Titre : Ecole Bishonens
Auteur : Sora278
Disclaimer : Les personnages de Gundam Wing ne sont pas ma propriété.
Couple : Heero/Sunny, Duo-Carina-Ténébra, Trowa-Angel-Deedo, Quatre/Oeil d'Ange, Wufei/Sériel, etc.
Chapitre : 8/17
Petit message : Bonjour tout le monde ! Voici le nouveau chapitre d'Ecole Bishonens ! En une seule partie, donc vous n'aurez qu'un seul chapitre pour cette fois ! Et oui !
Merci à Miss Shinigami pour sa review et merci à tous ceux qui m'ont lu ! Allez, allez, c'est l'heure des vacances pour les élèves d'Ecole Bishonens ! Les élèves sont loin de leurs chers professeurs ! Bouh bouh bouh ! Mais ça n'empêche pas certaines de bien s'amuser, comme vous allez le voir...
Bonne lecture à tous et à toutes !
Chapitre 8 : Vivement la rentrée !
Vacances : Du 3 au 16 Novembre
AVERTISSEMENT : Je me suis « vaguement » permise de mettre en scène certains membres de vos familles alors si ça correspond pas du tout, dites-vous bien une chose : ON S'EN FOUT ! Voilà, on peut commencer !
Les vacances durèrent deux longues et pénibles semaines.
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Les vacances de Sériel
Tous les jours, depuis son retour jusqu'à son départ, Sériel était harcelée par sa soeur.
Un soir comme tous les autres, en plein milieu de la nuit.
Sériel, allongée dans une pose lascive sur un canapé, visionnant une cassette de l'élection Mister Univers : « Ouais ! Mmm. Pas mal ! »
Lila, sa sœur, débarqua soudain de derrière le canapé : « Saluuut ! Ah ! ... Encore ces cassettes ! »
Sériel mit la pause, histoire de rien rater : « Lila, dégage ! Tu vois pas que je suis occupée ! »
Lila, perplexe : « Ouais, c'est ce que je vois. Mais je voulais encore te demander... »
Sériel, s'asseyant plus décemment : « Quoi ? On en a déjà parlé ! Il est hors de question que tu viennes avec moi à l'école ! »
Lila, avec des yeux larmoyants : « Bouuuuuuuh ! SITEPLAIIIIIT ! »
Sériel, très sévèrement (Et ouais, ça arrive) : « Nan ! Maintenant, fous-moi la paix ! Je TRAVAILLE ! »
Lila, s'accrochant à ses chaussures : « S'il te plaît ! Racontes-moi encore une belle histoire ! »
Sériel, éteignant la télé : « Ok, ok. Assis-toi à côté de moi, je vais ENCORE te « le » raconter. Mais ne t'évanouis pas cette fois-ci ! »
Lila se jeta aussitôt sur le canapé avec enthousiasme : « Hiiiii ! »
Sériel, affolée : « Chuuuuuut ! Tu veux réveiller toute la maison ou quoi ?! Bon, prête ? »
Lila, sagement : « Oui. »
Sériel ferma les yeux et prit une grande inspiration : « O.K. J'y vais. »
Elle s'éclaircit la gorge et commença son récit avec une voix pleine de débauche : « Athlétique, musculeux, suintant la sensualité de tout son corps, je le vois encore, descendant l'escalier avec toute la grâce de ses dix-huit ans. (Elle essuya une petite larme) Une peau de bête négligemment jetée sur son torse viril faisait toute la parure de cette fascinante créature qui exerçait sur moi un pouvoir d'attraction insensé ! »
De grosses gouttes de sueur commencèrent à perler sur le front des deux soeurs.
