Salut tout le monde ! J'ai fini la traduction de ce chapitre plus tôt que prévu donc je le poste ^^, je pensais mettre plus de temps que ça étant donné qu'il est deux fois plus long que le premier chapitre.

Je remercie tous ceux qui ont lu le premier chapitre, qui suivent cette histoire, l'on mise en favori. Et un merci tout particulier à La plume d'Elena et MEGANE pour leurs reviews.

Je me suis aperçue qu'une partie du lien vers la tenue de Caryssa c'était fait la malle quand j'ai posté le premier chapitre. Donc je vais le réécrire ( en espérant que cette fois il reste complet) parce que l'auteur passe vraiment du temps sur ses tenues donc j'estime que c'est important de vous permettre de les voir.

www. polymore she_runs_with_wolves_lions / set?id=108862923

(Enlevez les espaces)

Bien je viens de voir qu'il ne voulait décidément pas s'inscrire en entier. Il manque un point, un "com" et un "/" entre "polymore" et "she".

Réponses aux reviews :

La plume d'Elena : Merci beaucoup ! =D C'est effectivement difficile (et long) de traduire une histoire. Notamment certains mots pour lesquels il n'y a pas de traduction littérale. J'ai en effet décidé de garder le titre original, comme ça si certaines personnes la lisaient en anglais ils pourront facilement la trouver en français s'ils le désirent.

MEGANE : Merci beaucoup, je suis contente que l'histoire te plaise ! Le caractère de Caryssa m'a beaucoup plus aussi, et sa manière d'agir avec Théon et les répliques qu'elle lui sort sont assez drôles ! Si cela t'a plus tu devrais encore plus aimer ce chapitre.
Moi aussi j'aime beaucoup Jon, Robb et Tyrion (qui est effectivement très drôle ! Probablement le plus drôle de la série et du livre). Si ma mémoire est bonne ce dernier apparait dans le chapitre 5.
Pour le chapitre 6, SophStratt m'a dit qu'elle ne devrait pas tarder à le poster, elle a eu un problème d'ordinateur qui l'a obligé à tout retaper (la pauvre) et comme elle aime avoir des chapitres d'avance ça prend un peu de temps.

Disclamer : Les personnages et l'histoire de Game of Thrones appartiennent à G.R.R. Martin et à la chaine HBO. Quand à cette histoire, elle appartient à SophStratt, je ne fais que la traduire.

Je vous souhaite à tous une bonne lecture !


« Ne cherche pas la mort. La mort te trouvera, mais cherche le chemin qui fera de la mort un accomplissement. » Dag Hammarskjöld

Chapitre Deux :

Winterfell

Un large groupe de vingt-deux cavaliers chevauchaient pour voir un homme recevoir sa punition en tant que déserteur et parjure. Vingt-un hommes, et une femme. C'était la première fois que Bran aller voir son père appliquer la justice du Roi, et la femme de ce convoi en était plus que contrariée.

Robb Stark ne cessait d'observer sa sœur du coin de l'œil alors qu'elle chevauchait maussadement à ses côtés, le seul bruit lui parvenant provenait de Snow qui remuait sa tête de temps en temps. Il savait qu'elle était inquiète pour Bran, et au sujet de ce que leur avait dit leur père sur ce que clamait le parjure. Il savait aussi que la moitié des gardes qui les accompagnaient, ainsi que Théon, regardaient sa sœur alors qu'elle chevauchait, et d'après la lueur dans leurs yeux il pouvait affirmer qu'ils se représentaient quelque chose de totalement différent.

Robb savait ce que les gens disaient à propos de sa sœur aînée. La Beauté du Nord, le Rossignol du Nord, qu'ils l'appelaient, et elle l'était, une belle apparence et une belle voix, mais Robb n'aimait pas que tout le monde le sache. Ils disaient que sa beauté rivalisait facilement avec celle de la Reine, et surpassait celle de toutes les femmes du Nord, mais ça ne signifiait pas que leurs compliments rendaient Robb, ou Caryssa d'ailleurs, heureux.

