Un sourire mauvais sur son visage, l'homme s'approcha de son bureau l'air satisfait. Il revenait d'un des bordels malfamés de Londres et il en était revenu particulièrement comblé. Il avait trouvé une prostituée aux cheveux bouclés, à la peau pâle et aux yeux crème. Il avait aimé sa façon de se déhancher devant lui, sa voix si douce, sa peur lorsqu'elle avait compris qu'il n'était pas celui qu'elle croyait… Attrapant une des photos sur son bureau, il caressa du bout des doigts le visage si parfait de la jeune femme. Un jour, elle serait à lui, elle le supplierait…Et il l'achèverait avec plaisir. En attendant, il devait se contenter de ces sangs faibles, de ces catins et prenait un plaisir jouissif à les voir souffrir mais le jour où viendrait son tour, ce jour-ci sera différent. Il voulait qu'elle souffre comme elle l'avait fait souffrir, il déchirera alors sa peau, goutera à son sang et à sa luxure et poursuivra sa descente en enfers à ses côtés.
Hermione attendait patiemment que Drago sorte de la salle de bain, ruminant intérieurement face à la situation future. Le fait est qu'elle aimait Drago et qu'elle le désirait, cela était certain mais serait-elle prête à sauter le pas, à nouveau ? Elle n'avait pas eu beaucoup d'hommes dans sa vie, à vrai dire ils étaient une espèce peu connue de l'érudit Hermione Granger. Elle savait qu'elle les aimait mais qu'ils avaient pour sale habitude de déguerpir… Soupirant, elle s'approcha doucement du lit, l'objet ultime de ses fantasmes, comme si celui-ci allait la mordre. Après tout ce n'est pas parce qu'elle allait se mettre dessus qu'il allait bondir et lui arracher sa nuisette, si ?
Jouant avec ses doigts, elle finit par repousser les draps de soie blanche et s'assit sur le matelas. Est-ce que Malefoy s'attendait à une nuit d'ébats torrides ? La question ne cessait de tourner en boucle en elle depuis quelques minutes lorsqu'elle entendit l'eau arrêter de couler. Paniquant, elle se coucha et remonta les draps jusqu'à sa poitrine.
Drago sortit alors de la salle de bain, un bermuda en coton pour seul pyjama, quelques mèches mouillés sur son front.
- Tu es fatiguée petit ange ? lui demanda-t-il en se couchant à ses côtés.
- Un petit peu, lui répondit-elle en souriant.
- J'ai le droit un petit câlin alors ?
Rigolant, elle se rapprocha de lui jusqu'à ce qu'il glisse ses mains sur ses hanches et qu'elle puisse poser sa tête contre son torse encore chaud.
- Excuse ma mère, elle est assez curieuse à ton propos…Elle est plus respectueuse de la vie privée des gens en général mais là…
- Ce n'est rien, cela ne m'a pas dérangé.
- Je ne savais pas que tes parents avaient mal ça à l'époque. Enfin je veux dire, je peux comprendre qu'ils aient mal pris le fait que tu tombes enceinte à cet âge mais… Je ne pensais pas qu'ils t'auraient laissée. Tu peux m'en parlais tu sais.
- C'est du passé maintenant, mais merci Drago.
- Et Weasley comment l'a-t-il pris ?
- Que je sois tombée enceinte ?
- Oui.
- Et bien, il a été surpris d'abord puis il m'a promis qu'il l'élèverait avec moi. Il a été très compréhensif, c'est fou à quel point il avait muri à la fin de la guerre. J'aurais voulu qu'il survive.
- Je te comprends. Mais si il avait survécu, tu serais peut-être loin de moi à cet instant.
Embrassant ses lèvres, il caressa distraitement sa hanche avant de plonger son regard dans le sien.
- Quelle est ta question ?
- Comment sais-tu que j'ai une question à te poser ?
- Tu as ta langue qui passe sur ta lèvre inférieure lorsque tu as une question à poser.
- Ah bon ?
- Oui, je l'ai remarqué à Poudlard.
Souriant à la pensée qu'il l'avait remarqué, cela lui fit chaud au cœur et elle se colla plus étroitement à lui.
- J'ai besoin de savoir, est-ce que tu penses pouvoir accepter Ethan ?
- Pardon ?
- Je sais que c'est un peu précipité mais j'ai vraiment envie d'être avec toi.
- J'en ai envi aussi.
- Mais je comprendrais si tu me disais que cela te dérange d'avoir un enfant en plein milieu de cette situation. Si c'était le cas, je m'arrangerais pour que l'on se voit sans lui mais tu ne pourrais t'attendre à quelque chose de plus sérieux. Vois-tu mon fils s'attache très vite aux personnes qui l'entourent et si au final tu le rejetais…
- Hermione stop, lui dit-il en posant un doigt sur ses lèvres.
