Hello tout le monde !
Vous avez eu l'air soulagées du dénouement du chapitre précédent lool !
Aujourd'hui, il fait beau (du moins chez moi), on se sent toute légère, alors je vous sers de la légèreté en barre ^^
Merci à mes amies/relectrices/soutiens infaillibles Ptiteaurel, Nicolisandra et Lilipucia. Et surtout, merci à vous mes lectrices ! L'accueil que vous avez réservé au Roi Lion me surprend un peu et me touche beaucoup.
Trève de bla bla, voilà la suite:)
– Alors je passe toujours te prendre vers 20h30 ?
Ouais, je l'ai appelé !
– J'espère que tu tiendras ta promesse !
Et il m'a rappelée...
– Parole de scout !
On s'est rappelés. Plusieurs fois même.
– J'arrive pas à croire que c'est toi qui m'emmènes à notre premier dîner après tous les efforts que j'ai dû faire pour obtenir ce rendez-vous. Tu sais que ça va à l'encontre des règles de la galanterie ?
On a discuté. On a ri. On a flirté. Il a fini par m'inviter au resto ce soir.
– J'ai finalement accepté que tu paies, c'est déjà pas si mal ! Donc... à ce soir.
Je ne peux retenir le sourire qui se dessine – ou plutôt qui s'affiche en format 4 par 3 – sur mes lèvres.
– A ce soir.
Le ton sur lequel il met fin à nos conversations téléphoniques est purement criminel. L'intensité de sa voix, la langueur qu'il met dans la dernière syllabe, la promesse derrière ses mots. C'est comme s'il m'étreignait.
Et s'il étreint comme il parle, je ne donne pas cher de ma peau.
Voilà pourquoi je passe le prendre ce soir et non l'inverse. Ce n'est pas tant que je tiens absolument à venir le chercher, mais surtout à le ramener chez lui. Là où traînent suffisamment d'oreilles – dont une paire vraiment très innocente – pour nous empêcher de terminer la soirée comme j'en rêve chaque fois qu'il me susurre 'bonne nuit' au téléphone. C'est juste par mesure de précaution.
Au moins ce soir, je me coucherai certes frustrée, mais avec le sentiment d'avoir agi de manière respectable.
Bien entendu, je ne lui ai pas expliqué pourquoi, je ne voudrais pas passer pour une nympho première catégorie qui pense à le mettre sur le dos dès le premier rendez-vous. J'ai déguisé cette excuse en super principe hautement féministe du genre 'je suis une femme moderne, on se rejoint au resto ?' mais j'ai été rattrapée par mon penchant écologiste, d'où le co-voiturage.
15h30 : je soupire en pensant à Edward.
15h32 : j'accueille Sparkles le chihuahua et sa détestable propriétaire pleine aux as.
15h33 : je consulte le message que je viens de recevoir pendant que Miss Monde installe son chien sur la table d'examen.
15h34 : je soupire en pensant à Edward.
L'après-midi va être long.
19h59 : je saute enfin dans ma voiture.
oOo
C'est malin ! Je fais quoi maintenant ?
Je suis garée depuis cinq bonnes minutes devant la maison – le pavillon – où vit Edward, et je n'ai pas encore trouvé le courage de sortir de ma voiture.
Qu'est-ce que je suis censée faire ? Aller simplement sonner ? Et si c'est Emmy ou Rosalie qui ouvre ? Qu'est-ce que je suis censée dire ?
Je me sens comme une lycéenne qui a peur de croiser les parents de son petit-ami...
Voir débouler les grands-parents de Adam, 16 ans, pendant que je préparais notre petit-déjeuner dans la cuisine – en nuisette – alors que ses parents étaient en voyage m'a finalement laissé un sacré traumatisme !
J'attrape mon téléphone et rédige rapidement un texto.
Je suis là.
Je fais rebondir mes pouces sur le volant au rythme de R U Mine tout en fixant la porte en bois foncé. Pourvu qu'il ait compris... La porte s'ouvre et apparaît Edward. C'est bien, en plus d'être beau, il est malin.
