Merci à Noemieb85 d'avoir corriger ce Chapitres.


POV externe

Elena, Damon et Elijah étaient dans un appartement du château. Ils avaient compris où Silas les avaient envoyés mais la question qu'ils se posaient était : pourquoi les avait-il envoyés dans le monde des contes de fées ? Elena se doutait que Silas avait besoin de quelque chose ici. Mais elle ne savait pas quoi.

La seule certitude qu'elle avait c'est qu'ils étaient tous en danger ici. Leurs capacités de vampire avaient beaucoup diminué et elle n'était pas sûre qu'ils soient plus forts qu'un simple humain.

Elena avait rencontré les personnages de son conte favori, Blanche Neige et le prince Charmant. Mais elle ne savait pas qu'ils avaient eu une fille du nom d'Emma qui avait également un fils nommé Henry. Le truc qu'elle trouvait bizarre c'est que, arrivés à l'âge adulte, ils ne pouvaient plus vieillir. Blanche et Emma avaient à peu près le même âge et Henry semblait avoir environ vingt ans.

C'est Charmant qui leur avait expliqué que depuis qu'ils étaient revenus de notre monde, ils ne pouvaient plus vieillir, et personne ne savait exactement pourquoi.

Elena fut sortie de ses pensées par Blanche qui venait d'arriver. Elle arborait une expression inquiète.

- Comment va Bonnie ? demanda Damon, aussi inquiet qu'Elena.

- Mal, sa blessure est magique. Nous ne pouvons rien faire, expliqua Blanche.

- Il doit bien y avoir un moyen, dit Elena.

- Nous avons un ami qui peut nous aider. Mais votre amie devra se battre en attendant qu'il arrive.

- Elle tiendra, elle est forte.

- Oui, c'est vrai, approuva Damon.

- Je vais de ce pas envoyer un message pour lui demander de venir au plus vite, fit Blanche avec un sourire compatissant.

- Je peux la voir ? demanda Elena.

- Oui, bien sûr. Elle aura besoin de votre soutien à tous.

Blanche quitta la pièce alors qu'Elena allait rejoindre son amie dans sa chambre. Bonnie était allongée sur le lit et elle était plus pâle que tout-à-l'heure. Elle avait du mal à respirer, problème qu'elle n'avait pas quand ils l'avaient emmenée ici.

Elena s'installa auprès de son amie et lui tint la main.

- Bonnie, tu es forte. Tu vas t'en sortir, lui dit-elle.

Bonnie ne répondit pas, mais Elena savait qu'elle l'entendait. Elle était sûre qu'elle guérirait car elle ne connaissait pas plus forte que son amie.

Damon était devant la chambre de Bonnie. Il voyait Elena aussi humaine qu'avant et cela le soulageait dans un sens. Il avait peur qu'elle ne retrouve jamais son humanité. Mais ce monde semblait faire resurgir les émotions des vampires en plus de les affaiblir. Même s'il ne l'avouerait jamais, il ressentait de nouveau des émotions. Du moins il en ressentait plus qu'avant.

Emma venait d'arriver.

- J'ai envoyé Ruby pour retrouver le reste de vos amis, expliqua-t-elle.

- Comment peux-tu être sûre qu'elle va les retrouver ? la questionna Damon.

- C'est un loup garou.

Elijah comme Damon la fixaient, surpris par ses propos.

- Un loup garou ? s'étonna Elijah.

- Oui, elle peut retrouver vos amis rien qu'en les flairant.

- Donc ça veut dire que les loups garous gardent leur capacité ? demanda Elijah.

- Je crois que les capacités ne sont pas les mêmes ici que chez vous, mais les loups garous sont plus puissants ici, je pense. Tout comme les sorcières.

Elijah sembla soulagé. Sûrement parce que son frère n'était pas aussi vulnérable qu'il le craignait.

Et c'est vrai que ça soulageait également Damon car tant que Klaus était fort, rien ne pouvait leur arriver. Car Damon n'avait pas oublié qu'ils étaient tous de la lignée de Klaus et que s'il arrivait quelque chose à Klaus, ils y passeraient tous.

- Il y a des loups garous dans vos amis ? demanda Emma.

- En fait mon frère est moitié loup garou et moitié vampire, comme un de leurs amis, expliqua Elijah.

- Donc ne vous en faites pas pour eux. Ils iront bien. Mais nous ferions mieux de les retrouver avant la prochaine pleine lune.

- Ils peuvent choisir de ne pas se transformer, l'informa Damon.

