Alors qu'Hermione remontait prestement le drap sur sa poitrine dénudée et que les deux amoureux se redressaient, Drago souffla un coup en se pinçant l'arête du nez.
- Est-ce que je peux savoir ce que tu fais ici Blaise ? demanda-t-il poliment, en se retenant tant bien que mal de lui hurler dessus.
- Et toi alors ? lui répondit-il avec un grand sourire aux lèvres.
- Je suis dans mon lit Blaise, j'ai potentiellement le droit d'y être.
- Et tu es bien accompagné, lui fit-il remarqué toujours aussi hilare.
- Qu'est ce que tu fous la ? Oh non, ne me dit pas que c'est Pansy qui t'a envoyé ici ?
- Ok je dirais rien.
- Blaise !
- Non ce n'est pas elle, en fait si je suis venue c'est…
- Oui ? Non, parce que j'espère franchement que tu as une bonne excuse !
- Parce qu'elle m'a annoncé hier qu'elle était enceinte finit-il, un sourire sincère sur le visage.
- Sérieusement ? demanda-t-il en se radoucissant.
- Oui.
- Toutes mes félicitations Blaise.
- Et…C'est un peu tôt mais tu voudrais bien être le parrain de mon bébé ?
- Ca dépend, j'ai le droit de t'en coller une pour avoir débarquer comme ça ce matin ?
- Oh allez, dis oui !
- Ok.
- Génial ! Au fait, bonjour Granger.
- Bonjour Zabini.
Passant son bras dans son dos, Drago la rapprocha de lui et eut un sourire ravi face à la tête de son meilleur ami.
- Alors c'est pour de vrai vous deux ?
- Pourquoi ça serait pour de faux ? lui rétorqua en plaisantant le blond.
- J'en sais rien, vous êtes un peu chat et souris vous deux.
- Si tu le dis.
- Quand je vais dire ça à Pansy…J'aurais le droit au moins à une semaine de galipettes...J'adore cette vie !
- Blaise ?
- Oui Dragounet ?
- Sors d'ici.
- Oh…Pourquoi ? Moi j'étais bien avec vous deux.
- Oui d'ailleurs, intervint Hermione, depuis quand…Etais-tu la ?
- Je dirais un bon bout de temps.
- Tu pourrais préciser s'il te plait, reprit Drago, un regard mauvais.
- Et puis j'ai entendu des grincements en montant les escaliers, des couinements dans le couloir, et pour finir…
- Blaise !
- Quoi ? Je savais que tu aurais bientôt fini, tu oublies que je t'ai côtoyé toi et tes femelles à Poudlard.
- Tu es incorrigible.
- Je sais, mais j'aime trop ça.
- Je tiens à préciser que je ne suis pas « sa femelle » Blaise, indiqua Hermione gentiment.
- Oh pardon petite lionne.
- Blaise… prévint Drago.
- Ah oui excuse moi, c'est vrai que je n'ai pas le droit de parler à la future madame Malefoy, enfin lui parler de cul en tout cas.
- Comment va Pansy ? demanda alors Hermione qui avait rougi sous le regard ravi de son amant.
- Bien, elle dort.
- Et tu n'aurais pas pu rester avec elle ?
- Non Dragounet, il fallait que je te parle et maintenant que j'ai vu ça, je ne regrette pas de m'être levé.
- Au fait, comment étais-tu au courant Hermione ? demanda soudain Blaise.
- Pansy m'a demandé d'aller lui acheter des tests de grossesse moldus.
- Je vois… Je savais bien qu'elle me cachait quelque chose…Je vais être père, tu te rends compte ?
- Oui, et ce dont je me rends compte c'est que tu es toujours dans ma chambre Blaise.
- La vie est merveilleuse !
- Et Pansy t'attend.
- Je vais être le plus heureux des hommes.
- Si le petit est comme toi, j'en doute.
- C'est pas grave, je m'auto-supporterais.
Rigolant tous les trois, Blaise sentit les larmes lui monter aux yeux et se passa la main dans les cheveux.
- Ca va être une vie d'enfer !
- L'enfer, je confirme.
- Par contre avec les hormones de Pansy, je vais peut-être venir habiter chez toi.
- Je ne crois pas non… D'ailleurs maintenant que j'y pense Blaise, tu as vu ma copine nue ?!
- Ok j'y vais à bientôt.
Sortant en rigolant et en esquivant ce que lui envoyer le blond, Blaise repartit le cœur léger et le sourire aux lèvres.
Soupirant, Drago se passa la main dans les cheveux et regarda tendrement la jeune femme à ses côtés.
- je suis désolé… Il est gentil pourtant.
