Note de l'auteur :
Titre : Ecole Bishonens
Auteur : Sora278
Disclaimer : Les personnages de Gundam Wing ne sont pas ma propriété.
Couple : Beaucoup de couples sont à venir... Patience !
Chapitre : 3/17
Petit message : Salut tout le monde ! Black Sora ayant pris des vacances, c'est moi qui reprend les rênes de la section "petit message" ! ca tombe bien car j'ai plein de trucs à vous dire !
D'abord, je suis désolée pour l'attente ! Je n'arrivais pas à me motiver pour poster un chapitre... J'avias pas trop d'inspiration pour écrire les messages de début et de fin mais bon, cette fois, j'ai plein de trucs à dire ! Donc, je m'y mets !
Ensuite, et bien, c'est pour vous dire que je vais avoir plein de temps libre prochainement car... J'ai râté mon concours. Bien sûr, comment je pourrais le savoir vu que les résultats sont dans un mois ? Le fait est que... Le phénomène Miss Pas d'bol a encore frappé ! Le premier jour du concours, je me suis trompée d'horaire et je suis arrivée avec une demi-heure de retard... Du coup... On m'a pas laissé rentrerrrr ! Du coup, j'ai pas pu faire la première épreuve, celle de Français et quand on ne vient pas à une épreuve, c'est éliminatoire ! Wouaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaargh !
C'est vrai que j'étais démotivée pour le concours mais quand même ! Faut pas pousser le bouchon trop loin ! Je voulais au moins essayer ! ... Aaah... -soupir résigné-
Bon, au moins, j'ai plein de temps libre maintenant, et je vais en avoir besoin car... J'ai trouvé pourquoi je n'arrivais pas à réécrire une fin pour Un Bourgeon En Hiver ! C'est parce que je trouve maintenant cette histoire d'amour trop improbable ! Mon personnage est trop... loufoque, nymphomane, surexcitée ! Normalement, Quatre aurait dû s'enfuir à toutes jambes dès le premier chapitre !
DONC... J'ai décidé de... TOUT réécrire ! Et oui ! Donc, je vais me donner quelques chapitres d'avance et après, je recommencerai à publier cette fic en remplaçant les chapitres actuellement sur le site par les nouveaux que j'aurais écrit entretemps !
Donc, pour le moment, Un bourgeon en Hiver est suspendu, voilà !
Bon, mais Ecole Bishonens continue, hein ? Alors restez branché, voilà la suite ! Le début des cours et les premières attaques entre rivales ! Merci à Iroko et Mis Shinigami pour leurs reviews ! Bonne lecture à tous et à toutes !
Allez, fini de jouer ! Let'seuh go !
Chapitre 3 : Tu souffriras et tu apprendras dans la douleur
Semaine 1 : Du 6 au 12 Octobre 2004
Pour un certain nombre d'élève de l'école Bishonens, le réveil fut assez dur en ce premier jour de cours. Et oui, pas facile de se remettre de sa première cuite ! Voilà ce que c'est de boire comme un trou avec ses professeurs jusqu'à l'aurore ! Mais parlons-en de ces professeurs ! Comment vont-ils ? Comment ont-ils vécu cette première semaine dans le corps enseignant ?
Lundi 06/10, 11 h : Cours de mécanique
Pour beaucoup de filles, le simple fait d'entendre parler de cette matière était synonyme de torture et évoquait en elles de terribles souffrances : des tâches d'huile, des vis à serrer, différentes clés à savoir différencier : clé de 16, clé de 12, et autre truc pas facile à retenir et tellement chiant qu'on s'en balance de toute manière. Mais pour d'autres filles, les chanceuses élèves de l'école Bishonens en l'occurrence, ce cours n'évoquait qu'une seule chose dans leur esprit, qu'un seul nom : Duo Maxwell. Leur professeur terriblement sexy, incroyablement séduisant, etc., etc., je vois pas pourquoi je devrais rappeler ce que tout le monde sait déjà !
« Mais quand même » pensa Duo intérieurement « Ce bleu de travail me rend vraiment très sexy ! Hé hé hé ! J'imagine déjà la tête des filles quand elles me verront arriver ! »
Visiblement, la fête de la veille n'avait pas vraiment eu d'effet sur lui. Il faut dire qu'il n'avait pas même eu l'occasion de finir son premier verre, tout occupé qu'il était à répondre à l'avalanche de questions à laquelle il avait dû répondre.
Après avoir rassemblé ses affaires, Duo quitta le distributeur, une canette de coca à la main, et se dirigea vers sa salle de classe.
Les élèves attendaient tranquillement dans la classe, qui ressemblait à un endroit étrange et inconnu, hybride entre le chantier de construction et le garage automobile. Les petites fêtardes de la veille, Yodie, Carina, Ténébra et Lia (redevenue elle-même après une bonne nuit de sommeil) étaient assises dans un coin mais restaient silencieuses, les mains sur les oreilles, le moindre bruit, le moindre son risquant de réveiller leur monstrueux mal de tête.
Alors que les autres filles bavardaient tranquillement et faisaient des commentaires sur la nouvelle coupe de cheveux de Cyrielle. (Une coupe garçonne à la place de ses longs et magnifiques cheveux auburn), une apparition divine fit son entrée dans la classe. Un garçon en bleu de travail, avec des dossiers sous le bras et un soda à la main s'avança vers les filles de façon très sexy en roulant des hanches et des fesses et en lançant des oeillades et des sourires ravageurs à droite à gauche. Immédiatement, les regards se perdirent dans la chemise grande ouverte, sur les pectoraux saillants, les abdos dessinés par une main divine visiblement très douée et sur le fessier bien rebondi. Hypnotisées par l'apparition, les filles suivaient avec attention une goutte de soda couler sur les lèvres du bel apollon, dégouliner le long de son menton, pour finir par tomber sur son torse exposé.