- …
- J'accepte tout à fait que tu ais un autre petit homme dans ta vie, je le savais avant que l'on commence à sortir ensemble. De plus, je ne me vois pas te demander de choisir entre ton fils et moi.
- Merci Drago.
- Je tiens à toi Hermione, je refuse de te perdre encore une fois.
- Je tiens à toi aussi Drago.
La prenant dans ses bras, il baisa le haut de son crâne. Attendant patiemment qu'il se fasse plus entreprenant, Hermione parut surprise lorsqu'il ferma les yeux.
- Tu ne veux pas ?
- Je ne veux pas quoi ?
- Et bien, que l'on poursuive ce que l'on a commencé tout à l'heure ?
- Je ne veux te forcer à rien.
- Et si j'avais envi de te faire plaisir ?
- Il est deux heures du matin, tu le sais ça ma douce ?
- Déjà ?
- Et oui, je propose que l'on dorme un peu et si tu y tiens plus tard dans la matinée…
- J'aurais le droit de demander ce que je veux ?
- Je te l'ai déjà dit, tout ce que tu voudras.
Gémissant de plaisir, elle l'embrassa une dernière fois avant de fermer les yeux en cherchant le sommeil. Elle était fatiguée lorsqu'il prenait sa douche mais à présent, son bonheur rayonnant l'empêchait de dormir.
Revenant sur leur conversation, Hermione repensa brièvement à son entrevue avec Ronald. Il avait compris qu'elle aimait quelqu'un d'autre à l'époque, et il n'avait rien dit. Après tout, il avait fait sa part de serpentard lui aussi. Lorsqu'elle était rentrée dans sa chambre au terrier après la dernière bataille, il était couvert de bandages, retenant tant bien que mal les plaies béantes creusées dans sa chair par les sorts des mangemorts. S'asseyant sur le bord du lit, Hermione avait pris sa main dans la sienne et avait laissé ses larmes couler.
- Allons ma puce…Ne pleure pas, tu as déjà verser bien trop de larmes pour moi.
- Ron…J'ai si peur.
- Je vais m'en sortir, comme toujours lui avait-il répondu avec un faible sourire.
- Tu as intérêt.
Baisant sa main délicatement, elle l'avait ensuite posé près de son cœur.
- Qu'as-tu sur la conscience ? Crois-tu que parce que je vais mourir tu dois confesser ?
- Ne dis pas ça.
- Hermione.
- J'aime…
- Oui ?
- J'ai aimé un homme.
- Je le sais, je l'ai vu…
Etonnée par ce regard sérieux, cette maturité qu'elle avait maintes fois cherché, elle avait hésité à poursuivre mais il l'avait engagé à continuer en serrant sa main.
- Si tu savais, à quel point je l'aimais.
- Est-il mort ?
- Non, je ne crois pas.
- Alors pourquoi en parles-tu au passé ?
- Je me suis rendue compte qu'il ne m'aimait peut-être pas autant que moi je l'aimais.
- C'est un serpentard, n'est ce pas ?
- Comment ?
- Je le sais c'est tout, tu me connais très bien et tu sais que j'aurais tout fait pour te séparer de lui, à l'époque. Et comme bien sur, tu cherchais l'extrême tout en étant avec quelqu'un qui te ressemblait, j'ai une petite idée de qui cela peut être.
Toussant, il avait craché un peu de sang qu'Hermione avait essuyé avant de poursuivre.
- Si j'ai autant haï Malefoy, c'est en parti que je craignais qu'un jour…Il t'ait.
- Pourquoi m'aurait-il voulu ?
- Il est comme toi Hermione, peut-être pas en surface mais en profondeur sous les couches de suffisance et d'arrogance se cache une âme qui pourrait valoir le coup d'être exploitée, qu'en dis-tu ?
- Tu m'impressionnes Ron.
- T'en mieux, j'ai toujours voulu t'impressionner lui avait-il répondu en souriant.
- Je t'aimais.
- Mais je t'ai blessée Hermione, et il était là.
- Oui…
- T'a-t-il eu ?
- Comment cela ?
- As-tu couché avec lui ? reprit-il plus sérieusement.
Laissant deux larmes perler sur ses joues, elle avait hochait faiblement la tête.
- Tu m'en veux, n'est ce pas ?
- Je t'en veux de t'avoir donner à un autre homme que moi, mais je n'ai pas le droit de te le reprocher Hermione. Si j'avais eu une attitude mature avec toi, alors tu ne l'aurais peut-être pas fait.
- On ne peut savoir.
- Mais je m'en veux plus que je ne t'en veux.
- T'as-t-il blessé ?
