5. Vie ou Mort ?

Honnêtement, si vous me demandez ce que je pense de la mort, je vais vous répondre que je ne pense pas que la mort représente la fin. Mais je ne pense qu'elle représente le début non plus de quoi que ce soit…Ou peut-être le début de notre réelle vie, le début de là où on doit vraiment être.

La mort n'est pas une étape qui marque la fin de notre vie, car s'il y a quelque chose après la vie, et qu'il n'y a pas d'autre étapes après la mort, alors elle doit être la réelle place où l'on doit se trouver.

La mort est une transition entre la vie et ce qu'il y a après, je pense que la mort est magnifique, la mort est un endroit sans peur, sans douleur, sans tristesse, sans colère, sans jalousie, sans rien de tout cela. Le seul problème, c'est que les vivants, eux, n'ont plus accès à leurs proches.

Pourquoi devoir séparer la mort et la vie ?

Pourquoi ne pas faire de ces deux choses, une et même chose. Je ne comprends pas.

Pourquoi les cimetières sont si sinistres alors que la mort est si merveilleuse !

Les tombes ne devraient pas être grises, mais jaune, rouge, orange, verte clair ou même bleu ciel !

Les cimetières devraient regorger de vie et de joie, malgré le fait que l'on ait « perdu » quelqu'un. Mais ce n'est pas parce qu'on ne le voit plus, qu'il n'est plus là.

Dans ce qu'on appelle les EMI – les expériences de mort imminente – tous ceux qui ont traversés ça, disent s'être vu flotter au dessus de leur corps pendant un certains moment et de voir ce qui se passait, puis d'être allé dans une sorte de prairie enchantée…Mais moi, je reste au dessus de mon corps…Comme si quelqu'un voulait me maintenir en vie…Comme si…Quelque chose me tirait vers la vie…

Mais je n'ai pas envie de revenir…Je suis tellement bien, ici…Je veux rester ici, pitié…

-GWEN, GWEN, PITIÉ, RESTE AVEC MOI ! Hurla Peter Parker alors que ses doigts se resserraient autour du corps de Gwen Stacy.

-Il n'y a pas d'impulsion, je suppose, marmonna Harry Osborn, elle est donc morte.

Un long silence suivit la déclaration d'Harry, lorsqu'au bout de quelques minutes des sanglots brisèrent le silence de mort qui s'était abattu.

-Gwen…

-Elle était vraiment belle, constata Harry, quel gâchis.

-…Pitié, Gwen, reste avec moi…Je t'en prie…

-Lâche-la, Peter. Elle est morte.

-Tu n'es qu'un salaud, cracha sèchement Peter, je te déteste tellement. Je devrais te tuer…

-Et qu'est-ce que tu attends ? Siffla Harry en s'approchant de Peter.

-Je ne veux pas commettre de meurtre ici…C'est l'endroit où Gwen a…A rendu son dernier souffle…Cet endroit ne mérite pas d'être souillé avec le sang d'une crapule comme toi !

Peter continua de bercer le corps de son amour perdu en sanglotant tranquillement, lorsque soudainement, un petit bruit attira l'attention de Peter.

Boum.

Il se détacha de Gwen et regarda son visage pâle et ses yeux fermés.

-Ouvres tes magnifiques yeux…Allez vas-y…

Boum.

Harry regarda le corps de Gwen, les dents serrés.

Cette trainée a survécu ! Hurla le Bouffon dans l'esprit d'Harry.

« Qu'est-ce qu'on fait ? »

On prend ce qui nous revient de droit !

« Quoi ? »

Si elle a survécu, autant en profiter…

« Je vois ce que tu as en tête, Harry, mais qu'est-ce qu'on fait de lui ? »

On le prend par surprise.

Harry monta sur son planeur, et le mit en mode « plein turbo » il appela son ancien meilleur ami :

-Hé Peter !

Peter se retourna, et au même moment, le planeur fonça vers lui, il sauta pour l'esquiver et Harry s'empara de Gwen, laissée au sol, et se mit à rire.

-HARRY ! Hurla Peter, RENDS-LA MOI !

Harry s'envola très haut dans le ciel, de sorte que Spider-Man, même avec ses toiles, ne pourrait le suivre et se mit à voler à toute allure à travers New York, il ne se dirigeait pas vers son appartement, il se dirigeait là où il adorait réfléchir…Et il adorerait réfléchir à deux.

Le hangar abandonné.


Lorsque Gwen ouvrit ses paupières, elle sentit immédiatement une douleur dans ses bras ramenés au dessus d'elle, elle tenta de libérer ses poignets, mais ceux-ci étaient fermement serrés avec une corde bien serrée, seuls ses jambes étaient libres, elle regarda autour d'elle, du mieux qu'elle put, malgré la corde, elle était attachée à des barres de fer et était allongée sur un matelas. Elle ne portait que ses sous-vêtements, ses vêtements étaient à terre, dans la poussière.

-Peter ?

Elle se doutait bien que Peter ne l'aurait jamais attachée, mais elle espérait qu'il était là, attendant qu'elle se réveille pour la sauver.

-H…Harry ?

-Bingo, murmura une voix froide dans l'ombre.

Harry s'approcha, il ne portait plus son armure, à vrai dire, il ne portait pas grand chose à part un caleçon noir. Gwen déglutit, s'attendant au pire.

-Que…Qu'est-ce que tu me veux ?

-Ce que je t'ai toujours voulu au départ…Ta mort, mais avant…Le Bouffon et moi aimerions satisfaire quelques envies…

-Quoi ?