- Ce n'est rien.
La collant à lui, il lui fit un sourire charmeur et passa ses doigts sur ses épaules nues.
- Je l'aurais tué si il nous avait interrompu.
- Je confirme.
Rigolant tous deux, Hermione posa sa main sur son torse et le fit se rallonger à ses côtés.
- Aurais-tu encore envie amour ? lui demanda-t-il coquin.
- Je ne sais pas, qu'as-tu à me proposer ?
- Une journée d'amour…lui répondit-il en caressant ses hanches.
Se retrouvant à califourchon sur son amant, Hermione lui sourit tendrement et lui embrassa le coin des lèvres.
- J'aime être avec toi Drago.
- J'aime cela aussi, je ne veux plus que tu quittes ma vie.
- Je te promets que je ne partirai plus, à moins que cela soit toi qui me le demandes.
- Pitié, si je te le demande ; frappe moi pour me faire retrouver l'esprit.
Rigolant tous deux, elle posa ses coudes sur ses pectoraux et plongea ses iris chocolat dans son regard de glace.
- Ethan a tes boucles… remarqua le jeune homme en passa ses doigts dans celles d'Hermione.
- Oui… Ta mère a pris soin de lui, il va vouloir revenir ici.
- Ce n'est pas un problème, elle a encore besoin de materner.
Se serrant l'un contre lui, elle posa sa tête contre son torse et respira son odeur masculine.
- Cela fait du bien à Ethan de voir d'autres personnes.
- Tu as raison, et puis il doit être traité ici comme un petit prince.
- Oui, et bien qu'il n'en prenne pas l'habitude.
Rigolant tous deux, il passa distraitement une main dans sa chevelure, profitant du moment qu'il avait avec elle.
Soudain, on frappa doucement à la porte. Hermione se redressa et enfila prestement la chemise de son amant avant de s'installer à sa place, un bras de Drago autour de sa taille. Lorsqu'elle reconnut les boucles de son fils, elle lui fit un sourire et l'aida à grimper dans le lit king-size. Le callant contre elle, elle lui donna un baiser sur le front avant de passer ses doigts dans sa chevelure.
- Alors, as-tu bien dormi mon ange ?
- Oui.
- Tu n'as pas eu peur ?
- Non, j'avais mes dessins.
- Bien. As-tu faim mon chéri ?
- Non.
- Comment cela non ?
- Mamie m'a donné à manger, dans mon lit.
Interrogeant d'un regard le blond, elle vit qu'il faisait la grimace depuis le « mamie ».
- Qui est mamie mon ange ?
- C'est mamie Sissi. La dame à la grande robe.
Souriant cette fois, elle se tourna vers Drago et vu qu'il se retenait de rire.
- Je confirme, c'est bien ma mère.
- Et tu dis, qu'elle t'a apporté à manger au lit ?
- Oui.
- C'est gentil ça, tu l'as remerciée au moins.
- Oui, j'ai fait bisou.
- Bien, alors qu'as-tu mangé ?
- Des cookies, un chocolat chaud et des croissants.
Rigolant face à la bouille encore pleine de chocolat, Hermione se dit qu'en effet Ethan était déjà roi dans le cœur de Narcissa.
- Tu as pu manger tout ça ?
- Oui.
- Tu deviens un vrai petit homme.
- Oui, comme Drago.
- Il va falloir que tu manges un peu plus de soupe tout de même bonhomme, lui répondit l'homme en question en lui ébouriffant les cheveux.
Gardant en mémoire cette image de famille, Drago sourit et contempla la mère et le fils qui rigolaient ensemble. Il savait à présent ce qu'il avait manqué en attendant si longtemps. Peut-être qu'un jour ce souvenir serait si lointain qu'il n'y penserait plus et vivraient une histoire avec un grand H.
Alors que la nouvelle petite famille allait prendre son petit déjeuner, au cœur de Londres, Blaise passa par la boulangerie près de l'appartement de Pansy et acheta quelques croissants. Remontant rapidement dans la chambre de sa belle, il lui apporta ses victuailles suivies d'un lait chaud et la réveilla d'un tendre baiser.
- Coucou toi.
- Coucou…Sentirais-je à manger ?
- Gagné.
Se redressant, la jeune femme se calla contre la tête de lit et engloutit la viennoiserie.
- Délicieux ?
- Délicieux.
- Bien, j'en profite que tu ais la bouche pleine pour t'annoncer une grande nouvelle.
- Toi aussi t'es enceinte ?
- Pansy…
- Quoi ? Je rigole c'est pas faute c'est lui , lui répondit-elle en pointant son ventre.
