Cela faisait maintenant une semaine que Trunks n'arrêtait pas de lui envoyer des messages. Videl ne savait plus comment réagir. Elle savait que le jeune homme était en train de se faire des idées sur leur relation et qu'il en attendait bien plus qu'elle.
Seulement voilà, il se montrait si gentil et attentionné dans ses messages qu'elle ne pouvait se résoudre à le blesser.
C'est la raison pour laquelle elle appréhendait le rendez-vous de samedi. Elle allait être en tête à tête avec lui et elle allait devoir lui briser le cœur. Elle ne savait pas comment elle pourrait réagir face à cela.
Mais la situation commençait à devenir vraiment urgente. Surtout que Sangohan avait vu qu'il lui envoyait des messages pendant la nuit. Évidemment, son mari avait posé des questions et Videl avait bien vu que ça ne l'avait pas enchanté plus que ça de voir que Trunks lui envoyait des messages pendant la nuit.
Elle avait été obligé de lui pondre une excuse toute prête pour éviter qu'il ne se face des idées (à tord ou a raison …) sur une possible relation entre elle et Trunks.
Videl ne voulait pas que Sangohan ne se doute de quelque chose, ce serait terrible.
Néanmoins, Trunks se montrait si gentil à travers ses messages ... Sans vraiment oser se l'avouer à elle-même, ils lui allaient droit au cœur. A chacun d'entre eux, elle avait le droit à un « ma belle », « ma douce », « la plus belle des femmes » ou bien « mon adorée ». Ce dernier surnom aurait dû être prit comme un signal d'alerte par la jeune femme mais elle ne pouvait s'empêcher de se sentir rougir lorsqu'elle voyait ces petits mots inscrits sur son écran.
Même si Sangohan lui disait très souvent qu'il la trouvait belle et qu'il l'aimait, le fait qu'un autre homme le lui fasse remarquer était gratifiant.
Videl était assise sur son canapé et elle regardait la télé. Il était 14h. Pan était encore à l'école et Sangohan au travail. Elle était donc seule et avait tout le loisir de cogiter sur ses problèmes décisionnels.
Ses pensés était d'ailleurs tournées vers cela car Trunks venait de lui envoyé un message.
« Salut ma belle, déjà vendredi ! Ça veut dire que demain on se voit ! Comme j'ai hâte, tu me manques …
Je t'embrasse très fort ma douce »
Sans pouvoir se contrôler, Videl ressentit des palpitations au fond de son cœur. Plusieurs sentiments s'entremêlaient en elle en ce moment. Elle était flattée du message qu'il lui avait envoyé, il se montrait si prévenant avec elle …
Mais elle avait également peur de la journée de demain qui se préparait. Trunks allait venir chez elle. Il fallait qu'elle sache exactement comment elle devait réagir. Elle allait lui briser le cœur elle en était certaine.
Cela voulait dire plus de petits messages, plus de surnoms affectueux … Mais surtout plus de problèmes.
La jeune femme tentait de se convaincre que ce point là était le plus important. Elle ne devait plus être dans cette situation. Trunks devait s'éloigner d'elle et se trouver une petite amie de son âge et elle, elle devait rester avec son mari.
Videl décida de ne pas répondre au message. Elle savait que le fait de se sentir flattée par ses attentions était déjà de trop. Elle était mariée, elle ne devait pas avoir besoin de plaire à d'autres hommes.
Elle se sentait indigne de Sangohan. Lui qui était si gentil, elle s'en voulait terriblement de tout ce qu'il s'était passé.
Du coin de l'œil, Videl s'aperçut que l'émission qu'elle était en train de regarder venait de se terminer. Elle se décida donc à aller préparer le diner.
Ce soir, toute la famille de Sangohan venait diner histoire de se retrouver avant que les hommes et Pan ne partent à la pèche. Elle avait décidé de préparer un repas copieux que même Chichi lui enivrait.
Pour ça, il fallait qu'elle commence dès maintenant sinon elle ne s'en sortirait pas.
Elle regarda une dernière fois son portable des yeux, le mit dans sa poche et alla dans la cuisine.
Sa préparation lui prit en effet une bonne partie de l'après midi et le soleil commençait déjà à se coucher quand elle eu enfin terminé le dessert.
- Pffiiiou j'en peux plus moi …
Elle regarda l'heure. Il était 17h30. Elle réalisa qu'elle devait aller chercher sa fille à l'école. Heureusement pour elle, l'école n'était qu'à quelques pâtés de maison, elle n'aurait donc pas trop à se fatiguer pour aller la récupérer.
Videl avait été soulagée en apprenant qu'il y avait une école au mont Paozu. Cet endroit était idyllique, il y faisait toujours bon vivre. La jeune femme avait été ravi d'accepter la proposition de Sangohan lorsque celui-ci l'avait incitée à faire construire leur maison à coté de celle de ses parents pour pouvoir rester proche d'eux. Cet endroit était parfait pour le jeune couple marié néanmoins, il n'y avait pas grand-chose à proximité.
