Titre : Ecole Bishonens
Auteur : Sora278
Disclaimer : Les personnages de Gundam Wing ne sont pas ma propriété.
Couple : Shiguré/Ténébra, Duo/Carina, Heero/Sunny, Sériel/Wufei, Lia/Haru, Deedo/Trowa/Angel, Quatre/Oeil d'Ange, Black Sora/Akito, Réléna/Léonardo Di Caprio (?).
Chapitre : 12/17
Petit message : Ca y est ! C'est tout de suite ! C'est maintenant ! La suite d'Ecole Bishonens ! Heero va vous faire une démonstration personnelle de son talent le plus caché ! Hin hin hin ! A n'utiliser qu'en cas d'urgence !
Tout de suite, la suite de votre série !
Allez, fini de jouer ! Let'seuh go !
Chapitre 12 : Orgie romantique à Versailles (Partie 2)
« Ouaiiiiiiiis ! Vas-y Carina, t'es la meilleure ! »
Carina leva les yeux et fit un petit signe de la main en direction de Duo qui l'encourageait bruyamment près de la sono. Malgré ses questions incessantes, elle avait refusé de lui révéler quelle chanson elle avait l'intention de chanter et elle ne lui avait donner le CD qu'à l'instant.
Duo glissa le disque dans la chaîne et monta le son. Une douce musique très kawaï envahit l'atmosphère déjà galante du château. Le jeune homme fit la grimace : elle n'allait quand même pas chanter de la guimauve !? Pourtant, par respect pour son amie, il tendit l'oreille pour écouter les paroles.
Carina, en regardant dans le vague :
« madobe ni hitori hoodzuetsuite
- Seule, je m'appuie sur le rebord de la fenêtre, ma joue reposant sur la paume de ma main
tomanai ame wo jitto mite'ru
- Et je regarde la pluie sans fin.
kyou wa zutto hitori
- J'ai été seule toute la journée. »
Puis, petit à petit, la jeune fille releva la tête, lentement :
« ima goro nani wo shite'ru ka na
- Je me demande ce que tu es en train de faire, là, maintenant.
hiroiatsumeru kioku wa takaramono
- Les souvenirs que je recueille sont de précieux trésors
KYUN to (Elle plongea son regard dans celui de Duo) shichau
- Et déchirent mon cœur. »
Duo, surpris, en se pointant du doigt : « Quoi ?! Moi ?! »
Carina, en soupirant :
« Aaah. Fushigi da ne
- Aaaah. N'est-ce pas étrange ?
omoidasu dake de
- Comme un simple souvenir
yasashiku nareru
- Me rend affectueuse.
Duo, pensif, restait silencieux en la regardant.
Carina, avec une voix rêveuse :
« atatakai (Le choeur : « Ouuuuouuuuouuuh ! ») MIRUKU ni
- Juste comme le miel
Le choeur (Oeil d'Ange, Angel et Ténébra, qui avait recousu sa robe) en soupirant : « Haaahaaahaa ! »
Carina les remercia d'un sourire et poursuivit en regardant Duo avec tendresse :
« amaku hirogaru HACHIMITSU mitai da ne
- Qui s'étale avec douceur dans du lait chaud
kokoro (Le choeur : « Ooohooooh ! ») tokasu yo
- Mon coeur se dissout
Le choeur : « Aaaahaaaahaaa ! »
Carina, avec un clin d'oeil pour Duo :
« sono hohoemi wa sou totteoki no Honey
- Ton sourire est le plus excellent miel. »
Duo regarda autour de lui : tout le monde fixait la scène avec des yeux attendris.
Duo, affolé : « Qu'est-ce qu'elle fait ? Pourquoi elle chante ça ? Est-ce que par hasard elle... ?! »
Carina pose ses deux mains autour du micro et chante en regardant vers le plafond : (Aaaah ! Le beau lustre !)
« miageru sora ORION no RUBI-
- En levant les yeux au ciel, vers le rubis d'Orion
watashi dake no PURANETARIUMU ni ne
- Dans mon petit planétarium,
Elle penche la tête sur le côté et regarde Duo avec mélancolie :
youkoso kon'ya mo...
- de nouveau ce soir, sois le bienvenu. »
De plus en plus mal à l'aise, Duo lançait des regards désespérés autour de lui : tous l'observaient du coin de l'oeil, pour guetter sa réaction.
Duo, embarrassé : « Elle chante bien, non ? »
Sériel, en ricanant : « Regardez-moi ce pauvre garçon ! Il fait moins le fier maintenant qu'il est harponné ! »
Duo, très gêné en regardant la scène du coin de l'oeil : « Quoi ?! Mais je ne suis pas harponné ! Non non, pas du tout ! »
Sériel, marmonnant : « C'est ça, ouais ! Á d'autres ! »
Duo ne pouvait en effet pas quitter la scène des yeux. Le regard de Carina et les paroles de la chanson retenaient toujours toute son attention.
Carina, en soupirant :
« Aaaaah. Suteki da ne
- Aaaaah. N'est-ce pas merveilleux ?
donna toki datte
- C'est comme si
soba ni iru mitai
- Tu étais toujours à mes côtés. »
Elle recula de quelques pas pour rejoindre le choeur au fond de la scène :
« Kanashii (Le choeur : « Oooohooohoo ! ») namida ni (Le choeur. : « Aaaahaaahaaa ! »)
- Les nuits où je peux seulement me pelotonner
hiza wo kakaete nemurenai yoru demo
- Et pleurer de tristes larmes
yuuki wo (Le choeur : « Ooohooohoo ! ») kureru yo (Le choeur : « Aaaahaaahaaa ! »)
- Tu me donnes du courage
sono hohoemi wa sou totteoki no Honey
- Ton sourire est le plus excellent miel
Duo serra les poings et baissa les yeux : est-ce que c'était vrai ? Est-ce qu'il était vraiment capable, lui, de faire, de donner tout ça ? Est-ce qu'elle était amoureuse de lui ? C'est vrai qu'il y avait toujours eu du flirt entre eux. C'était assez sympa en y réfléchissant bien. Comment avait-il pu être aveugle à ce point jusque là ?
Carina, en s'avançant vers le rebord de la scène :
« Tsubasa wo (Le choeur : « Ooohooohoo ! ») hirogete (Le choeur : « Aaaahaaahaaa ! »)
- J'ouvre grand mes ailes
maiorite kuru hoshizora no you da ne
- Et descendant du Paradis, comme le ciel rempli d'étoiles…
Elle jeta vers Duo un regard plein d'assurance :
Duo : « Gloups ! … Au secours ! Je vais vraiment finir par craquer ! »
« tsuyoku (Le choeur : « Ooohooohoo ! ») nareru yo (Le choeur : « Aaaahaaahaaa ! »)
- Je peux être forte ! »
Sur cette dernière phrase, son regard devint plus tendre :
« Sono hohoemi wa sou watashi dake no Honey.