-Tu as très bien compris, Gwen.

-Ne…Ne fais pas ça…

Harry s'installa au dessus de Gwen, tandis que celle-ci se mit à bouger les jambes, pour l'empêcher de s'installer.

Harry plaça ses deux mains sur ses cuisses nues pour qu'elle arrête ce qu'elle faisait.

Il arracha le soutien-gorge d'un mouvement brusque et l'envoya près du reste des vêtements de Gwen.

-Arrêtes, arrêtes !

Il se pencha et ramassa un ruban adhésif sur le sol, Gwen en profita pour le faire basculer avec ses jambes, il rit froidement et secoua la tête :

-Gwen…Gwen…Arrêtes de résister, ça ne sert à rien. Ton prince charmant ne viendra pas, il n'a aucune idée de là où on peut être, et il ne s'en doutera pas, il cherchera partout dans la ville, mais il ne pensera jamais à venir ici.

Harry détacha un morceau de ruban et le colla sur la bouche de Gwen afin qu'elle se taise une bonne fois pour toutes.

Il arracha sa culotte, et enleva son caleçon noir, les yeux verts d'Harry sondèrent le corps nue de Gwen avec appréciation.

« Enfin ! »

Hum…Dépêches-toi, Harry. Je n'en peux plus…

« Moi non plus. »

Gwen continuait de marmonner dans le ruban et de crier, Harry arracha le ruban pour l'embrasser. Cette fois-ci, il ne fit pas l'erreur d'y mettre la langue et ignora les dents de Gwen qui tentaient de faire saigner ses lèvres sales.

-Harry, dit-elle quand il consentit enfin à la laisser respirer, je t'en prie. Arrêtes, je…s'il te plaît, je…

Gwen arrêta de parler, et releva soudainement son genoux afin qu'il aille cogner contre l'entrejambe de Harry qui laissa échapper un cri de douleur.

Gwen se releva et se dépêcha d'enfiler sa jupe et son haut, elle n'avait pas le temps pour ses sous-vêtements, elle prit son manteau vert mentholé et s'enfuit aussi vite qu'elle put, elle atterrit en plein cœur de Manhattan et se dirigea vers une cabine téléphonique.

Elle s'empara du téléphone et fouilla dans sa poche afin de prendre les quelques pièces qu'elle avait et de les glisser dans le trou réserver aux pièces.

Mais les pièces n'y étaient plus, Gwen jura fort et regarda sur quelle rue elle était.

47ème rue.

Flash habitait tout près, Gwen courut vers son appartement et sonna comme une détraquée à l'interphone, au numéro 3 où il y avait marqué : Thompson.

-Allô ? Répondit une voix grave.

-Monsieur Thompson, c'est Gwen Stacy, la tutrice de Flash, j'ai vraiment besoin d'aide !

-Heu, en fait, c'est moi, Flash. Heu Attends, Gwen, je te fais entrer.

La porte émit un bruit sourd et Gwen entra sans hésiter et prit l'ascenseur, le cœur battant.

Harry la rechercherait bientôt, si il n'était pas déjà en train de ravager New York pour la retrouver…Idem pour Peter.

Flash ouvrit la porte et Gwen entra dans l'appartement sans hésiter et ferma la porte, respirant bruyamment.

-Salut, Gwen. Qu'est-ce qui se passe ?

Gwen enleva son manteau et le posa sur le canapé, avant de se diriger vers la cuisine pour boire un grand verre d'eau. Elle était trop stressée pour penser à la politesse.

Les parents de Flash n'étaient visiblement pas là, Gwen s'assit sur le canapé, et ferma les yeux.

-Désolé, finit-elle par marmonner, je…je ne peux pas expliquer, mais j'aurais besoin de ton téléphone, s'il te plaît.

-Mais Gwen, dis-moi.

-Non, non, non, je…je ne peux pas.

-Pourquoi tu n'as pas de soutien-gorge ? Remarqua Flash en voyant la parfaite forme de ses seins sous son chandail.

-Je…J'étais sur le point de…De me faire violer, mais je me suis enfuis.

-Quoi ?

-Il faut que j'appelle Peter…

Flash hocha la tête et lui tendis son téléphone, Gwen s'en empara et composa le numéro de Peter.

-Flash, dit-elle pendant que la tonalité résonnait dans ses oreilles.

-Oui ?

-Merci.

-De rien. Je suis content que tu n'ais rien.

Gwen s'éloigna de Flash afin de parler librement à Peter sans que cela paraisse suspect ou louche.

-Allô ?

-Peter !

-GWEN ! Où es-tu ?

-Je suis chez Flash, je me suis réfugié chez lui après avoir…distrait Harry.

-D'accord, d'accord, je suis là dans deux minutes, okay ? Ne bouge pas de là.

-Très bien. Peter ?

-Oui ?

-Fais attention. Harry doit être furieux, je ne veux pas d'une énième bataille.

-D'accord.

La communication coupa et Gwen soupira de soulagement, lorsqu'un bruit de verre cassé retentit dans le salon.

Harry, dans son planeur, se tenait dans le salon des Thompson, un couteau dans une main et une bombe en forme de citrouille, dans l'autre.

-Ben alors, Gwen…Tu croyais pouvoir te débarrasser de moi ?


BON. Harry commence moi-même à me faire peur.

Ok, le prochain chapitre risqueeeee vraiment d'être le dernier avant l'épilogue.

C'est même vraiment sûr que c'est le dernier.

Laissez des reviews ça fait plaisir :D

Emma.