Salut les péteux.
Pour ceux (et surtout celles j'imagine) qui désiraient une suite autre que ce que j'ai proposé dans la partie 7, voici la partie 7 bis, qui ressemble un peu plus à ce que je voulais faire à la base (avant de finir comme dans la partie 7 bien sûr, mais voilà)
Le début va vous paraitre familier, c'est normal les enfants.
J'vous kiffe un peu, mais pas trop.
Plein de bisous.
Miserere mei, Deus
Partie 7 (bis)
Bifurcation
C'était tremblant, c'était troublant.
Mathieu assiste à la scène et ne peut rien faire d'autre que crier sans qu'un son ne sorte. (Mais il peut étrangement se curer le nez ? l'esprit est un truc vraiment étrange)
La bouche ouverte, la gorge rouge, la supplique puissante mais malgré tout muette n'a pour effet que de le faire pleurer.
Les larmes coulent le long des joues, et l'action se déroule au ralenti.
Le patron est un enfoiré, c'est pas nouveau, mais là c'est d'Antoine dont il s'agit.
Foutu Patron…
Je suis un p'tit poucet perdu
Un pauvre fantôme en déroute
Les souvenirs fusent et partent en vrille, Mathieu se fiche des souvenirs. Ils déferlent sans s'arrêter comme pour lui rappeler le pourquoi de son amitié, mais tout ça c'est du flan. Il sait le pourquoi de l'amour qu'il porte envers son ami, et le voir souffrir... le voir mourir est au-dessus de ses forces.
Plus de trace des feux follets
Pus de trace des osselets
Dont j'avais jalonné ma route
De plus, de la perspective de Mathieu, c'est lui qui presse la gâchette. Il sent son doigt appuyer lentement, il sent ses lèvres sourire. Il sent la gorge rire, il voit la peur sur le visage d'Antoine.
Il voit que lui aussi pleure.
Et dans ce siècle profane où
Les gens ne croient plus guère à nous,
On va crier à l'imposture.
C'est trop tard maintenant.
Un dernier cri qui fait seulement écho dans l'esprit de Mathieu, et Antoine meurt, pour une connerie.
Une simple histoire d'orgueil, de folie. De la merde.
Une fin comme ça est indigne d'un individu tel que lui.
Comment est-ce que quelqu'un qu'il aime pouvait se faire abattre dans la rue ?
" Venez, dis-je en prenant sa main,
Que je vous montre le chemin,
Que je vous reconduise at home "
L'histoire finirait ici
Les yeux plein de larmes, il s'apprête à voir, justement, la fin de l'histoire.
Un léger « clic » retentit alors.
Une pause s'ensuit, et Antoine ouvre enfin les yeux alors que Mathieu reste bouche bée (dans sa tête) pour y voir la tête du Patron avec un énorme sourire. Celui-ci éclate de rire :
« Ah putain mon con tu devrais voir ta TRONCHE bordel de merde. Y'a la sécurité sur le flingue ! Espèce de gros trou du cul va. Et vas-y que ça se met à chialer et à serrer les poings… oh le drame ! »
Antoine reste toujours silencieux et se laisse tomber sur le sol en s'appuyant sur ses mains, comme s'il venait de faire un effort surhumain. Il est essoufflé et tremble un max.
Le Patron continue de rigoler et range son flingue et se dirige vers la Fuego.
« Vous auriez pas un ptit truc à grailler par hasard ? »
Antoine se relève, vire la poussière de son pantalon et avance rapidement vers le Patron en lui gueulant dessus :
« MAIS TU SERAIS PAS UN PEU MALADE GROS CONNARD ? »
« Allez ça repart… »
« Non mais SANS DECONNER quoi, tu te fous de ma gueule ? TU TE RENDS COMPTE DE LA FLIPPE QUE JE ME SUIS TAPEE ? »
« On va dire que ça t'apprendras à m'insulter et à me prendre pour une bille. »
« Mais putain t'es vraiment pas bien dans ta tronche. »
Antoine est rouge de colère et se trouve désormais au niveau du visage du Patron qui baisse légèrement ses lunettes pour créer un contact visuel.