Lila, haletante : « Et... Alors ? »
Sériel, en transe : « Et alors là, alors que je lève la tête pour apercevoir son visage si jeune et innocent, je plonge dans ses irrésistibles yeux noirs, si troublés par mon unique présence ! »
Lila s'écroula en arrière, contre le canapé : « Oooooh ! »
Sériel, faisant des petites pauses pour créer du suspense (et aussi pour reprendre son souffle) : « Et à ce moment, il m'aperçoit et son regard devient dur, sévère ! C'est comme s'il disait « Toi, je vais te faire ta fête ! » »
Lila, s'éventant avec un magazine télé : « Aaaaah ! »
Sériel, joyeusement : « Et finalement, nous sommes restés l'un contre l'autre toute la nuit ! Inséparables ! Il ne voulait plus me lâcher le p'tit ! »
Lila n'en revenait pas : « QUOI ?! C'est vrai ?! »
Sériel, réfléchissant : « Heu, non. En fait, il n'a pas arrêté de me fuir mais j'ai bien vu qu'il rougissait quand j'ai perdu l'épingle de ma toge ! »
Lila, déçue, se leva pour sortir de la pièce : « Ah, je vois. C'est tout ?! »
Sériel, se levant : « Ben quoi ? Où est le problème ? Je vais pas abandonner pour autant ! La prochaine fois qu'on est seul, je le saoule et hop ! L'affaire est dans le sac ! »
Lila, perplexe : « Hmhm. C'est ça. Bonne nuit ! »
Sériel haussa les épaules, reprit sa pause sur le canapé et remit en marche sa cassette. Elle était littéralement fascinée par l'écran : « Oh oh oh ! Celui-là... Rrrr ! Ça c'est de le belle marchandise ! »
En montant l'escalier, Lila jeta un dernier regard vers sa sœur : « Vraiment perverse ! ... AH ! Est-ce que je vais devenir comme ça plus tard ? »
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Les vacances de Carina
C'était sans doute les pires vacances que Carina ait jamais passé : non seulement elle s'ennuyait à mourir mais en plus, elle était de sale humeur. Pendant cette fête d'Halloween, elle n'avait pas pu passé un seul moment seule avec Duo ! Á cause du combat avec Voldemort, leur rencard avait été annulé ! Et pour couronner le tout, elle n'avait pas pu porter le costume qu'elle voulait ! Elle avait dû se contenter de ce vieux morceau de chiffon que son frère avait déniché elle ne savait trop où.
Comme tous les jours, Carina méditait sur tout cela en regardant des épisodes de Gundam. Soudain, un truc sombre, emballé dans un costume hybride de sacs poubelle et de rideau noirs, fit son apparition en passant par la fenêtre.
Truc (qui parle, apparemment), joyeusement : « Helloooo ! Je suis le représentant d'une grande ligne de vêtement et je viens vous présenter notre nouveau modèle ! »
Carina, balançant un coussin à la figure de la chose : « Deathslave ! Dégage ! Je t'ai reconnu ! »
Deathslave, retirant le sac poubelle sur sa tête : « Ah ?! Qu'est-ce que t'en penses ? Sympa, non ? Tu pourrais porter ça à la prochaine fête ! »
Carina décida de l'ignorer, mais son frère en rajouta une couche : « Mieux encore ! On va l'envoyer à Duo pour qu'il essaye ! Il sera sûrement charmé ! »
Ç'en était trop ! Carina se leva brusquement et se dirigea vers lui, l'air menaçant : « Pas question ! Donnes-moi ça ! »
Comme elle tirait sur le costume de toutes ses forces, le précieux montage se déchira et Deathslave bascula en arrière, par la fenêtre.
Deathslave : « Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah ! »
Boum.
Carina passa la tête par la fenêtre mais pas trop inquiète, avec insouciance, même : « Hey ! Ça va ? »
Deathslave se releva en titubant : « Ça va ! Hé hé hé ! Je suis Deathslave ! Je suis immortel ! Hé hé hé ! … Oh ! Aaaaaah ! »
Boum.
« Aïe ! Fichue racine ! »
Carina, perplexe, haussa les épaules et retourna à ses vidéos : « Pitoyable. »
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Les vacances d'Oeil d'Ange et Angel
Exceptionnellement, Angel passait ses vacances chez Oeil d'Ange, c'est à dire à la Réunion mais ça, ce n'est qu'un détail, alors... Dites, il fait quel temps en Novembre dans la métropole ? … Bon, reprenons ! Comme tous les jours, Angel recevait un appel de sa maman chérie qui s'inquiétait de savoir ce que sa fille adorée portait.