Heureusement pour eux, la commune voisine avait décidé d'investir des fonds pour créer une école primaire, une aubaine !
Videl s'habilla donc en vitesse et passa récupérer la petite qui l'attendait déjà avec impatience.
- Maman !
- Coucou ma chérie, comment tu vas ?
- Super ! Demain c'est la pèche c'est super !
- Oui tu vas bien t'amuser. Allez viens, on rentre la famille de Papa va pas tarder.
- Ah oui ils viennent manger, trop coooool !
Videl sourit face à l'enthousiasme de sa fille. C'était une petite fille pleine de vitalité et toujours prête à sortir et à s'amuser. Un vrai rayon de soleil en définitive.
Les deux filles rentrèrent à la maison et, devant le portail, elles croisèrent Sangoku et Sangoten qui parlaient joyeusement, assis sur un rocher.
- Grand père ! Tonton !
Les deux hommes se retournèrent et tous deux affichèrent un sourire radieux en voyant que Pan arrivait en courant vers eux.
- Salut ma chérie, dit Sangoku, comment tu vas ?
- Super grand père ! Vous rentrez à la maison ?!
- Oh bah si ta maman veut bien c'est avec grand plaisir.
Videl croisa le regard de Sangoku. Ce dernier se montra plus agréable que lors de leur dernière rencontre. Peut être le fait qu'il n'ait pas revu Trunks dans les parages aidait à rendre les choses plus simples. En tout les cas, Sangoku se montrait beaucoup moins hostile et ça, Videl ne pouvait pas s'en plaindre.
- Non bien sur que non, vous pouvez rentrer, tout est déjà prêt. Chichi peut venir aussi bien sur.
Sangoku acquiesça et se leva de son rocher pour appeler sa femme. En attendant que toute la petite famille revienne, Videl regarda sa fille et Sangoten en train de jouer à chat perché. Cette vision la fit sourire. Ils étaient si innocents tous les deux.
- On est prêts !
Videl leur sourit et tous rentrèrent dans la grande maison. Les invités s'installèrent dans le salon et les discussions démarrèrent très vite.
Bientôt, Sangohan les rejoints et le diner pu commencer.
L'arrivée de Sangohan n'avait pas été des plus démonstratives. Depuis quelques jours, le jeune homme affichait un air maussade qui ne lui ressemblait pas tellement.
En vérité, il était comme ça depuis qu'il avait vu que Videl avait reçu le message de Trunks en pleine nuit.
Elle n'osait pas lui demander ce qui lui prenait, ayant trop peur de sa réponse. Elle avait terriblement peur qu'il se doute de quelque chose …
Elle avait peur de ne pas savoir comment se justifier, de se retrouver par une question qu'elle n'aurait pas prévu et qu'il découvre tout.
Évidemment Videl n'aimait pas voir son mari comme ça. Mais elle ne voulait pas pousser le vice en lui demandant la raison de sa tristesse.
Demain, toute cette histoire serait réglée et alors à ce moment, elle pourrait le rassurer avec conviction puisque tout ça ne serait plus qu'un mauvais souvenir.
Ils étaient donc tous à table et Sangohan parlait, sans grande conviction avec son frère. Videl savait que Sangoku avait remarqué l'attitude de son fils. Le fait qu'il lui jette des regards en biais depuis le début de la soirée ne faisait qu'accroitre son malaise.
- Dis donc Sangohan, ça n'a pas l'air d'aller mon chéri, ça ne se passe pas bien au travail ?
Visiblement, Sangoku n'était pas le seul à avoir remarqué le comportement de Sangohan. Chichi aussi avait été alertée en le voyant comme ça.
- Ne t'en fais pas Maman, tout va bien, je suis fatigué, les étudiants ont un pouvoir pour vous faire craquer c'est impressionnant !
Sangoten se mit à rire et tapa dans le dos de son frère.
- Je ne te le fais pas dire frérot ! Si y'avait un diplôme à passer dans cette matière on l'aurait tous je crois !
- Et ça te fais rire ?!
Cette dernière phrase de chichi calma immédiatement le pauvre Sangoten qui se tassa sur sa chaise pour essayer de disparaitre du champ de vision de sa mère.
Cette scène eu au moins pour mérite de détendre l'atmosphère et Videl sentit que les parents avaient été rassurés par les explications de Sangohan.
Bientôt, la soirée toucha à sa fin et la petite famille retourna chez elle non sans avoir remercié Videl pour l'excellent repas qu'elle leur avait concocté.
Une fois seuls dans la maison, Videl s'apprêtait à trouver Sangohan derrière elle mais déjà, le jeune homme était parti coucher la petite Pan qui était déjà exténuée par cette longue soirée.
Videl s'approcha de la chambre de la petite et regarda par la porte restée entre-ouverte.
La jeune femme sourit en voyant son mari, agenouillé près du lit de sa fille pour lui raconter une histoire. C'était une histoire de héros près à tout pour sauver la galaxie. La petite était ravie de la manière dont son père lui racontait ces histoires, il était tellement impliqué dedans qu'elle se laissait emporté par la magie des mots.