- Ton sourire est mon petit miel. »
Duo, écarlate : « Gaaaah. »
La petite musique se termina sur une note très mignonne et tout le monde applaudit à tout rompre. Les deux tiers du choeur rejoignirent les bras de leur « petit ami attitré, officiel et certifié largement conforme aux normes de sécurité » pendant que le troisième tiers se précipitait vers Trowa pour lui demander son avis sur sa performance. Carina descendit tranquillement la scène, sans se presser, en sachant pertinemment que Duo l'attendait en bas.
Duo, embarrassé : « Jolie chanson. Tu, heu... »
Carina se retourna, le regarda avec franchise : « Elle était pour toi, cette chanson, Duo ! J'espère qu'elle t'a plu ! »
Duo rougit : « Ah, bah, ouais ! Tu... C'était sympa. »
Carina soupira, baissa la tête puis leva brusquement les yeux vers lui et lui sourit : « Duo, je crois qu'il faut qu'on parle ! On va faire un tour ? »
Duo, indécis : « Heu, ouais ! Pourquoi pas ?! »
------------------------------
Dans les jardins de Versailles :
Les deux jeunes gens marchaient, silencieusement, côte à côte, trop gênés pour prononcer un seul mot. Finalement Duo prit les devants. Il s'arrêta et la regarda, un peu embarrassé : elle était vraiment trop mignonne et toujours sympa avec lui ! Plus que des amis, ils étaient assez complices, presque des confidents. Entre eux, il y avait quelque chose de beaucoup plus poussé qu'entre lui et Cyrielle. Peut-être de l'amour ?
« Carina, tu sais, je... Je n'arrive pas très bien à savoir ce que je ressens pour toi mais ce que je sais, c'est que jusque là, on a toujours passé de bons moments ensemble et je n'ai pas vraiment aucune envie que ça s'arrête ! Je voudrais... »
Carina, précipitamment : « Je voudrais qu'on reste ensemble ! »
Duo, dans son élan, la prit par les épaules : « Mais moi aussi ! Je voudrais qu'on continue à s'amuser ensemble, qu'on passe du temps ensemble et je crois que le mieux à faire, si nous ne voulons pas perdre de temps, c'est, heu, si tu veux bien, tu pourrais... »
Il baissa les yeux et rougit un peu.
Carina croisa les bras et s'approcha de lui, jusqu'à ce que leurs visages soient tout proches : « Qu'est-ce que je pourrais faire pour toi ? Dis-moi. »
Surpris, Duo leva brusquement les yeux vers elle : à partir de cette seconde, ils n'avaient plus un instant à perdre !
Il passa un bras autour de sa taille, l'attira contre lui et l'embrassa avec passion.
Au bout d'une longue minute en apnée, Carina le repoussa brutalement : « Nan mais ça va pas ! J'ai cru que j'allais mourir étouffée ! Tu pourrais être moins brusque quand même ! C'est la moindre des choses ! »
Duo, en se frottant l'arrière de la tête : « Héhé ! Désolé, mais si on veut passer le plus de temps possible ensemble, il est clair qu'il n'y a pas une seconde à perdre ! »
Carina, malicieusement : « Et ? »
Duo, avec un sourire charmeur : « Alors ? On sort ensemble oui ou non ? »
Carina, feignant l'indécision totale : « Ooooh ! Je ne sais pas. Je ne suis pas sûr que tu puisses... »
Duo l'interrompit par un nouveau long baiser passionné.
Duo, avec malice : « Bon ! Combien de fois est-ce que je dois t'embrasser pour que tu acceptes de sortir avec moi ?! »
Carina, réfléchissant : « Hmmm, je ne sais pas. ... Essaies encore ! »
Le jeune homme l'embrassa une troisième fois avec plus d'application et plus de fougue.
Duo, un peu essoufflé : « Et maintenant, tu es convaincue ? »
Carina, avec un sourire diabolique : « Hmmm. Nonnnn ! Essaies encore ! »
---------------------
« Pfff ! Ça sent le casage dans l'air. Maintenant que Duo s'est casé avec Carina, Quatre avec Oeil d'Ange et Haru avec Lia, je vais finir par avoir des ennuis. »
Sora ajusta sa fraise en s'admirant dans le miroir et descendit l'escalier tout en poursuivant son petit monologue : « Même s'il essaie de se cacher dans les couloirs pour fricoter avec Sériel, grâce aux caméras des JKS je sais bien que Wufei aussi s'est casé. Maintenant, il y a toujours ce problème entre ma soeur et Heero. Pfff ! C'est chiant ! Il ne pourrait pas lui chanter un truc bien chaud, genre « Sex Bomb » ?! Je suis sûre que ça la calmerait ! »
Elle arriva dans la salle des Fêtes et s'assit sur son trône.
Sora, à voix haute : « Le problème, c'est qu'il reste Réléna. Aaah ! C'est l'épine dans mon pied ! Mon double a encore fait des conneries ! Il va me falloir un bon désherbant ! »
« Hum hum. »
Sora baissa les yeux et eut la désagréable surprise de trouver Quatre devant elle, l'air fâché.
Sora, agacée : « Quoi ?! Un problème, gamin ? »
Quatre, sévèrement : « Oeil d'Ange est sur le point de chanter. Ce serait aimable de votre part de vous taire et de l'écouter. »
Comme il s'éloignait sans un mot, Sora, sur les nerfs, se tourna vers Akito : « Non mais tu as vu ce p'tit morveux, Akito ?! C'est quand même grâce à moi qu'ils ont pu se rencontrer et c'est comme ça qu'ils me remercient ! Quelle déchéance ! Mon Dieu, quelle déchéance ! »
Mais ces derniers mots furent couverts par la musique qui démarra sur les chapeaux de roue avec violon, piano et batterie : un air enjouée qui allait tout à fait à l'humeur du château et à l'humeur d'Oeil d'Ange d'ailleurs.
Ténébra, doucement : « Uhu uhu ! »
Carina : « Yeah ! »
Ténébra : « Uhu uhu ! »
Carina : « Yeah ! »
Ténébra : « Uhu uhu ! »
Carina : « Yeah ! »
Oeil d'Ange, en souriant à Quatre : « Let me be with youuu !