Angel, avec le téléphone à trois mètres de l'oreille : « Oui. Oui. Bien sûr que je l'ai essayé ! Mais il est un peu grand. »
Maman, scandalisée : « Quoi ?! Trop GRAND ?! Il faut absolument que tu me le renvoies AU PLUS VITE ! »
Angel, déconcertée : « Oui, bien sûr maman, pas de problème ! ° »
Voix du petit frère, à l'autre bout du fil : « Maman ! Maman ! Viens voir ! »
Maman, exaspérée : « Plus tard ! Je suis au téléphone avec ta soeur ! »
Petit frère, pleurnichant : « Ouinnnn ! »
Angel, impatiente : « Bon, je vais te laisser. Je dois aller à la plage avec Yodie ! »
Maman : « D'accord ! Profites bien du soleil ma chérie ! N'oublie pas de mettre de la crème solaire ! »
Angel, soupirant : « Oui, bien sûr maman. Bon, je t'embrasse. Á plus tard. »
Maman : « Oui, bisous ! Á DEMAIN ! »
Angel, précipitamment : « Heu, maman, attends ! Tu... »
BIP ! BIP ! BIP !
Angel, raccrochant : « Elle m'a raccroché au nez ! »
Oeil d'Ange, assise sur son lit, occupée à trier dans un album les photos prises avec Quatre à l'école : « Ah, c'est pas grave. Elle va rappeler demain, non ? »
Angel, énervée : « Justement ! Je voulais PAS qu'elle me rappelle demain ! »
Oeil d'Ange, admirant ses photos : « Aaaaah, Quatre ! »
Angel, perplexe : « Heu, Yodie ? »
Oeil d'Ange, serrant sur son coeur son précieux album : « L'autre jour, il m'a pris la main et l'autre fois encore et la semaine dernière, il m'a prise dans ses bras. »
Angel, passant une main devant ses yeux : « Hého ! Et si on parlait de mes futures plans d'attaque contre Deedo ? »
Oeil d'ange, s'écroulant sur son lit : « Aaaaaaaah ! Quaaaaaatre ! »
Angel, déconcertée : « Laisses tomber ! Elle est encore partie dans son monde ! »
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Les vacances de Ténébra
Pendant toutes ses vacances, Ténébra essaya d'oublier ses soucis et de ne pas se torturer l'esprit mais certaines questions remontaient parfois à la surface de son coeur, troublant ses pensées.
« Duo est très gentil avec moi mais Shigure fait vraiment très attention à moi. Ils sont drôles tous les deux mais, le jour d'Halloween, quand Shigure a essayé de me protéger, c'était vraiment gentil. Surtout qu'il aurait pu mourir ! Serait-il possible qu'il... ? »
Elle replongea le nez dans le manga qu'elle était en train de lire mais finalement, le jeta à l'autre bout de la chambre.
« Pfffff ! Je comprends rien à l'histoire ! ... Avec Duo, le rencard, il était sympa. C'est vraiment dommage que les autres aient été là : sans eux, ç'aurait été plus amusant ! Et en plus, il y avait toutes ces courses à faire ! Quel idiot ce Duo ! Il aurait pas pu m'inviter un autre jour ?! ... Hé, minute ! Et si c'était...? »
C'est vrai, il était fort que possible que l'invitation de Duo n'ait pas été tout à fait innocente. Et si ça avait été dans le seul but de trouver quelqu'un pour l'aider à porter les courses qu'il avait organisé tout ça ? Par contre, Carina, elle, allait avoir droit à un vrai rencard ! Après le combat contre Voldemort, Duo lui avait promis de remettre leur rendez-vous à une prochaine fois.