- Physiquement, non.
- Mais ?
- Mais c'est comme si il m'avait arrachée un bout de moi lorsqu'il est parti.
Elle lui avait alors raconté la nuit qu'elle avait passé avec son pire ennemi, puis la redoutable conversation qui l'avait poussé à le haïr tout en l'aimant.
- Il a été salop.
- Oui, après tout je savais très bien qui il était.
- Tu as espéré qu'il changerait, n'est ce pas ?
- Oui, j'aurais voulu.
Ramenant leurs souvenirs à la surface, ils avaient parlé pendant des heures jusqu'à ce que Ron comprenne qu'elle lui cachait autre chose.
- Mione ? Qu'est ce que tu me caches encore ? De quoi as-tu peur ?
- J'ai peur de me retrouver toute seule.
- Et ?
- J'ai peur…
Ne sachant comment lui dire ou n'ayant pas la force de lui avouer, elle avait alors prit sa main et l'avait posé sur son petit ventre arrondi.
- Tu es ? avait commencé Ron, hésitant.
- Oui, lui avait-t-elle répondu faiblement.
- De combien ?
- Trois mois.
Restant silencieux, Ron avait ensuite caressé tendrement son ventre et avait pris une bonne inspiration.
- Il est de lui, n'est ce pas ?
- Oui.
- Est-il au courant ?
- Non.
- Hermione, tu ne dois pas lui dire.
- Mais…Oui, tu as raison.
- La guerre a beau être fini, les procès vont continuer et ils pourraient bien t'utiliser ou faire pression sur toi pour éviter Azkaban.
- Tu crois que Drago pourrait…
- Pas lui, son père. Mione, je suis sérieux, protège-toi.
- Je te le promets Ron.
- Et protège-le, avait-il continuer en souriant à son ventre.
- Mais n'est-ce pas mal de priver cet enfant de père ?
- Je serais là, avec toi, avec vous.
- C'est vrai ?
- Oui, et je l'aimerais comme si il était de moi.
- Même si c'est une petite tête blonde ?
- Même si c'est une petite tête blonde, il sera mon fils ou ma fille.
Le remerciant, elle avait essuyé le sang qui coulait de sa bouche et avait posé délicatement sa tête sur son torse pendant un petit moment.
- Hermione.
- Oui Ron ?
Plongeant son regard dans le sien, elle lui avait vu son air sérieux et s'était redressée.
- Epouse-moi.
- Q-Quoi ?
- Epouse-moi, je serais un bon mari je te le promets, et je veillerai sur nous.
- Est-ce que tu fais ça parce que je suis enceinte ?
- Oui Hermione, je sais que tes parents ne voudront jamais de cet enfant hors mariage et …Je refuse de te laisser toute seule.
- Je ne sais pas quoi dire.
- Alors dis oui. J'aurai voulu de le demander en d'autre circonstance, au cours d'un diner romantique avec un bague à faire pâlir Malefoy mais, je te demande de devenir ma femme.
- Est-ce que tu m'aimes encore un peu ?
Il avait alors hoché la tête et lui avait pris la main.
- Alors oui Ron, oui.
Se souriant tous les deux, il avait attrapé un de ses bandages et l'avait noué autour de son doigt. Rigolant tous deux, ils avaient été insouciants l'espace d'un instant, oubliant leurs blessures et pensant à leur futur.
Sentant les larmes couler sur ses joues, Hermione comprit qu'à cet instant elle avait aimé Ron plus que tout. Il avait tant fait pour elle, et cela jusqu'à sa mort alors qu'il avait mille raisons de la détester. Sentant Drago bouger à côté d'elle, elle revint à la réalité et posa son front contre son dos chaud. Fermant les yeux doucement, elle remercia Ron silencieusement avant de sombrer dans le sommeil.
Lorsque Drago se réveilla à l'aube, il eut l'agréable surprise de sentir le corps de son aimée dans son dos. Se retournant doucement, il entreprit de parsemer son visage de doux baisers. Partant de son nez, il glissa le long de ses joues, sa clavicule son cou, son sternum… Attrapant un de ses seins, il le sortit de sa nuisette et donna un coup de langue sur le bout. Le tenant toujours en main, il baisa son mamelon pour ensuite le prendre complètement en bouche. Caressant l'autre sein au travers de la nuisette, il lécha et suça l'autre avec plus d'avidité. Alors que Drago sortait l'autre sein pour le sucer à son tour, la jeune femme ouvrit les yeux en sentant le désir monter en elle. Gémissant, elle passa ses doigts dans la chevelure blonde en murmurant le prénom de son amant.
- Bien dormi ? lui demanda-t-il entre deux coups de langue.
- Hum...Oui.
