"sniiiiff..." je vais me transformée en fontaine géante. je pleurs de joie, de bonheur de... de... de... je ne trouve pas mes mots tellement je suis contente! je vous remercie de touuuuut mon cœur pour les pitites reviews que vous avez eu la patience de m'envoyer. je remercie aussi tout ceux qui suivent cette fiction (que j'adore écrire) et qui l'ont mise en favoris. je suis si émuuuuue! bouhouhouhou!

Merci du cœur du fond!

Bon je vais pas vous embêtez trop longtemps alors bonne lecture!


III

Vendredi 13 Février 12.48

Aujourd'hui vendredi 13. On dit de cette journée qu'elle apporte pour certain la chance et pour d'autre le malheur, mais cela ne reste qu'une légende moldu. En ce jour tout porte à croire que certaines cultures moldues ne sont pas que du blabla ridicule et sans fondement.

Aujourd'hui j'en ai eu la preuve. Le vendredi 13 est un jour maudit. Enfin pour ma part. Hermione, contrairement à moi, vit le parfait bonheur. Imaginez un peu tout ce qui s'est passé en sa faveur aujourd'hui : De tous nouveaux manuscrits ont été fournis dans la bibliothèque déjà pleine à craquée, Mione file le grand amour avec son new petit ami parfait dont on ignore tous le nom ni même la maison, elle a, par miracle trouvé un nouveau sort pour dompter sa crinière alors que sur moi étrangement elle est tout bonnement pourrie son incantation !

Alors pour une fois je peux dire que les moldus ne sont pas aussi cons que les sorciers le disent.

Enfin, ma journée ne s'est pas résumé qu'à cela détrompez-vous. Après ce petit intermède je me suis retrouvé dans ma chambre avec une grosse dépression sortit de nul part me bouffant les entrailles. Mais on ne se débarrasse pas de ce genre de crise d'un coup de baguette parce qu'au moment où elle vous colle à la peau c'est pour un bon bout de temps.

Des images désagréables s'immisçaient dans mon cerveau. Impossible de retenir ces vagues déferlantes qui m'envahissaient. Un instant la haine me dominait et me donnait envie de trucider n'importe quel crétin qui oserait venir me déranger. Le moment suivant je ne pensais qu'à la manière la plus propre, esthétique et rapide de me suicider. D'autre part je restais m'apitoyer sur mon lit de mon existence, de la trahison de certains qui m'étaient chers, du pourquoi j'étais encore en vie après que j'ai tué Voldy et même du pourquoi j'étais né.

En gros, Dumbledore venait de me refiler son foutu virus dépressif !

Après une bonne demi-heure de déprime, Ron était venu me voir pour vérifier que j'allais bien. Mais je n'avais pas envie de voir la tête de qui que ce soit alors je choisis de l'ignorer. Seul problème c'est que lorsque le gardien de votre porte est une vieille dame prétentieuse, arrogante et de surcroit complètement conne, cela donne au final intimité zéro dans cette chambre.

Mes appartements étaient déjà immenses mais étant donné que je traversais ma période de folie des grandeurs je m'étais permis de rajouter à ce beau décor une grande terrasse peuplée de fleurs des tropiques. Une véritable jungle amazonienne, imaginez la taille. En traversant les quelques hectares de terre qui séparait ma baie vitrée de l'autre bord on avait une vue imprenable sur la mer.

Eh oui, on est en plein milieu du Royaume Uni mais il est tout à fait possible de voir l'océan d'ici. On peut tout faire avec la magie, n'est-ce pas ?

J'aimais de temps à autres m'asseoir sur le bord du balcon, laissant mes jambes se balancer au-dessus du vide. Mais cette fois-ci je m'étais découvert un nouveau talent d'équilibriste.

J'étais debout sur la rambarde qui me séparait de ce vide, les cheveux fouettant mon visage lorsque Ron débarqua sur la terrasse. Il ne fit pas long feu. Trente et une secondes plus tard il s'était écroulé sur l'un de mes rosiers – le connard, mon sublime Rosier!

Je ne l'avais pas remarqué dernière moi, trop attiré par le grand vide et l'air salé qui s'engouffrait dans mes narines.. Ce ne fut que lorsque je sentis deux bras m'enserrées fermement la taille que je remis enfin pieds sur terre.

Ne croyez pas que Ron s'était miraculeusement réveillé. ABSOLUMENT que NON, bien au contraire.

Je ne savais trop pour quelle raison, le beau blondinet le plus sexy de Poudlard (vous savez déjà qui) se retrouvait sur ma terrasse entrain d'essayer vainement de m'arracher aux barreaux de mon balcon que j'avais agrippé au moment où je m'étais sentis tiré vers l'arrière.