« OOOOOOAaAAaaaaaaAAAHHHH ! »
Quelques élèves s'écroulèrent inanimées sur le sol froid de la salle de classe. Sans y faire attention, Duo se dirigea vers son bureau pour déposer ses cours.
Carina ouvrit la bouche pour pousser un cri de satisfaction et de surprise mais aucun son ne sortit : l'information ne pouvait arriver à son cerveau, beaucoup trop perturbé pour réagir. En plus, elle avait une gueule de bois pas possible et assorti avec, un terrible mal de crâne.
Ténébra était dans le même état sauf qu'en prime, elle avait des sueurs partout, des frissons dans tout le corps et avait de la fièvre. Etait-ce dû à l'incroyable quantité d'alcool que Lia l'avait encouragé à boire ou bien était-ce...
Duo se retourna brusquement face à sa classe, du moins, ce qui en restait : « Salut les filles ! Comment allez-vous ce matin ? »
« OOOOOoOOoOAaAAAAaAAhhhhh ! »
Quelques élèves s'évanouirent de nouveau.
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« Hm. Très bien, et pensez à prendre à un déjeuner solide à la cantine, ça devrait vous éviter un nouveau malaise. »
« Oui. Merci docteur. »
La jeune fille sortit, rougissante et quelque peu confuse. Sitôt qu'elle fut sortie, une autre jeune fille en profita pour rentrer. Angel.
Hatori se retourna pour se retrouver face à une charmante petite brune aux yeux marron qui le fixait timidement.
Hatori : « Oui ? Que puis-je faire pour vous ? »
Angel lui tendit une feuille de papier : « C'est pour une dispense. J'ai un problème au genou et je ne vais pas pouvoir aller en sport cet après-midi. »
Le docteur observa la feuille un moment avant de lâcher brusquement : « Asseyez-vous sur le divan et remontez votre pantalon, nous allons voir ça. »
Gloups.
Angel hésita une seconde avant d'obéir. Il avait l'air sérieux et très loin d'être un pervers : c'était Hatori Soma quand même, le coeur prisonnier des neiges ! Il ne pouvait PAS être un obsédé !
Hatori s'agenouilla en face d'elle et donna des petits coups de marteau (médical) sur son genou.
Angel, souffrant visiblement le martyre : « Ouaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaïeuh ! Ça fait mal ! Tapez pas si fort enfin ! »
Le médecin releva les yeux et la fixa avec un visage incrédule. Visiblement, il y avait déjà droit dès le premier jour.
Hatori s'en retourna vers son bureau et fit signe à la jeune fille de s'asseoir en face.
Et s'il avait deviné ?
Hatori : « Mlle Angel, je ne crois pas que vous ayez un RÉEL handicap au genou. »
« Et zuuuuuuuuuuuuuuuuteuh ! » pensa Angel.
Le docteur poursuivit son analyse : « En réalité, je pense que vous êtes plutôt anxieuse à l'idée d'aller en gym. C'est un cours dans lequel vous avez des difficultés d'habitude ? »
Angel : « Heu, ouais. Un peu. »
Hatori la fixa un moment silencieusement, avant de répondre : « Je vois. Et bien, je pense que vous pouvez retourner en cours, Mlle. Je parlerai de vos difficultés à votre professeur. Je ne crois pas que Mr Barton soit le genre de personne à persécuter les élèves... (Il hésita un moment sur l'expression la plus adéquate) ...peu douées. »
Angel soupira puis se leva pour se diriger vers la sortie : « Merci Mr Soma. Heu, vous êtes sûr que j'ai rien ? »
Hatori se leva pour la raccompagner jusqu'à la porte de l'infirmerie : « Non, absolument rien. »
Angel, déçue : « Ah. Bon, bah, merci quand même, au revoir. »
Le médecin la regarda s'éloigner. Si toutes les élèves étaient comme elles, l'année scolaire risquait d'être mouvementée. De toute façon, ce serait à coup sûr plus intéressant que de rester enfermé au manoir.
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Mardi 07/10, 14h : cours de karaté
Un cours que redoutaient toutes les filles. Pourtant, il n'y a rien de plus passionnant que d'apprendre à se défendre à la force de ses poings et de ses pieds, encore plus si c'est pour défendre une cause juste ! Malheureusement, il n'y a rien de plus ennuyeux qu'un cours d'arts martiaux enseigné par un homme qui pense que les femmes ne devraient pas se battre, sont trop faibles pour ça et préfèrent leur apprendre l'art de la méditation (soporifique) ou « comment canaliser son énergie » (et s'emmerder pendant trois heures, ces jeunes filles n'ayant aucune patience, dans un tel lieu de tentation). Aussi, si ce cours était un véritable supplice pour les élèves, il l'était également pour leur professeur.
« Professeur ! J'y arrive pas ! »
Wufei leva les yeux pour la quinzième fois et retrouva une quinzième fois dans son champ de vision, Sériel, debout au milieu des autres élèves. Avec son kimono légèrement entrouvert, qui offrait aux yeux du rougissant chinois, une vue splendide sur les sous-vêtements de la jeune femme.
Les quatorze premières fois, il ne s'en était même pas aperçu, mais là, c'était flagrant ! On pouvait DIFFICILEMENT rater le soutien-gorge rouge à décolleté pigeonnant et le string en dentelle assorti avec.