- Laisses-moi rester près de toi ! »
Sora, en marmonnant : « Pfff ! Ça m'a l'air bien niais ça, encore ! »
Akito, malicieusement : « On va se coucher ? »
Sora, en se levant avec mauvaise humeur : « Ouais, tirons-nous. »
Oeil d'Ange, complètement dans son trip avec Quatre ne s'aperçut même pas de leur départ (comme tout le monde d'ailleurs) et poursuivit sa chanson :
« Futari ga kitto deaeruyouna mahou wo kakete
- Pour être sûre qu'on se rencontre tous les deux, je jette un sort
Le choeur (Carina et Ténébra) : « Baby, baby, youuu… »
Oeil d'Ange, en tendant la main vers Quatre :
« Ryoute wo sotto kasanetehora hohoemukara
- Nos mains sont un doux contact, et ensuite regardes-moi, souris
Le choeur : « Ouuuuh... »
Oeil d'Ange, en fermant les yeux à demi :
« Honto no kimochi kitsukanai furishite
- Nous faisons semblant de ne pas réaliser ce que nous ressentons vraiment
Totsuzen futari koi ni ochitano
- Et soudain nous sommes tombés amoureux. »
Le choeur : « Uhu uhu ! Yeah ! Uhu uhu, oh oh, yeah ! Uhu uhu, yeah ! »
Oeil d'Ange, doucement : « Let Me Be With Youuu ! »
Haru à Lia, avec un doux sourire : « On monte ? »
Lia n'hésita pas longtemps : « Heu, ouais. »
Ils se levèrent, laissèrent Kit' et Jaïga cuver dans leur coin et montèrent dans leur chambre pour dormir. Enfin, je crois.
Le choeur, en regardant Duo et Shigure, sagement assis sur des chaises à côté de Quatre :
« Uhu uhu ! ... Yeah ! ... Uhu uhu ! Oh oh ! Yeah ! Uhu uhu ! Yeah ! »
« Dakishimetaino ! »
- Je veux te serrer dans mes bras
Pendant tout le refrain, Quatre ne quittait pas Oeil d'Ange des yeux (« Uhu uhu ! »), si seulement il pouvait réellement rester auprès d'elle (« Let me be with you ! ») tout le temps, il ne demandait que ça ! (« Yeah ! ») Mais en arriver là n'était pas aussi simple qu'il n'y paraissait. (« Let me be with you ! »)
Le choeur : « Uhu uhu ! ... Yeah ! ... Uhu uhu, ohoh, yeah ! Uhu uhu ! »
Oeil d'Ange, en sautant de la scène :
« Imamade zutto ienaimama kakushitetano
- Jusqu'à maintenant, incapable de le dire, je l'ai simplement caché. »
Le choeur : « Baby, baby, youuu... »
Oeil d'Ange, en s'avançant doucement vers Quatre :
« Tsuyogatteru soredakenano mitsukedashite
- J'agis simplement avec force, c'est tout ce que c'est, s'il te plaît, lis entre les lignes
Le choeur, avec douceur : « Ouuuuh... »
Oeil d'Ange en caressant la joue de son ami :
« Machiawasemade atogofun mattete
- Attends juste encore cinq minutes jusqu'à ce qu'on se rencontre
Sonoato futari koi ni ochitano !
- Et après cela, (Elle s'enfuit soudain vers la scène en lançant joyeusement) nous tomberons amoureux ! »
Et le refrain reprit avec entrain et bonne humeur !
Sériel, affalée sur une table couverte d'un tas de feuilles : « Merde ! J'arrive pas à me concentrer avec toute cette musique ! »
Wufei, très occupé à tripoter ses mèches rouges : « On pourrait monter si tu veux. »
Seriel, agacée : « T'as raison, au moins, je serai au calme et je pourrais finir cette foutue version latine ! »
Wufei, déçu, garda le silence. … Mais à quoi pensait-il donc ?
Le choeur : « Uhu uhu ! ...Yeah ! ... Uhu uhu, oh oh, yeah ! ... Uhu uhu ! »
Oeil d'Ange, précipitamment :
« Nakitakunaruno.
- Je veux simplement pleurer. »
Durant l'intermède musical, dominé par le violon, Oeil d'Ange penche doucement de droite à gauche bercé par la musique - qui devait sûrement lui rappeler une certaine personne.
Oeil d'Ange, lentement :
« Tsunaidate wo sotto hanasutoki,
- Quand nous laissons partir nos mains jointes, (Elle baissa les yeux tristement)
Fuan ni naruno. Fuan ni naruno !
- Cela me rend mal à l'aise. (Elle releva les yeux brusquement vers Quatre et redit d'un air déterminé) Cela me rend mal à l'aise ! »
Au moment où le refrain recommençait, précipitamment, Quatre se leva brusquement et fit tomber sa chaise par terre, bruyamment.
Quatre, ému : « Oeil d'Ange… »
Oeil d'Ange, en tendant la main vers lui :
« Let me be with you ! »
Le choeur : « Uhu uhu ! ...Yeah ! ... Uhu uhu, oh oh, yeah ! Uhu uhu ! »
Oeil d'Ange, en posant les deux mains sur son coeur :
« Dakishimetainoni !
- Je veux te prendre dans mes bras ! »
Sunny, en baillant bruyamment : « BON ! Je vais me coucher, moi ! SALUT TOUT LE MONDE ! »
Personne n'y prêta attention, mis à part Heero qui la regardait depuis un moment et qui la vit s'éloigner avec déception.
Réléna, couinant : « Ooooh ! Heero, écoutes ! Tu ne trouves pas que cette chanson nous ressemble ?!! »
Heero, durement : « NON. »
Réléna, pleurnichant : « Oooooh ! Heero… »
Le choeur : « Uhu uhu ! ... Yeah ! ...Uhu uhu, oh oh, yeah ! ...Uhu uhu ! »
Oeil d'Ange, en fermant les yeux :
« Dakishimetainoni !
- Je veux te prendre dans mes bras ! »
Le choeur, en même temps : « Let me be with you ! »
Heero, sur les nerfs : « Ça suffit ! Je vais me coucher ! »
Réléna, les mains en porte-voix, sur un ton dramatique : « Heerooooo ! J'attends désespérément ton retouuuuuuur ! »
Le choeur : « Uhu uhu ! ... Yeah ! ... Uhu uhu, oh oh, yeah ! ... Uhu uhu ! »
Oeil d'Ange et le choeur, dans un bel ensemble : « Let me be with (a capella) youuu ! »
Le peu qu'il restait du public d'origine applaudit à tout rompre, c'est à dire, Duo, Shigure, Quatre, Réléna et Mayanaïs. Kyo, qui était là, ne voulait pas applaudir une chanson aussi niaise : « Bon. C'est bien mignon tout ça mais moi, je vais me coucher ! »
Mayanaïs, surprise : « Ah ! Attends-moi ! Kyo ! »
-------Dans une chambre, à l'étage, deux silhouettes sont allongées côté à côte sur un lit.
Wufei, en fixant le plafond vitré par lequel on peut admirer un magnifique ciel étoilé : « Bon, il commence à se faire tard. Tu dois être épuisée. Tu viens ? »
Sériel, agacée, les cheveux en bataille, était enterrée sous une montagne de livres et de papiers : « NON ! J'ai pas fini cette version latine, et j'ai encore cette étude approfondie sur la morphologie des verbes contractes et une chronologie sur les premiers rois romains, sans oublier... »
VLAM !
