Bonsoir chers lecteurs assidus! Voici un nouveau chapitre assez violent, mais aussi, je l'espère, suffisamment plaisant à lire... Un grand merci à mes reviewers Donnegail, darkmoonlady, fannymangahits et Ookpik: vos avis et encouragements font plaisirs à lire, je les attends toujours avec impatience! Bonne lecture! :)
Chapitre 18
Le Docteur entra dans l'infirmerie. Il avait solidement attaché le Maître sur un lit. Il était relié à trois moniteurs qui bipaient en rythme. Harper n'était pas allé de main morte en s'attaquant au Maître.
- Je sais que tu es réveillé, dit nonchalamment le Docteur.
Le Maître ouvrit les yeux.
- J'imagine que ta reddition n'est plus à l'ordre du jour ? demanda-t-il, énervé.
Le Docteur s'approcha de lui et passa son tournevis le long de son corps. Il regarda le résultat. Son état s'améliorait doucement.
- Réponds moi ! s'exclama le Maître, avant d'avoir une quinte de toux incontrôlable.
- Tu imagines très bien, répondis simplement le Docteur.
- Comment as-tu osé me remettre ces bracelets ?
La haine et la tristesse dans sa voix étaient palpables.
- Tu ne m'as pas tellement laissé le choix. Je ne pourrai jamais rattraper les dégâts que tu as fais sur Terre.
Le Maître préféra changer de conversation, sentant la direction de cette conversation à risque.
- Les deux macaques et ma fille sont partis ? demanda-t-il.
- Oui, répondit tristement le Docteur.
- Le médecin aussi ? Il mériterait la mort pour avoir osé m'attaquer !
- Owen a été sévèrement puni pour ses actes.
Le Docteur préférait ne pas préciser la raison de cette punition.
- J'aurai du être celui qui lui administre ! s'énerva le Maître.
Il avait du mal à respirer et son énervement n'arrangeait rien.
- Tu as besoin de te reposer. Je vais t'injecter un tranquillisant.
- Ne t'approches pas de moi !
Le Docteur l'ignora, chercha une seringue hypodermique dans un tiroir et la planta dans le cou du Maître. Celui-ci se débattit quelques secondes, tentant en vain de se libérer de ses liens, avant de s'évanouir. Le Docteur s'assura qu'il ne feignait pas son endormissement. Il vérifia les liens du Maître une dernière fois avant de sentir une douleur lui transpercer l'abdomen. Sa régénération l'avait épuisée et ne se déroulait pas tout à fait comme prévue. Il valait mieux ne pas prendre de risque. Il prit les précautions nécessaires pour la surveillance du Maître, avant de s'enfermer dans la salle zéro. De longues heures de sommeil et de régénération l'attendaient.
Le Maître se réveilla avec un mal de tête épouvantable. Le bruit des tambours été revenu plus fort que jamais. Ils étaient constamment présents mais, étonnement, depuis la fameuse année sur Terre, ils avaient été comme en sourdines. Le barbiturique que le Docteur lui avait injecté les avait accentué à un point douloureux. Etait-ce voulut ? Au moins ses blessures physiques paressaient guéries. Il appela son geôlier plusieurs fois. Pas de réponse. Il commençait à désespérer, quand un hologramme du Docteur actuel apparu.
- Si tu vois cela Koschei, c'est que je suis indisponible pour m'occuper de toi.
Non, sans blague ? se moqua le Maître.
- En cas d'incapacité à te surveiller, le TARDIS aura accès à mon autorité. Ce qui signifie qu'elle pourra te donner des ordres et que tu devras y obéir.
Quoi ? C'est une blague ?
- Ceci n'est pas une plaisanterie, et tu ferais mieux de ne pas prendre mes paroles à la légère. Son accès aux punitions sera les mêmes que d'habitudes. Je te conseil donc de lui obéir sans restrictions.
- Je refuse ! s'exclama-t-il indigné.
- Tu obéiras ou tu seras puni en conséquence.