- Je vois cela, ton sens de l'humour décroit de jours en jours.
S'attirant un regard noir, il s'empressa de lui donner la tasse de lait avant d'être attaqué par la femme enceinte de sa vie.
- Alors ?
- Ce matin je suis allée voir Dray.
- Oui ?
- Il n'était pas seul.
- Qui ?
- Devine.
Se stoppant, Pansy écarquilla les yeux avant d'avaler son morceau de croissant.
- Non ! Ne me dis pas que…
- Ok je dis rien.
- Blaise Zabini ! Je te jure que si tu ne me dis rien, je ferrais de ta vie un véritable enfer et …
- Ok ok calme-toi, elle était avec lui.
- Est-ce qu'ils ont couché ensemble ?
- Vu ce que j'ai entendu, c'est sur et certain.
- Je le savais ! C'est génial ! Il faut que je commande des journaux, commande un traiteur, un lieu de réception, faut prendre aussi rendez-vous pour la robe de mariée. Oh Par merlin ! Blaise, tu crois qu'elle voudra bien que je sois sa demoiselle d'honneur alors que je vais devenir grosse comme une baleine… C'est de ta faute ! Tu n'aurais pas pu attendre avant de m'engrosser !
- Pansy, calme-toi. J'ai dit qu'ils couchaient ensemble pas qu'elle avait un diamant 2 carats au doigt.
- Mon dieu, la bague ! Il faut absolument que j'en parle à Dray !
- Pansy pense au bébé.
- Quoi ? Il va pas se barrer, ça je te le confirme.
- Ne te fatigue pas mon ange.
Embrassant sa main tendrement, elle lui rendit un sourire avant de coller ses lèvres aux siennes.
- Blaise…
- Oui mon amour ?
- 2 carats…Petit joueur !
La soie glissait entre ses doigts fins, il aimait le rouge. Il s'imaginait déjà tenant la poitrine de l'ancienne gryffondor entre ses doigts, la malaxant tendrement. Humant le tissu, il se dit alors qu'il aurait du prendre le string assorti dans la commode. Il aurait pu habiller une de ses catins avec, quel dommage… Attrapant un autre souvenir, il passa son doigt sur la photo au travers du verre qui la protégeait. Si douce, si vulnérable… Il s'attendait à la voir dans l'appartement, elle ne travaillait pas. Il l'aurait approchée doucement, il aurait senti la peur émaner de ce petit corps…Délicieux.
Soudain, il pense à l'enfant. Qu'allait-il faire du gamin ? Il aviserait au moment venu. Attrapant ses trophées, il les amena jusqu'à son lit et les disposa tout autour de lui, laissant une place pour la pièce manquante.
Main dans la main, le couple marchait tranquillement dans les étendues du domaine Malefoy, surveillant du regard le jeune garçon qui courrait partout.
- Drago, puis je te poser une question d'ordre personnel ?
- Si tu veux, lui répondit-il en lui souriant.
- Ton père, est-il… Enfin où est-il ?
- Mon père est mort.
- Au sens propre ou figuré ?
Etonné, il fit la grimace avant de rigoler doucement, il lui sera un peu plus la main et reprit.
- Au sens propre. La guerre l'avait considérablement affaiblie.
- Je vois, je suis désolée.
- Ne le sois pas, il n'a jamais été tendre avec toi.
- Ni avec toi.
- Mais il restait mon père.
- Même si il n'était pas l'image que les gens se font d'un paternel, je suis sûre qu'il est resté ton modèle un certain temps.
- En effet, et malgré les apparences il rendait ma mère heureuse. Il la chérissait, l'aimait, l'honorait… Son départ l'a profondément attristée.
- Je comprends.
- Depuis, mère me harcèle pour que je trouve une femme aimante et que je lui donne des petits-enfants… Tu me prêterais Ethan ?
Rigolant doucement, elle hocha la tête et caressa sa joue tendrement.
- Seulement Ethan ou veux-tu aussi de sa pièce associée ?
- Je ne sais pas… la taquina-t-il.
- Monsieur Malefoy, il se pourrait que je me vexe.
L'enlaçant, il colla son corps contre le sien et huma son parfum. Suivant Ethan des yeux, il vit le jeune garçon courir après les flocons près des jardins. Cette image lui rappela son enfance et il sourit.
- Ethan va bien dormir ce soir.
- Je n'en doute pas.
- A ce propos, tu m'as dit qu'Ethan était doté d'un fort potentiel magique, c'est bien cela ?
- Oui.
- As-tu pensé à le faire examiner ?
- C'est-à-dire ?
- Il y a des centres magiques pour les enfants précoces.