D'un large mouvement du bras, Wufei envoya valser livres, cahiers, feuilles, crayons, etc. et recouvrit de son corps mâle l'infortunée jeune fille.
Wufei, avec un sourire très séduisant : « Et moi ?! Tu m'as oublié ? »
Sériel, sur les nerfs : « Pousses-toi ! J'ai pas fini ! » Elle se releva brusquement et le jeta en bas du lit : « Fous-moi la paix : j'ai encore plein de trucs à faire et c'est pas demain que j'aurais fini ! »
Wufei, assis par terre : « Très bien, si tu le prends comme ça, saches que tu viens de perdre ta dernière chance de sortir définitivement avec moi ! »
Il se leva, enfila une chemise avec un air très solennel et sortit en claquant la porte.
Le stylo plume que tenait Sériel laissa tomber une énorme goutte d'encre sur sa version.
Sériel, crisant : « RAAAAAAAAAAAH ! SALAUD ! »
-----------------------------
La situation devenait vraiment critique au château : après le prime de la veille, Quatre, Shigure et Duo étaient prêts à militer contre l'élimination des filles ! Pour la directrice, Sora, il était devenu impossible de sortir de sa chambre sans être harcelé par un garçon qui lui demandait avec insistance s'il n'y avait pas un moyen quelconque pour empêcher cela. Finalement, la jeune fille prit la décision de ne plus sortir de ses appartements et abandonna la direction du château, en échange d'une garde rapprochée autour de sa chambre, aux plus dangereuses créatures qui soient dans ce monde : les JKS.
Petite musique de suspense : Tin tin tin tinnnnnn !
Ainsi, pendant trois jours, il fut impossible à quiconque de pénétrer dans la Salle Des Fêtes : Kit' y avait établi ses quartiers et avait pris possession du micro. Le labyrinthe avait subi le même sort : Lia et Haru y passaient toutes leurs journées. Dans les couloirs, enfin, Jaïga menait une véritable guéguerre contre Heero et Sunny, pendant que tous les autres restaient cachés dans les jardins, les salles de bain ou les chambres. Dans le fond, pour la plupart, ce n'était pas si dérangeant.
Heero, caché sous le buffet, murmurant dans un talkie-walkie : « Elle a pris Réléna en otage, je vais essayer de pénétrer dans la zone de combat pour la délivrer.
Voix, hurlant à l'autre bout du talkie-walkie : « JE T'AI DÉJÁ DIT DE NE PLUS M'ADRESSER LA PAROLE ! CRÉTINNN ! »
Heero, murmurant : « Nous devons garder le contact sinon la mission échouera. »
Á l'autre bout du talkie-walkie, on entend une foule de bruits bizarres, puis des ricanements qui se rapprochent.
Sunny, affolée : « Hiiiiiii ! Elle me rattrape ! Nonnnn ! »
Boum ! Boum ! Boum !
BOUM !
Yataaaaa !
Badabadabadabada !
Sunny : « Hiiiiii ! Dégagez, sales bestioles ! »
Heero, inquiet : « Sunny ! Sunny ! Réponds-moi ! Sunny ! »
Silence à l'autre bout du talkie-walkie.
Heero sortit de sous le buffet et regarda autour de lui. Comme il tournait la tête vers la scène, le malheureux garçon se prit une énorme tarte à la citrouille en pleine figure.
Kit', sautillant sur place, en costume marin : « Ouaiiiiiiiis ! J'ai gagné ! »
Jaïga, déguisée en indienne : « Bravo ! Cent points pour la fille en costume marin ! Vous avez gagné la cible que vous avez abattue ! »
Kit' se précipita sur Heero et le plaqua contre le buffet, renversant au passage moult assiettes et couverts en argent !
Kit', en lui léchant amoureusement la joue : « Beau bishôôôôô ! Á moi ! »
Un flot de bave s'abattit sur Heero.
-------------------------------
Deux heures plus tard, dans l'entrée du château.
Réléna, Heero et Sunny étaient attachés à une énorme colonne de granit.
Sunny, marmonnant : « Mais quel idiot ! Se laisser prendre de façon aussi stupide ! »
Heero, en fouillant dans les multiples poches de son spandex : « C'était la seule solution pour te délivrer ! »
Sunny, moqueuse : « Ah ouais ? Bah merci ! Chuis vachement bien délivrée, là ! »
Réléna, timidement : « Heero ? Tu es venu pour me sauver moi aussi ? »
Heero regarda Sunny du coin de l'oeil avant de répondre en faisant la moue : « Ouais. Bof. Il fallait bien. »
Réléna, inquiète : « BOF ? Comment ça « BOF » ? Heero ! J'ai passé toute ma jeunesse à t'attendre ! Tout ça pour un « BOF » ? Mais… Mais... Heero ? »
Petite voix à leurs pieds : « La ferme, les prisonniers ! Ou on vous hamfourche les fesses avec nos super lances de guerriers ham-ham ! »
Heero leva les yeux au ciel, tandis que Réléna s'attendrissait sur les hamsters : « Ooooooooh ! La mignonne petite bêbête ! »
Sunny, agacée : « C'est un hamster, Rélélé ! Un HAM-STER ! Tu piges ? »
Réléna, fièrement : « Je vous interdis de me parler sur ce ton ! Je sais très bien ce qu'est un hamster ! C'est une si mignonne créature ! Elle ne ferait pas de mal à une mouche, n'est-ce pas ? »
Elle se pencha comme elle put vers Hamidou en lui tendant la main.
Hamidou, reniflant la main : « Ooooh ! Mais qu'est-ce que c'est que ça ? C'est pas une graine de tournesol ça dis donc ! … Bah, je vais goûter quand même, tiens ! Mmmmiam ! »
Réléna se releva brusquement en secouant sa main en tous sens : « Hiiiiiiiiiiiii ! Il me mord ! Il me mord ! Heeroooooooo ! Aides-moi ! Je t'en prie ! »
Mais Heero fouillait dans ses poches : « Je suis occupé, Réléna. »
Réléna couina : sa main saignait légèrement : « Snif ! Sunny, aides-moi s'il te plaît ! ... Et je te pardonnerai d'avoir adressé la parole à Heero ! »
Sunny, en soupirant : « Pffff ! Je m'en fous ! J'lui parlerai plus ! »
Réléna poussa un cri terrifiant qui fit fuir les hamsters et jeta Hamidou dans les airs. Le pauvre hamster fit un magistral vol plané et vint s'écraser sur le sol.
Réléna écarquilla les yeux : « Oooooooh ! On dirait un tableau de, heu, je sais pas. »
Sunny, écoeurée : « Aaaah ! Je crois bien que je vais vomir ! Poussez-vous ! »
Les deux autres s'écartèrent et Sunny vomit tout ce qu'elle avait dans les tripes.