Caryssa et Robb se décrivaient souvent comme deux moitiés d'un tout, jumeaux même. Ils s'aimaient, avaient besoin l'un de l'autre, pas d'une façon romantique, mais de la façon dont une personne aimait et avait besoin de sa propre âme. Robb et Caryssa avaient beau avoir deux ans de différence, ils étaient des âmes sœurs, tous deux liés par leur devoir en tant qu'aînés de leur maison de grandir avant l'heure et d'aider leurs parents à diriger le pays.

Donc quand Robb surprenait des hommes entrain de lorgner l'autre moitié de lui, sa chère sœur, ça le frustrait, même s'il savait qu'il ne pouvait rien y faire. Caryssa était vraiment la beauté du Nord, avec sa soyeuse et abondante chevelure brune, ses yeux bleu glacier, et sa parfaite peau de porcelaine. Il savait que son père avait ignoré les propositions de mariage la concernant depuis plusieurs années. Caryssa était une vraie fille du Nord, une louve, sauvage et indomptable, froide et féroce. Elle ne voulait pas d'un mariage si tôt dans sa vie.

Sa sœur lui avait toujours dit qu'elle considérait le mariage comme une cage, et que les loups n'étaient pas faits pour vivre en cage, bien qu'elle ait accepté son destin. Elle était une belle dame de haute naissance et d'une noble famille, et elle devrait se marier un jour pour solidifier les liens entre sa maison et une autre. C'était comme cela que ça fonctionnait. Ils redoutaient tout deux ce jour, lorsqu'elle devrait quitter Winterfell et rejoindre son mari où qu'il puisse être, ils seraient perdus l'un sans l'autre. Ils n'avaient jamais été séparés avant et ils ne se réjouiraient pas le jour où ça arriverait.

« Je n'aime pas ça. Bran est trop jeune. » dit Caryssa, sortant inconsciemment son frère de ses pensées. Elle le regarda, ses yeux bleus semblant toujours voir au plus profond de l'âme des gens, et trouva son regard déjà sur elle.

« Nous étions bien plus jeunes que Bran la première fois que nous avons été témoins de la justice du Roi. Nous y avons survécu, et tu es une fille, nom de dieu ! Bran ira bien ! » fit remarquer Robb, et Caryssa roula des yeux, avant de soupirer.

« Nous sommes différents de Bran. Nous sommes les aînés, nous avons besoin d'être préparés pour les dures réalités de ce monde. Je serai un jour l'épouse d'un grand lord ou d'un chevalier, et tu seras le Seigneur de Winterfell, » grimaça Caryssa, pensant à son morne futur. « Bran n'a pas les mêmes responsabilités que nous. »

« L'hiver vient, Ryssa. Tu le sais. » répondit Robb, et Ryssa le regarda avec colère.

« Je connais notre devise, mon frère, mais ça ne signifie pas que je dois l'apprécier, ou apprécier cela. » répliqua Caryssa, détournant son visage de lui pour regarder au loin, réalisant qu'ils approchaient de leur destination.

Aucun des Stark ne dit quoi que ce soit alors que leur père et le reste du groupe arrivaient à destination vingt hommes et une femme voyageant pour voir la décapitation d'un déserteur. Ryssa regarda vers l'avant, et aperçu son seigneur de père. Lord Eddard Stark chevauchait en tête d'un air sévère, ses cheveux bruns mi-longs remuant dans le vent. Caryssa nota que son père avait l'air fatigué, âgé. Il n'appréciait jamais de délivrer la justice du Roi. En général il riait. Entouré par ses enfants, sa femme, ses amis de confiance, Ned Stark rirait et ça éclairerait son visage, mais récemment, remarqua Caryssa, il ressemblait vraiment aux autres misérables lords dont elle avait entendu parler. Il avait un air plus sinistre sur le visage à l'approche imminente de l'hiver.

Quand les Nordistes atteignirent leur destination, Caryssa se tint derrière Bran, à côté de Robb, mais devant Jon, attendant que le parjure soit amené devant eux. Ryssa dévisagea le traitre alors qu'il arrivait, murmurant à propos des marcheurs blancs. Elle remarqua qu'il avait l'air réellement abattu, dans tous les sens du terme, avec des lèvres craquelées et un air hagard. Cela fit s'interroger Caryssa sur ce qu'il avait vraiment vu. La plupart des hommes qui prenaient le noir comprenaient les conséquences de briser leur serment, et très peu d'hommes s'enfuyaient. La plupart étaient des violeurs, des meurtriers ou des voleurs qui auraient sans cela perdu une partie de leur corps ou même leur vie, et qui avaient donc choisi de se geler le cul sur le Mur. Donc quoi que l'homme ait pu voir, songea Caryssa, ça avait du être pire que la température difficile et la décapitation.