Wufei (de couleur assorti avec les sous-vêtements) : "MADEMOISELLE SÉRIEL ! BOUCLEZ-MOI CE KIMONO IMMÉDIATEMENT ! »
Sériel, rougissante : « Oooooh ! Je suis désolée professeur ! Excusez-moi ! »
Wufei referma les yeux et reprit calmement : « Bien ! Reprenons la méditation, maintenant. »
Malheureusement, cette fois-ci, ce fut les autres élèves qui s'en mêlèrent :
Fille A : « Professeur ! On en a marre de tous ces trucs chiants ! »
Fille B : « Quand est-ce que vous nous apprendrez des prises ? »
Wufei, calmement : « Vous n'êtes pas encore prêtes pour ce genre d'enseignement. »
Sériel décida de passer à l'action (plan 1 sous-entendus et phrases ambiguës) : « Mais monsieur ! On veut faire des trucs ! Du corps à corps ! On veut de l'action ! »
Quelques filles se tournèrent vers elles et la fixèrent avec des yeux ronds.
Wufei rouvrit les yeux et se leva pour se mettre en position d'attaque : « Très bien. Je vais vous montrer que vous n'êtes encore pas prêtes pour ça. Vous êtes encore trop faibles et manquez de concentration. Mademoiselle Sériel, vous allez me servir d'adversaire : essayez de parer mes coups ! »
Et, sans lui laisser le temps de se mettre en place, il l'attaqua de front. Évidemment, sans échauffement, ni aucune base, Sériel s'écroula à terre dès le premier coup, un coup de pied latéral assez violent.
Wufei se tourna alors vers ses élèves, très impressionnées : « Voilà. Maintenant vous voyez qu'...Aaaaah ! »
Déséquilibré par le croche-pied de son adversaire, toujours au sol, il perdit l'équilibre et tomba à quelques mètres d'elle. Aussitôt, la jeune femme en profita pour lui bondir dessus et s'asseoir sur lui à califourchon : « C'est de la triche ! Vous m'avez attaquée alors que je n'étais pas prête ! Mais... (Elle se pencha au dessus de lui, confus) maintenant je suis prête ! »
Wufei essaya de garder son calme et de regarder ailleurs pour ne pas plonger les yeux dans le décolleté de la jeune femme.
Ding dong dig dog !
La sonnerie annonçant la fin du cours se fit entendre.
Wufei, toujours à terre : « Le cours est terminé. Vous pouvez partir. » Toutes les élèves quittent la salle. Sauf une.
Wufei désarçonna Sériel et se releva avec peine. Très confus, le chinois cacha son trouble du mieux qu'il put et bafouilla quelques mots à l'adresse de son élève. En français correct, ça donnait : « Veuillez me suivre dans mon bureau. »
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Mercredi 08/10, 11h : cours de littérature
« Hm hm hm ! Des petites lycéennes ! Hm hm hm ! » Shigure sortit de la salle des professeurs en chantonnant, sous le regard consterné des autres professeurs.
Arrivé devant sa salle de classe, il s'arrêta et admira son futur harem à travers la vitre. Une vingtaine de jeunes filles plus jolies, plus sympathiques, plus fraîches, plus innocentes les unes que les autres. Soudain, au premier rang, quelque chose attira son attention et l'obligea à rentrer.
« Hum hum ! Ça suffit mesdemoiselles, on ne se dispute pas ! »
Á la vue de la merveilleuse apparition, Cyrielle lâcha aussitôt les cheveux de Ténébra qui laissa tomber son ingénieuse idée de l'étrangler en lâchant le col de son uniforme.
Shigure posa ses affaires sur son bureau et observa les deux jeunes filles : « Bien. Je préfère ça. Ce serait dommage d'abîmer d'aussi beaux visages ! »
Il constata avec satisfaction que son charme naturel faisait toujours effet : les deux jeunes filles rougissaient, les yeux baissés. L'une avait les cheveux très courts et auburn, ainsi qu'une moue hargneuse sur le visage, ce qui n'était pas sans lui rappeler la responsable de sa maison d'édition. Effrayant ! L'autre jeune fille était pratiquement son opposée : de longs cheveux noirs, des yeux noirs, un uniforme noir, bref du noir partout ! Cette fille lui rappelait un peu Saki Hanajima, une des amies de Tohru. C'en était presque encore plus effrayant ! Enfin, presque ! La jeune fille offrait un visage beaucoup plus ouvert et sympathique et avait quelque dans le regard, quelque chose qu'Hanajima n'avait pas. Hmmm. Une émotion ! C'est ça ! Elle avait un regard expressif !
Shigure, un peu troublé : « Hum, oui ! Et bien, bonjour ! Je suis Shigure Soma, votre professeur de littérature pour cette année ! J'espère et je suis sûr que nous allons bien travailler ensemble cette année ! »
Il écrivit son nom au tableau puis se retourna et son regard croisa celui de Ténébra.
Shigure, tranquillement : « Bien ! Aujourd'hui, j'aimerais que vous m'écriviez un petit texte pour vous présenter ! Mais d'abord vous allez me donner chacune à votre tour votre nom, votre âge et... (Hmmm. Leur tour de poitrine ? Non, mauvaise idée !) ce que vous pensez de l'école et de vos professeurs ! (Á Ténébra) Bien, on va commencer par vous, charmante demoiselle. Votre nom ? »
Ténébra rougit un peu avant de répondre : « Hé bien, je m'appelle Ténébra Hell, j'ai 16 ans et j'aime beaucoup cette école ! Elle est géniale et j'adore les professeurs ! »
Shigure, malicieusement : « Et vous avez déjà un préféré ? »
Ténébra rougit encore plus : « Hm, le prof de mécanique est très sympa, on s'amuse bien avec lui en cours ! »
Shigure, déçu : "Ah...Mr Maxwell...je vois... et vous ?" Il se tourna vers Cyrielle.