Heero, compatissant : « Vas-y, tu te sentiras mieux après. Moi aussi j'ai vécu ça, avec le système zéro. »
Sunny, énervée : « On s'en fout, merde ! J'ai sali mon costume de diablotine à douze mille euros ! »
Long silence.
Heero, calmement : « Je ne comprend pas pourquoi tu m'en veux autant. Alors que je t'ai sauvé la vie l'autre jour ! »
Sunny, fièrement : « Je suis capable de me débrouiller seule ! Je suis une SUPER WOMAN ! »
Réléna s'avança vers elle et essuya sa bouche avec son mouchoir de poche : « Vous avez encore quelque chose, là. »
Sunny, honteuse : « Merci. »
Long silence.
Heero et Sunny se regardèrent longuement avant de tourner brusquement la tête vers Réléna.
Les deux, en choeur : « Mais... RÉLÉNA ! Comment as-tu réussi à te détacher ?! »
Réléna, en minaudant : « C'est le gentil monsieur qui est là qui m'a SAUVÉE ! »
Elle se blottit contre un jeune homme blond aux cheveux mi-longs, richement vêtu. Aussitôt, Sunny plaqua une main sur sa bouche : « OH MY GOD ! C'est Léonardo Di Caprio ! »
Jeune homme : « Mais non, voyons ! ... (Avec une voix hautaine) Enfin ! Je suis le roi, quoi ! »
Heero, perplexe : « Le roi ? »
Sunny, en hochant la tête : « Aaaaah, d'accord ! On est dans « L'homme au masque de fer » ! Et vous êtes Louis XIV ! C'est ça ? »
Le roi, en la regardant bizarrement : « Heu, oui. On peut voir ça comme ça. »
Réléna, en minaudant : « Oooooh, mon roi ! »
Le roi, pensif : « Mignonne la p'tite ! ... Pas grand chose dans le décolleté mais pas grand chose non plus dans le cerveau ! Ça fera l'affaire ! »
Réléna, en penchant la tête sur le côté : « Hm ? Qu'est-ce que vous dites ? »
Le roi, s'agenouillant par terre : « Aaaaah ! Ma chère Isabelle ! Je vous aime tant ! Épousez-moi ma belle ! »
Réléna, en regardant autour d'elle : « Heu, je crois qu'elle n'est pas là, monsieur. Vous parlez dans le vide, je le crains. »
Sunny lui chuchota à l'oreille : « Je crois que c'est à toi qu'il parle, Rélélé ! »
Réléna, surprise : « Mais... Je m'appelle Réléna Darlian Peacecraft ! Pas Isabelle ! »
Le roi, toujours agenouillé : « Je préfère Isabelle, c'est plus court ! »
Réléna, perplexe : « Ah d'accord. »
Le roi se releva aussitôt : « Bien ! Qu'on prépare mes noces ! Dites au peuple que je suis de retour ! »
Kit' et Jaïga arrivèrent illico presto et embarquèrent le roi et Réléna dans un caddie.
Jaïga, déguisée en cocher, poussant le caddie : « Allez ! Au trot, allons fêter leurs noces ! »
Kit', déguisée en bergère et secouant un mouchoir en les regardant s'éloigner : « Vive les mariés ! Vive les mariés ! »
Réléna, au loin : « Attendezzzzz ! Je n'ai jamais dit que j'étais d'accord pour me marierrrrr ! Heerooooooooooooo ! »
Et le calme retomba aussitôt sur le château.
Jaïga remit son costume d'indienne et en une seconde, Kit' se changea en cow-boy.
Kit', joyeusement : « On va jouer dehors ? »
Jaïga, en sautillant : « Ouaiiiiiiis ! Ouaiiiiiiis ! »
Elles se précipitèrent dans le jardin. Heero tourna la tête vers Sunny : « Hn. » Sunny constata à son tour qu'ils étaient toujours attachés : « Hmhm. »
---------------------------
Après avoir pris une douche quinze fois de suite, après fait subir très exactement dix-sept lessives à son costume (mais avec une bonne lessive, il ne craignait rien, pas vrai ?) et après avoir passé six heures à se brosser les dents à s'en péter les gencives, Sunny descendit le grand escalier et se dirigea vers la salle des fêtes.
Sunny, à voix haute : « Je me demande ce qu'il va nous chanter, le bourricot pour se faire pardonner. Peut-être de la guimauve ? Heero, en costume rose et bleu, chantant une minable chanson d'amour dans la Chance Aux Chansons... Qui sait ? Ça peut arriver ! »
Au moment précis où elle entrait dans la salle, une musique s'éleva doucement mélange de légères pulsations et de guitare électrique. Puis comme la jeune fille posait les yeux sur la scène, elle aperçut Heero, qui portait un jean et un gilet sans manche, noir, en cuir, ouvert.
Sunny en oublia qu'elle était dans l'escalier et non dans le public et s'accroupit pour s'asseoir sur une prétendue chaise mais s'écroula dans l'escalier.
Sunny, prise d'un rire nerveux : « Ah ah ! Je suis lamentable ! »
Heero, en la regardant droit dans les yeux :
« Tasogare-iro ni... somaru bench ni
- Sur un banc teint dans le crépuscule
Okizari no...ningyo
- une poupée abandonnée...
Yume wo nakuseba...subete ga owaru
- « Si tu perds tes rêves, tout est fini. »
Dare ka... tsubuyai...teta
- Murmura quelqu'un. »
Sunny baissa les yeux, ne pouvant soutenir ce regard, et rejoignit le public, à quatre pattes.
Heero, sans la quitter des yeux :
« Only wish
- Un souhait, simplement
Fui ni... ishiki no... soko kara
- Soudain, du fond de ma conscience. »
Il ferma les yeux et enlaça le micro de ses doigts. Sunny bascula en arrière et tomba de sa chaise : « Aaaaah. »
Heero, en souriant sadiquement (C'est qu'il est très fier de lui !) :
« It's only life
- C'est uniquement la vie,
Ore wo... atsuku yusaburu omoi...
- Les sentiments... (Il releva la tête brusquement et plongea un regard brûlant dans les yeux de Sunny) qui incendient ma passion ! »
Il serra très très fort le (pauvre) micro dans sa main et chanta rageusement :
« IMA hageshiku KARAda ni kanji a-e-ru
- Et MAINTENANT, chacun, nous pouvons SENTIR le corps de l'autre, férocement ! »
Sunny se leva brusquement, en sueur et s'écria, paniquée : « Ouh la ! J'me rappelle que j'ai un rendez-vous chez le dentiste, pour, pour... Pour mes pieds ! On doit me faire une analyse de sang ! Allez, salut ! »
Duo et Haru la prirent chacun par un bras (en souriant diaboliquement) et l'attachèrent à sa chaise, qu'ils clouèrent au sol.