« On va s'embrasser là ? Non parce que je dois te prévenir je me suis pas brossé les dents. Alors juste un smack ok ? »
« T'es vraiment un gros connard de merde. »
« Oui bébé. » Il grimpe sur la Fuego d'un petit bond et s'allonge sur le capot. « Mais c'est ce qui fait mon charme tu trouves pas ? Un méchant bonhomme dont on est sûrs qu'il a plein de sentiments sous sa carapace de dignité » dit le Patron en faisant un visage tout triste pour se moquer d'Antoine
« Bon. Sinon, qu'est-ce que tu fous là ? Et pourquoi tu peux pas juste me foutre la paix une bonne fois pour toute ? »
« Tu me fais penser…. A un petit chien. Non sans rire, un petit chien tout fou. On sait pas si tu veux me mordre ou si tu veux grignoter un os à moelle. Tu veux grignoter mon os à moelle ? Ou me mordre, j'aime les deux. »
« Tu peux te le foutre au cul ton os à moelle. »
« Oh crois moi j'ai essayé, mais il me manque juste un peu de longueur. Mathieu est petit sur chaque niveau. C'est vraiment pas le pied de contrôler son corps… A part bien sûr pour les bastons, j'ai plus de traction j'suis plus proche du sol, c'est bien ça. Pour baiser aussi. Enfin sauf pour la partie taille, encore une fois. Mais là c'est le talent qui peut s'exprimer ! »
Antoine réponds pas, il en a sa claque de parler avec un tel enfoiré.
« Bah alors, tu réponds plus ma mignonne ? »
« Tu sais quoi mec, si tu comptes rester pour me péter les noyaux, autant qu'on fasse quelque chose de productif. »
« Genre me faire un massage ? »
« Genre aller se trouver une laverie, j'sais pas si t'as remarqué mais nos vêtements commencent à refouler »
« Je pensais que c'était voulu. Ça m'attire les mecs crades. »
« Ferme ta gueule »
« Continue. Insulte moi en allemand. »
« Je parle pas allemand »
« J'ai appris à parler allemand, y'a longtemps, pour pécho de la blonde en Bavière. Mais figure toi que, crois le ou pas, les allemandes ont toutes les pieds poilus. On dirait des singes. C'est taré ! Je m'en rappelle d'une en particulier... elle était naine, allemande bien sûr, et en costume traditionnel bavarois. On était sur le balcon, j'avais deux bouteilles d'alcool dans les mains et elle tenait uniquement grâce à ma- »
« -Charmante histoire, désolé de te couper, garde la suite pour plus tard bien sûr, mais pourrait on bouger ? Parce que j'en ai marre de sentir la poule moisie. »
« La poule moisie, ça me rappelle mes vacances en corèze ça. J'étais avec ce petit travlo nommé Chico... »
Le Patron raconte son histoire à Antoine pendant que les deux cherchent une laverie avec un sac de linge sale, histoire que je n'écrirai pas ici parcequ'elle est vraiment dégueu. Sans rire.
« - et il était totalement attaché au lustre, sans déconner j'avais jamais vu un travlo aussi souple ! Sa bouche était pleine de - »
Non. Juste non.
Après une bonne quinzaine de minutes à marcher, l'histoire du Patron n'est toujours pas finie, mais peu importe puisqu'ils arrivent enfin devant une laverie.
« - et là je déroule entièrement le reste du- oh on est arrivés déjà, c'est fou ce qu'on voit pas le temps passer quand on s'amuse ! »
Antoine, totalement dégoûté par ce qu'il vient d'entendre n'arrive pas à prononcer un mot, et s'engage dans le bâtiment comme pour fuir l'histoire horrible que venait de lui raconter l'homme aux lunettes de soleil. Dans la laverie une radio dispense une musique qui risque bien d'aider Antoine à se détendre.
Il fouille sa poche pour y trouver de quoi acheter de la lessive et en sort un ticket pour le parc asterix. Les larmes montent. Souvenirs...
« Eh bah alors, c'est ça une laverie ? Chiée de merde, c'est vraiment NAZE ! Je pensais que y'aurais genre des meufs à poil et des mecs torse-nu qui viendraient avec de quoi nous asperger et ensuite on se roulerait dans la mousse ensemble... Comme pour l'enterrement de ma mère. »
Sans dire un mot, le chevelu répartit sa lessive entre plusieurs machines et les lance toutes, affichant une heure de lavage.