Cyrielle repoussa brusquement sa chaise et se leva pour s'adresser directement à Ténébra Hell : « Je m'appelle Cyrielle Quillaire, j'ai 17 ans et je suis dans cette école dans le seul but de sortir avec mon professeur de mécanique Duo Maxwell et je suis prête à tout pour y parvenir ! Alors si toi, Ténébra Hell, tu crois que t... »
« Ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ! »
La jeune fille qui avait débité ça d'une traite sans s'arrêter, se retourna essoufflée vers Shigs qui venait d'éclater de rire.
Cyrielle, offusquée : « Arrêtez ! Comment osez-vous rire de moi de la sorte !? »
Shigure, au bord des larmes : « Pardonnez-moi ! C'est juste votre... Votre nom ! »
La plupart des élèves pouffèrent derrière leur table avant d'éclater de rire. Cyrielle les fixa sans réagir. Depuis qu'elle était arrivée dans cette école, tout le monde se moquait de son prénom ! Tout le monde. Même Duo s'était moquée d'elle ! Il avait ri discrètement derrière sa main mais il avait ri, comme tous les autres. Décidément, elle détestait cette école !
Elle se retourna vers la porte pour cacher ses larmes et lança à Shigure et à la classe toute entière : « Je vous déteste tous ! Je ne reviendrai plus jamais dans votre maudit cours ! »
Et elle quitta la salle en claquant la porte. Shigure la fixa silencieusement, consterné. C'était une belle carrière d'enseignant qui s'offrait à lui et peut-être que par simple manque tact, il venait de perdre sa place.
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« Aaaaaaaaaaah ! Enfin ! Voilà ma première patiente ! »
Lia entra dans un petit cabinet adjacent à l'infirmerie. Elle s'assit dans la minuscule salle d'attente, une pièce pleine d'affiches aux couleurs vives, meublée avec des sièges et d'autres meubles aux formes amusantes. Soudain, alors qu'elle se penchait pour prendre un magazine sur la table basse, une tornade rouge et blanche ouvrit brusquement la porte. Rouge comme une longue tunique de femme et blanche comme une longue et soyeuse chevelure.
Ayame, très excité : « Bonjour bonjour chère patiente ! Bienvenue dans le cabinet d'Ayameeeeee ! »
Lia, intimidée : « Ah, oui. Bonjour Mr Ayame. »
Ayame la poussa à l'intérieur de son cabinet : « Allons, allons ! Évitons de faire des chichis ! Appelez-moi Ayame et je vous appellerai Lia, vous voulez bien ? Bon, alors puisque vous êtes d'accord, (Il la fit asseoir sur une chaise en face de lui et s'installa devant son bureau) nous allons pouvoir commencer ! »
Lia l'observa un moment avant de baisser les yeux : comment elle pouvait expliquer « ça » au psy de l'école ? La situation devenait délicate : elle commençait à avoir des sueurs froides dans le dos, ses mains devenaient moites et ses mains étaient secouées par de violents tremblements tandis qu'Ayame fixait sur elle ses prunelles jaunes luisantes. Heureusement, ou plutôt, malheureusement pour elle, un grand bruit secoua la pièce, style « coup de tonnerre » et un objet de taille assez importante, traversa le plafond !
Ayame et Lia : « Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah ! »
L'Objet Tombant Non Identifié souleva un énorme nuage de poussière qui manqua d'étouffer le psy et sa patiente. Quand la pièce fut de nouveau à portée de vue, tous deux rouvrirent les yeux et s'approchèrent de l'OTNI. Un colis frappé d'un sceau étrange : « J.K.S »
Lia : « Oh non, c'est pas vrai ! Elles m'ont retrouvée ! »
Ayame : « Ben quoi ? Qu'est-ce qui se passe ? Vous connaissez cette personne : « J.K.S » ? »
Lia prit le paquet et le posa sur le bureau : « Oui, ce sont des « amies » à moi. »
Ayame resta incrédule, sans réagir, quelques secondes avant de répondre avec dynamisme : « Et bien, vous avez des amies « intéressantes » ! Ça explique peut-être votre comportement étrange de ce week-end quand (Il sortit une feuille d'un tiroir et commença à la lire) vous avez coupé les cheveux de votre camarade de chambre avec une hachette, celui de lundi quand vous avez failli tuer Mr Kushrenada, votre professeur d'escrime et celui de mardi quand vous avez surfé sur des sites hautement confidentiels comme celui du ministre de la défense du Royaume de Sank. Vous avez quelque chose à dire pour m'expliquer tout ça ? »
Lia, l'oreille collée au paquet : « Passez-moi un couteau, un ciseau, n'importe quoi qui soit un truc pointu ! »
Ayame posa sa main sur son épaule : « C'est vrai que ces actions sont assez extrêmes et passables de la prison à perpétuité mais bon, vous n'êtes pas obligée d'en venir à votre autodestruction ! Bon, je sais que vous êtes sûrement sous influence dans cette école. C'est votre professeur d'informatique, Mr Yuy qui vous a soufflé cette idée ? Aaaaah ! Ce garçon est un sacré dur à cuire, hein ? Oh ! Á moins que vous ne vouliez faire ça dans le but de l'impressionner !? »
Lia se tourna brusquement vers lui, un ciseau à la main : « NON ! (Elle s'aperçut soudain qu'elle menaçait son psy avec une paire de grannnnnnds ciseaux !) Heu, pardon ! Écoutez ! Il y a une bombe dans ce colis et nous devons absolument l'ouvrir ! »
Ayame : « QUOIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII ! Bon bon bon ! Pas de panique ! On va appeler Mr Yuy et hop ! Plus de problème ! »
Lia, exaspérée et sur les nerfs (On la comprend, vue la situation) : « Non ! On n'appellera personne ! Bon, je me lance ! »
Á l'aide du ciseau, elle ouvrit soigneusement le paquet et y trouva :
1. Une bombe comme elle l'imaginait. Les JKS lui envoyaient rarement des gros réveils qui font « tic-tac ».
2. Une oreillette avec un micro et une antenne rétractable.
3. Un réveil en matière indestructible qui faisait un boucan pas possible, avec des figurines de filles sexy, déguisées en démones tenant des fouets, de chaque côté pour décorer, avec la sonnerie bloquée sur quatre heures du matin. Visiblement, il y avait un début à tout !