Elle dut faire un bruit sans s'en rendre compte car Sangohan se retourna vers elle. Il lui fit signe d'aller dans la chambre et qu'il l'a rejoindrait une fois que la petite serait endormie.
Videl s'exécuta donc et se mit au lit. Elle avait retiré ses vêtements et elle se trouvait maintenant uniquement vêtue de ses sous vêtements.
Quelques instants plus tard, son mari la rejoint et détailla son corps à travers les légers bouts de tissus. Videl sentit dans son regard qu'il se délectait de la vision qui s'offrait à lui.
- Tu es vraiment superbe …
Flattée par le compliment, elle l'embrassa. Sangohan lui rendit son baisé avec fougue. Ils continuèrent longuement et, rapidement, Videl entreprit de lui retirer sa chemise bouton par bouton tout en le regardant sensuellement.
Plus elle descendait, plus elle sentait le regard de Sangohan changer pour se laisser embrumer par le désir.
Elle passa le vêtement par-dessus ses épaules pour le lui retirer complètement et elle contempla son corps musclé. Il était parfait. Elle se blottit contre lui en se plaçant sur son bassin. Elle sentait déjà son désir à travers son pantalon et cela l'excita d'autant plus.
Elle enfouit sa tête dans son cou et inspira longuement son odeur. Qu'il sentait bon.
Apparemment, le jeune homme fut très inspiré par ce geste car il bascula Videl de manière à se retrouver au dessus d'elle. Il commença à lui embrasser la base du cou pour redescendre vers son soutien gorge, son ventre et pour finir, sa culotte.
Arrivé à ce point le jeune Saiyan écarta le bout de tissu et introduisit un doigt.
Ne s'attendant pas à ce qu'il aille si vite, Videl se cambra et émit un gémissement de plaisir.
Sangohan ajoutait à cela des caresses sur les seins de sa femme et bientôt Videl sentit qu'elle n'allait pas tarder à succomber à cette douce torture. C'est pile à ce moment qu'il se décida à arrêter.
Il remonta vers son visage pour l'embrasser langoureusement.
Videl était étonné, d'habitude il attendait de lui avoir donné du plaisir jusqu'au bout. Là il s'était arrêté avant qu'elle ne puisse se libérer.
Il voulait jouer au sadique, Videl n'allait pas le laisser faire.
Elle le repoussa sur le côté et se replaça à cheval sur ses hanches. Son désir était proéminent et Videl appuya doucement son entre jambe contre le sien. Elle l'entendit bientôt gémir son nom et s'arrêta.
Elle descendit pour lui retirer son pantalon et le jeta à l'autre bout de la pièce. Elle entreprit de faire la même chose pour son boxer mais il se releva et la prit dans ses bras.
Étonnée, elle le laissa faire et se retrouva bientôt plaquée contre le mur. Il se frottait à elle avec désir et passion. Videl en était toute retournée, ça faisait bien longtemps qu'il ne l'avait pas regardée et touchée de cette manière.
Cela l'inspira et elle descendit son boxer de manière à libérer son sexe emprisonné par les vêtements depuis trop longtemps. Sangohan fit la même chose avec sa culotte et la pénétra immédiatement. Videl avait encore sa culotte sur les genoux quand il était entré en elle.
Le plaisir s'empara d'elle immédiatement et elle ne put qu'accompagner les mouvements de hanches francs et déterminés que lui imposait son mari.
Le plaisir lui faisait perdre la tête et elle menaçait de perdre l'équilibre. Sangohan le sentit et la porta. Néanmoins, imperturbable, il continuait de lui faire l'amour sans s'arrêter.
Elle se demandait comment il pouvait faire ça sans se fatiguer, elle déjà presque à bout de souffle.
Il lui imposait un rythme impressionnant et bientôt, Videl se laissa envahir par le plaisir. Ceci eu pour effet de faire craquer Sangohan également et il se libéra en elle.
Le jeune la rallongea sur le lui et vint se blottir contre elle.
- Je t'aime …
Videl l'embrassa langoureusement et lui répondit. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas éprouvé tant de plaisir, elle le remerciait pour cela.
Néanmoins, lorsqu'elle regarda dans sa direction, il avait les yeux dans le vague et l'air très préoccupé.
Ça y'est ça recommence …
Videl en était persuadée, il recommençait à se poser des questions. C'était peut être pour ça, qu'il avait mit tant de fougue dans leurs ébats. Il voulait peut être se prouver à lui-même qu'il pouvait lui donner du plaisir …
Videl culpabilisa à cette pensée. Son mari devait se sentir obligé de prouver qu'il la méritait. Elle se détestait …
Très triste par la situation elle posa sa tête contre l'épaule de Sangohan et lui murmura :
- Je t'aime mon chéri, tu es le meilleur …
Cette phrase sembla le rassurer car il baissa son regard vers elle et l'embrassa tendrement.
Bientôt le couple s'endormit, les bras l'un de l'autre.
Ils profitaient de leur dernière nuit ensemble avant ce fameux weekend à la pèche …