« T'es pas très bavarde Betty Boop. Me dis quand même pas que t'aime pas quand je te parle ? »
« Putain, je sais pas comment m'exprimer avec toi... euh.. comment tu t'appelles en fait ? »
« Confidentiel. Donc tu veux pas me parler ? »
« Tout juste. Je te le gueule depuis que t'es revenu m'emmerder. »
« Ah. Bon. Je pensais que tu déconnais ma pupute. Je pensais que toi et moi c'était du solide, comme au vietnam. Avec Jonnhy mon pote de baraquement, on avait tatoué le nom de l'autre sur la fesse gauche... un lien puissant. On s'enculait aussi. »
« Mais juste arrête de parler, tout le temps sans arrêt, ferme là, sans rire, c'est lourd. Je peux pas te blairer je veux que Mathieu revienne, s'il te plaît, tu peux pas aller violer des putes dans ton monde à toi ? Et me lâcher enfin la grappe ? »
« Bon. Si telle est ta volonté. Je suppose que quand quelqu'un nous demande d'aller violer des putes on peut pas vraiment dire non. »
« Voilà. »
« J'en baiserai une pour toi. Je ferais bien gaffe que ce soit un mec. »
« Merci, barre toi. »
« Bisous. »
Le Patron s'apprête à ranger ses lunettes lorsque la baie vitrée de la laverie explose sous le coup d'une multitude de tirs venant de la rue.
Les connards sont arrivés !
Antoine et le Patron se cachent tous les deux chacun derrière une machine à laver et sorte leur arme, vérifient qu'elles soient bien chargées et jettent un rapide coup d'œil l'un vers l'autre.
« En fin de compte si tu pouvais rester quelques minutes... » dit Antoine au Patron alors que les tirs transforment le mur de placo en confettis.
« Je savais que tu m'aimais au fond de toi. Fait péter ton flingue. »
« Mais.. »
« Tu veux que j'te sorte de la merde ? Fait péter ton flingue merde ! »
« Bon, d'accord. »
Les tirs ne semblent pas vouloir s'interrompre et Antoine d'un geste rapide fait glisser son pistolet sur le carrelage, atteignant l'arrière de la machine à laver du Patron.
« Merci bébé. »
Le Patron ajuste ses lunettes, sort une clope et l'allume.
Il prends bien 30 secondes pour fumer, tranquillou, pendant ce temps Antoine se protège la tête et en particulier les oreilles et ne semble pas du tout serein contrairement à son camarade.
Le début de Mother par Danzig se fait entendre à la radio.
Le Patron esquisse un sourire, tends l'oreille et semble attendre quelque chose.
Hochant la tête, il compte. Il compte quoi ?
Les tirs continuent de fuser. Il continue de compter.
Il arrête enfin de hocher la tête et se lève d'un coup, les tirs s'arrêtent en même temps, les connards doivent recharger.
Tell your children not to walk my way
Tell your children not to hear my words
What they mean, what they say
L'action se déroule au ralenti. Le Patron fait face à une vingtaine d'hommes armés armé de deux pistolets. Il ajuste sa veste révélant deux mitrailleuses légères et assez de chargeurs pour armer une division de l'armée de terre.
Son grand manteau se rabat derrière dans un ample mouvement qui déchire la classe.
Can you keep them in the dark for life
Can you hide them from the waiting world
Les soldats contre qui il se présente restent immobiles et tentent de recharger leurs armes, visiblement abasourdis par le choix de l'homme à lunettes de se donner à eux avec tant de facilité.
Le Patron marmonne les paroles de la chanson alors qu'elle blaste avec plus d'intensité au travers des hauts parleurs de la laverie.
« Gonna take your daughter out tonight... Gonna show her my world... »
Son sourire s'accentue, il presse ses doigts sur les gâchettes pendant qu'Antoine reste caché, ne voyant que le Patron tirer avec un calme qui dépasse l'entendement.
Not about to see your light
But if you want to find hell with me
« I can show you what it's like, till you're bleeding »
Chaque tir atteint sa cible, les crânes explosent, le sang fuse, sous le choc des projectiles les protections s'écrasent et les soldats s'effondrent. Lâchant leurs armes, criant et s'affolant de la facilité avec laquelle il les descends les un après les autres.
Ils se remettent à tirer et le Patron effectue une roulade sur le côté, en profite pour recharger rapidement. Il range son pistolet dans sa ceinture et fait glisser le prêt d'Antoine vers là ou le chevelu se cache.
Le Patron toujours pétant la classe se saisit des deux mitrailleuses, les arme d'un mouvement rapide et place son doigt sur les gâchettes.
Tell your children not to hold my hand
Tell your children not to understand
Il se relève alors que les tirs continuent de fuser sur l'obstacle derrière lequel il s'était planqué. Tirant des deux mitrailleuses à la fois il termine de briser le peu de verre qui se trouvait en travers de lui et du peloton de connards. Dézinguant tout ce qui passe devant ses yeux, il se rapproche petit à petit de la pile de cadavre qu'il a dressé devant la laverie et dans la rue pourtant si calme quelques minutes auparavant.