Par contre, de Shigure, Ténébra avait reçu une lettre pendant la première semaine de vacances :
« Ma très chère Ténébra,
Je suis vraiment ravi que vous passiez une semaine dans mon humble demeure. J'espère être à la hauteur de vos attentes en tant qu'hôte et je ferai tout ce qu'il faut pour que votre séjour vous soit agréable. Tohru a déjà préparé votre chambre et je suis sûr qu'elle sera à votre goût. (Votre couleur favorite est toujours le noir, n'est-ce pas ?) J'attends votre venue avec impatience et je compte les jours en effeuillant une marguerite. Chaque pétale est une pensée pour vous, ma jeune et précieuse amie.
Profitez bien de vos vacances et reposez-vous.
Votre dévoué serviteur,
Shigure Soma. »
Joints à la lettre, des pétales de marguerites, dix-sept pétales pour être exacte, avec sur chacun d'eux, un petit coeur peint à l'encre rouge. Un travail minutieux qui avait dû lui prendre des heures.
Ténébra soupira : « Pfff ! Comment je vais faire ? Lequel choisir ? Quel est celui que j'aime vraiment ? »
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Les vacances de Deedo
Dans une cave sombre et mal éclairée.
« Ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ha ah ah ah ! J'ai trouvé ! Avec ce plan, Angel ne s'approchera plus de Trowa ! ... Á moins qu'elle tienne à souffrir et à mourir dans de terribles souffrances ! Hé hé hé ! Grâce à cette technique infaillible, je vais pouvoir passer un lonnnnnng moment seule à seul avec lui ! Aaaaah ! »
Deedo ramassa les plans étalés sur sa table de travail et avec une boule de feu, brûla les croquis et les brouillons dont elle s'était servie.
Deedo, en ricanant : « Il ne doit plus rien rester ! Personne ne saura le secret de ma technique secrète...d'ailleurs, il faudrait lui trouver un nom ! Voyons voir... »
Elle se dirigea vers une énorme armoire, l'ouvrit et en sortit un gros grimoire.
Deedo, pensivement : « Il faudrait pas que j'invoque une mauvaise formule. On va essayer de ne pas copier les formules des viocs ! Bon. Est-ce que c'est déjà pris « Technique mortelle du virus TRÈS contagieux » ? Hm ? Oui ?! Et ben... Alors peut-être « Technique de la belle malade aux bois dormants » ? HEINNNNNN ?! Ça aussi ? Heu... »
Finalement, après avoir tourné les pages pendant deux heures :
Deedo se mit à sautiller sur place : « J'ai trouvé ! J'ai trouvé ! Personne ne l'a celle-là : « Technique contre les petits anges récalcitrants » ! Hé hé hé ! Évidemment, personne n'a eu affaire à ce genre de spécimen dans ma famille : c'est une espère très rare ! On n'en rencontre pas tous les jours des pots de colle à figure angélique qui vous cassent la mâchoire et qui vous volent votre proie ! Hmmm. … Bon. »
Elle rangea le bouquin poussiéreux et s'agenouilla devant un petit autel sur lequel étaient posées moult bougies, feuilles et photos de Trowa.
Deedo, serrant une photo de Trowa -torse nu en tenue de clown- contre son coeur : « L'odieuse Angel est tombée du ciel pour me voler Trowa ! Pauvre chéri ! Si innocent, si pur ! (Petite larme) Il ne mérite pas un tel châtiment ! Je le protégerai de ce petit démon déguisé en ange ! N'est-ce pas Trowa ? »
Comme elle tenait la photo par le bas, celle-ci bascula en avant, comme si Trowa acquiesçait.
Deedo se leva brusquement : « C'est un signe ! Oui, mon amour ! Je vais te protéger du démon ! Tu peux compter sur moi ! »
« Deedo ! A taaaaable ! »
Deedo, ravie : « Oui ! J'arrive ! »
Elle reposa la photo sur l'autel et sortit de la cave. En récitant une formule magique, elle bloqua son accès aux visiteurs inopportuns. Ceux qui voudraient forcer la porte brûleraient dans de terribles souffrances.
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Les vacances de Mayanaïs
« Princesssssssssse ! Votre père, sa Majesté Popopo de Miralaki arrive ! »
Mayanaïs se détourna mollement de la fenêtre pour assister à l'arrivée de son père, escortés par ses cinq gardes du corps.