Comment le Docteur pouvait-il le laisser aux mains du TARDIS ? Ses liens, l'entravant au lit, se détachèrent et il put se relever.
- Ta première tache sera de retourner dans ta cellule. Une désobéissance aura pour conséquence vingt minutes de privation d'oxygène.
Vingt minutes ? C'était la limite maximale pour rendre un Seigneur du Temps inconscient, à la limite de la mort.
- Le prisonnier à deux minutes pour obéir aux ordres avant exécution de sa punition.
Il n'avait même pas eu le temps de réfléchir. Il se précipita dans sa cellule et arriva juste à temps. L'hologramme réapparu à ses côtés. N'allait-il pas le laisser en paix ?
- Le prisonnier va se déshabiller et se pencher sur le bureau.
Quoi ? Quoi ? Quoi ? Il devait avoir mal compris… Une canne apparue dans les mains du Docteur holographique. Malheureusement, il n'avait pas mal compris…
- Pourquoi ? s'indigna t'il, alors que l'hologramme s'approchait menaçant.
- En application avec la décision du Docteur, le Maître recevra cinquante coups de canne tous les soirs en vue de sa réhabilitation.
- Comment ça cinquante ? Le Docteur n'a jamais énoncé le moindre nombre, satané machine !
Il tenta de s'échapper, mais la porte de la cellule se referma devant lui. Les anneaux s'activèrent et l'obligèrent à se pencher sur cette foutue table. Il était complétement paniqué.
- S'il te plait, ne fais pas ça…
Etre obligé de supplier. Il se détestait d'être aussi faible.
- Le prisonnier recevra dix coups supplémentaires pour son manque de coopération.
- QUOI ?
Il se débattu mais l'hologramme s'approchait inexorablement. Il lui remonta le T-shirt découvrant son dos. Le Maître s'attendait à ce qu'il lui baisse le pantalon, lorsqu'il reçu un coup sur le dos. Il sursauta, ne s'y attendant pas.
- Que fais-tu ? Le Docteur ne me punis pas de cette manière !
Il n'aimait pas vraiment recevoir sa punition comme un enfant, mais au moins les dommages restaient sur une zone limitée et surtout moins dangereuse que sur son dos. L'hologramme ne répondit rien. Il continua sur un rythme mécanique et dans un silence seulement ponctué par les réactions du Maître et le bruit de la canne claquant sur son dos. Il hurla de douleur dès le sixième coup, pleura dès le quinzième, supplia dès le trente-troisième et s'évanouit dès le cinquante-cinquième. Les cinq derniers coups furent assénés sur son corps inconscient, parcourut de soubresauts réflexes.
- La sentence a été appliquée. Le prisonnier est libre de ses mouvements dans sa cellule.
L'hologramme disparu en même temps que la table. Le Maître tomba lourdement sur le sol. Il y resta plusieurs heures. Son un sommeil fut rempli de cauchemars, ponctués de claquements assénés par un Docteur justicier sur un rythme martial en quatre temps.
Le Maître se réveilla sur le sol. La douleur physique était indescriptible, la douleur mentale insupportable. Il réussit avec difficulté à se relever et s'approcher de son miroir. Son dos était lacéré de toute part. Les blessures commençaient à se soigner d'elle même, mais il ne pourrait subir un tel traitement tous les soirs. Il s'allongea sur le lit et pria pour que le Docteur reprenne conscience. Rien ne pouvait être pire que cela…
AN: Le Maître n'a pas été préservé dans ce chapitre. A voir comment le vrai Docteur réagira une fois sorti de la salle zéro...
Pour ceux qui ne connaissent pas cette salle spéciale du TARDIS, elle est tirée de l'ancienne série, épisode Castrovalva: la régénération du 4ème Docteur en 5ème Docteur ne s'est pas faite sans mal, et cette salle lui a permis de se régénérer totalement... Si vous voulez en savoir plus, je vous conseille le wikia TARDIS data core (chercher "zero room") ou de regarder les épisodes en anglais (en DVD ou sur dailymotion pour ne citer que lui...)
A samedi prochain! :)