Heero acquiesça pour les remercier :
« Sorezore no himeta kodou
- De CHAQUE pulsation cachée
TADOritsuita JOUnetsu dakishimeta tsubasa
- La PASSION pour laquelle je me BATS, les ailes que j'étreins… »
Il tendit la main vers Sunny :
« Take off to the sky !
- Décollent vers le ciel ! »
La musique repartit sur une base plus calme et Heero fit de même en faisant glisser sa main plus bas sur le micro. ... Ouh !
Sunny, en se tortillant : « Détachez-moi ! Épongez-moi le front ! Faites quelque chose, merde ! »
Heero, en descendant de la scène :
« Modoru basho nado... doko ni mo nakute
- Je n'ai pas d'endroit où retourner. »
Sunny, en se tortillant : « NON ! »
Heero, sans faire attention à son agitation :
« Samayoutta kono machi
- J'erre à travers cette ville simplement. »
Il prit la main de Sunny en la regardant très tendrement :
« Sunao ni narezu
- Sans être capable de devenir doux. »
Sunny, pleurnichant : « Au secours ! Au secours ! Maman ! Á l'aide ! »
Puis, le jeune homme baissa les yeux tristement :
« Shinjirareru mono sae... wakaranu... mama
- Sans même savoir ce que je crois. »
Sunny, couinant : « Oooooh... »
Heero s'accroupit devant elle et lui caressa la joue, en souriant « gentiment ». (C'est vraiment effrayant à voir, croyez-moi !) :
« Only peace
- La paix, simplement. »
Sunny se raidit complètement et le regarda fixement, paralysée par on-ne-sait-quelle-émotion...
Heero, en saisissant fermement son épaule :
« Kimi no... tashika na... yasuragi
- Ta ferme tranquillité,
It's only love.
- C'est uniquement de l'amour. »
Sunny, paralysée : « Je me meurs ! »
Soudain, le regard de Heero devint glacial (Air waves ! Tiiiiiish ! ... Heu, non, rien ! °) :
« Sameta... kako wo... atatamete yuku !
- Le passé froid... (Puis se radoucit brusquement) devient chaud ! »
Puis, il recula vers la scène (Sunny : « Ouf ! »), sans la quitter des yeux et chanta solennellement :
« IMA itoshiku KOKOro ni wakachi a-e-ru
- Et Á PRÉSENT, tendrement, dans mon CŒUR,
sorezore no FUkai tsumi
- Nous pouvons partager CHAQUE profond péché et nous en consoler ! »
Sunny, choquée : « Oh my god ! « Partager des péchés » ! (En lançant des regards affolés autour d'elle) Vous avez entendu ?! « Partager des péchés » ! »
« KONO uchuu ni HATEnaku tokihanatsu mirai
- Dans CET univers, le futur se déroule SANS FIN...
Take off to the sky !
- Décolle vers le ciel !
Petit intermède musical. Ouf ! On avait bien besoin d'une petite pause, hein ? Bon ! Heero retourna sur la scène et saisit le micro à deux mains pour danser de façon, heu, disons, à la fois très bizarre mais étrangement sexy.
D'un seul coup, il sauta de la scène et se remit à chanter fiévreusement en fixant Sunny d'un regard brûlant.
« IMA hageshiku KARAda ni kanji a-e-ru
- Et MAINTENANT, chacun, nous pouvons SENTIR le corps de l'autre, férocement ! »
Sunny, surexcitée : « Hiiiiiiii ! Ca ne s'arrête donc jamais ! »
« Sorezore no HImeta kodou
- De CHAQUE pulsation cachée… »
Sunny regardait les autres avec une lueur de folie dans les yeux : « Bouchez-vous les oreilles ! C'est une conversation privée entre lui et moi ! »
Heero, avec un grand sourire (Mission accomplie !) :
« TADOritsuita JOUnetsu dakishimeta tsubasa
- La PASSION pour laquelle je me BATS, les ailes que j'étreins…
Take off to the sky !
- Décollent vers le ciel ! »
Heero reprit une dernière fois son étrange danse sexy jusqu'à ce que la musique s'arrête.
La chanson terminée, toutes les filles essaient de se relever mais s'écroulent sur leurs chaises, en sueur et haletantes. (Les filles, pas les chaises !)
Sunny arracha les chaînes qui la retenaient à la chaise, regarda Heero intensément, s'apprêta à lui sauter dessus, mais, voyant qu'ils ne sont pas seuls, elle se rassit gentiment sur sa chaise et tenta de remettre en place les chaînes qui la liaient auparavant. Finalement, n'y parvenant pas, elle se releva avec dignité et applaudit en disant d'une voix faussement joyeuse :
« Ah ! C'était une belle interprétation ! Très personnelle mais bon. Très belle interprétation ! »
Heero s'avança vers elle d'un pas déterminé, la prit par le bras pour l'attirer contre lui et lui donna un magnifique baiser de cinéma. ( lui roula un patin magistral.)
Évidemment, comme la scène était très comique, tout le monde applaudit en échangeant des regards entendus. Comme Heero s'écartait d'elle lentement mais sans lâcher son bras, Sunny s'écroula contre lui, en ricanant comme une ivrogne : « Oups ! Désolée ! J'crois bien que j'ai glissé ! »
Heero, d'une voix neutre : « C'est rien. Tu dois encore être malade, à cause de tout à l'heure. »
Sunny, avec une voix de shootée : « Heinnnnnn ?! »
Heero, comme si c'était évident : « Le hamster... Souviens-toi ! »
Sunny, en ricanant : « Ah non ! Je préfère pas ! »
Heero, déconcerté : « Ah. Hm. J'ai emprunté « ça ». (Il sortit la clé du labyrinthe d'une poche à l'arrière de son jean) Tu veux faire un tour ? »
Sunny, en hoquetant : « Ouais ! Ça m'in… Hic ! Ça m'intéresse ! »
Heero, étonné : « C'est vrai ? Tu veux bien ? »
Sunny, en le prenant par le bras et en l'entraînant vers la sortie : « Un peu, mon n'veu ! »
Ils sortirent bras dessus, bras dessous pour « faire un tour ».
Note de l'auteur : En réalité, cette traduction n'est pas totalement véridique. La plupart des « nous » doivent être remplacés par des « je ». Par exemple, « nous pouvons partager nos péchés », devrait en réalité être « je peux partager mes péchés ». … On va dire que les personnages présents pendant la chanson ont encore du boulot à faire en japonais !
-------------------------
Comme dit le proverbe : « un prêté pour un rendu », « oeil pour oeil, dent pour dent » et « les bons comptes font les bons amants », donc, Sunny décida de rendre la pareille à « son mec » - comme elle aimait le dire - avec la participation de Sériel qui devait reconquérir Wufei. Mais bon, c'était « gagné d'avance, du tout cuit » selon ses propres mots.
Le lendemain soir, les deux demoiselles se retrouvèrent sur la scène, dans une salle des fêtes entièrement plongée dans le noir.