Ryssa écouta alors que le déserteur parlait à son père, des marcheurs blancs (ce qui lui donna des frissons, des frissons d'effroi), de sa famille, et du fait qu'il n'était pas un lâche. Durant tout le discours, le visage de Ryssa était un masque de froide indifférence, un que Robb et Jon avait vite appris à adopter. Quand il eût fini, elle regarda son père faire un signe de tête à Théon, qui lui amena son épée, et les gardes firent mettre le déserteur à genoux devant la souche d'arbre, déjà taché du sang des autres parjures et traitres.

« Au nom de Robert de la maison Baratheon, premier du nom, Roi des Andals et des Premiers Hommes, Seigneur des Sept Couronnes et protecteur du royaume, moi, Eddard de la maison Stark, Seigneur de Winterfell et Gouverneur du Nord, te condamne à mort. » Son père récita le même discours qu'il récitait toujours. Et Ryssa se redressa.

Déjà, alors que Lord Stark levait son épée, Caryssa passa son bras autour des épaules de Bran, incapable de contenir son besoin de le soutenir. Elle sentit son corps se tendre, et son cœur s'accéléra sous ses mains, comme son père abattait son épée. En un simple coup, la tête de l'homme tomba sur le sol, tachant la terre de sang. Caryssa fixa l'endroit où le sol absorbait avidement le sang du mort, avant de cligner des yeux, laissant son frère s'éloigner, mais se penchant vers lui.

« Tu as été très bien, petit loup. Je suis fière de toi. » murmura Caryssa à son oreille, avant de placer un léger baiser sur son front.

Elle fut la première à s'éloigner, n'ayant jamais aimé la présence de la mort. Elle remonta à cheval, et attendit que son père finisse de parler à Bran, lui offrant sûrement le même discours qu'il leur avait fait à elle, Robb et Jon lors de leur première fois. 'L'homme qui prononce la sentence doit magner l'épée', une phrase dont elle s'était toujours souvenu depuis.

Une fois que son père fut sur son cheval, ils repartirent, retournant vers Winterfell. Caryssa chevauchait à la tête du convoi, au lieu de chevaucher avec Robb, et ses frères le remarquèrent immédiatement.

« Pourquoi Caryssa chevauche si loin devant ? Pourquoi n'est-elle pas à côté de toi ? » demanda Bran à Robb, alors que les quatre hommes Stark, et Greyjoy, regardaient la femme solitaire en haut de son cheval blanc.

« Les femmes sont d'étranges créatures, petit lord, et ça ne fini jamais bien lorsqu'on commence à les questionner. » remarqua Théon, et Robb eût envi de lui lancer un regard noir, c'était de sa sœur qu'il parlait, mais il savait que Théon disait la vérité. Les femmes étaient des créatures compliquées, ce qu'il ne savait que trop bien pour vivre avec quatre d'entre elles.

« Bien que ta sœur soit féroce lorsqu'elle s'entraine avec tes frères, Bran, elle a aussi un cœur tendre. Elle n'aime pas la mort, » dit Lord Stark à son fils, qui hocha la tête, comme s'il était d'accord avec sa sœur. La mort n'était pas quelque chose d'agréable aux yeux du petit garçon. « Elle est le parfait équilibre entre guerrière et jeune fille. Elle est forte et douce, sage et obstinée, sauvage et en retenu. Elle sera un défi pour l'homme qui l'épousera. »

« Elle ne veut pas quitter Winterfell. » dit rapidement Robb, comme si il essayait de dissuader son père de toutes pensées d'envoyer sa sœur se marier à un vieux et lointain seigneur.