- Tu veux dire comme pour les surdoués ?
- Plus ou moins.
- Je ne sais pas… Je n'aimerais pas le savoir loin de moi.
- Je comprends, on peut juste regarder après la décision n'appartiendra qu'à toi.
- D'accord.
- Je vois que cette idée ne t'enchante pas mais il est important pour son développement que ses pouvoirs ne se manifestent pas trop rapidement.
- Comment le sais-tu ?
- J'étais comme lui enfant.
- Je ne le savais pas.
Marchant jusqu'à l'endroit où le petit garçon s'était arrêté pour admirer les canards dans la mare, elle lui prit la main et lui sourit.
- C'est joli, n'est-ce-pas ?
- Oui.
- As-tu froid ?
- Non. Et eux ?
- Je ne pense pas, les plumes les protègent.
Regardant de plus près, elle vit ses yeux détailler les couches qui recouvraient les volatils et garda fermement sa main dans la sienne.
- Ne t'approche pas trop près chéri, la glace est fine et je ne voudrais pas que tu tombes à l'eau.
- D'accord.
Alors qu'Ethan courrait jusqu'à Narcissa en souriant, réclamant son affection. Le couple monta jusqu'au bureau de l'héritier. S'asseyant dans son fauteuil, il attrapa négligemment une lettre puis deux pour finalement les reposer et appeler sa petite amie. S'installant sur ses genoux, Hermione lui sourit et posa ses lèvres douces sur les siennes.
- Tu sembles préoccupé.
- Ce n'est rien, quelques affaires à finaliser.
- Du travail ?
- Certaines.
- Par Merlin, le retard que j'ai du accumuler cette semaine !
- Ce n'est pas grave, comme ç a tu passeras plus de temps avec moi.
- Tu avais tout prévu, rigola-t-elle.
- Non mais maintenant que tu le dis.
- J'en étais sûre.
- J'aime comme tu boudes, tu as cette petite moue… J'adore.
L'attrapant par la nuque, il l'embrassa plus fermement et caressa sa hanche. Se retournant, la jeune femme se mit à califourchon et l'embrassa langoureusement. Passant ses mains sur sa chemise, elle passa quelques doigts sur sa peau douce et approfondit le baiser. Remontant ses doigts le long de sa colonne vertébrale, Drago, tout en jouant avec sa langue, fit délicatement sa main dans ses boucles jusqu'à finalement se détacher d'elle à regret.
Soudain la porte s'ouvrit sur une Pansy, essoufflée par l'ascension des escaliers, habillée d'une grande robe en soie noire.
- Comment avez-vous pu me faire ça ? Hurla-t-elle en détachant chaque mot.
- Pansy ! Je.. Enfin… Commença Hermione.
- Oui, tout à fait…En fait c'est…Poursuivit le jeune Malefoy.
- J'attends, fit remarquer la brune, en croisant les bras et tapant du pied.
- Ai-je le droit de descendre ? demanda timidement Hermione, désignant des yeux sa position indécente.
- Non. Une autre question ?
- Tu es radieuse aujourd'hui ?
- Essaye encore Dray.
- On est au courant que tu es enceinte, tu devrais peut-être t'asseoir ?
- Parce qu'en plus tu penses être en position de me dire ce que je dois faire ?
- Non mais…
- Pas de mais ! Combien de temps a duré ce petit jeu ?
- Quel jeu ? osa demander Hermione.
- Quel jeu ? Quel jeu ! Non mais je rêve !
- Pansy.
- Non ! Depuis combien de temps vous êtes ensemble ?
- Euh…Comptant sur ses doigts, Hermione parut alors concentrée.
- Cinq jours répondit Drago.
- Alors vous m'avez menti ! déclara la femme enceinte.
- Mais on ne voulait pas….
- Oui ?
- Te blesser.
- Alors pourquoi me l'avoir caché à moi ? Votre meilleure amie ! La seule qui a tout fait pour que vous vous retrouviez en train de faire trembler le lit !
- On ne savait pas vraiment où on allait.
- Ah bon ? demanda alors Hermione.
- Là chérie, tu ne m'aides pas.
- Pardon.
- Je vous jure que vous avez intérêt à vous faire pardonner.
- Promis ! s'exclamèrent le couple.
- Toi, commença Pansy en désignant Hermione, je t'attends lundi après-midi pour faire du shopping, et toi, reprit-elle en pointant cette fois Drago, on se voit à la soirée de mardi.
- Quelle soirée ? demanda alors Hermione.
- Oups…
- Merci Pansy.
- Bon je vous laisse les amoureux, on se revoit bientôt.
Une fois la porte claquée, Hermione se releva et s'étira.