Je plisse les yeux pour mieux l'apercevoir - ça fait quand même plus d'une semaine que je ne l'ai pas vu. Tout en noir. Chic mais décontract', sa marque de fabrique. Alors qu'il allait refermer la porte, je le vois se retourner, attiré par quelque chose à l'intérieur de la maison. Il se baisse et deux petites mains s'accrochent à son cou.
Emmy.
J'avais oublié à quel point ces deux-là sont attendrissants à voir. Edward est déjà un tableau magnifique à regarder, mais le voir interagir avec la petite fille, c'est vraiment quelque chose ! Tout en continuant de la bercer, il relève la tête, reportant son attention un peu plus loin. Je suis le mouvement et c'est à ce moment là que je distingue sa silhouette longiligne à l'arrière plan. Elle s'avance et prend la fillette dans ses bras.
Rosalie Cullen ne peut pas être humaine.
Je suis plutôt du genre à trouver – et souvent sans une once d'objectivité – les moindres petits défauts à toutes ces femmes qu'on qualifie d'icône de beauté. Mais là, franchement, même Angelina Jolie peut aller se rhabiller !
Et moi, à côté, alors que je sors pourtant du boulot et me rends à un rendez-vous galant, je n'ai pas un dixième de son élégance et de sa classe.
J'ai le sentiment d'être toute petite et que mon siège de voiture est en train de m'engloutir.
La portière côté passager s'ouvre et Edward passe la tête dans l'entrebâillement. Je me redresse vivement.
– Hey ! Sourit-il.
Mon angoisse s'envole, car au travers de ces yeux-là, je me sens magnifique.
– Salut !
Il se glisse aussi gracieusement que le lui permet sa taille dans l'habitacle de ma Cooper, boucle sa ceinture et pose bruyamment ses mains sur ses cuisses.
– En route, j'ai dû regarder manger Emmy, et j'ai vraiment la dalle !
Je lève les yeux au ciel, et le temps que je sorte de mon stationnement, il avait déjà augmenté le volume de l'auto-radio m'adressant un sourire entendu.
oOo
Sur le trajet nous menant au restaurant, on s'est remis à discuter de tout et de rien, comme lors de nos conversations téléphoniques, et si le face à face me met toujours un peu mal à l'aise, je vois bien que ce n'est pas le cas d'Edward.
Je sens son regard braqué sur moi quand il me parle et il est tout aussi taquin que depuis l'autre bout du fil.
Son parfum doit désormais flotter partout dans la voiture, ce sera un vrai plaisir de la reprendre demain.
Sans réellement avoir eu conscience de la route, nous voici maintenant arrivés à destination.
– Sérieusement ? Le Plenteous Grill, Bella ? Rit-il en secouant la tête.
Je détache ma ceinture et me tourne légèrement vers lui :
– Quoi ? Tu es végétarien ? Le charrié-je.
– Non, mais j'avais pensé, vis-à-vis de ton métier...
Cette fois il est gêné, c'est trop mignon.
– J'ai toujours fait la différence entre les animaux et la viande, ce qui m'a valu de bien nombreux ennemis à l'école de véto. Et puis j'aime bien trop l'entrecôte !
Sur ces belles paroles, je pose ma main sur la poignée quand Edward me retient par le bras.
– Attends ! Laisse-moi faire s'il-te-plait. Ma galanterie a déjà assez souffert pour ce soir.
Je le regarde bien sagement sortir puis contourner la voiture. Il se matérialise de mon côté et ouvre la portière. La fraicheur du début de soirée s'engouffre dans l'habitacle, contrastant avec la main chaude qu'il me tend.
Encore et toujours ce regard qui ne me quitte pas tandis qu'il m'aide à me lever.
Une fois que je suis dehors, il continue de m'attirer à lui, une lueur de détermination assombrit légèrement le vert de ses yeux, me captivant.
Et sans aucun avertissement il caresse mes lèvres des siennes. C'est bref, léger, doux, comme un murmure au creux de l'oreille. Mais c'est aussi audacieux, brûlant et délicieux.
Quelques secondes s'envolent entre nous deux. Peut-être attend-il une réaction de ma part. Je reste immobile, ma main toujours dans la sienne, les yeux fermés, étourdie par la surprise.
Alors quand il me pousse délicatement contre la voiture, je n'oppose absolument aucune résistance.