La foule de soldat qui se trouvait là en est réduite à un jeune qui a lâché son arme et lève les mains en l'air, et deux autres blessés sur le sol, gémissant et appelant à l'aide.
Il range les mitrailleuses, et ressort son calibre.
« Alors maintenant on arrête les conneries les couillettes. Toi ! » il pointe un des blessés avec son flingue. « Tu me dis tout de suite qui vous envoie aux trousses des deux abrutis et tu me dis où je peux le trouver, sinon au lieu de ton épaule c'est tes couilles que je bousille. »
« Va te faire foutre. »
« Ah, ça ça coûte plus qu'une paire de boules. » réponds le Patron avant d'exécuter le soldat d'une balle dans la tête.
Le jeune soldat semble encore plus apeuré et recule progressivement pour essayer de s'enfuir. Le Patron, sans le regarder, le menace de son arme et lui dit « Si tu bouges de là mon coco je te dézingue. T'as une chance de t'en sortir si tu bouges pas d'un pouce et que tu fermes ta gueule. J'espère pour toi que ton pote là avec la jambe trouée va pouvoir me donner des infos sinon c'est de toi que j'vais devoir les tirer. »
Le jeune soldat ne bouge plus, tremblant.
« Alors, t'as bien entendu ma question je pense, mais je vais répeter au cas ou. Qui sont les enflures qui vous envoient et où est ce que je peux les trouver ? »
« Qu'est ce que ça peut te foutre. Comme si tu pouvais y faire quoi que ce soit de toutes façons, ils vont vous buter quoi qu'il arrive. »
« Mauvaise répoooonse. » dit le Patron en souriant alors qu'il place le canon de son arme sur le genou intact de sa victime et qu'il presse la gâchette. Le soldat pousse un cri alors que sa rotule explose émettant un son dégueulasse et giclant du sang de partout.
« Je dois répéter ? Tu veux que je fasse une salade avec tes pruneaux ? Ou peut être que je t'arrache les yeux et te les fasse bouffer ? Ou peut être tu veux que je t'encule tout en te flinguant les extrémités à chaque fois qu'un son s'échappe de ta bouche ? JE VEUX UNE REPONSE GROSSE TARLOUZE »
« J'EN SAIS RIEN, OK ? ET SI JE SAVAIS JE TE DIRAIS PAS ESPECE DE TANTE. VA TE FAIRE FOUTRE PUTAIN. »
« Je te laisse une dernière chance »
En disant ça le Patron explose les testicules du soldat d'un tir à bout portant. Ce dernier crie de plus belle.
« ESPECE D'ENFLURE PUTAIN, ESPECE DE PUTE. »
« JE SAIS QUE TU MENS SALOPE, TU ME REPONDS SINON JE TE FLINGUE ET JE M'ATTAQUE AU JEUNOT LA BAS. »
« FLINGUE MOI ALORS. »
« Hmm. Non. Non au final non. »
Méticuleusement, le Patron place son canon sur chacune des articulations du soldat et procède à une destruction systématique de celles-ci. A chaque tir le soldat convulse et hurle de douleur pendant que le jeune soldat dans son coin se met à pleurer.
« Tu bougeras pas d'ici comme ça, et tu vas crever bieeeen lentement. »
« AAAAAAAAAAAAAAAAAAAARGH ESPECE DE SALOPARD PUTAIIIIIIIIN »
« Non par contre tu ferme ta gueule s'il te plaît, je vais parler avec notre ami le pleurnichard. »
Plaçant son canon dans la bouche du soldat, il lui tire sur la langue et lui troue le côté du visage.
« Voilà. »
L'homme à lunettes de soleil se relève et se dirige calmement, en rechargeant son arme, vers le jeune homme terrifié.
« Je t'explique vite fait ce qu'il va se passer. T'as l'air d'une bleusaille toi. Je suis pas con, je sais bien qu'on dit pas aux bleusailles tous les détails d'une opération, contrairement à ce que ton pote le nouvellement castré et estropié savait. Alors ce que tu vas faire, c'est que tu vas retourner voir ton supérieur dans votre QG pourri, tu vas lui expliquer ce qu'il vient de se passer, et tu vas même lui transmettre un petit message. Hoche la tête si tu es ok. »
Tremblant énormément, le gamin hoche la tête plusieurs fois.
« Bien. Donc, tu vas leur dire que soit ils lâchent l'affaire avec Antoine et Mathieu, et on oublie tout, soit maintenant au lieu de chasser Antoine et Mathieu ils vont se faire chasser par moi. Et tu leur décrit bien tout ce qu'il vient de se passer ici hein ? »
Le gamin hoche encore la tête.