- Je pense qu'ici ça sera différent et qu'ils seront obligés de se transformer pendant les nuits de pleine lune, le contredit Emma.

Damon réfléchissait quand un détail lui vint à l'esprit. Caroline et Stefan étaient toujours portés disparus et s'ils étaient en compagnie de Klaus ou Tyler ou même les deux, ils étaient très mal. Car si jamais Emma disait vrai, ils se transformeraient en loups garous à la pleine lune. Et les morsures de loups garous étaient mortelles pour un vampire. Mais vu qu'ils étaient beaucoup moins forts qu'un loup garou ça ne risquait pas d'être les morsures qui allaient les tuer...

Damon comprit l'urgence de la situation.

- Je vais aller avec Ruby car ça peut être dangereux pour nos amis ainsi que pour elle.

- C'est un loup garou aussi…

- Oui mais elle risque d'être face à deux hybrides.

- Encore faut-il qu'ils soient ensemble, dit Elijah.

- Et s'ils le sont ? Tu veux que Stefan, Caroline ou encore Rebekah fassent quoi contre eux deux ?! s'emporta Damon.

Elijah sembla réfléchir puis il poussa un soupir.

- Ça m'ennuie de l'admettre mais tu as raison. Ma sœur, Caroline et Stefan sont plus faibles qu'avant et vu que les pouvoirs d'un loup garou sont décuplés dans ce monde, mieux vaut les retrouver vite, approuva Elijah.

- Je vais prévenir Ruby que tu vas avec elle, dit Emma.

Elle partit, laissant seul les deux garçons.


Rebekah était près du capitaine il tenait le gouvernail alors qu'elle l'observait faire avec admiration. Rebekah avait toujours rêvé de diriger un navire de cette taille. En fait elle avait une certaine fascination pour les marins mais seuls ses frères étaient au courant. Elle n'en avait jamais parlé à ses parents car ils l'auraient mal pris à l'époque. Finn et Elijah lui disaient que c'était une mauvaise idée qu'elle parte en mer, quant à Kol, il se foutait d'elle. Seul Nik ne lui disait rien. Il était plus amusé qu'autre chose par l'obsession de sa sœur.

- Vous semblez fascinée par quelque chose, remarqua le capitaine.

- C'est juste que j'ai toujours voulu partir en mer et diriger un navire aussi beau que celui-ci, avoua Rebekah.

- Pourquoi ne pas l'avoir fait ?

- A l'époque c'était mal vu pour une femme de partir en mer seule.

- Foutaise, venez.

Il lui posa les mains sur le gouvernail, ce qui surprit Rebekah. Si elle était inquiète au départ, ce ne fut bientôt plus le cas. Elle était même contente : elle avait pu réaliser un de ses rêves...

Rebekah souriait sans s'en rendre compte, ce qui n'échappa pas au capitaine.

- Vous êtes plutôt douée, ma douce. Vous auriez pu être une pirate, ajouta-t-il d'une voix enjouée.

Rebekah rougissait, ce qui n'était que rarement arrivé, quand soudain Stefan les interrompit.

- Excusez-moi de vous déranger, maîtresse Rebekah, mais j'ai besoin de votre avis, dit-il d'un ton agacé.

Rebekah eut un sourire moqueur. Ça l'amusait qu'il l'appelle « maîtresse Rebekah ». Elle avait bien fait de dire que c'était son larbin, elle allait pouvoir profiter de la situation. Après tout, lui ne se gênait pas pour continuer à draguer son Elena. Pourquoi Rebekah ne se vengerait-elle pas pour ça ?

- Débrouillez-vous tout seul, Stefan. Je suis occupée ! répondit-elle.

- Pardonnez-moi mais c'est très important. De plus, ce n'est pas approprié pour une jeune femme de votre rang de diriger un navire, fit Stefan en la foudroyant du regard.

Rebekah regarda le capitaine en disant d'un ton moqueur :

- Ce Stefan, il ne peut rien faire sans moi !

- Peut-être devrions-nous le jeter par-dessus bord, renchérit le capitaine sur le même ton.

Les deux rigolaient avant que Rebekah réponde :

- Nous ne pouvons pas faire ça à ce cher Stefan. Un de mes frères serait agacé si nous le jetions par-dessus bord. Mais j'avoue que c'est tentant…

- Mieux vaut ne pas énerver votre frère, alors.

- Vous avez tout compris, capitaine !

- Allez rejoindre votre serviteur, dit-il.

- Je reviens dès que possible, lui promit Rebekah.