Pour la seconde fois, Edward pose sa bouche sur la mienne, et c'est toujours aussi hallucinant. La carrosserie est dure et fraiche dans mon dos, alors que son corps rayonne agréablement contre le mien. Ce baiser ne dure pas beaucoup plus longtemps que le précédent, mais lorsqu'il pince légèrement ma lèvre supérieure entre les siennes, c'est suffisant pour que mon coeur s'emballe.
– On aurait dû prendre ta voiture...
Il réitère son geste et je peux sentir qu'il sourit.
– Qu'est-ce que tu as dit ? Rit-il.
Hein ?
J'ouvre difficilement les yeux, cligne plusieurs fois des paupières pour réajuster ma vue après avoir été éblouie par, semble-t-il, des milliers d'étoiles multicolores.
Rien que ça ?
Edward est encore très proche de moi et me fixe, amusé.
– Tu as parlé d'une voiture ?
Merde !
– Non, pas du tout.
Non mais quelle menteuse !
Il détache légèrement son corps du mien tout en lâchant ma main et je pense pouvoir m'éloigner de lui et profiter de la distance qui nous sépare du restaurant pour :
1- mourir de honte
2- reprendre mes esprits
3- effectuer intérieurement une danse de la joie en chantant "Il m'a embrassée ! Il m'a embrassée !".
Sauf qu'il pose une main de chaque côté de ma tête, et continue de me dévisager. Cette fois, il a l'air heureux mais je crois déceler une pointe de gêne dans son regard.
– Voilà... c'est fait. Je vais pouvoir me concentrer sur autre chose que cette magnifique bouche vraiment très très tentante.
Il se passe la langue sur les lèvres – Seigneur ! Est-ce qu'il cherche à retrouver le goût des miennes ? – puis sourit avant de reprendre :
– Maintenant, on peut reprendre au rythme que tu veux...
...Edward, si là maintenant on reprenait au rythme que je veux, tu serais déjà nu et allongé à l'arrière de la voiture...
– Ceci dit, j'espère – et je vais tout faire pour – que tu en aies de nouveau envie à la fin de la soirée.
Punaise ce qu'il est chou ! Et sexy !
Je peine à reprendre ma respiration.
Puisqu'un côté de moi a décidé de prendre son temps pour ne pas tout gâcher tandis que l'autre rêve d'arracher immédiatement les vêtements d'Edward, j'opte pour la paix des ménages et saisis délicatement le col de sa veste. Je réduis lentement la courte distance qui nous sépare, et à mon tour l'embrasse chastement.
C'est la troisième fois en ce qui doit faire cinq minutes mais l'impression est toujours aussi fantastique. Je m'aperçois que je me sens en sécurité contre lui, et même si paradoxalement ce sentiment me fiche une trouille bleue, je n'ai clairement pas envie que ça s'arrête. C'est comme prendre une grande bouffée d'air frais après avoir suffoqué pendant des heures.
Je le fixe dans les yeux, et affirme à mon tour :
– Voilà, maintenant on peut aller manger. Je vais pouvoir me concentrer sur autre chose que cette magnifique bouche vraiment très très tentante.
Et tandis que je me dirige d'un pas léger vers le restaurant, j'entends Edward soupirer :
– Bella Swan, tu es stupéfiante !
oOo
– Et bien dis-moi, tu es connue comme le loup blanc ici !
J'avale une savoureuse bouchée de côte d'agneau à la sauce Tex-Mex puis une gorgée de rosé avant de répondre.
– Jared, Paul – je les désigne un à un derrière le bar en les nommant, ils me font signe en voyant que je les regarde – et Sam, en cuisine, sont très amis avec Billy, mon ancien patron.
Face à son air interrogatif, je précise :
– L'ancien propriétaire du cabinet. Il m'a formée et je le lui ai racheté quand il a pris sa retraite.
Retraite que je vais peut-être bientôt devoir prendre moi aussi.
J'embraye rapidement, je m'étais promis de profiter de cette soirée pour me détendre :
– Après le départ de mon père, j'étais toute seule ici, et Billy tenait absolument à s'occuper de moi. On venait régulièrement dîner ici avec Jacob, son fils qui avait – qui a toujours d'ailleurs – mon âge.
