Bonjour! Nouveau chapitre assez violent. Merci de vos reviews Sirako, darkmoonlady, Ookpik, Alice Blackdoll et Loupdu77. Je serai tenir compte de vos avis, prenez patience! ;)
Petit cadeau: l'histoire avance tellement bien que je compte publier 2 fois par semaine à présent! Bonne lecture!
Chapitre 4
Ses mains étaient toujours brisées par les coups dans les murs de sa cellule. Le Docteur n'avait pas choisit la partie la moins sensible de son corps. Dès le premier coup, il ne put maintenir sa posture et replia ses coudes, protégeant ses mains contre sa poitrine.
- Premier et dernier avertissement. Ne bouges pas ou je recommence à zéro.
Le Maître le dévisagea. C'était une chose de demander une obéissance complète, mais exiger qu'il agisse contre un réflexe incontrôlable était impensable.
- Puis-je être restreins ? demanda-t-il faiblement.
- Non, intervint le Brigadier. Vous devez apprendre à contrôler vos pulsions. C'est une partie intégrante de votre punition qui ne saurait être négociée.
Le Docteur dévisagea le Brigadier. Que de violence dans ses paroles et dans les actes qu'elles impliquaient. Il adressa un regard d'excuse à Koschei. La vision de la bouche ensanglantée de son prisonnier lui rappela pourquoi il recevait cette punition, et toute trace de compassion disparue aussitôt pour être remplacée par du dégoût.
- En position ! ordonna le Docteur.
La punition due être recommencée à trois reprises avant que le Maître parvienne à contrôler ses mouvements. Il avait en tout reçu soixante-cinq coups. Ses mains étaient en sang. La fin de la punition s'était passée dans les cris de douleurs et de supplications du Maître. Le Brigadier devait être satisfait car il avait ordonné qu'on bande les mains du prisonnier avant de lui remettre sa camisole.
- Brigadier, pourquoi ne pas avoir appliqué vous même la sentence ? demanda le Docteur dépité.
- Je voulais voir si vous étiez réellement capable de punir le Maître jusqu'au bout, tel qu'il le mérite, et je dois avouer que je suis satisfait. Je ne vous aurai jamais imaginé dans ce rôle Docteur, mais il vous va à merveille.
- Quel rôle ?
- Celui de punisseur ! Difficile d'être celui qui puni, surtout quand on a soi même était de l'autre côté de la punition, mais vous vous en sortez très bien. C'est pour cela que j'ai décidé de vous rendre la garde du Maître, il sera entre de bonnes mains sous votre surveillance.
Le Docteur le regarda en silence, il ne savait quoi répondre à cela.
- Le gouvernement britannique et la planète Terre vous font confiance Docteur, ne les décevez pas !
Sur ces dernières paroles, il sorti de la chambre d'hôpital, laissant le Seigneur du Temps dans ses pensées.
Après un rapide passage à l'infirmerie, le Maître avait été ramené auprès du TARDIS. Il avait réussi à subtiliser un scalpel sans que les gardes ne s'en aperçoivent. A présent à genoux, à attendre le retour du Docteur devant le TARDIS, il se préparait à passer à l'action d'une seconde à l'autre. Il devait agir au plus vite. Il ne lui fallu pas plus de quelques secondes pour défaire sa camisole.
Les deux gardes qui l'entouraient faisaient plus attention à ce que personne ne l'approche, qu'à vérifier ses liens. Cette confiance absolue allait les perdre. Il se releva tout en tranchant, d'un geste leste, la gorge du garde de droite. La gorge profondément taillée de part en part, rendit tout hurlement inaudible. Seul le corps qui s'effondre sur le sol s'entendit. Le deuxième n'eut pas le temps de réagir. Le Maître réussit à le prendre en otage, une main sur la bouche, l'autre tenant le scalpel sur sa gorge.
- Tu sens le pouls de ta carotide battre contre le scalpel ? dit-il en chuchotant dans l'oreille de l'homme.
Celui-ci fit oui de la tête.
- Sache que si tu ne fais pas exactement ce que je te demande, tu rejoindras ton petit camarade sur le sol. Tu as bien compris ?
Le soldat regarda son collègue se vider de son sang, dégluti et fit signe qu'il comprenait.
- Bien. Tu vas doucement poser ton arme au sol. Le moindre geste brusque et tu le regretteras.
Le soldat obéit. Le Maître attrapa l'arme et assomma le garde. Inutile de le tuer, après tout, il avait été utile.
Il tenta d'ouvrir la porte du TARDIS, mais celui-ci restait obstinément fermé. Ne perdant pas son sang froid, il déshabilla le garde, mit son uniforme et enclencha l'alarme incendie. Les portes s'ouvrirent automatiquement pour permettre l'évacuation des soldats. Il sourit. Tout cela fut accompli en moins de cinq minutes. Il n'avait au moins pas perdu ses compétences de guerriers, pensa-t-il alors qu'il s'éloignait. Une deuxième alarme plus stridente retentit lorsqu'il passa les portes de sortie d'UNIT.
Le Docteur s'apprêtait à retourner au TARDIS lorsqu'une alerte résonna. Koschei… Il se précipita vers son vaisseau pour constater que son impression était la bonne. Un des gardes gisait au sol dans une mare de sang. L'autre, non loin de lui, était assis en sous-vêtements contre le TARDIS dans un état de choc profond. Il saisit son tournevis sonique et l'activa en direction du plafond. Une deuxième alarme s'enclencha, suivie de peu par l'arrivée en masse des gardes. Le prisonnier n'était déjà plus là.
- Docteur, que se passe-t-il ? demanda le Brigadier qui venait d'arriver.
- Le Maître vient de s'échapper, voilà ce qui est arrivé ! s'énerva-t-il.
Si seulement il n'avait pas atterri sur Terre, rien de tout cela ne serait arrivé. N'apprendrait-il donc jamais de ses erreurs ! se fustigea-t-il.
- Je n'aurai jamais dû vous en confier la garde ! Vous êtes trop confiant en vos capacités, trop confiant en vos gadgets, et voilà à quoi ça nous mène ! s'énerva-t-il.
- Faites boucler la base, que personne n'entre où ne sorte ! ordonna le Brigadier.
- Inutile. Il est déjà bien loin.
Sur ces paroles, il se précipita vers son TARDIS, tout en ayant la nausée en voyant le garde égorgé. Koschei payerait très cher cet acte. Il referma la porte sur un Brigadier lui ordonnant de revenir, et se mit en quête de son prisonnier.
AN: Le Docteur a encore échoué dans sa surveillance, le Maître est libre et compte bien se venger. La suite mercredi prochain!