Les hommes chevauchèrent en silence à partir de là, leurs regards portés sur la femme galopant devant eux, semblant ne faire qu'un avec son cheval. Elle était une vraie Nordiste, une cavalière compétente, du sang de loup coulant dans ses veines. Ned devait parfois se remémorer qu'elle était sa fille et non sa sœur. Caryssa était tellement comme Lyanna, à la fois en apparence et en caractère. Elles étaient toutes deux aussi sauvages et incontrôlables que les gelés du Nord. Sa plus jeune, Arya, était aussi comme sa sœur aîné, mais seulement en caractère. Caryssa possédait la beauté de Lyanna, ce qui l'inquiétait grandement. La beauté de sa sœur avait déclenché une rébellion, et sa mort. C'était la raison pour laquelle sa fille n'était toujours pas mariée. Ned ne voulait pas perde sa fille de la manière dont il avait perdu sa chère sœur.

« Père ! » l'appela la voix alarmé de Caryssa, le sortant de son silence révérencieux.

Les hommes accélérèrent, la rattrapant alors qu'elle démontait de l'autre côté d'un pond de pierre, s'étant arrêtée devant le cadavre d'un cerf éventré. La jeune femme inspectait la zone autour du cerf, quand les hommes démontèrent à leur tour, regardant la créature avec intérêt. Son père s'en approcha, ses yeux allant du cerf à sa fille. Elle avait l'air affectée, mais ses yeux bleus et brillants trahissaient sa curiosité.

« Qu'est-ce que c'est ? » demanda Jon à leur père.

« Un lion des montagnes ? » suggéra Théon, bien que se soit peu probable.

« Il n'y a pas de lion des montagnes dans ces bois. » répondit Lord Stark, écartant la théorie de son pupille, puis il s'aperçu que sa fille avait commencé à avancer dans la forêt, ses yeux inspectant le sol. Ses propre yeux regardèrent le sol, et il vit la trainée de sang qui menait à l'endroit vers lequel Caryssa se dirigeait. Heureusement, elle avait sorti sa dague de son fourreau, prête à se défendre. Ned suivit sa fille, ses trois fils et le restant de ses hommes suivant derrière lui, tous dégainant leurs épées.

Il entendit sa fille haleter, et il accéléra le pas, jusqu'à ce qu'il la voit accroupie près d'un animal très différent, très mauvais et très mort. Ned et Jon s'accroupirent devant la bête, de chaque côté de la jeune femme.

« C'est un monstre. »

« Oh, et je suppose qu'un kraken n'est pas un monstre ? Ça, Greyjoy, c'est un loup géant. » répliqua sèchement Caryssa, sans relever les yeux de la magnifique, et défunte créature et de ses six adorables chiots.

« Créature coriace. » dit son père, retirant le bois de cerf du poitrail de la mère. Caryssa tressailli, alors que son père jetait le bois par-dessus son épaule et elle sentit le courant d'air lorsque celui-ci passa à côté d'elle. Le bois d'un cerf mort dans le cou d'un loup géant mort… Caryssa ne pouvait voir cela que comme un présage, mais n'exprima pas ses sombres pensées à voix haute, de peur que les hommes ne rient d'elle pour être trop superstitieuse.

« Il n'y a pas de loups géants au sud du Mur. » déclara Robb, comme si la scène devant lui devenait inexacte juste par ce simple fait.

« Maintenant il y en a six, » dit Jon, en soulevant un et le passant à Bran. Ned regarda comme sa fille soulevait son propre louveteau, un d'un blanc presque pur avec des tâches grises réparties aléatoirement sur sa fourrure, lui souriant alors qu'il commençait à lui lécher le visage. Sa femme n'allait pas aimer ça. « Tu veux le tenir ? »

« Où est-ce qu'ils iront ? Leur mère est morte. » dit Bran, commençant déjà à s'attacher à l'adorable créature dans ses bras.

« Ils n'appartiennent pas à cet endroit. » dit Ser Rodrick. Le visage de Caryssa se tourna rapidement vers l'homme, un poids dans l'estomac, et elle serra le chiot plus fort contre son cœur à cette idée. Il n'était pas vraiment entrain de suggérer ce qu'elle pensait qu'il suggérait, n'est-ce pas ?

« Mieux vaut une mort rapide. Ils ne survivront pas longtemps sans leur mère. » dit son père, se relevant, et Caryssa écarquilla les yeux, avant de tourner son regard vers Théon alors qu'il descendait presque avec joie au côté de Bran et tendait le bras pour prendre le chiot de ceux du garçon.

« Exact. Donne le moi. »

« Non ! » cria Bran comme Théon saisissait le louveteau.