Le visage d'Edward s'illumine, comme à chaque fois qu'il est sur le point de me taquiner.
Oui, j'ai déjà remarqué ce détail. Je suis cuite !
– Oh !? Le fils du patron Bella, vraiment ? Miaule-t-il.
Je n'aime pas qu'on évoque ma vie amoureuse, ou ce qui aurait pu s'y passer. Je suis chaque fois horriblement gênée et je rougis même s'il n'y a pas lieu. Cette fois ne déroge pas à la règle, et face à Edward, c'est pire. Je sens mon visage prendre feu, mes mains deviennent moites et j'ai l'impression de rétrécir. Je regarde à droite, à gauche, sans vraiment fixer quoi que ce soit et tente d'articuler une réponse :
– Ce n'était pas comme ça avec Jacob. Bien qu'il ait toujours laissé entendre qu'il était intéressé. Mais c'était mon meilleur ami. Je n'avais que lui. Et puis finalement, il s'est mis avec Leah et...
Quand, par hasard, lors de cette éprouvante tirade, je relève enfin la tête, je découvre qu'Edward est sur le point d'exploser... de rire.
Ce qu'il finit par faire d'ailleurs.
Vexée comme un pou, je lui jette ma serviette et contre-attaque :
– Et toi et Rosalie alors, il ne s'est jamais rien passé entre vous ?
Il s'arrête net de rire et l'expression que j'ai vue passer sur son visage chez Leah et Seth ou encore au bar l'autre soir, cette tristesse que j'aimerais ne plus jamais revoir dans ses beaux yeux verts, refait son apparition.
Bien joué ma grande !
Avant que je n'ai eu le temps de lui dire de laisser tomber et de m'excuser, il se met à parler :
– Rose me déteste. Peut-être un peu moins maintenant, mais il fut un temps où elle ne pouvait pas me voir en peinture. Et bien entendu, j'aimais beaucoup la mettre en rage, au grand dam de mon frangin.
Son sourire, nostalgique, entraîne le mien.
Comment peut-on détester un mec comme lui ? Bon, c'est vrai, il est sacrément têtu. Et il a la vanne facile. Mais au point de le haïr ? Et quand on voit la façon dont il s'occupe d'Emmy... cette Rosalie est une sacrée énigme.
Rachel, la femme de Jared, vient débarrasser notre table – me gratifiant d'un lever de sourcils très significatif – et je plonge mon nez dans la carte des desserts.
Chocolat !
Je jette mon dévolu sur le fondant et sa boule de glace vanille, et parce que je suis bornée, un peu trop curieuse, et surtout parce qu'un simple 'Rose me déteste' n'est pas une réponse suffisante – et aussi sans doute parce que j'ai bu un peu trop de vin – j'enchaîne :
– C'est pourtant une très belle femme...
Oui, elle ne doit pas se gaver de fondant au chocolat, elle !
– … et vous vivez sous le même toit. Vous auriez très bien pu...
N'osant préciser ma pensée – courageuse mais pas téméraire, je ponctue ma phrase d'un geste circulaire de la main qui me semble assez éloquent.
– Bella ?
La profonde sincérité qui teinte sa voix me fait d'instinct plonger les yeux dans les siens.
– Au cas où tu n'aurais toujours pas remarqué, je préfère les brunes.
Toute ragaillardie par cette pseudo-déclaration, je pose mon pied entre les siens sous la table.
– J'en suis ravie.
Le reste de la soirée se poursuit dans une espèce de bulle spatio-temporelle. Plus rien n'existe à part nous deux. C'est tellement agréable. La compagnie d'Edward est facile, comme une évidence. Au resto puis dans la voiture, même devant chez lui, les discussions s'enchaînent, sans temps morts. Juste quelques silences confortables, pendant lesquels je savoure chaque petit compliment, chaque petite attention qu'il a à mon égard. Il est prévenant sans être cul-cul. Nul doute que sa mère l'a bien élevé. Il me parle un peu d'elle. Je lui parle de la mienne, de sa vie à Phoenix, de mon beau-père, Phil. Il me semble qu'il s'éteint un peu quand il m'avoue détester le base-ball, alors je n'insiste pas.