Le capitaine reprit les commandes du navire alors que Rebekah suivait Stefan jusqu'à la cabine de cette dernière.

Une fois à l'intérieur et après que Stefan se soit assuré qu'il n'y avait personne dans la pièce qui pourrait les écouter, il dit :

- A quoi joues-tu, bon sang ?!

- Mais à rien, voyons. Pourquoi dis-tu ça ? demanda Rebekah d'un air innocent.

- Rebekah, je sais que tu es jalouse de mon affection pour Elena mais...

- Mais non ! Pourquoi serais-je jalouse de cette folle furieuse ?! Elle n'est plus celle que tu as aimée ! Mais pourtant son physique semble plus important que son incapacité à ressentir des émotions ! s'emporta Rebekah.

- Je l'aime Rebekah. Tu ne peux pas m'en vouloir !

- Avant j'étais la seule à être dans ton cœur ! Mais depuis que tu as rencontré le double de ton grand amour, l'amour que tu avais pour moi a disparu !

- Je te l'avais dit quand nous avons couché ensemble ! C'était juste une nuit sans émotion !

- Raison de plus pour que je cherche quelqu'un qui m'aimera !

- Ce n'est pas avec lui que tu trouveras ça !

- Qu'en sais-tu ? Peut-être que LUI m'aimera pour ce que je suis !

- Bordel, Rebekah ! C'est le Capitaine Crochet ! Un personnage d'un conte de fées !

Rebekah se figea, ne comprenant pas où il voulait en venir. Que voulait-il dire par « c'est un personnage de conte de fées » ? Elle ne le comprenait vraiment pas en ce moment.

- Comment ça ? demanda-t-elle.

- Silas nous a envoyés dans le monde des contes de fées pour je ne sais quelle raison. Et tu as dragué le Capitaine Crochet, un personnage pas sympa d'un conte, lui expliqua Stefan avec sarcasme.

- Et alors, vu que mes frères et moi vous nous considérez comme des ennemis ?! En fait je m'en fiche, tu n'as pas à me dire ce que je dois faire !

- Tes frères vont me tuer s'il t'arrive quelque chose !

- Je vais prendre le risque et puis il ne peut rien m'arriver, je suis immortelle et plus puissante que toi !

Rebekah était furieuse contre Stefan et elle avait décidé de ne pas l'écouter. Alors elle sortit de sa cabine et alla rejoindre le capitaine.

Elle se fichait de l'avis de Stefan.


Quand Klaus reprit connaissance, il était dans une chambre sombre. Les murs étaient en pierre, comme s'il était dans un château. Il se releva pour regarder autour de lui, complètement paniqué et désorienté. Il se leva du lit mais manqua de tomber, étant toujours faible. Il pensait qu'il était prisonnier mais quand il vit que la porte de la pièce n'était pas fermée, il comprit qu'il pouvait partir comme il voulait.

Il se dirigea dans un couloir sombre jusqu'à rentrer dans une pièce. Il y avait une cheminée, des sofas et des bibliothèques. La lumière du feu de cheminée lui fit mal aux yeux.

- Vous êtes enfin réveillé, dit une voix féminine.

Klaus se retourna pour voir une femme aux cheveux noirs attachés en un chignon, des yeux également foncés. Elle était habillée tout en noir ce qui rappelait la fille qui l'avait sauvé. Serait-ce donc elle qui l'avait aidé ?

- Qui êtes-vous ? demanda-t-il.

- Je suis Régina, ravie de vous rencontrer, dit-elle.

- C'est vous qui m'avez aidé ?

- Non, mais j'ai guéri vos blessures dues à cette plante.

Klaus ne comprit pas pourquoi il n'avait pas cicatrisé. Pourtant il était un hybride, il aurait dû guérir instantanément dès qu'il était éloigné de la verveine.

Pourquoi ça n'avait pas guéri tout seul et pourquoi se sentait-il toujours faible ?

- Vous ne venez pas de notre monde, n'est-ce pas ? reprit Régina.

- Où suis-je exactement ? demanda Klaus.

- Dans le monde des contes de fées.

- C'est une blague ?

- Je crains que non.

Ils furent interrompus par de nouveaux arrivants. Il y avait un homme habillé en noir et une jeune femme portant une robe noire et une capuche.

- Voilà la personne qui vous a aidé, dit Régina.

La jeune femme enleva sa capuche. C'était une femme aux cheveux noir et bouclés, le teint aussi blanc que neige et elle avait les yeux d'une couleur particulière : un œil bleu et un œil vert. Elle avait une expression froide sur le visage, comme si elle n'éprouvait aucune émotion.