Admirant les seins de son amante, il passa doucement ses doigts dessus et embrassa ses lèvres tendrement. L'amenant à elle, elle fut satisfaite de sentir son érection et lui donna un petit coup de bassin.
- Tu es coquine ce matin.
- Dis l'homme qui était occupé à me lécher il y a deux minutes.
Rougissant en entendant ses propres paroles, elle remarqua le petit sourire de Drago et lui fit la grimace. Passant ses mains sous sa nuisette, il caressa ses hanches, ses cuisses pour finir par attraper son boxer en dentelle et de le tirer le long de ses jambes.
- Si tu savais combien de fois j'ai rêvé de ce que nous sommes en train de faire.
- Je te veux Drago gémit-elle à son oreille.
Une fois le sous-vêtement enlevé, il passa un doigt le long de sa fente humide et appuya sur la boule de nerf qui fait défaillir chaque femme.
- Oh oui !
- Je ne savais pas si expressive la taquina-t-il en continuant ses mouvements.
- Uniquement quand c'est toi articula-t-elle avant de l'embrasser fougueusement.
Entrant un doigt en elle, il la sentit se tendre et la questionna d'un regard.
- Cela fait longtemps que je n'ai pas…couché avec un homme.
- Pourquoi tu le faisais avec des femmes ? lui demanda-t-il soudain en rigolant.
- Drago ! le réprimanda-t-elle gentiment. Ce que je veux dire c'est que ça fait longtemps…
- Je comprends, j'irai doucement dans ce cas.
Se collant plus étroitement à elle, il continua son rythme soutenu de son doigt, puis d'un deuxième. Entendre la jeune femme gémir tout contre lui était d'autant plus jouissif qu'elle semblait combler au plus haut point. Accélérant une dernière fois ses mouvements, il embrassa son cou puis mordilla sa peau sensible près de sa carotide, lançant une trace à la vue de tous. Atteignant un point de non retour, Hermione attrapa l'oreille le plus proche et le serra de toutes ses forces en jouissant violement.
- Mon dieu…
- Je ne vois pas trop en quoi il intervient mais oui, waouh.
Rigolant tous les deux, elle finit pas passer au dessus de lui et s'assit doucement sur ses hanches.
- Tu sens à quel point j'ai envi de toi ?
Se mordant la lèvre inférieure, elle ondula sur son membre durci et prit un air innocent.
- Non, je ne vois vraiment pas de quoi tu parles.
- C'est si bon… Ne t'arrête pas princesse.
- Tu es…
- Oui ?
- Trop habillé.
A peine eut-elle fini sa phrase que Drago se débarrassait rapidement de son pyjama et lui faisait refaire ses mouvements en la tenant par ses hanches, leurs sexes en contact.
Gémissant tous deux, ils reprirent leurs mouvement, de plus en plus excités, de plus en plus brusques.
- J'en peux plus. J'en veux plus souffla la jeun femme contre lui.
Les retournant d'un mouvement, il se retrouva positionné au dessus d'elle entre ses cuisses grandes ouvertes.
- Maintenant ?
- Maintenant.
Prenant appui sur ses avants bras, Drago poussa alors légèrement en elle et se retint d'accélérer en la sentant si serrée autour de lui. Avançant petit à petit, il parvint à s'y enfoncer jusqu'à la garde, le corps en sueur, le sexe au bord de l'explosion.
- Hermione…
- Ne t'arrête pas, c'est si bon gémit-elle.
Commençant un lent mouvement des hanches, il ne pouvait retenir ses gémissements de plus en plus rauques, les yeux noircis de désir. Il attrapa alors ses hanches, les tirant un peu plus vers lui, pénétrant toujours plus loin.
- Encore ! s'exclama-t-elle au premier coup de rein dans cette position.
Un sourire typiquement malfeoyien vint illuminer son visage et il accéléra la cadence. Butant au fond d'elle, les souvenirs orgasmiques de leur première nuit lui revint et il se sentit défaillir.
- Je ne vais pas pouvoir tenir encore longtemps ma douce.
Passant une main entre leurs corps, il frotta sa main à son sexe et pinça son clitoris. Hurlant de plaisir, la jeune femme s'arqua sous lui, créant un frottement supplémentaire. Quelques minutes sous ce régime et elle perdit pied, criant sous le plaisir qui dévastait son corps en sueur. Satisfait, Drago poussa alors jusqu'à parvenir à son tour à la jouissance.
- Parfait souffla Hermione, exténuée.
Fermant les yeux, Drago attrapa sa main et la posa sur son coeur. Alors qu'il reprenait leur souffle, leur fréquence cardiaque revenant doucement à la normal quelque chose d'imprévu arriva.
- Oh my fucking god ! s'exclama Blaise.