Majesté Popopo : « Princesse, vous semblez beaucoup vous ennuyer aujourd'hui. Pourquoi ne pas m'accompagner dehors, à la caserne ? Je vais passer la garde royale en revue. »
Mayanaïs, ennuyée : « Oh, Votre Majesté, pardonnez-moi mais je n'en ai pas très envie. Les cérémonies, le protocole, tout cela me fatigue tellement ! »
Elle tourna la tête vers la fenêtre puis jeta un coup d'oeil au calendrier accroché au mur : cela faisait très exactement douze jours qu'elle était revenue dans son royaume.
Devant la réponse audacieuse de sa fille, Sa Majesté Popopo vira instantanément au rouge cramoisi : « Ce n'est pas une raison pour vous désintéresser de vos devoirs de princesse ! Relevez-vous ! Tenez-vous droite ! Votre posture est indigne de la fille d'un roi ! »
Mayanaïs baissa les yeux et obéit.
Majesté Popopo, faisant les 100 pas : "Tout cela, c'est à cause de ce maudit génie ! Si cette fille n'était pas apparue dans notre monde, vous ne seriez pas partie avec elles pour fréquenter ces gens qui vous détournent de vos devoirs !"
Mayanaïs, blessée, ne répondit rien.
La voyant si triste, Sa Majesté Popopo se radoucit : « Bien sûr, je n'ai rien contre le fait que vous ayez des amis mais souvenez-vous en, quand je serai trop vieux pour diriger et protéger notre pays, vous devrez me succédez ! Et comme tout ce travail est pénible pour une seule personne, vous devrez vous marier avec quelqu'un qui aura la trempe pour vous seconder ! »
Mayanaïs, d'une toute petite voix : « Et je dois forcément épouser quelqu'un de haut placé dans la société ? »
Sa Majesté Popopo soupira : « Et bien, vous pouvez très bien épouser un de nos meilleurs soldats. »
Il accompagna ces paroles par un vague geste de la main en direction de ses gardes du corps. Ceux-ci posèrent les yeux sur Mayanaïs et rougirent aussitôt. Un soldat en fit même tomber sa lance.
Le soldat, très confus : « Oups ! Heu, désolé ! »
Comme il se penchait pour ramasser son arme...
CRAAAAC !
Son bel habit de garde royale venait de se déchirer à un endroit peu commode.
Sa Majesté Popopo et Mayanaïs, déconcertés par cet évènement inattendu, restèrent sans voix.
Soldat, écarlate : « Ah ! Heu, pardon ! Excusez-moi ! Que Ses Majestés m'excusent et m'autorisent à quitter la salle que je puisse me, hum, rajuster ! »
Sa Majesté Popopo, confus, lui fit un vague geste de la main : « Permission accordée. Allez faire recoudre ça. »
Le soldat sortit bruyamment et à grand-peine : il n'arrivait pas à faire passer sa lance par la porte. Finalement, après avoir compris qu'il fallait l'abaisser, il bredouilla de nouvelles excuses et sortit précipitamment.
Majesté Popopo, un peu perturbé : « Oui, voilà, je disais... Oui, vous pouvez aussi sortir et visiter les villages pour faire connaissances avec d'autres jeunes gens de votre âge. Vous trouverez peut-être quelque jeune homme sage et courageux qui puisse être digne de vous. »
Mayanaïs, surprise : « Ah ? Heu, oui. Pourquoi pas ? »
Sa Majesté Popopo se leva et ouvrit la porte : « Bien, alors ne restez pas ici à vous lamenter ! Allez donc vous promener et ramenez-moi des nouvelles du peuple ! »
Mayanaïs, se levant et saluant son père par une gracieuse révérence : « Bien sûr, père. J'y vais de ce pas ! »
Majesté Popopo, en riant : « Bien bien bien ! »
Satisfait du résultat, il quitta la pièce avec ses gardes du corps.
Mayanaïs se rassit sur son lit et regarda par la fenêtre les nombreux villages qui s'offraient à sa vue.