Ayame, penché au dessus du paquet : « Mais qu'est-ce que c'est que ça ? Hm ? Pas mal, les filles sur le réveil ! »
Lia, désespérée : « C'est Jaïga et Kit'. Ce sont elles les JKS. »
Ayame : « Aaaaaaah, je vois ! Et b... »
Il n'eut pas le temps de finir sa phrase : l'oreillette se mit à grincer, couiner, hurler avant d'émettre un langage compréhensible.
Oreillette : « Allo allo ! Ici les JKS ! Lia, tu nous reçois ? Tu as le colis ? Tu as la bombe ? »
Lia se saisit de l'oreillette et hurla dans le micro : « Un peu que je l'ai ! Nan mais ça va pas ? Vous êtes tarées ou quoi ?! Qu'est-ce qui vous est encore passé par la tête ? »
…
Silence à l'autre bout de la ligne.
Jaïga, sérieusement : « T'as une idée Kit' ? »
Kit', en pleine réflexion : « Ben, non ! En fait... »
Jaïga, joyeusement : « Il ne nous est rien passé dans la tête ! »
Lia soupira : « C'est bien ce que je pensais. Bon, qu'est-ce que vous voulez ? Et comment je dois désamorcer cette bombe moi ? »
JKS : « Elle se désamorcera automatiquement si tu mets cette oreillette ! »
Lia, étonnée : « C'est tout ? »
JKS, innocemment : « Viiiiii ! »
Ayame : « Allez ! Dépêchez-vous avant que nous ne finissions en confettis ! Bon, évidemment, c'est très beau les confettis, mais quand même ! »
Lia, sans écouter : « Hm, ça sent l'embrouille. »
Elle mit quand même l'oreillette. Hélas, juste au moment où elle la passa à son oreille, de minuscules crochets s'enroulèrent autour si bien que lorsque Lia, effrayée voulut l'enlever, ce fut totalement impossible et toutes ses tentatives furent vaines !
Lia : « Hiiiiiiiiiiii ! Qu'est-ce qui se passe ? »
JKS : « Hé hé hé ! Maintenant où que tu ailles, quoique tu fasses, on t'accompagnera partout ! Niark niark niark ! En plus, si tu réussis à enlever cette oreillette, elle explosera immédiatement ! »
Lia, horrifiée : « NooooOOooooooooon ! »
JKS : « Bon, en attendant, comme tu as été bien gentille et bien crédule pour aujourd'hui, on désactive cette bombe ! »
Le tic-tac de la bombe s'arrêta aussitôt. Ayame la prit et la balança par le fenêtre allègrement : « Et voilà ! Bon débarras ! Bon, puisque nous avons la chance d'avoir vos amies en ligne, elles vont pouvoir m'expliquer votre comportement étrange ! »
JKS : « Bon, ben, on a plein de trucs à faire aujourd'hui alors, on va vous laisser, salut ! »
Plus aucun son dans l'oreillette. Lia laissa échapper un soupir désespéré.
Ayame se rassit tranquillement à son bureau : « Alors ! Dites-moi tout ! »
Lia rejoignit sa place, en face de lui et, comme elle n'avait plus trop le choix, au point où elle en était, elle décida de lui donner l'explication de sa double personnalité.
Lia, les yeux baissés : « Et bien, vous venez de rencontrer mes amies les JKS. Elles sont un peu « excentriques » et font souvent des choses « hors norme ». Un jour, elles ont voulu m'aider en me créant un filtre pour attirer les garçons, seulement, elles se sont planté dans la formule et ont divisé ma personnalité. Maintenant, je me retrouve affublée d'un « oni » et d'un « tenshi » : un côté sombre, pervers et dangereux et un côté « normal », assez sympathique, je crois et... »
Kit', hurlant : « Et complètement coincée aussi ! Allez Lia ! Laisses l'oni prendre les commandes qu'on rigole un peu ! »
Lia, rougissante : « Heu... »
Ayame, très amusé : « Hmmmmm ! Quelle situation amusante ! Hm-hm-hm ! Ahahahahahahahahahahaha ! »
Lia, confuse : « Heu, Ayame... »
Ayame, toujours riant : « Ahahahahahahahahaha ! »
Lia se pencha en avant, au dessus du bureau, saisit Ayame par le col et le secoua comme un prunier : « Ayame ! Reprenez-vous ! »
Ayame, entre deux éclats de rire : « Oui. Hum hum. Bon, dites-moi ce qu'il faut faire pour vous calmer ! Il y a sûrement un moyen, hm ? »
Lia : « Baaaah, heu, me faire dormir, me mettre des brocolis sous le nez, me balancer à l'eau... Heu, pourvu que je n'ai rien oublié ! »
Jaïga : « Tu oublies qu'on peut aussi te balancer du premier étage ! L'oni ne sent pas la douleur ! »
Kit' : « Mais si, il la sent ! Seulement, ça le fait pas vraiment souffrir ! Ahahahahaha ! »
Jaïga : « Oh oui, j'avais oublié ! Ahahahahahahahahaha ! »
Lia, très gênée, préféra garder le silence. Devant cette scène si comique, Ayame commença à pouffer de rire, avant d'éclater franchement : « Hm. Hm. Hm. Aha. Ahaha. ... AHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA ! »
Lia, désespérée, soupira bruyamment et préféra quitter le cabinet, en emportant le réveil avec elle.