Heero, avec une drôle de voix intéressée (pour ne pas dire perverse) : « Je suis impatient de voir ce qu'elles vont faire. »
Wufei, agacé : « Elle va encore me faire perdre mon temps ! Et elle sait très bien que j'ai horreur de ça ! ... Ça suffit ! J'me casse ! »
Bizarrement, la musique démarra aussitôt par de la guitare électrique.
Les filles faisaient onduler leur corps et leurs bras en des mouvements félins et leur ombre était projetée un mur à côté de la scène.
Soudain, un projecteur s'abattit sur la scène, dévoilant, Sériel, déguisée en Aphrodite, qui, sitôt éclairée, s'avança vers le public avec un regard déterminé.
Sériel, en souriant perfidement à Wufei, qui se rassit aussi sec :
« Si on reconsidère les choses
Je ne suis pas ton idéal
Écoute ce que je te propose
Descends-moi de mon piédestal. »
Wufei, perplexe : « Hein ?! Mais, heu, je l'ai jamais mis sur un piédestal, moi ! Elle n'est rien pour moi Sér... Cette fille ! »
Un deuxième projecteur s'abattit sur le fond de la scène et Sunny s'avança déguisée en diablotine rouge, armée d'un fouet qu'elle faisait claquer en rejoignant Sériel, en fixant Heero comme elle l'aurait fixé s'il avait été totalement nu. Heu, non ! Dans ce cas-là, elle s'évanouirait ! ° :
« Je ne suis pas celle qu'on dispose (Clac !)
En jolie statue de cristal
Je préfère quand tout nous oppose
Sois mon rival (Clac !) »
Heero haussa un sourcil : « Hm. »
Les deux filles en faisant passer deux doigts devant leurs yeux, à la Pulp Fiction :
« L'amour a tellement de visages ! »
Sunny, en pointant Heero du doigt :
Sériel, en pointant Wufei du doigt :
« Á toi d'ouvrir les yeux
Est-ce que tu envisages ? »
Sunny fit claquer son fouet et Sériel lança une oeillade dévastatrice à Wufei.
Wufei et Heero se redressèrent sur leur siège : « Hum hum. »
Sériel et Sunny, en tendant les bras vers eux :
« Toutes les femmes de ta vie, »
En reposant leurs mains sur leur poitrine :
« En moi réunies, »
Heero, essuyant son front d'un revers de la main : « Et bien ! »
En faisant glisser leurs mains sur leur corps :
« Ton âme sœur, ton égérie
Parfois ta meilleure ennemie ! » (Petit regard en coin vers les mecs)
Wufei épongea son front avec un mouchoir : « Hm. Non. Je ne dois pas céder ! »
Les filles, en donnant un coup de rein vers l'avant :
« Toutes les femmes de ta vie
Glamour ou sexy ! »
Les filles en se saisissant brutalement du trépied de leur micro :
« L'héroïne de tes envies
Je suis toutes les femmes, tu vois, (Petit regard encré dans les yeux des garçons)
Toutes les femmes de ta vie ! »
Sunny fit claquer de nouveau son fouet et partit s'asseoir, les jambes croisées, sur une chaise, à l'arrière de la scène.
Pendant ce temps-là, Sériel sauta à bas de la scène, s'avança vers le public et prit Quatre a parti :
« Je ferai semblant de te croire
Quand parfois je sais que tu mens ! »
Wufei, en fronçant les sourcils : « Hmhm. »
En prenant Trowa par le menton et en lui susurrant malicieusement :
« Je ne ferai même pas d'histoires
Si tes ex reviennent en courant ! »
Wufei, agacé : « Et ses ex à ELLE, qu'est-ce qu'ils devraient dire, hein ? »
Sunny, en s'avançant vers le public en faisant claquer son fouet :
« Je suis aussi ton oxygène
Quant tu as le souffle coupé (Clac !)
Une histoire pour s'éloigner
Des contes de fées. (Clac !)
Elle sauta de la scène et rejoignit Sériel auprès du public.
Les deux filles en faisant passer deux doigts devant leurs yeux, à la Pulp Fiction :
« L'amour a tellement de visages ! »
Sunny, en caressant la joue de Heero
Sériel, en posant un doigt sur les lèvres de Wufei :
« Á toi d'ouvrir les yeux
Est-ce que tu envisages ? »
Sunny fit claquer son fouet juste devant Heero et Sériel s'assit sur les genoux de Wufei :
Heero approcha son visage de celui de Sunny tandis que Wufei passait un bras autour de la taille de Sériel. Aussitôt, les deux jeunes filles échangèrent un clin d'oeil et reculèrent brusquement, histoire de les narguer.
Sériel et Sunny, en tendant les bras vers eux :
« Toutes les femmes de ta vie, »
En reposant leurs mains sur leur poitrine :
« En moi réunies, »
Wufei réfléchissait pour lui-même, à voix haute : « Hmmm. Après tout, il est normal pour un homme de céder quelques fois à ses pulsions naturelles et de, heu, oh ! »
Les filles, en faisant glisser leurs mains sur leur corps :
« Ton âme sœur, ton égérie
Parfois ta meilleure ennemie ! » (Petit regard en coin vers les mecs)
Heero, en serrant les poings rageusement : « Elle va me le payer ! »
Les filles, en donnant un coup de rein vers l'avant :
« Toutes les femmes de ta vie
Glamour ou sexy ! »
En posant violemment un pied sur la chaise des mecs, juste entre leurs jambes (Gloups !) :
« L'héroïne de tes envies
Je suis toutes les femmes, tu vois, (Petit regard encré dans les yeux des garçons)
Toutes les femmes de ta vie ! »
Heero, fixant Sunny avec un regard plein de défi : « Hm ! »
Sunny, en lui rendant son regard et en le prenant par le menton pour rapprocher son visage du sien :
« Toutes celles que je suis
Sont là en moi
Tu vois ! »
Sériel, en passant ses deux mains sous la chemise de Wufei :
« Si tu fermes les yeux
Regarde en toi ! »
Les deux garçons - et bizarrement, les autres mecs du public aussi - fermèrent lentement les yeux, comme s'ils étaient en état d'hypnose.
Sériel et Sunny, en se reculant brusquement et en chantant rageusement :
« Regarde un peu
Tout ce que tu perds ! »
Elles retournèrent en courant vers la scène et reprirent leur chorégraphie sensuelle sous les sifflements admiratifs du public masculin.
