Avant de lire le dernier chapitre de cette chose, je tenais à vous dire un ptit truc vous qui vous amusez à lire.
J'ai plus le temps de faire quoi que ce soit pour continuer cette histoire.

Peut être que je finirai par le trouver, mais de toutes façons cette histoire n'est pas quelque chose que j'avais prévu de faire.
Ça a été fait sur un coup de tête (un peu sous la menace aussi), et continué par de l'ennui couplé à l'envie d'écrire des conneries.
Il semblerait que ç'ait fonctionné, le pourquoi m'échappe encore un peu, mais tant que ça fait rire les gens autant continuer, pas vrai ?

Malheureusement, les évènements me poussent à stopper, ou du moins mettre en stand by tout ça.
Ce qui fait qu'ici se trouve une fin "non-officielle", si je puis dire, qui pourra être modifiée.
Ne soyez pas trop méchants. Je veux juste, au cas ou je n'aurais pas le temps de continuer à écrire ce machin, avoir une fin.

Vous n'allez sûrement pas apprécier, c'est très court et le ton change, mais c'est de toutes façons plus ou moins ce que j'avais en tête pour finir, et j'éspèrais que cette idée finirait par évoluer, mais contraint par le temps...

Pour contrebalancer le serieux de cette courte fin, j'ai donc utilisé du Brassens.

C'est joyeux du Brassens, non ?

Bon tant pis.

J'remercie tout de même ceux qui ont apprécié tout ce bordel insensé, et m'excuse auprès de ceux qui aurait voulu voir tout ça continuer.

Bises,

À la prochaine !


Miserere mei, Deus

Partie 7

Le fantôme

C'était tremblant, c'était troublant.

Mathieu assiste à la scène et ne peut rien faire d'autre que crier sans qu'un son ne sorte.
La bouche ouverte, la gorge rouge, la supplique puissante mais malgré tout muette n'a pour effet que de le faire pleurer.

Les larmes coulent le long des joues, et l'action se déroule au ralenti.
Le patron est un enfoiré, c'est pas nouveau, mais là c'est d'Antoine dont il s'agit.
Foutu Patron…

Je suis un p'tit poucet perdu
Un pauvre fantôme en déroute

Les souvenirs fusent et partent en vrille, Mathieu se fiche des souvenirs. Ils déferlent sans s'arrêter comme pour lui rappeler le pourquoi de son amitié, mais tout ça c'est du flan. Il sait le pourquoi de l'amour qu'il porte envers son ami, et le voir souffrir... le voir mourir est au dessus de ses forces.

Plus de trace des feux follets
Pus de trace des osselets
Dont j'avais jalonné ma route

De plus, de la perspective de Mathieu, c'est lui qui presse la gâchette. Il sent son doigt appuyer lentement, il sent ses lèvres sourire. Il sent la gorge rire, il voit la peur sur le visage d'Antoine.

Il voit que lui aussi pleure.

Et dans ce siècle profane où
Les gens ne croient plus guère à nous,
On va crier à l'imposture.

C'est trop tard maintenant.

Un dernier cri qui fait seulement écho dans l'esprit de Mathieu, et Antoine meurt, pour une connerie.
Une simple histoire d'orgueil, de folie. De la merde.
Une fin comme ça est indigne d'un individu tel que lui.
Comment est ce que quelqu'un qu'il aime pouvait se faire abattre dans la rue ?

" Venez, dis-je en prenant sa main,
Que je vous montre le chemin,
Que je vous reconduise at home "

L'histoire finirait ici

Les yeux plein de larmes, il s'aprète à voir, justement, la fin de l'histoire.

L'explosion retentit et le crâne d'Antoine explose dans une effusion sanglante. Son corps s'effondre sur le sol alors que Mathieu est toujours enfermé, prisonnier des actions du meurtrier.

Le Patron rigole, range son flingue, et part s'éloignant de la Fuego.

L'esprit de Mathieu se vide. Il ne reste plus rien. C'est de sa main que son ami est mort.
Son meilleur ami.

Son seul ami.

Mettant le fantôm' sous mon bras,
Bien enveloppé dans son drap,
Vers mes pénates je l'emporte !

L'esprit se vide, il n'a plus la force.
Il s'efface, petit à petit. Toujours sans mots, sans son, sans musique sans sentiments.

Tout s'efface, lui, sa tristesse, son horreur, et son amour.
Le Patron ne perdra plus jamais le contrôle.

Mathieu n'est plus qu'un fantôme.

Au p'tit jour on m'a réveillé,
On secouait mon oreiller
Avec un' fougu' plein' de promesses.
Mais, foin des dédic's de Capoue !
C'était mon père criant : " Debout !
Vains dieux, tu vas manquer la messe ! "