Note : « Oni » et « Tenshi » se traduisent respectivement par « Démon » et « Ange » en japonais.
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Vendredi 10/10, 16h : cours de gym
C'était la deuxième fois dans la semaine que les élèves avaient ce cours et c'était devenu un de leurs préférés. Et cela pour deux raisons : d'abord pour leur musculeux professeur, Mr Barton. Pas très bavard, certes, mais très gentil, compréhensif et surtout TRÈS bien bâti. Sous son T-shirt serré, on pouvait voir se profiler un corps admirablement bien formé.
Et encore, ça, c'était par temps sec mais imaginez-le après les démonstrations ! En effet, ce qui différenciait Trowa de tous les autres profs de sport qu'on a l'habitude de subir, c'est qu'il n'hésitait jamais à mouiller son maillot pour prouver à ses élèves que c'était « physiquement possible ». ... Hm. Oui. « Physiquement possible ». Les fantasmes de toutes les élèves se devinent dans cette simple expression très prometteuse.
La deuxième raison qui faisait de ce cours l'un des favoris des élèves, c'était l'habituelle compétition à laquelle se livraient Angel et Deedo. L'une, étant peu douée et faisant tout pour le rester afin de recevoir l'aide de son professeur et l'autre, exceptionnellement douée et faisant tout pour être la meilleure et ainsi s'en rapprocher. Angel avait même réussi à obtenir un rendez-vous avec lui ! Enfin, en réalité, il fallait qu'elle vienne s'entraîner le mercredi suivant au gymnase où son professeur en personne, lui donnerait des conseils pour s'améliorer. « Pitoyable ! » me direz-vous ? « Peut-être ! » vous répondrais-je. Car après tout, il faut admirer les efforts qu'elles faisaient pour arriver à leurs fins !
« Professeur ! »
Trowa tourna la tête dans la direction de l'appel puis leva les yeux vers les barres asymétriques. Dès qu'elle eut attirée l'attention du prof, Deedo exécuta son enchaînement à la quasi perfection avant de retomber gracieusement sur les matelas. Les élèves autour d'elle applaudirent.
Trowa : « Très bien. C'était presque parfaitement exécuté. »
Deedo s'approcha de lui : « Justement professeur, je voulais vous demander : vous n'auriez pas quelques conseils à me donner pour que j'améliore ma technique ? »
Trowa réfléchit quelques instants : « Hm. Et bien... »
« Professeur ! Au secours ! »
Élèves et professeurs se tournèrent vers la barre fixe haute, d'où provenait cet appel déchirant.
Angel, accrochée à la barre, les yeux fermés : « Au secours ! J'arrive pas à descendre ! Aidez-moi ! »
Deedo, moqueuse : « Et si tu lâchais la barre, ce serait déjà un bon début, non ? »
Angel rouvrit aussitôt les yeux : « Encore toi ! Fiches-moi la paix ! Je veux pas que tu sois la dernière personne que je vois avant de mourir ! »
Pour seule réponse, Deedo lui tira la langue : « Grosse nouille ! Il y a des tonnes de matelas, juste au dessous de toi ! Qu'est-ce qu'il peut bien t'arriver ?! »
Angel, pleurant : « Ouinnnnnnnnnn ! J'ai le vertiiiiiiigeuuuuuh ! »
Deedo : « Pfffff ! Menteuse ! »
Malheureusement pour elle, Trowa, sans l'écouter, s'avança vers Angel et se posta juste au dessous de la barre.
Trowa, les bras ouverts : « Ne vous inquiétez pas ! Je suis juste au dessous de vous. Vous pouvez vous laisser tomber, je vous rattraperai ! »
Angel le fixa un moment : c'était une super occasion pour marquer des points ! Mais s'il la ratait, elle risquait de s'écraser au sol ! Bon, ce serait un peu douloureux sur le coup mais au moins, après ça, elle serait enfin dispensée ! Donc elle se laissa tomber de la barre. La chute fut courte puisqu'elle tomba presque aussitôt dans les bras de son professeur.
Angel, à la fois confuse et ravie : « M. Merci, professeur ! »
Trowa la reposa à terre : « Voilà, c'est fini. Faites plus attention la prochaine fois : si vous avez le vertige, demandez à quelqu'un de vous servir de parade. »
Angel, écarlate : « Vouiiiiiii. »
Trowa se tourna vers Deedo, folle de rage qu'on lui ait piqué la vedette.
Trowa : « Vous vouliez des conseils pour améliorer votre technique, c'est ça ? »
Deedo, un peu rose : « Mouiiiiii. »
Trowa partit aussitôt dans un long discours sur l'équilibre, les appuis et autres trucs techniques compliqués. Un petit attroupement s'était formé autour de lui et de Deedo qui comprenait tout, contrairement à d'autres élèves qui, au bout d'une minute, lâchèrent aussitôt l'affaire et partirent discuter un peu plus loin sur des matelas. Angel essayait de suivre le plus possible et, pour attirer l'attention de Trowa, lui posait des questions toutes les cinq minutes.
Trowa, totalement dans son trip : « Et ainsi, propulsée par l'effet de balancier, votre trajectoire décrit une courbe plus arrondie, plus gracieuse et... »
Angel, levant la main : « Monsieur ! Est-ce que cette force de balancier est applicable à tout le monde ou est-ce que l'âge et le poids de la personne sont fonctions de la courbe ? »
Trowa, surpris (et, peut-être, impressionné) : « Heu, oui ! Voici une question très intéressante ! Et bien... »
Et il repartit une nouvelle fois dans son monde. Deedo, furieuse, de constater qu'Angel avait encore marqué des points, décida de passer à l'action.
