère puis de l'homme dans la cuisine. Il souriait, il était bien mais bientôt sentit la fatigue le gagner.

- Je vais le coucher chuchota-t-elle à Drago. Ethan, il est tard, va dire au bonne nuit à monsieur Malefoy.

Hochant la tête, il alla dire au revoir à Drago avant de quémander les bras de sa mère. Une fois en pyjama et bordé, elle lui déposa un baiser sur le front et repartit dans le salon.

- Il ne va pas tarder à dormir.

- Il est vraiment… c'est un enfant facile.

- Oui, c'est un vrai petit ange.

- Décidément ce qualificatif lui reste.

Rigolant tous deux, elle lui servit sa tasse de thé et s'assit à côté de lui.

- Que va-t-il se passer maintenant, pour..

- Monsieur McLaggen ?

- Oui.

- Il va être viré, ce que je comptais faire depuis un certain temps.

- Pourquoi ?

- Je n'aimais pas la manière dont il tournait autour de mon assistante lui confia-t-il en chuchotant comme pour lui souffler une confidence.

- Je vois.

- Et tu vas porter plainte continua-t-il d'un ton plus ferme.

- Tu crois ?

- Tu as deux témoins, des preuves et je veux que ce connard paye.

Surprise par cet écart de langage, elle lui sourit avant de poser timidement sa tête sur son épaule.

- Tu es arrivé à temps.

- Et heureusement, je ne sais pas ce que j'aurais fait s'il t'avait violé. Je l'aurais tué, ajouta-t-il pour lui même faiblement.

- Drago ?

- Oui ?

- Est-ce que je vais pouvoir garder mon travail ?

- Evidement, c'est toi la victime dans cette histoire. Mais tu as raison, le temps que cela se calme, tu devrais rester un peu chez toi.

- Tu penses ?

- Oui, tu devrais te reposer et puis tu pourras rester avec ton fils, tu n'as pas du avoir beaucoup de temps pour lui ces derniers mois.

- Merci.

- Je te promets que cela va s'arranger.

Passant un bras autour de ses épaules, il posa doucement sa tête contre la sienne et huma son parfum.

- Tu revois Potter et la petite Weasley ? poursuivit-il, essayant de changer de sujet.

- Oui, Harry aime passer du temps avec Ethan, il le considère comme son neveu. Et Ginny, elle tient une petite boutique en ville, c'est ma meilleure amie.

- Oh.

- Et toi ? J'ai vu à la soirée que les serpentards étaient restés unis.

- Oui, on a partagé tellement de choses, tu sais les retenues, les soirées, les mangemorts…

- Je vois. Je suis heureuse que tu sois mon patron, osa-t-elle enfin lui dire timidement, en fait je suis heureuse de te revoir après toutes ces années même si je t'ai affirmée le contraire.

Elle baissa les yeux mais d'une main, il lui releva la tête et croisa son regard tendre.

- Je suis heureux de te revoir aussi. Pendant des années, j'ai espéré ne jamais te revoir après ce qu'il s'était passé à Poudlard. Mais quand tu es revenue dans ma vie… Je voulais juste être de nouveau avec toi, je voulais aussi m'expliquai avec toi. Le problème est qu'après la guerre, tu as juste disparue et je ne savais pas comment te retrouver. Je n'avais plus qu'à espérer que tu réapparaisses comme par magie lui souffla-t-il.

- C'est vrai ? demanda-t-elle en se redressant.

- Oui.

- Je préfère être honnête avec toi Drago, je t'ai détesté. Je t'ai haï autant qu'on peut haïr quelqu'un durant toutes ces années.

- Je comprends. C'est tout à fait légitime lui répondit-il en faisant mine de se lever mais elle le retint par le bras.

- Et puis… En même temps, je n'ai jamais pu oublié l'amour que j'avais éprouvé pour toi à Poudlard. Ces deux sentiments contradictoires et en même temps si proches, je ne savais plus quoi faire. Je t'aimais tellement, et puis je me suis sentie trahie et j'ai fui. Quand tu as commencé à te rapprocher de moi, j'ai paniqué…

- Hermione…

La rapprochant de lui, il la cala dans ses bras avant de coller son front au sien.