- Lâche ça Potter ! m'avait hurlé le beau blond.

- Non ! laisse-moi tranquille Malfoy, je ne t'ai rien demandé. Et sort de MA chambre BORDEL !

- tu es sur le point de commettre la bêtise la plus idiote qui pourrait existe au monde et tu veux que je me casse? Mais tu devient cinglé ma parole!

- qu'est-ce que ça peut te faire hein? tu me déteste! tout le monde me déteste! personne ne m'aiiime! Aïeuh! tu me fais mal imbécile! Lâche moi qu'on en finisse!

- et que j'ai ta mort sur la conscience ? alors là tu l'as bien vu Potter.

- Aaaaaïïe! Bordel tu me fais mal aux reiiiiins !

- Merlin, lâche ces putains de barreaux HARRY !

Etonnement ce fut Malfoy qui gagna cette bataille. Ne croyez pas, je suis peut-être le plus fort de tous les sorciers mais physiquement… il y a mieux quand même. Comme Malfoy.

Je me débattais comme un diable alors que Malfoy Junior cherchait à me clouer au sol au cas où je tenterais de passer par-dessus bord. Il alla jusqu'à me frapper plusieurs fois l'enfoiré ! Il en profitait bien. Attendez de voir ma vengeance. Il allait le sentir passé ce coup là, fois de Potter!

D'un mouvement brusque du bassin je le plaquai à son tour – c'est peut-être de cette chamaillerie qu'a été inspiré notre petit moment d'égarement en plein milieu de la salle commune des Serpentards) – et lui flanquai une belle droite dont il devrait sans doute s'en souvenir encore. Mon heure de règne ne dura pas bien longtemps. Malfoy étant beaucoup plus… disons imposant que moi, il reprit bien vite sa place assit sur le bas de mon ventre, le poing levé prêt à m'en flanquer une autre baffe, bien plus forte que la mienne lorsqu'il disparut brusquement de mon champs de vision avec un affreux craquement d'os le suivant de près.

Je me redressai chancelant lorsqu'une petite tête toute rousse faillit percuter mon nez. Je voyais un peu flou et la terre tournait désagréablement. Mais je pus tout de même entendre les hurlements aigus adressés à ma Némésis.

- Non mais tu veux le tuer ou quoi ?! qu'est-ce qui te prend de venir jusque dans sa chambre pour le provoquer Malfoy ? tu es vraiment sans cœur ! Je n'aurais jamais cru qu'un homme avec si peu de cervelle pouvait exister. J'espère que ce coup de pied t'aura remis quelques neurones en place. Maintenant fous le camp d'ici et que je ne te revois plus avant ta mort Malfoy !

Woaw… elles en ont du caractère les filles ! J'aurais jamais cru ! Attendez, c'était qui qui prenait ma défense comme ça en y mettant bec et ongles ?

- Hey, respires la belette, t'as plus d'air. Et cherches à savoir ce qui s'est passé avant de me sauter dessus comme la sauvage que tu es. Je viens de sauver les jolies p'tites fesses de ton chéri alors calmes ta chaleur d'accord ?

Oh merde. Vous l'aviez deviné que c'était Ginny ? Ben étrangement pas moi…

- La ferme Malfoy ! si tu crois que je vais avaler les sottises d'une langue de vipère de ton espèce ? Et ARRETE de mater le cul de MON petit-ami ! (depuis quand !)

Quoique… il fallait s'en douter. Enfin bon, il fallait que je fasse quelque chose parce qu'à ce train-là, c'est Malfoy qui risquait de se retrouver accrocher au balcon. Malgré le fait qu'il existe ou pas, qu'il soit mort ou toujours vivant ne me faisait ni chaud ni froid, je ne voulais pas avoir un autre mort sur la conscience.

- Vas-t-en Malfoy. Lui dis-je, sentant une migraine écrasante me reprendre.

- Tu vois, il ne veut pas de toi ici la fouine alors dégage !

Ce n'était absolument pas c'que je sous-entendais !

- C'est bon, d'accord j'ai compris je me casse. Ne dis surtout pas merci, Potter. Je ne crois pas que ce mot existe dans ton vocabulaire.

Hey ! Ça ne devrait pas être l'une de MES répliques normalement ?

- Et ne réessayes plus jamais d'apprendre à voler… pff, crétin.

Mais qu'est-ce qui ce passe aujourd'hui ?! C'est moi l'enfoiré de l'histoire maintenant ?! Celui qui fait tout le temps de l'ombre au héros auprès des femmes ? Celui auquel on croit aveuglément alors que tout ce qu'il dit n'est que foutaises ? Et depuis quand je sors avec la petite sœur de mon meilleur ami ?Mais le Monde tourne à l'envers ma parole !

