Chapitre 3 : Excuse non acceptable...
-Ils se connaissent Lysandre ?
Un jeune victorien se retourna vers son amie rousse et répondit un petit « je l'ignore », ce qui la fit soupirer. Castiel avait l'air très énervé et d'après elle, ma mère allait passer un sale quart d'heure. Mais la sonnerie retentit aussitôt, coupant court à leur conversation. Non loin de là, une fille blonde fulminait de rage, se plaignant que ma mère était beaucoup trop proche du rouge. Elle partie donc comme une furie en cours...
…...
De mon côté, j'étais assis tranquillement dans le canapé, regardant sans enthousiasme un de ces nombreux dessins-animés pour enfant. Mon regard fut attiré par un bruit qui avait le don d'énervé tout le monde : le « tic-tac » de l'horloge. J'essayais en vain de lire l'heure, mais quand on a deux ans, c'est tout simplement impossible...
-Yukii, qu'elle y'heure il est ?
Je n'entendis pas de réponse, seulement un cri de joie et en même pas un instant, un lourd poids se fit sur moi. Ma nounou était affalée sur moi, frottant sa joue contre la mienne et un grand sourire au lèvre. Après tout, c'était la première fois que je lui parlais de la matinée. Me lâchant après une grande étreinte, elle s'assit à mes côtés, ébouriffant au passage mes courts cheveux marrons.
-Maman est encore en cours Maxime-chéri ~ ! Il n'est que dix heures mon poussin...
-Ah...
Yukii m'offrit un de ses plus beaux sourires et se leva. Se plaçant devant moi, elle se mit à me chatouiller afin de me faire un peu rire, ce qu'elle réussit sans mal. En effet, j'étais extrêmement chatouilleux et elle le savait plus que n'importe qui, sauf bien sur que maman. Mon supplice passait, elle me proposa de partir me promener un peu en ville. J'acceptais avec plaisir.
Marchant dans la rue aux côtés de ma nounou aux cheveux bleus et aux yeux de même couleurs, elle commença à me parler de ses deux grands enfants pour on-ne-sait-quelles-raisons.
-Tu sais, mes deux garçons ont le même âge que ta maman et ils sont aussi au même lycée qu'elle ! Je suis sûr qu'ils se sont déjà vus, et puis connaissant mon aîné, il est déjà allé la voir pour faire connaissance !
-Hum, disais-je sans l'écouter.
Ma tête se tourna vers un jeune couple qui passait là et je m'arrêtais soudainement. Maman ne voulait pas me dire qui était mon papa, mais Yukii, elle, peut bien me le dire, non ?
-Yu...
-Désolé mon cœur, je ne sais pas qui est ton père...
J'écarquillais les yeux, surpris qu'elle sache à quoi je pensais. Elle savait lire dans les pensées où quoi ? Face au visage que j'affichais, elle se mit à éclater de rire, ce qui attira plusieurs passants qui marmonnèrent qu'elle était folle. Mais elle se calma rapidement, riant mystérieusement puis elle se dirigea joyeusement vers un magasin de vêtements. S'étant emparé de ma main, elle m'y traîna avec elle, me faisant essayait plein de vêtements.
…...
-Explique-moi !
Dur, froid et colérique, voilà le ton que venait d'employer Castiel. Les cours avaient sonné depuis quelques minutes mais lui s'en fichait. Ma mère, quant à elle, était silencieuse. Elle écoutait le rouge divulguait sa colère contre elle sans rien dire. Mais cela ne dura pas longtemps car elle décida de mettre fin à ce silence :
-Castiel, écoute... Je...
-Non, la coupa-t-il, ne dit rien en fait... Après tout, tu es comme les autres filles, seul toi t'importe ! Tu n'en as rien à faire des sentiments des autres, rien à faire de mes sentiments !
Le regard bleu de ma mère de fit vide, elle avait compris maintenant, oui, elle avait fait une énorme erreur. Les larmes voulaient couler, mais rien ne venait. Elle avait envie de crier, mais elle en était incapable. Elle voulait tout lui expliquer, mais les mots ne sortaient pas. Une simple excuse, voilà ce qu'à cet instant elle pouvait dire...
-Je suis désolé...
Castiel avait arrêté tout mouvement, lui non plus ne parlait plus. Pourtant, le rire douloureux qui s'éleva dans l'air ne fit qu'empirer les choses.
-Désolé ? Tu crois vraiment t'en tirer avec un simple désolé !? Après un an de relation, tu disparais comme si de rien n'était, sans même me prévenir ! Je t'ai tout donné, je t'ai tout dit, mais toi, tu pars, comme ça ! Et tu reviens avec un simple désolé ?!
C'était le coup de grâce, ma mère tomba au sol. Tous ses membres tremblaient et ses yeux étaient toujours aussi vides. Elle porta ses mains à son visage et se rendit compte qu'elle pleurait.
-Castiel, laisse-moi t'expliquer... Je t'en supplie !
-Je t'ai attendu bien trop longtemps pour te pardonner Lilianna... Je ne ferais jamais deux fois la même erreur, désolé...
Et il s'en alla, sans lancer un seul regard à ma mère.