Trowa, toujours très concentré : « De cette façon, quelle que soit votre âge ou votre corpulence, vous obtiendrez plus de vitesse et votre enchaînement sera plus dynamique ! »
Deedo, presque agacée : « PROFESSEUR ! Heu, (avec une voix très calme) quand l'enchaînement est fait de manière assez lente, il apparaît tout de même comme gracieux, non ? »
Trowa, surpris : « Oui. Oui, tout à fait ! Vous avez tout compris ! Très bien ! »
Alors que Trowa regardait fièrement sa brillante classe, la sonnerie de fin de cours retentit : « Ding dong dig dog ! »
Trowa, à la classe : « Bien ! Le cours est fini pour aujourd'hui. Vous avez très bien travaillé, je suis fier de vous. Mlle Deedo, Mlle Angel, vous pouvez rester encore un peu ? Je ne vous retiendrai pas longtemps. »
Les deux jeunes filles échangèrent un regard assassin avant de répondre en choeur avec sourire et bonne humeur : « Ouiii ! »
Trowa attendit que la dernière élève fut sortie et s'approcha d'elles. Avec un air très sérieux, il se pencha vers Deedo et posa sa main sur son épaule : « Mlle Deedo, je vous félicite : votre niveau en gym est excellent. Bien meilleur que celui de toute la classe. »
Angel regarda sa rivale avec envie tandis que celle-ci rougissait à vue d'oeil : « Bah, c'est rien ! »
Trowa posa ensuite sa deuxième main sur l'épaule d'Angel : « C'est pour cette raison que j'ai un grand service à vous demander : Cela vous dérangerait-il de venir au gymnase mercredi prochain, après les cours pour aider votre camarade à améliorer son enchaînement ? »
En entendant ces mots, Angel devint très pâle et songea à son rencard qui s'envolait à tire d'ailes, loin, très loin. Au revoir cher rencard ! Ravie de t'avoir entraperçu !
Deedo sauta sur l'occasion et répondit joyeusement en passant un bras autour des épaules de la pauvre Angel : « Bien sûr, professeur ! J'en serais ravie ! Il est naturel de s'aider entre camarades de classe et il est HORS DE QUESTION que j'abandonne Angel toute seule avec ses difficultés ! (Et surtout avec vous !) »
Trowa, soulagé d'un poids, s'adressa ensuite à Angel : « Ah ! Alors c'est parfait ! Je suis rassuré de voir que vous avez des amies pour vous aider. Je suis certain que vous ferez rapidement des progrès de cette manière. Comme je ne suis que votre professeur, je me suis dit que c'était peut-être ça qui vous posait problème...vous apprendrez sûrement plus facilement avec une amie. »
Angel en resta sans voix : c'était pas possible ! Il était en train de se planter sur toute la ligne ! Il fallait qu'elle dise quelque chose, qu'elle éclaircisse ce malentendu, elle ne pouvait pas laisser Deedo gagner ! C'était pas possible ! NooooooOOoooooOon !
Deedo la traînait jusqu'à la sortie en faisant de grands signes de main à Trowa : « Au revoir professeur, à lundi ! »
Trowa, occupé à ranger de la paperasse, relava la tête et leur sourit : « Hmhm. Passez un bon week-end. Reposez-vous bien et à lundi. »
Une fois sorties du gymnase, les filles s'écroulèrent par terre, assaillies de redoutables bouffées de chaleur : « Gaaaaaaaaaaaaaah ! »
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Samedi 11/10, 17h27 : réunion hebdomadaire des professeurs
Directrice, en robe de chambre, assise au bout d'une longue table : « Merde ! On pourrait pas la faire plus tôt cette foutue réunion ! J'étais en train de dormir ! Vous auriez pas pu envoyer quelqu'un d'autre pour me réveiller ? »
Elle jeta un regard noir à Wufei qui haussa les épaules avec indifférence.
Directrice, en baillant : « Bon. OOOaaaaaaah ! Vous pouvez commencer ! »
Shigure : « Bon, et bien, cette semaine, on n'a pas rencontré de gros problème. Les filles ont été assez calmes, comparées à la semaine de leur arrivée. »
Directrice, affalée dans son fauteuil : « Tiens donc ! Comme c'est étonnant ! »
Les professeurs tournèrent vers elle des regards soupçonneux.