- J'ai bien cru qu'elle allait nous tuer.
- Non, tu crois ? fit remarquer avec sarcasme la jeune femme.
- A propos de la soirée…
- Oui ?
- Je ne t'en ai pas parlé parce que j'attendais de voir si… enfin si cela te dérangerait.
- Je ne comprends pas.
- Chaque année, le premier mardi de décembre est consacré à un rassemblement.
- Quel genre de rassemblement ?
- Tous les ex-mangemorts.
- Oh, je vois…
- Bien sûr il y a aussi les conjoints et les enfants, qui eux ne l'étaient pas forcément.
- Et tu ne voulais pas que l'on me voit avec toi ? Lui demanda-t-elle faiblement.
- Ce n'est pas ça, tu es une héroïne de guerre, tu as combattu contre nous et je ne pensais pas que tu voudrais replonger la dedans.
- C'est vrai… Alors tu ne veux pas que je vienne.
- Tu ne comprends pas…
- Si j'ai très bien compris au contraire.
- Tu n'as pas vécu auprès de Voldemort !
- Mais je me suis battu contre lui !
- Et alors ! Etre un mangemort laisse des séquelles à vie, tu ne pourras jamais imaginer tout ce que nous avons subi.
- Parce que tu crois être le seul à avoir souffert ?
- Ne parle pas de ce que tu connais pas.
- Je te demande pardon ? J'ai perdu mon fiancé pendant cette guerre, je l'ai vu mourir sous mes yeux ! Après ça, je n'ai plus jamais été la même… Et puis j'ai accouché seule, est-ce que tu comprends ce que cela signifie ?
- Hermione, tu n'es pas la seule à avoir souffert crois-moi.
- Pourquoi est-ce que tu fais toujours comme si tu étais le seul vécu l'enfer ?
- Parce que c'est le cas cria-t-il.
La plaquant contre le mur, ses yeux s'assombrir.
- La guerre t'a blessé au plus profond, moi, elle n'a fait que creuser un peu plus le sillon que j'avais en moi.
- Je…
- Non ! Je n'ai plus envie d'en parler Hermione.
Ouvrant la porte violement, il croisa sa mère choquée et alla s'enfermer dans le bureau de son père défunt.
Toujours contre le mur, Hermione se laissa glisser jusqu'au sol comme ses larmes coulaient le long de ses joues.
- Mon enfant…
Relevant la tête, elle croisa le regard de Narcissa et renifla.
- Vous ne pouvez imaginer…
- Je ne comprends plus.
- Il vous aime.
- Et je… Je l'aime également.
- En êtes-vous sûre ?
- Oui.
- Certaine ?
- Oui.
- Troisième tiroir, poignée en cuivre.
Se redressant, Narcissa lissa sa robe et rejoignit Ethan qu'elle avait installé dans le grand salon, entouré de feuilles et de peintures à l'eau. Fronçant les sourcils, Hermione se demanda ce que signifiaient ses dernières paroles. Chassant les larmes de ses joues, elle se releva péniblement pour aller jusqu'au bureau de son amant. Cherchant des yeux une quelconque poignée, son regard fut alors attiré par un éclat venant d'un tiroir. Tirant légèrement dessus, la porte d'un meuble ancien s'ouvrit à l'autre bout de la pièce. L'atteignant rapidement, Hermione l'ouvrit un peu plus. Une dizaine de tiroir comblait le meuble et elle repéra la poignée en cuivre, associée au troisième tiroir. Etait-ce bien de fouiller ainsi ? Après tout Narcissa lui avait donné les indications... Et si elle lui avait dit, alors elle s'attendait à ce qu'elle l'ouvre… Se tordant les doigts, Hermione ne savait plus si elle devait ouvrir ou bien attendre que Drago lui en parle. Patience ou curiosité ?
La Curiosité l'emporta et elle ouvrit doucement en empoignant le bout de cuivre. A l'exception d'un dossier en cuir noir, le tiroir était vide. Tâtant à la recherche d'un indice le fond, elle ne récolta que de la poussière. Callant le document sur ses cuisses, elle referma le tout avant d'aller s'asseoir au bureau. Redoutant ce qu'elle allait bien pouvoir découvrir, des milliers de films prirent place dans son esprit… Drago enfant adopté, non impossible. Le plus grand meurtrier des temps, possible. Un enfant caché, probable. Fils adoptif de Lord Voldemort, faut pas pousser non plus… Ni tenant plus, Hermione défit le ruban et ouvrit le dossier, se figeant sur la première page : « Dossier médical Drago Malefoy… Dr Albin, professeur en psychanalyse. »