Et on parle, on parle. De chats, d'Emmy, de musique, de programmes télé débiles – sur ce sujet, c'est lui qui gagne, en bon tonton gâteau, il connaît le générique d'Hello Kitty par cœur.
– J'aimerais pouvoir affirmer que c'est uniquement parce que je t'éblouis, mais tu as les yeux qui brillent Bella.
Il me caresse la joue du plat de la main, et j'appuie son contact tout en fermant les yeux.
Encore un peu et je pourrais me mettre à ronronner.
– Tu devrais aller dormir.
C'est vrai que j'ai du mal à rouvrir les yeux. Mais j'aurais voulu que cette soirée ne finisse jamais.
Je regarde la grande maison de l'autre côté du trottoir, maudissant l'Age de Raison, la fatigue physique qui l'accompagne et SURTOUT cette foutue conscience qui a fait que j'ai passé – je regarde l'heure : 3.00 – une bonne moitié de la nuit mal installée dans ce siège de voiture au lieu de la passer nue entre mes draps, lovée contre Edward.
J'étouffe un bâillement et m'apprête à admettre que ce serait en effet plus raisonnable mais quand je me tourne vers lui, toute ma volonté s'évapore. L'air de l'habitacle se charge en électricité. Mon souffle s'accélère, une boule se forme au fond de mon ventre, ma peau me picote. Et je ne l'ai même pas encore touché.
Il ne bouge pas, mais son regard s'assombrit au fil des millièmes de secondes, parce qu'il faut être honnête, même si j'ai l'impression que cet instant d'anticipation dure une éternité, il ne m'aura en réalité fallu que le temps d'un éclair pour me jeter sur ses lèvres.
Je sais que cet abandon à mon désir ne mènera pas bien loin, surtout dans cette voiture, en plein milieu de la route et de la nuit, mais j'ai besoin de quelque chose. Juste un petit plus que ce sentiment de lui plaire et d'être bien avec lui. Je veux brûler. Et je veux qu'il brûle avec moi.
J'entrouvre la bouche, nos langues se trouvent immédiatement et je gémis à la sensation.
– Bella... souffle-t-il entre deux de mes attaques.
Le son de sa voix résonne dans chaque partie de mon corps et c'est comme si le soleil y brillait à nouveau après un interminable hiver.
Mes mains vont de ses épaules à sa nuque enfiévrée, puis j'agrippe une mèche de ses cheveux en ayant l'impression de ne jamais serrer assez fort tant j'ai le sentiment d'avoir besoin de lui à ce moment précis.
Ma tête me tourne. Est-ce le vin ? L'ardeur ? La peur ? Le manque d'air ? Je ne sais pas mais c'est à bout de souffle que je finis par le relâcher à contre-coeur.
Son regard est lourd de désir, et il tire sur son jean pour se réajuster. Moi je serre les cuisses, pour essayer de calmer la tempête tropicale qui fait des ravages dans mon hémisphère sud.
Je suis sur le point de m'excuser de n'être qu'une allumeuse mais il ne me laisse pas le temps d'être gênée.
– Dis-moi qu'on se revoit très vite ! Halète-t-il.
Le loup de Tex Avery se matérialise un court instant à la place d'Edward, et je me dis qu'il est vraiment temps que j'aille me coucher.
Comme auparavant, il pose sa main sur ma joue :
– Ça va aller pour rentrer ?
Il est redevenu le parfait gentleman, même si la bosse qui déforme son pantalon confirme qu'il y a encore quelques secondes, il tirait plus vers Arsène Lupin, voleur de petites culottes.
Pas encore tout à fait remise de mes émotions, je me contente de hocher la tête.
– Sois prudente.
Hochement de tête.
– Je t'appelle demain ?
Hochement de tête.
– Bonne nuit Bella.
Hochement de tête.
Je reprends contact avec la réalité quand il m'embrasse doucement.
Alléluia elle est vivante !
Vivante. Voilà, c'est le mot.
Est-ce qu'ils sont pas trop mignons tous les deux ?
J'espère que ce chapitre était à la hauteur de vos attentes !
A la prochaine.
Bisous.
Babe.