« Range ton couteau. » ordonna Robb, et Théon le regarda, se moquant du ton autoritaire de son 'futur Seigneur de Winterfell'. C'était l'une des raisons pour lesquelles elle avait toujours détesté Théon. Sa famille était des traitres, et son père l'avait accueilli par gentillesse, mais il avait tout de même réussi à devenir arrogant. Cela l'énervait au-delà des mots.

« Je reçois mes ordres de ton père, pas de toi. » répondit Théon, et il allait en dire plus lorsqu'il sentit le froid de l'acier sur sa gorge. Il tourna lentement la tête pour voir la Lady Archer pointant son épée sur son cou, un louveteau dans son bras libre et une lueur mortelle dans le regard qui signifiait des problèmes pour lui s'il ne cédait pas.

« C'est peut être vrai, mais le Roi lui-même ne pourrait pas te sauver si tu ne ranges pas ton couteau, Greyjoy. Souviens-toi juste qu'il n'y a pas d'endroit sur cette terre où tu pourrais te cacher et où je ne te retrouverais pas, » sa voix gardait la plaisante et douce qualité qu'elle avait toujours, mais elle avait un ton sombre et mortel qui envoya des frissons dans le dos de tous les hommes. Il n'y avait rien de plus effrayant qu'une femme en colère, et spécialement une femme Stark en colère. « Rend le chiot à Bran ou perd ta tête. »

Théon masqua sa propre appréhension, mais ne relâcha pas sa prise sur le louveteau. Il attendait les ordres de son seigneur, qui avait un air sur son visage entre l'amusement des menaces de sa fille et l'irritation qu'elle menace encore une fois son pupille. Il savait qu'il n'y avait aucune affection entre les deux, mais il avait espéré que cela s'améliorerait quand ils grandiraient. Mais cela semblait n'avoir fait qu'empirer avec l'âge. Où du moins du côté de Caryssa. Comme sa fille devenait plus belle chaque année qui passait, il avait remarqué que son pupille faisait plus attention à elle, mais il était juste un des nombreux hommes dans ce cas, et avait moins de chance que le fils du boucher de ce côté là.

« Lord Stark ! » appela Jon, comme leur père commençait à s'éloigner, attirant son attention. « Il y a six chiots. Un pour chacun des enfants Stark. Trois mâles, trois femelles. Le loup géant est l'emblème de votre maison. Ils sont destinés à les recevoir. »

Caryssa ne baissa pas sa lame avant d'être certaine que son père allait céder à leur souhait. Même là elle ne baissa pas sa lame avant qu'il n'ait fini de leur dire que les louveteaux devraient être dressés par eux, et qu'eux seuls seraient responsables de leurs destins. Une fois que Théon eût rendu son loup à Bran, il regarda ostensiblement l'épée toujours pointée sur sa gorge.

« N'as-tu pas l'intention de ranger ceci avant que quelqu'un ne se blesse ? » questionna Théon, et Caryssa arqua un sourcil à son intention.

« Comme tu veux, mais la prochaine fois, peut être que je n'hésiterai pas. » Caryssa lui fit un sombre sourire narquois, avant de porter son attention sur Jon, qui n'avait pas de loup géant. « Nous pouvons partager se louveteau. Je ne me sens pas bien d'en avoir un alors que tu n'en as pas. »

« Je ne suis pas un Stark. » répondit Jon, en essayant d'ignorer l'air contrarié sur le visage de sa sœur. Il savait que ça la blessait lorsqu'il se séparait lui-même de sa famille avec des mots durs, parce qu'à ses yeux, il était autant un Stark qu'elle.

Elle lui tourna le dos, et commença la courte marche vers sa jument, jusqu'à ce qu'elle s'aperçoive que Jon ne les suivait pas. Elle tourna la tête pour regarder en arrière, et vit Jon soulevant un minuscule loup d'un blanc pur d'une main.

« L'avorton de la portée. Celui-ci est pour toi, Snow. » dit Théon, lui adressant un sourire narquois.