- Je n'ai jamais voulu te faire du mal.

- Est-ce que tu as aussi…

- Souffert ? Tu n'imagines même pas, je n'arrivais plus à vivre. Je voulais juste retourner en arrière.

- Pour éviter de refaire cette erreur ? demanda-t-elle hésitante.

- Non, pour éviter de te quitter. J'aurais pu affronter mes parents pour toi, j'aurais…

- Nous étions en guerre, nos choix étaient incertains, le rassura-t-elle en collant son corps au sien tant qu'elle le pouvait.

- Est-ce que Ethan a souffert que Weasley soit mort ?

- Il ne l'a pas connu.

- Et il a souffert de ne pas avoir de père, n'est-ce pas ?

- Je pense oui, il ne le montre pas mais il me demande souvent où est son père, comment il est et surtout pourquoi est-ce qu'il n'est pas avec nous.

- Difficile pour un enfant de comprendre la mort.

- Oui répondit-elle faiblement.

Passant ses bras autour de son cou, elle plongea son regard dans le sien.

- Est-ce que tu regrettes ce que nous avons fait ?

- Jamais. Toi ?

- Non plus.

- Est-ce que tu pourrais regretter ce que nous pourrions faire ?

- Non, et toi ?

- Pas le moins du monde.

La couchant sur le canapé, il approcha ses lèvres des siennes jusqu'à ce qu'elles se touchent et fit descendre ses mains le long de son corps.

- Hermione, grogna-t-il alors que la jeune femme caressait son torse au travers de sa chemise.

L'embrassant avec douceur, il taquina ses lèvres de sa langue jusqu'à ce qu'elle accepte cette timide intrusion. Sentant ce corps chaud contre elle, elle approfondit le baiser et se laissa faire en passant ses mains dans la chevelure blonde. La jeune femme sentait son cœur battre plus intensément et gémit lorsque les mains de Drago passèrent sous le pull.

- Drago…

- Oh, Hermione… Si tu savais depuis combien de temps j'avais envie de ça, lui susurra-t-il à l'oreille en touchant sa peau douce.

- Reste je t'en pris.

- Je ne compte pas partir, je ne te laisserai plus.

Alors que le baiser se faisait plus ardent, elle détacha un à un les boutons de sa chemise et sentit le torse musclé de son patron sous ses doigts. Gémissant tous deux de bonheur, elle commença ses caresses alors que le jeune homme passait doucement ses mains sur ses seins, pris dans une étoffe des plus douces.

- Drago.. lui souffla-t-elle alors qu'elle dirigeait ses mains plus au sud.

- Attends Hermione, s'il te plait.

Se détachant légèrement de lui, elle remarqua ses yeux pleins de désirs, ses quelques mèches blondes qui barraient son regard et ses lèvres rougies.

- Je te veux Drago.

- Moi aussi Hermione mais pas tout de suite, je veux qu'on y aille en douceur surtout après ce qu'il s'est passé aujourd'hui.

- Tu as raison, excuses moi.

La reprenant doucement dans ses bras, il embrassa sa tempe avant de sentir de nouveau ses mains sur son torse.

- Est-ce que.. commença la jeune femme.

- Oui ?

- Est-ce que tu veux bien rester avec moi cette nuit ?

- Bien sur. Tu veux que je reste dormir sur le canapé ? lui demanda-t-il en souriant.

- Drago, le réprimanda-t-elle gentiment.

Lui attrapant la main, elle le guida jusqu'à sa chambre et referma la porte derrière eux. Se déshabillant en rougissant, elle se glissa sous les draps et fut rapidement rejoint par son patron qui la pris délicatement contre lui.

- Les relations au travail vont être étranges, tu ne penses pas ? lui fit remarquer Hermione au bout de quelques minutes.