« Bien. Tu leur explique aussi que s'ils s'avèrent qu'ils veulent tenter leur chance au fait d'être chassé par Le Patron, ils ont intérêt à bien jouer leur coup. Si je les choppe, je ferait bien gaffe à leur insérer une demi tonne d'explosif dans leur cul, je leur couperait les membres et leur flinguerai les os, et ne ferait tout péter que quand ils seront sur le point de s'évanouir à cause de la douleur que je vais leur infliger. C'est clair ? »
Le gamin hoche la tête de plus belle et les larmes partent dans tous les sens.
« Allez, va champion. Oublie pas, dis leur bien qu'ils vont douiller leur mère ! Raconte leur ! Dis leur qui je suis ! Le Patron ! Allez va-t-en avant que je change d'avis et que je décide de te baiser, te buter et d'aller leur passer le message moi même. »
Il se lève précipitamment, manquant de se péter la gueule et part en courant vers la sortie de la ville.
« Antoine chou ? »
« Eh beh putain. » réponds Antoine en sortant de sa cachette. « T'y vas pas avec le dos d'la main morte. »
« Tu peux pas savoir à quel point je kiffe buter des gens mon salaud. »
« Oh je commence à avoir une petite idée. Merci. »
« Mais pas de problème Antoinette. »
« Pas très recherché... »
« Tiffany ? »
« Mieux. »
« Pas comme si j'en avais quelque chose à carrer. »
« Non bien sûr. »
« Tu veux m'aider à nettoyer tout ça ? »
« Quoi ? »
« C'était une blague. Je pense qu'on ferait mieux de se tirer. »
« Yep. »
Quittant les lieux du crime juste avant que les flics ne débarquent, les deux comparses se dirigent vers la Fuego garée à 15 minutes d'ici.
« Bon, faudra que j'explique tout ça à Mathieu moi... »
« Oh t'inquiète il a tout vu. »
« Comment ça ? »
« Bah, ouais, Mathieu voit tout ce que je fais, et vice versa, on partage ça comme connexion, c'est plutôt cool, je peux le voir quand il se bran »
« Je veux pas savoir en fait. »
« Du coup il a tout vu, il a vu que t'étais une fiotte et il a vu que j'étais ultra badass. »
« Pour changer. »
« Exactement Leïla, tu choppes le truc ! C'est bien. Bon allez, fais moi un bisou, j'vais rentrer chez moi. »
« Ah tu t'en vas ? »
« Quoi maintenant tu veux que je reste ? »
« Oh, grand dieu non. »
« Voilà. Je violerai une pute en ton honneur. »
« Trop sympa. »
« Mais pas de problème mon lapin. »
Le Patron retire ses lunettes et les range dans le compartiment dédié de la ceinture de Mathieu.
Un clignement d'yeux, et Mathieu est de retour.
« PUTAIN DE BORDEL DE MERDE ANTOINE ! »
Il se jette sur Antoine et le prends dans ses bras.
« Wow, mec, stop, homo barrier »
« Rien à foutre, j'ai cru que cet abruti allait te buter. Je l'ai vu en fait te buter. C'était bizarre, et en fait t'étais pas mort. J'écoutais du Brassens et tout je croyais que »
« T'écoutais du Brassens ? »
« Ouais en fait dans la tête du Patron y'a de la musique. »
« Quoi ? »
« Laisse tomber, difficile à expliquer. »
« Oh ça à l'air. »
« Mec, on se tire par contre parce que les flics vont nous trouver j'pense. »
« Yep, direction ? »
« Direction Bouzel. »
« Bouzel sans déconner ? »
« Je suis sûr qu'on trouvera quelque chose là bas qui nous dira où sont les salauds. »
« Ah parce que toi aussi tu veux aller leur péter la gueule ? T'es pas dingue ? »
« Pas moi, Le Patron, moi je peux pas faire ça t'es fou. »
« Ouais enfin je te rappelle qu'il est fou également et que s'il se fait buter c'est toi qui trinque. »
« Il peut pas se faire buter. »
« Quoi ? »
« Il est entraîné, ces petzouilles peuvent pas grand chose contre lui, t'as bien vu. »
« Là c'était des petzouilles mais là bas ce sera peut être moins des petzouilles. »
« T'inquiète. Ça va passer. En plus je pense que quelqu'un va pouvoir nous aider. »
« Hm, je crois deviner. »
« Yep, ce bon vieux Charles. »
Les deux compagnons réunis montent dans la Fuego, font péter le moteur avec force et courage et se tirent de ce patelin, en oubliant leurs vêtements dans les machines à laver.