Wufei se leva, scandalisé, avec la ferme intention d'arrêter ce « spectacle dégradant qui mettait en péril l'intégrité de Sériel ». Il se précipita vers la scène et essaya de discuter avec elle. La jeune femme s'accroupit au bord de la scène pour lui parler : « L'héroïne de tes envies ! Je suis toutes les femmes, tu vois... QUOI ?! Qu'est-ce qu'il y a ? Un problème, Wufei ? »
Wufei, énervé : « Je refuse de te voir te livrer à un acte aussi dégradant ! »
Sériel, en se relevant en faisant glisser ses mains le long de ses jambes : « Alors tires-toi ! »
Wufei, en lui attrapant le pied : « Pas question ! Descends tout de suite de là qu'on puisse discuter en paix ! »
Sériel, énervée : « Mais merde ! T'as le feu au cul ou quoi ?! Tu pourrais pas attendre un peu, comme Heero ? »
Wufei se tourna vers son ami qui était visiblement passionné par le spectacle puisque, suivant le mouvement général, il était debout devant sa chaise et battait des mains en rythme.
Wufei, déconcerté : « Ridicule ! ... Bon, ça suffit Sériel ! Descends de là ! Il faut qu'on parle ! »
Sériel en secouant le pied : « Lâches-moi ! La chanson n'est pas finie ! »
Wufei, attrapant sa cheville avec l'autre main : « Je m'en fous ! Tu vas descendre IMMÉDIATEMENT ! »
Tout le monde : « CHUUUUUUUUUT ! »
Sériel, chuchotant, tout en dansant vaguement : « T'es vraiment impatient ! Non seulement t'es pas capable d'attendre quelques heures que j'ai fini mon boulot mais en plus tu peux même pas attendre deux malheureuses minutes que j'ai terminé cette chanson ! »
Wufei lâcha sa jambe et, en baissant les yeux : « Je sais. Je ne suis pas digne de ta patience et de tous les efforts que tu fais pour attirer mon attention. Pardon. Pardonnes-moi Sériel. »
Sériel s'arrêta et sauta de la scène, juste à côté de lui : « O.K, qu'est-ce que t'as pour te faire pardonner ? »
Wufei, sérieusement : « Mon respect, mon dévouement et ma fidélité éternelle. »
Sériel fit la moue : « Mouais. C'est déjà pas mal mais... Et la clé du labyrinthe ? »
Wufei baissa les yeux et lui tendit quelque chose en marmonnant précipitamment : « Et la clé du labyrinthe. »
Sériel se mit aussitôt à sauter sur place : « Youkouuuuuu ! Génial ! Merci mon Wuffinou d'amour ! Allez, on y go ! »
Sans même prendre le temps de l'embrasser, elle le prit par la main et l'embarqua dehors, au moment où la chanson se terminait.
Tout le monde applaudit poliment avant de se précipiter dans la chambre de Jaïga. Sunny sauta de la scène, dans les bras de Heero et ils suivirent les autres.
----------------------
Dans la chambre de Jaïga.
Jaïga, assise devant un écran d'ordinateur : « Aaaah ! Ça y est ! Voilà les images ! »
Tout le monde, debout derrière elle : « Oooooooh ! »
Oeil d'Ange, timidement : « On aurait peut-être dû prévenir Réléna et le roi qu'il y avait des caméras dans le pavillon, au milieu du lac. »
Les JKS se tournèrent vers elle, la bouche entrouverte, dans une moue d'innocente demoiselle étonnée : « Oh ? » Puis, avec un sourire méchant : « Nannnnnnnn ! »
Sur l'écran de l'ordinateur, on pouvait en effet voir...
« HEY ! Vous êtes où ? Il faut que je vous parle ! Vite, c'est important ! »
Sora No2, le double de la directrice, déboula soudain dans la pièce, toute essoufflée.
Duo, étonné : « Tiens ! C'est le double ! Salut, ça va ? »
Sora No2, hésitante : « Heu, pas vraiment ! Mayanaïs ? »
Mayanaïs émergea de la foule et s'avança vers elle : « Tu m'appelles pour le couronnement, c'est ça ? »
Sora No2, inquiète : « Pas seulement : il se passe des trucs louches chez toi ! Les monstres s'accumulent ! Il paraît même que des boules puantes vont tomber ! »
Mayanaïs, choquée : « Quoi ?! Chez moi ? Mais c'est affreux ! Emmènes-moi tout de suite là-bas ! »
Sora No2 acquiesça vivement : « O.K, allons-y ! »
Kyo, déterminé : « Je viens avec vous ! »
Sora No2 poussa un soupir de soulagement : « Ouais, on sera pas de trop ! Quelqu'un d'autre ? »
Les jeunes gens échangèrent des regards : ceux qui étaient maintenant en couple n'avaient plus vraiment envie de risquer leur peau ou de perdre du temps à sauver le monde alors qu'il ne leur restait que trois semaines à passer ensemble. Par contre, ceux qui étaient seuls...
Trowa haussa les épaules : « Je viens aussi. Prendre l'air me fera du bien. »
Deedo et Angel : « MOI AUSSI ! »
Trowa, réticent : « Vous devriez rester ici les filles, c'est plus prudent. »
Deedo, en riant : « Mais non ! J'ai mes pouvoirs, MOI, y'a pas de problème ! »
Angel, d'un air rageur : « Ça ira ! Je SAIS me défendre ! »
Trowa, en soupirant : « Bon. »
Sora No2 : « Bon, très bien, c'est parfait ! Kit', Jaïga ? Vous êtes de la partie vous aussi ? »
Kit', un bouteille de 51 à la main : « Nan, ça va ! Moi, chuis bien ici ! »
Jaïga, les yeux rivés sur son écran : « Et moi, je m'amuse trop ici ! Je laisserai pas ma place devant l'écran à qui que ce soit ! »
Quelques personnes, déçues : « Oooooh ! »
Sora No2, perplexe : « Hm ? Y'a quoi sur cet écran ? Qu'est-ce que c'est ? »
Jaïga posa les deux mains sur l'écran : « C'est pas pour les p'tits, gamine ! Faut avoir le coeur bien accroché ! ... Je sais bien qu'entre toi et Duo, c'est déjà... Wouuuh ! Mais bon, là c'est un spectacle royal ! »
Tout le monde se tourna vers Sora No2 avec de grands sourires intéressés.
Sora No2, déconcertée : « Quoi ?! … Bon, c'est pas le moment ! On y va ! En voiture tout le monde ! »
Et, sans laisser le temps à Jaïga de terminer son histoire, elle emmena Mayanaïs, Kyo et les autres vers un prochain chapitre d'École Bishos.
Á Suivre…
Voilààà ! On approche de la fin ! Mais avant de conclure, il y a un dernier personnage que nous avons un peu délaissé jusque là... Que va t-il advenir de Mayanaïs et de Kyo ? Pour le savoir, notre classe de joyeuses hystériques doit faire une ultime escale avant sa destination finale, et cette escale n'est autre que le mystérieux royaume du roi Popopo !
Pour en savoir plus sur cette charmante contrée, ses habitants et ses coûtumes, ne râtez pas le prochain épisode d'Ecole Bishonens : Du rififi chez le roi Popopo !