- C'est vrai. Je pourrais te virer, fit-il amusé.

- Quoi ?! N'importe quoi.

- Et puis après je te ferrais l'amour sur mon bureau…

- Drago, arrête…

- Tu ne dirais pas non.

- Tu es fou.

Se souriant tous les deux, elle entremêla leurs jambes et se colla un peu plus à lui. Soudain, il prit un air sérieux comme s'il cherchait quelque chose.

- Qu'y-a-t-il ?

- Comment va-t-on faire ?

- Pour le boulot ? Et bien j'arriverais avant toi et…

- Non, la coupa-t-il, je parlais de Pansy.

- Oh et bien la c'est un problème un peu plus compliqué.

- Elle ne va pas nous lâcher.

- Elle a tout prévu ne t'inquiète pas.

- C'est-à-dire ?

- Je suis sûre qu'elle savait que tu me raccompagnerais, elle sera la demain à la première heure, a déjà choisi ma robe de mariée et la position dans laquelle tu vas me prendre.

- Pardon ? s'exclama-t-il.

- C'est rien, elle m'en a parlé l'autre jour.

- Comment est-ce que j'ai fait pour tomber sur elle ?!

- J'en sais rien, rigola Hermione en frottant son nez au sien.

- Je comprends mieux pourquoi Blaise m'a raconté ça ce matin…

- De quoi t'a-t-il parlé ?

- De cul.

- Ca ne m'étonne pas.

- Il voulait que je te fasse grimper aux rideaux et a analysé tout mon bureau pour ça, chaque recoin...

Eclatant cette fois de rire, Hermione vit l'air blasé qu'avait Drago et se promit s'en parler à Pansy.

Aux anges, Drago la cala contre son torse, l'entourant de ses bras puissants et finit par s'endormir.

Un peu plus loin, dans l'appartement de Pansy et plus précisément dans sa chambre aux couleurs prune, aux meubles en bois de rose et chandeliers en argent, les deux ex-serpentards profitaient pleinement de leur soirée.

- Oh oui ! Pansy !

- Blaise…gémit-elle.

Malmenant leurs corps en sueur, Blaise tenait fermement sa fiancée par les hanches alors qu'il la pénétrait de plus en plus vite. A quatre pattes et plus que comblée, Pansy savourait ce moment délicieux que lui offrait son homme.

- Encore lui souffla-t-elle alors qu'elle sentait son deuxième orgasme arriver à une vitesse folle.

- Compte sur moi ! lacha-t-il en même temps qu'un gémissement bruyant.

Lui faisant écarter les cuisses et la faisant se cambrer un peu plus, il accéléra son rythme jusqu'à sentir la jouissance monter en lui aussi vite qu'un vif d'or. Alors qu'elle serrait les draps jusqu'à les déchirer, elle jouit fortement en rapprochant son bassin au maximum contre son fiancé.

- J'arrive mon cœur murmura-t-il quelques secondes plus tard tout en continuant son mouvement.

Se déversant en elle, il ralentit jusqu'à finalement se laisser tomber sur le lit puis, il rajusta les oreillers pour qu'ils puissent s'installer confortablement.

- Va falloir racheter des draps fit-il amusé en serrant sa fiancée contre lui.

- C'est pas faux.

- Tu crois que Granger et Dray se rabibochent ?

- Ils étaient bien partis.

- Raconte, comment as-tu fais ?

- Je n'y suis pour rien, tu te souviens de Cormac McLaggen ?

- L'autre abruti de gryffondor, bien sur ! Il n'arrêtait pas de te regarder, j'ai bien cru que j'allais lui faire avaler son balai plus d'une fois !

- Et bien, il travaille au ministère enfin travaillait. Cet après-midi, il a tenté de…de violer Hermione chuchota-t-elle en se resserrant contre lui.

- Sérieusement ?! Pourquoi tu ne me l'as pas dit avant ?

- Ne t'inquiète pas, Dray est arrivé à temps et ils étaient collés l'un à l'autre quand je suis arrivée.