- Oh mon dieu Harry ! C'est horrible ! Laisses-moi t'arranger un peu. Merlin, regardes comment il t'a amoché cet enfoiré ! Il va me le payer je te le jure Harry… Harry ?

Je crois qu'après tout ça un esprit malveillant avait pris possession de mon corps parce qu'après tous ces évènements complètement bizarres, je ne me suis rappelé que… d'un trou noir.


J'ai une bonne nouvelle, et une mauvaise. Très mauvaise.

Comme je l'ai précisé un peu plus haut je ne me rappelais plus de ce qui c'était passé après le départ de Malfoy Junior. Maintenant je le sais. Je ne me suis pas évanouit comme vous semblez le croire, non. Mes neurones s'étaient juste délibérément mis en veille alors que j'avais justement le plus besoin d'eux. Ginny essayait vainement de trouver le bouton « marche/arrêt » sur moi d'un regard complètement affolé. Je me suis remis à fonctionner lorsque Ron c'était soudainement réveillé et m'avais lâché une belle claque. J'avais même hérité de la marque rouge de sa main. Mais j'avais tout de même un gros problème, je n'avais toujours pas repris le contrôle de mon corps…

La suite c'était passé très rapidement. J'avais commencé à hurler après mon meilleur ami, le traitant de toutes les immondices du monde sorcier (et la liste est longue !) pendant que Ginny en profitait pour me coller comme une sangsue. Chose à ne pas faire. Mon corps s'est mis à bougé sans mon consentement, l'envoyant valser contre mon plus beau Bourgain Villiers –Mes fleurs bordel, mes fleurs ! La mâchoire de Ron s'en est décrochée. Après cela, le ton était monté d'un cran encore. On se gueulait dessus comme ces vieux clochards trop bourrés que l'on retrouve à chaque coin de rue moldue. Je ne sais pas comment cela est arrivé mais nous sommes tombés sur un sujet totalement tabou. Pourquoi il n'a jamais été abordé ? J'en n'ai aucune idée !

- Tu oses me demander de baisser d'un ton devant toi ?! Ah mais oui, Monsieur se croit au-dessus de tout le monde maintenant qu'il est devenu encore plus célèbre qu'il ne l'était déjà avant ! Monsieur ne fait plus attention à ses amis ! Monsieur se croit tout permis ! même de transformer son meilleur ami en putain de boursouf !

- Oh! l'enculé! Par Merlin ce n'est que maintenant que tu remets ça sur le tapis Ron ?

- Et alors ?

- T'es un bel enfoiré quand tu veux. Ça fait plusieurs mois que cela c'est produit et c'est maintenant que tu me le balance dans la face ! ah oui c'est vrai, tous les moyens sont bons pour se défendre bien sûr.

- Tout à fait Harry !

- Je t'emmerde ! faux frère !

- Très bien ! aucun problème Harry. A l'avenir rappelles toi bien de cela : je ne veux plus rien avoir à faire avec toi Harry Potter. Ne m'adresse plus jamais la parole et ne t'approche plus de moi, ni de ma famille est-ce que c'est assez claire pour toi ?!

- Très claire. Cela tient pour toi aussi.

- Au bien! j'aurais très bien pu m'attaqué à ton père... ou à ta mère. oh désolé! j'avais oublié. t'as pas de famille Potter!

Ouille.. ça, je vous assure que ça fait mal surtout lorsque cela sort de votre meilleur ami qui était censé connaitre votre vie si difficile sur le bout des doigts... cette dispute m'avait au moins éclairée sur un point... je suis seul... et personne ne tient vraiment à moi...

pourtant, dans une dernière tentative, j'ai refoulé cette blessure qui s'était sauvagement ouverte dans ma poitrine et répondit:

- A partir de maintenant je ne te connais plus Ronald Weasley...

Voilà donc. Notre joute verbale se résume à cela en gros (en excluant le nombre incalculable d'insulte qui l'ont traversé).

Après cela Ron était sorti, oubliant totalement la présence de sa petite sœur, d'ailleurs elle avait quitté mon esprit depuis bien longtemps. C'est après avoir senti cette affreuse sangsue s'accrochant à mon pauvre bras qu'elle me revînt en mémoire.

- Harry, que t'arrives-t-il tout d'un coup. Je ne te reconnais plus ! Darrliiiiing.