Avant son départ pour l'école Bishonens, son père ne lui avait jamais laissé le choix entre épouser un homme du peuple ou épouser un soldat.
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Les vacances de la directrice et de Sunny
Dans un grand restaurant parisien quatre étoiles complètement vide, la directrice avait invité sa soeur, Heero et Akito.
La directrice étouffa de sa main un long bâillement : « Ah la la ! Le petit personnel ! De nos jours ! ... Enfin, heureusement qu'il y a de l'ambiance ici ! »
Sunny, perplexe : « Heu, c'est ironique ou tu es sérieuse ? On s'ennuie comme dans des rats morts dans ton resto ! »
Heero acquiesça : « Hn. »
La directrice échangea un sourire lubrique avec Akito : « Hé hé hé ! On voit bien que tu n'es pas à ma place ! »
Sunny, sans comprendre : « Hein ? »
Akito, avec prétention : « Laisses tomber, tu es trop jeune pour comprendre ! »
Sunny, indignée : « Mais… ! Elle est plus jeune que moi ! »
Akito, avec un sourire bizarre : « Oui, c'est vrai. C'est encore une toute petite fille ! »
La directrice se mit à glousser : « Akito, enfin, tu ne vas pas... ? OH ! (Elle se redressa brusquement sur sa chaise) OH MY GOD ! »
Heero, indifférent, restait silencieux.
Sunny, n'y comprenant rien, regarda autour d'elle : « Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? … Ça va pas ? »
La directrice, très rouge : « Hm. Si, ça va. Ça va très bien, même ! C'est délicieux. »
Sunny était complètement perdue. L'assiette de sa sœur était vide ! Inquiète, elle se pencha vers elle : « Heu, pardon, j'ai pas bien suivi là ? »
La directrice, en sueur : « Heu, rien ! Laisses tomber ! ... Ouh ! Ouh la la ! Ooooooh ! »
Elle se tortillait maintenant sur sa chaise de façon assez suggestive. Un gros doute assaillit soudain l'esprit de Sunny. Où était donc passée la main gauche d'Akito ? Sous la table ? Heu...
Comme le serveur arrivait avec les plats, elle profita de l'occasion pour faire tomber sa fourchette par terre. Elle se pencha pour la ramasser et en même temps pour jeter un très bref coup d'oeil sous la table. Ce qu'elle vit, en plus de choquer sa grande sensibilité, confirma ses soupçons.
(Description. Pas de description. ... Bon, j'me lance !)
Akito avait posé sa main sur la cuisse de Sora qui, comme par hasard, portait une mini jupe. La main, plutôt aventureuse, glissait tranquillement de la cuisse jusqu'à l'aine et allait même jusqu'à caresser le tissu soyeux de la petite culotte de la jeune fille. Comme Sunny, écoeurée, s'apprêtait à détourner les yeux, elle observa avec horreur la main se frayer un passage entre la peau blanche et ce qui la recouvrait. Il n'allait quand même pas... ?
La directrice, gloussant : « Hé ! Sunny ! Tu veux de l'aide ?! Heero va finir par avaler de travers si tu continues à le gâter comme ça ! »
Sunny releva brusquement la tête. Sa soeur était trempée de sueur et très rouge, Heero s'étranglait et tentait de noyer sa gêne dans le verre de champagne que Sora lui avait servi. Une main posée sur la table et une main partie à l'aventure de contrées inexplorées, Akito observait Sunny avec des yeux froids plein d'indifférence.
Sunny, plongeant le nez dans son assiette : « Bon, ben... Bon app' ! »
La directrice, se tortillant sur sa chaise : « Ouiii ! Ouuuuuuh ! Aaaah, bon appétit tout le monde ! »
Heero, indifféremment : « Vous ne mangez pas Akito ? »
Akito, avec un grand sourire : « Non merci. Je n'ai plus faim. »
Sunny manqua de s'étrangler : « Plus faim ? »
Heero haussa les épaules : « Ah. »
Le silence perdura pendant le dîner, ponctué par les rires nerveux de Sunny, extrêmement gênée, les gloussements de la directrice qui semblait savourer toutes sortes de plaisir en plus de son repas quatre étoiles, et par les silences de Heero et Akito. L'un n'étant au courant de rien et s'en fichant royalement et l'autre, trop concerné et surtout trop occupé pour parler.