« Ferme cet inutile orifice que tu appelles une bouche, Greyjoy. De la merde ne cesse de s'en échapper. » dit Caryssa, finissant le court voyage jusqu'à son cheval, laissant ses trois frères et cet idiot de Théon derrière elle. Elle rengaina son épée, et la remit dans sa sacoche, puis remonta difficilement sur son cheval avec le chiot dans un bras. Dès qu'elle eût réussi à s'installer confortablement sur sa selle, la petite louve jappa d'excitation ce qui fit rire Caryssa.

« Je t'appellerai… Rhaenyra. » dit Caryssa au chiot qui aboya joyeusement en retour.

Winterfell ne saurait pas ce qui l'avait frappé quand ils ramèneraient ses bébés loup chez eux.


Sa mère vint la voir avec des nouvelles de Port-Réal. Caryssa fut ensuite envoyée dans le bois sacré pour annoncer la mauvaise nouvelle à son père. Ned Stark et sa fille aînée avaient toujours été proches, du fait qu'elle était sa première née, et étaient chacun le confident de l'autre. Catelyn était toujours là pour son mari, pour tout, mais parfois, elle savait qu'il avait plus besoin du réconfort de sa fille que du sien. Caryssa était plus douce qu'elle, plus réconfortante, plus comme les froids flocons de neige plutôt que les durs blocs de glace. Donc au lieu de se rendre dans le bois sacré elle-même – elle se sentait toujours comme une étrangère en face des anciens dieux, malgré le fait d'avoir eu six enfants du Nord – elle envoya sa fille, sachant qu'elle pourrait annoncer la nouvelle en douceur.

Ainsi Caryssa fit le voyage dans les bois seule, écoutant le doux craquement des feuilles mortes sous ses pieds et fixant le petit rouleau dans sa main. Son père était assis devant l'Arbre Cœur, nettoyant son épée, Glace, de la précédente exécution. Il ne manquait jamais de se sentir coupable après une exécution, spécialement lorsqu'il s'agissait d'hommes qui fuyaient le Mur et rompaient leur vœux par peur, comme l'homme d'aujourd'hui.

Il ne releva pas la tête, mais elle savait qu'il l'avait entendue approcher.

« Je me souviens encore de la première fois où je suis venue ici pour te trouver nettoyant ton épée. Tu l'as posée sur le sol, m'as assise sur tes genoux et m'as dit que tu allais partir à la guerre. » dit Caryssa. Un sourire triste apparu sur ses lèvres alors qu'elle se rappelait se souvenir particulier.

Ned regarda sa fille comme elle s'approchait encore de lui, ses yeux bleus de Tully non pas sur lui, mais sur quelque chose de lointain, perdue dans ses propres souvenirs. Il se souvenait aussi de ce moment, étant l'un des plus durs qu'il ait connu. Laisser derrière lui sa femme et sa fille de deux ans avait été difficile pour lui, plus difficile qu'il ne l'aurait pensé. Alors même qu'elle faisait ses premiers pas, un précieux bébé aux cheveux bruns, elle était bien trop intelligente pour qu'il se contente de partir et revenir sans qu'elle s'en aperçoive. Il avait du expliquer à sa magnifique petite fille, qu'il avait un devoir envers son ami, qu'il devait chevaucher dans une guerre pour détrôner un roi fou, pour sauver sa sœur, sa tante. Il se souvenait qu'elle avait pleuré en silence, ses grands yeux le faisant se sentir incroyablement coupable.

« Je suis surpris que tu t'en souviennes, tu n'étais encore qu'un bébé. » répondit Ned, la regardant comme elle semblait glisser vers lui, ses yeux maintenant fixés sur le grand et blanc Arbre Cœur derrière lui. Caryssa avait toujours l'air chez elle dans les bois, la nature, et il avait toujours supposé que c'était dû au sang de Nordiste qui coulait dans ses veines.

« Je me rappelle la souffrance que ça m'avait causé, mais aussi la fierté. Mon père… sauvant le royaume d'un méchant roi. Je t'idolâtrais, tu sais, » Caryssa sourit, tournant finalement son regard vers son seigneur et père, une lueur d'amusement dans ses yeux inhabituellement tristes qui fit s'épanouir un sourire sur le visage de ce dernier. « Un guerrier intrépide et intimidant, un homme pour lequel les autres se battraient et mouraient avec joie. Je n'étais peut être qu'une enfant, mais j'étais toujours fière de toi, Père. »

« Comme j'ai toujours étais fier de toi, ma fille. »

Ce ne fût qu'à ce moment que Ned remarqua le rouleau de parchemin dans ses mains, et son expression triste, mais ce n'était pas de la tristesse pour elle-même. C'était pour lui, remarqua t'il. Caryssa vit où son regard s'était dirigé, et regarda ses mains, serrant le parchemin.