Oh Merlin ! J'en aurais pleuré. Pourtant, je ne sais pas si ce serait pour mon plus grand bonheur ou l'inverse, Ginny retrouva très vite sa place sur mon pauvre Bourgain Villiers déjà bien meurtri. Mes fleurs bordel ! Mes fleurs ! Retires ton gros fessier de sur mes bijoux immédiatement !

- Non mais ça va pas ? une fois ça t'as pas suffi pour te dégourdir ? oh mais ce n'est pas possible comme tu peux énerver le monde aujourd'hui. Si t'es pas d'humeur ne t'en prend pas aux autres comme ça ! défoule-toi autrement. Regardes, ce truc bizarre que les moldus utilisent en frappant dessus avec des espèces de gants renforcés pour s'entrainer avant d'aller défoncer quelqu'un. Défonce ce truc et pas moi okay ? Et fais pas chier !

Je vous assure que c'est la première fois que je me suis autant mis en colère après elle. Ginny commençait vraiment à me gonfler. Heureusement elle suivit très vite son frère en me lançant un énième regard meurtrier que j'ai balayé d'un geste de la main.

Voilà donc ce qui s'était passé après que Malfoy m'ai chevaleresquement sauvé la peau suivit de peu par Ron qui m'évita un bel œil au beurre noir et une lèvre fendu.

En bref, j'avais deux fois plus envie de sauter par-dessus bord.

- N'écoute surtout pas ton idée Potter. Tu risques franchement de le regretter.

Et merde ! C'était la voix de Malfoy. Mais qu'est-ce qu'il fichait derrière ma baie vitrée, il ne devrait pas être déjà retourné dans son dortoir celui-là ?

- Arrête de me regarder comme ça, je voulais juste vérifier que tu ne ferais pas la même bêtise. Tu es certes, un très bon équilibriste Potter, mais il te faudrait un miracle avant que tu sache voler. Evites ce genre de conneries tu veux ?

Malfoy semblait déjà savoir que je ne lui répondrais pas alors il ne prit pas la peine d'attendre une réponse, il continua

- Quoi qu'il en soit tu as très bien fais de laisser tomber la belette. Ce mec ne mérite pas plus d'attention.

- Comment ça? ne pus-je me retenir de lui demander en laissant échapper une grimace.

- PPff ! tu es plus naïf qu'un agneau, Potter. A moins que tu ne sois vraiment con en fait ? non mais sérieusement, tu es le seul à ne pas avoir remarqué la façon dont t'évitais la belette.

- Qui te dis que je ne l'avais pas remarqué.

- Alors là je dirais que tu es vraiment le dernier des imbéciles sur cette Terre. Ce mec cherche par tous les moyens de se débarrasser de ta présence et alors que tu le sais très bien tu laisses la belette te marcher dessus ? Merlin, j'avais carrément l'impression d'assister à une scène de rupture Potter !

- C'est bon j'en ai assez entendu Malfoy. Dégage. Tranchais-je parce que là, j'en avais vraiment assez.

Il ne bougea pas d'un poil. Au lieu de cela il me regardait fixement. L'expression de ses yeux était différente de d'habitude. Ils étaient plus sombres et une étrange lueur les traversait.

- DEGAGE Malfoy !

Il m'ignora une seconde fois. Et répondit à la place :

- Tu as bien fait de « casser » avec lui Potter.

Le silence retomba. Mais Malfoy le brisa rapidement :

- Bon j'en ai marre de cette situation, je me casse maintenant.

Il se dirigea jusqu'à la porte et s'arrêta dans l'encadrement :

- Ce soir, il y a une place qui se libère à la table des serpentards. Je ne pense pas que tu en trouveras une dans ta maison.

Il me regarda une dernière fois et s'en alla. J'ai réellement cru que tout cela n'était qu'un rêve. C'était une invitation… c'était clairement une p*t**n d'invitation à rejoindre sa bande de serpentards !...

Quelques minutes passèrent alors que je restais planter à coté de ma plante écrabouillée, la mâchoire pantelante fixant l'endroit où se tenait Malfoy un peu plus tôt.

DracoMalfoy, grand vénéré prince des serpentards me proposait à moi, son pire ennemi attitré et rival de toujours en Quidditch, de venir m'installer à sa propre table peuplés uniquement de nobles et de bourgeois ! Il me demandait clairement de quitter la table des héros du petit monde pour entrer dans la grande noblesse !

Attendez, je crois que l'information n'a toujours pas atteint mon cerveau. Draco Lucius Malfoy me proposait de venir manger à la table des Serpentards ?!...

- Et pourquoi pas… murmurai-je finalement à moi-même.


A suiiiivre...

Ne me tuez pas et attendez paaaatiement la suite les amis.

Laissez une review si vous voulez la voir très très bientôt ^^