- Il doit être fou de rage.

- Ca se comprends…

- Tu ne comprends pas Pansy, Drago ne supporte pas qu'on touche à Granger. Il a frappé Goyle pour avoir osé lui mettre une main et il avait réduit en miette le poignet de Weasley quand il avait repris Granger.

- Ah bon ? Pourquoi est-ce que je ne suis pas au courant ?

- J'en sais rien mais s'il y a bien une chose avec laquelle il ne faut pas jouer, c'est Granger.

- En tout cas, ils étaient bien partis pour remettre ça ce soir.

- Qu'est ce que je donnerais pour voir ça.

- Je te demande pardon ?

- Quoi ?! C'est Granger et Dray, c'est mythique !

- Blaise…

- Ok, mais je veux voir l'état de l'appartement.

- T'es incorrigible.

- Je sais, mais c'est pour cela que tu m'aimes, hein tu m'aimes ?

- Oui Blaise.

- Tu as une idée sur la date du mariage ?

- Le plus tôt possible lui répondit-elle en s'allongeant correctement et en s'étirant.

- Hâte de devenir Madame Zabini ? demanda-t-il malicieusement.

Lui souriant, elle se tourna vers lui, prête à commencer à parler avec lui du bébé mais Blaise resta fidèle à lui-même.

- Toutes les filles en rêve d'un côté ! Mais non je rigole…Enfin, bonne nuit ma Pansy jolie.

Blasée, elle le taquina et ils finirent par s'endormir à leur tour.

Ouvrant péniblement les yeux, Drago se demanda d'abord où il se trouvait puis, il sentit un corps chaud contre son torse. Hermione. Souriant en repensant à leur soirée, il tira le petit corps contre lui et l'enferma de ses bras.

- Drago ? demanda-t-elle d'une voix ensommeillée.

- Chut, il est tôt.

- Quelle heure ?

- 6h.

- On a encore un peu de temps alors.

- Il va falloir que j'aille travailler.

- Moi aussi, tu ne connais pas mon patron, c'est un vrai tortionnaire répliqua-t-elle en souriant.

- Ah oui ? C'est que vous me cherchez Mademoiselle Granger…

Commençant à lui chatouiller les flancs, il la vit avec délectation se tortiller contre lui en essayant de se libérer.

- Drago, arrête s'il te plait ! articula-t-elle entre deux éclats de rire.

- Non.

- Allez.

- Pas envi.

- Tu auras un baiser.

- Tentant mais non.

Se libérant tant bien que mal, elle se jeta sur lui et le plaqua contre le matelas. Elle ne put retenir un hoquet de stupeur lorsqu'elle sentit quelque chose de très dure contre son ventre.

- Si tu avais des doutes sur l'effet que tu me fais, tu n'en as plus.

Se mordant la lèvre inférieure, elle se mit à califourchon sur lui et posa ses mains sur son torse dénudé.

- Et la première fois ?

- Comment cela ? demanda-t-il en posant ses mains sur les hanches de la jeune femme.

- Est-ce qu'à Poudlard aussi tu me désirais ?

- Bien sur. Je n'ose même pas te dire ce que je faisais en pensant à toi.

Rougissant face aux insinuations du jeune homme, Hermione détourna le regard mais la main de Malefoy lui prit le menton pour planter son regard dans le sien.

- Tu es très belle Hermione.

- Moins belles que certaines…

- Et alors ? Elles ne sont pas toi.

- Tu as eu des filles cent fois plus jolies que moi, fines, à forte poitrine, aux longues jambes…

- Mais elles n'étaient pas toi. Je me fiche de tout ce qu'elles ont à offrir si elle ne s'appelle pas Hermione Granger.

Touchée, Hermione se pencha jusqu'à ce que ses lèvres touchent celle de l'homme qu'elle aimait. Passant ses mains dans ses boucles, il approfondit le baiser jusqu'à ce qu'ils se séparent, reprenant doucement leurs souffles.