Bonsoir! Voici le nouveau chapitre, je pense publier les prochains tous les samedis soirs. Merci à sandrableach, darkmoonlady et Ookpik pour leurs reviews. Gros warning pour ce chapitre assez violent. Bonne lecture!
Chapitre 2
Il entra dans le bureau du Brigadier. Il était venu sur Terre espérant trouver des réponses à ses questions, voir du réconfort, mais n'était que plus frustré à chaque seconde qui passait.
Il attendit que le Brigadier ferme la porte et s'asseye à son bureau pour s'énerver.
- Comment osez-vous me traiter ainsi ? Je ne suis pas un de vos petits toutous auxquels vous pouvez donner des ordres comme il vous plait !
- Asseyez vous, Docteur.
- Encore des ordres ! s'énerva-t-il.
Il perdit son calme et donna un violent coup qui envoya valser la lampe de bureau. Celle-ci se fracassa en morceaux contre le mur proche. Il blêmit et regarda honteusement le Brigadier.
- Pardon, s'excusa-t-il, alors qu'il se baissait pour ramasser les morceaux.
- Laissez tomber ça. Si vous avez terminé votre crise d'adolescent, asseyez-vous, nous devons discuter.
Le Docteur voulu lancer une réplique, mais se ravisa en voyant le regard du Brigadier. Il avait un douloureux souvenir des punitions du militaire et ne voulait pas le provoquer inutilement. Il s'assit et le questionna du regard.
- Je sais de source sure que vous avez en votre possession un criminel ayant récemment commis une vingtaine de meurtres sur Terre. Je ne passerai pas par quatre chemins : j'exige que vous nous le remettiez sur le champ.
Le Docteur sourit à cette affirmation. Martha ne leur avait pas tout dit. Si le Brigadier savait vraiment combien de meurtres le Maître avait commis, il n'aurait pas cette conversation "amicale". Il reprit confiance en lui.
- Vous pouvez exiger ce que vous voulez Brigadier, je ne suis plus sous vos ordres.
- Il se trouve que vous l'êtes toujours, Docteur. Vous ne m'avez jamais remis votre démission de votre poste de conseiller scientifique.
- Dans ce cas, laissez moi vous la remettre dans l'instant.
- Je crains de devoir décliner votre demande Docteur. Quoiqu'il en soit, vous êtes coupable de complicité de meurtres en hébergeant ce criminel et en refusant de nous le remettre.
Le peu de patience du Docteur disparu. Il se leva, prêt à sortir du bureau et retourner au TARDIS. Une main l'attrapa par l'oreille, l'obligea à se pencher sur le bureau et s'abattit violemment sur son postérieur.
- Vous coopérerez Docteur, de grès ou de force.
- Jamais !
Le Brigadier abattit des coups rapides de son bâton sur son postérieur, provoquant l'exaspération et les cris de son conseiller scientifique. Finalement, j'aurais mieux fait d'éviter UNIT, pensa-t-il tout en se retenant de crier tant bien que mal.
Le Maître avait tenté de s'endormir, mais n'avait pu s'assoupir qu'une dizaine de minutes. Tellement de choses le tourmentaient. Exaspéré, il se leva et pris une douche qui était miraculeusement apparue durant son repos. Peut-être un message implicite de cette foutue boîte de conserve pour lui faire comprendre qu'il était temps de se laver ? Une douleur aux poignets le rappela à l'ordre et il préféra profiter du moment de détente accordé par le TARDIS.
Alors qu'il s'apprêter à arrêter l'eau et se sécher, la porte de sa cellule s'ouvrit avec fracas et le fit sursauter. Voyant entrer le Docteur il s'énerva.
- Faudrait apprendre à frapper sur la porte tout aussi bien que sur votre prisonnier, vous ne croyez pas !
Le Docteur ne réagit pas, ce qui était assez inhabituel, pire, il semblait honteux.
- Ma nudité te fait rougir Theta, ce n'est pas comme si à l'académie on ne s'était pas exploré plus intimement.
Cette remarque eut au moins l'utilité de le faire réagir.
- Tais-toi et habilles toi, on a de la visite !
Sur ces mots, le brigadier entra dans la cellule. C'était une chose que le Docteur le voit dans son intimité, s'en était une autre de voir le Brigadier débarquer alors qu'il était vulnérable.
- Pour un esclave, il se permet bien des remarques ! commenta le vieil homme.
Le Maître vit rouge. Se faire traiter d'esclave, lui ? Oubliant sa nudité il se précipita sur le Brigadier pour le punir de son impudence.
Il réussit à lancer un coup de poing qui manqua de peu la tempe du militaire. Celui-ci, malgré son grand âge, n'avait pas perdu ses réflexes. Il lui attrapa le poignet et le tordit dans son dos.
- Je constate cependant Docteur que vous le punissait correctement, dit-il en apercevant pour le première fois le dos lacéré de coups.
- Cette punition est pour un récent méfait, Brigadier. En ce qui concerne la Terre, la condamnation est appliquée sur le long terme.
- Et quelle est-elle ?
Le Maître se débattu tentant de se libérer mais ce foutu Brigadier le tenait bien. Etre traité comme un morceau de viande lui déplaisait fortement. Si seulement il n'était pas autant affaibli par ses punitions et son manque de nourriture, il lui aurait déjà fait amèrement regretter ses paroles.
- Il reçoit une punition corporelle toutes les vingt-quatre heures terrienne.
Il n'allait quand même pas parler de ça avec ce primate ? paniqua-t-il.
- S'il s'est bien comporté, une fessée avec ma main ou un instrument, s'il n'a pas effectué ses taches ou s'est mal comporté, un fouet ou une canne.
Noooon ! Comment le Docteur avait-il pu oser parler de ses punitions honteuses à ce sale humain. Il se sentait doublement trahi aujourd'hui. Il entendit le Brigadier exprimer son approbation, ce qu'il le mit dans une rage folle. Il réussit à se défaire de la prise de l'homme, se jeta sur lui et lui arracha un de ses yeux avant d'être cloué au sol par les bracelets sur ordre du Docteur. Il fit alors quelques chose d'impensable : il avala l'œil arraché, empêchant par la même toute transplantation future. Il eut tout juste le temps d'entendre les hurlements de l'homme à côté de lui, avant de recevoir un coup sur la tempe et de s'évanouir, un sourire aux lèvres.
AN: Pas trop choqué? Vous commencez un peu à avoir l'habitude j'imagine? ^^ N'hésitez pas à me laisser votre avis! A samedi prochain! :)