Directrice, agacée : « Mais merde ! Vous allez continuer que je puisse aller m'coucher ! »
Ayame, joyeusement : « J'ai rencontré la jeune Lia. C'est une fille très amusante et très sympathique, ses amies aussi d'ailleurs ! Je crois qu'avec les brocolis qu'a plantés mon cher petit frère adoré, on devrait pouvoir maîtriser son côté obscur sans aucun problème ! »
Yuki se leva brusquement : « Excusez-moi, il faut que j'ailles m'occuper de mon jardin. »
Ayame, inquiet : « Yuki ! Mon frère ! Mon cher petit frère ! Si j'ai dit quelque chose qui t'a froissé, pardonne à ton grand frère qui t'aime plus que tout ! »
Yuki, froidement : « Jamais de la vie, j'ai des choses plus importantes à faire ! »
Il sortit avec le psy à sa poursuite : « Yuki, attends ! Je ferai n'importe quoi pour racheter mon pardon ! Je t'aiderai à planter des légumes, j'irai chercher de l'eau au puits, je t'accompagnerai pour acheter des graines au marché, je porterai les sacs, je serai ton esclave à vie, Yukiiiii ! »
Les autres professeurs se gardèrent de tout commentaire. La directrice, quant à elle, restait indifférente à tout cela. Elle ne faisait que bâiller : « Aaaaaaaaaaaaaaaaaaah. Bon, on enchaîne ? »
Treize : « Á propos de cette paix apparente dans votre école, (Wufei tirait une tête de trois mètres de long, évidemment) Mlle la directrice, (Il lui offrit son sourire le plus ravageur, ce qui lui arracha un nouveau bâillement) J'ai tout de même pu décelé quelques cellules de crise au sein des élèves : Mlles Ténébra Hell et Cyrielle Quillaire, par exemple et aussi Mlles... (Il vérifia rapidement ses notes) Mlles Deedo et Angel. De charmantes créatures bien qu'un peu agressives. »
Hatori, très sérieux : « Peut-être que le fait d'être dans une école exclusivement composée de filles et de n'avoir que des hommes comme professeurs les trouble. »
Quatre : « Que voulez-vous dire ? »
Duo, en riant : « Bah ! C'est plutôt simple à comprendre, non ? Toutes ces filles sont folles de nous, et c'est pour cela qu'elles ont été prises dans cette école ! (La directrice joue nerveusement avec la ceinture de sa robe de chambre) C'était le premier et unique critère de recrutement ! Pas vrai, Sora ? »
La directrice, passablement agacée par ce manque de respect : « Merde ! Duo ! Je t'ai déjà dit de ne plus m'appeler par mon prénom, okay ?! Je suis la directrice de cette école et vous devez tous me considérer ainsi ! »
Duo grimaça : « Okay. Okay. Mlle la directrice. »
La directrice s'apprêtait à se lever mais Wufei l'arrêta : « J'ai encore une chose à dire ! Je demande à ce que l'élève Sériel soit renvoyée de l'école ! »
Directrice, surprise : « Sériel ?! C'est un très bon élément, pourtant ! Qu'a-t-elle bien pu faire pour t'énerver ? ... Oh mon Dieu ! (Elle prit un air faussement choqué) Elle n'a tout de même pas abusé de toi, j'espère ? »
Wufei, confus : « N-Non, mais elle m'a fait des avances ! »
Directrice, haussant les épaules : « Bah ! C'était prévisible ! D'autres problèmes ou je peux aller me recoucher ? »
Un grand silence retomba sur la pièce, les professeurs se regardaient entre eux, un peu inquiets, se demandant comment allait réagir la directrice. Finalement, ce fut Heero qui prit la parole et le lui annonça : « Votre soeur n'est pas venue en cours de toute la semaine. »
La directrice n'eut aucune réaction. Quelques secondes s'écoulèrent, puis, soudain, sans prévenir, elle releva la tête, très choquée : « Quoi ? »
Elle se leva brusquement sur ses deux pieds et sa robe de chambre s'ouvrit en grand, dévoilant, un magnifique porte-jarretelles fushia : « Quoi ? Quoi ? QUOI ? Ma soeur n'est pas venue en cours ? »
Quatre, écarlate : « Sora... Ta robe de chambre... »
Directrice, les poings sur les hanches : « Mais merde ! Ma soeur était absente toute la semaine et on ne m'a rien dit ?! »
Shigure : « Mais, heu, Mlle Sora... »
Directrice, folle de rage : « Tant pis ! Je la retrouverai moi-même ! En attendant, inscrivez-la en colle ! »
Elle sortit en claquant la porte derrière elle.
Duo, soulagé : « Ouf ! J'ai bien cru qu'elle allait encore... »
La porte se rouvrit brusquement, c'était toujours la directrice.
Duo, un peu intimidé : « Heu, heu... »
Directrice, joyeusement : « Et Mlle Sériel aussi ! »
La porte se referma doucement...derrière on entendit simplement quelques gloussements de satisfaction et la directrice déclarer avec entrain : « Plus on est de folles, plus on rie ! Je sens qu'on va bien s'amuser ! »
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Voici le forum des élèves, à la disposition de toutes les élèves inscrites à l'École Bishonens. Laissez un message à vos camarades. Faites de votre mieux pour communiquer intelligemment et restez polies, merci.
Mr H. Yuy, votre professeur d'informatique.
Message de Deedo à Angel : « Pour Angel, je tiens à lui dire qu'elle peut toujours essayer de séduire Trowa mais elle ne l'aura pas cette manière, je ferais tout pour l'en empêcher. Mouahahahahahhahaah ! Oups. Sumimasen. Pétage de plomb en direct ! lool »
Message d'Angel à Deedo : « Ah-ah-ah ! Rire sarcastique ... T'inquiètes pas pour moi, comme dis plus haut, un point pour moi, Mr Barton m'aime déjà bien ! . »
Á Suivre…
Voilàààà ! OH ! A propos du forum des élèves !C'est un truc nouveau qui n'existait pas dans la précédente version que j'avais postée il y a 4 ans ! Vous savez ce que c'est ?
Ce sont tous les petits messages que les élèves se transmettaient à travers leurs reviews ! lol J'ai décidé d'en faire profiter tout le monde ! Héhéhé ! J'espère qu'elles ne m'en voudront pas...
A part ça, il vous a plu ce chapitre ? Le duo Deedo-Angel booste bien le rythme de la fic, vous trouvez pas ? On dirait un duo comique ! Ahahahahahahah !
Alooooors... la prochaine fois... La tension va augmenter chez les élèves ! Le duel Angel-Deedo prend une nouvelle dimension quand elles décident de mettre en avant leur sens de l'amitié. De leur côté, Sunny et Sériel découvrent les joies des heures de colle le mercredi après-midi ! Mais qui est donc leur surveillant ? Vous le découvrirez en lisant le prochain chapitre d'Ecole Bishonens : Pathémata Mathémata - Les soufrrances sont des enseignements !