« Je suis tellement navrée, Père. » dit-elle simplement.

« Dis-moi. »

« Un corbeau est arrivé de Port-Réal. Jon Arryn est mort. La fièvre l'a emporté. Je sais comme il comptait à tes yeux. Ils disent que ce fût rapide, il n'a pas trop souffert. » dit Caryssa, insistant sur les derniers mots, essayant de donner à son père ce maigre réconfort.

« Ta tante, son garçon ? » questionna Ned, mettant son propre chagrin, aussi éprouvant qu'il soit, de côté pour le moment, ayant besoin de s'assurer que la famille de Jon Arryn allait bien et était en sûreté.

« Ils vont bien tous les deux, les dieux soient loués, » dit Caryssa, s'asseyant sur la seule pierre disponible en face de l'Arbre Cœur, assez près pour pouvoir atteindre son père s'il en avait besoin. Il demeura stoïque, gérant ses émotions calmement de la même façon solitaire qu'il avait toujours eu, de la façon qu'elle avait appris. « Le corbeau a apporté d'autres nouvelles. »

Son père releva rapidement le visage vers elle, et elle lui donna un moment, avant de continuer à parler.

« Le Roi est en route pour Winterfell, avec la Reine, ses enfants et le reste d'entre eux. »

« S'il vient si loin dans le Nord, ça ne peut être que pour une raison. » répondit Ned, regardant sa fille, dont le visage avait revêtit un masque sans émotion. Elle avait perfectionné cela au fil des années, retenant les émotions dont elle pensait qu'elles ne feraient qu'ajouter au poids déjà sur ses épaules, il le savait. Ils étaient toujours ouvert l'un à l'autre, mais sa fille avait un caractère compliqué.

« Mon père… Main du Roi. L'hiver vient vraiment, » dit Caryssa, sa voix cachant ses émotions aussi bien que l'expression stoïque de son visage. « Tu pourrais toujours dire non, Père. Le Roi Robert comprendrait. »

« Seul un fou dirait non à un roi. » répondit son père, et elle secoua la tête.

« Non. Seul un fou se jetterait volontairement dans la gueule du lion. »

Le père comme la fille savaient que bien que Robert soit le roi, c'était les Lannister qui avaient le contrôle, avec leur argent et leur lionne sur le trône en tant que Reine. Oui, un homme, ou une femme, serait fou de se jeter dans la gueule du lion, et les Stark n'étaient pas des fous.


Note de l'auteur :

Donc c'était le chapitre deux, merci d'avoir pris le temps de le lire, j'espère que vous avez aimé.

Que pensez-vous de Caryssa ? Je ne sais pas ce qu'est une Mary Sue, mais j'ai cru comprendre que ce n'était pas une bonne chose pour une OC d'en être une. Donc si elle l'est, d'abord expliquez-moi ce qu'est une Mary Sue, puis laissez-moi savoir ce que je peux faire pour changer cela.

Puisque je suis dans une humeur totalement Game of Thrones, je me concentre sur cette fic, donc mes autres histoires seront mises de côté pour le moment, jusqu'à ce que je retrouve la passion de les écrire.

Merci à ceux et celles qui suivent cette histoire et qui ont laissée des reviews. Merci beaucoup, j'espère que vous en laisserez d'autres.

A la prochaine fois,
SophStratt.

Note de la traductrice :

Voilà pour le chapitre deux ^^ J'espère que ça vous a plus. Et je m'excuse encore s'il y a des fautes. J'essaie vraiment d'en faire le moins possible car je sais à quel point c'est désagréable de lire un texte bourré de fautes.

Prochain chapitre : première apparition de Jamie ! =D J'essaierai de le poster le plus tôt possible. Peut être en début de semaine prochaine.

Encore une fois n'hésitez pas à laisser des reviews, que ce soit pour moi ou pour l'auteur, je les lui traduirai.

Rendez-vous au prochain chapitre ^^