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Les vacances des JKS
Aujourd'hui, nous assistons à une scène très intéressante dans la vie des JKS. La préparation d'une valise !
Lia, penchée sur sa valise : « Ensuite, je vais prendre mon petit maillot, ma brosse à dent... »
Jaiga, penchée sur sa valise : « Deux litres de nitroglycérine, cinq jerricans d'essence, un bocal de « feu de l'enfer »... Hmmm. Fouet, menottes, bandeau, corde... Ça, c'est fait. »
Kit', penchée sur sa valise : « Achillée, bois de santal, camphre, cyprès, genévrier, géranium rose, ilang-ilang, jasmin... »
Jaiga chuchota à son oreille : « N'oublie pas la laitue ! Pour Haru et Oni-Lia ! »
Lia la tira aussitôt par l'oreille : « Hé ?"
Jaiga, chouinant : « Rien, rien ! Je disais une potion, pour pas qu'il te saute dessus ! »
Lia, sévèrement : « Bien. (Elle se remit au remplissage de sa valise) Alors : bazooka, recharges de peinture, camisole de force, seringues, penthotal, morphine... »
Kit', à voix basse : « Donc, huile de laitue, huile et essence de rose, évidemment, coeurs de souci, huile vanillée, huile verveine-citron et violette ! Fini ! »
Jaiga, avec un sourire mauvais : « Moi aussi. »
Lia, perplexe : « Heu, moi aussi. »
Brusquement, un éclair vint s'abattre sur le cadavre d'un mec attaché à une chaise qui trônait dans un coin de l'antre des JKS.
La directrice, joyeusement : « Saluuuuut ! Ça va faire une heure que je vous observe ! Vous êtes prêtes ? On peut y aller ? »
Les autres restèrent un moment muettes devant son enthousiasme : elles étaient sur le point d'aller chez Akito ! Comment pouvait-elle être aussi joyeuse ?
Soudain, à force de regarder autour d'elle, la directrice posa les yeux sur le cadavre carbonisé : « Ooooh ! Pardon ! J'ai tué votre invité ! »
Jaiga prit la chaise par le pied et la balança dans un coin : « Oh ! C'est rien ! C'était purement décoratif ! »
Rassurée, la directrice haussa les épaules : « Ah ? Ok ! Bon, on y va ? »
Toutes, avec enthousiasme : « Ouaiiiis ! »
La directrice, toute excitée : « Yeaaaah ! Come on girls ! Go ! Go ! Go ! »
Un gros halo de lumière inonda la pièce, emmenant Sora et les JKS, loin de leur antre.
…
Mec carbonisé (encore vivant ?!) : « Aaaaargh ! »
Forum des élèves :
Ténébra à Oeil d'Ange : « Allez petite puce, Quatre sera bientôt à toi. Je suis de tout coeur avec toi. »
Ténébra aux JKS : « Vous êtes trop bien les filles ! »
Á Suivre…
Voilà ! Les vacances sont finies ! Mais dans ce voyage scolaire, peut-on vraiment parler de vacances et de jours d'école ?! Ouais... La prochaine fois, dans Ecole Bishonens, c'est le moment de faire de retrouver de vieilles connaissances ! Heero, Sunny, Sora et compagnie se rendent au Royaume de Sank pour demander un service à Réléna... Mais tout ne se passe pas comme prévu ! De leur côté, Carina, Duo, Ténébra, Shigure, et les autres tentent de passer un séjour au calme, chez les Soma... mais là encore, si Lia, Haru et les JKS sont de la partie, on peut être sûr qu'il va se passer quelque chose de louche ! Préparez-vous au pire ! Le délire recommence dans le prochain épisode d'Ecole Bishonens : Pour les uns un paradis, pour les autres un enfer !