- Je vous présente ma fille, Crystal, et notre ami Jefferson, expliqua Régina.

Klaus n'en revenait pas de se retrouver dans le monde des contes de fées. Il n'y croyait pas, mais vu qu'il était plus faible ici, il en conclut que c'était vrai. Il fallait qu'il retrouve sa sœur, son frère et Caroline et qu'ils trouvent un moyen de rentrer chez eux.

- Maman, Blanche a envoyé des gardes dans le royaume, dit Crystal.

- Sûrement à cause de ton protégé, intervint Jefferson.

- Je doute qu'ils viennent ici, fit Régina.

- Pourquoi le recherchent-t-ils ?

- Tu connais Blanche, elle veut sûrement protéger son royaume de toute menace, répondit Régina.

- Je ne suis pas une menace, tout ce que je veux c'est retrouver ma famille et mon amie et partir, les coupa Klaus.

- Vous n'êtes pas tout seul ? le questionna Crystal.

- Non, j'ai mon frère, ma sœur, deux amis et une bande d'idiots qui sont également ici.

Crystal s'approcha de sa mère avant de dire :

- Ils peuvent se trouver n'importe où, y compris être séparés.

- Oui, je le pense aussi. Nous devrions parler à Blanche, dit Régina dans un soupir.

- Attends, où tu as vu qu'on lui parle à celle-là ?!

- Crystal, nous avons fait une trêve.

- Non, pas moi ! Elle nous a exclues, elle a volé ton trône ! Tu crois vraiment que je vais lui adresser la parole ?!

- Je ne l'aime pas non plus ! Mais nous devons la prévenir de ne pas faire du mal aux nouveaux venus.

- Oui, Blanche est un modèle de vertu ! lança Crystal avec sarcasme.

- Crystal…

- Non ! Elle te trahira ! On ne peut pas lui faire confiance ! Je ne tiens pas à ce qu'il t'arrive quelque chose !

- Si vous le voulez bien, je peux lui parler, intervint Jefferson.

Les deux femmes le regardèrent. Klaus quant à lui était surpris. Elles avaient bien dit le nom Blanche, comme Blanche Neige ? Donc, s'il se souvenait bien, Régina devait être la belle-mère de cette dernière. Mais dans le conte rien ne disait qu'elle avait une fille.

En tout cas cette fille semblait plus en vouloir à Blanche Neige que Régina. Il se demanda ce qui avait pu provoquer une telle haine envers Blanche Neige.

Il savait que si Régina n'aimait pas Blanche Neige, c'était une question de rivalité, de jalousie, mais rien n'expliquait la haine de Crystal envers cette dernière.

- Blanche ne me déteste pas et je peux aller sur ses terres sans avoir le moindre problème, reprit Jefferson.

- Ça me semble une bonne idée, approuva Régina.

- Oui Miss vertu ne s'en prendra pas à lui. Sinon elle serait mal vue par son peuple, dit froidement Crystal.

Elle se dirigea vers la porte alors que sa mère la suivait.

- Où vas-tu ? demanda-t-elle.

- Voir une amie, répondit sa fille.

- Très bien. Mais évite d'aller sur les terres de Blanche et évite également de t'approcher de la mer.

- D'accord.

Elle s'en alla rapidement alors que Régina poussait un soupir avant d'adresser de nouveau la parole à Klaus.

- Nous vous aiderons à retrouver votre famille ainsi que vos amis.

- Je vais vous paraître un peu trop curieux, mais je ne savais pas que la belle-mère de Blanche Neige avait une fille, dit-il.

Elle eut un sourire amusé avant de répondre :

- Les contes de fées ne sont pas tout à fait pareils que la version écrite dans les livres…

- Je vois…

- En attendant, vous pouvez faire comme chez vous.

Jefferson partit à son tour pour aller parler à Blanche alors que Klaus décidait de sortir un peu prendre l'air. Il avait besoin d'être à l'extérieur car bizarrement, il ne se sentait pas à l'aise ici. C'était bien la première fois que ça lui arrivait, une situation pareille.

Ils ne devaient pas être dans le monde des contes de fées pour rien. Non, ils devaient sûrement faire quelque chose d'important. Mais la question était : quoi ?

Il fallait qu'il trouve la réponse car quelque chose lui disait qu'ils pourraient tous rentrer s'ils trouvaient pourquoi ils avaient été envoyés dans le monde des contes de fées.