Bonjour, bonjour !

Bouchez-vous les oreilles, coupez le son de vos ordis, je vais crier : MERCIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII ! On a passé les 100 reviews, vos compliments me vont toujours droit au cœur. Encore merci... Merci, merci, merci !

Certaines se sont demandées si elles avaient posté la 100e review, à vrai dire je n'en sais rien, FF et ma boîte mail sont en désaccord ^^ Mais sachez que sans la 99e, ou encore la 98e, la centième n'aurait pas vu le jour... vos messages sont tous aussi importants les uns que les autres pour moi !
Et un gros bisou à Ptiteaurel, Nicolisandra et Lilipucia pour leur soutien infaillible :)
Visiblement, beaucoup d'entre vous aiment Edward (comme je vous comprends !), quelques-unes Bella, et vous êtes nombreuses à fondre sur ce couple ce qui me ravit au plus haut point... je vais vous faire une confidence : je les aime aussi lol !

Trêve de bla bla inutile, chapitre 6 : Action !


– Alors c'était comment ?

– C'était bien...

Préviens-moi quand tu seras rentrée xo xo.

A l'instant !

Tu m'en vois rassuré :)

– Allez... Donne-moi un peu plus de détails !

– Et bien, il est charmant, drôle, attentif...

J'ai vraiment passé une excellente soirée...

– On s'en fout de ça ! Parle-moi de l'action ! Est-ce qu'il embrasse bien ? Il t'a embrassée au moins ? Tu sais, cette histoire de 'pas le premier soir' c'est tout juste bon quand on a quinze ans et un peu de temps à perdre. À notre âge, pour savoir si un mec est bien coté à l'Argus, il faut l'avoir au moins une fois conduit autour du pâté de maison !

– Alice, non mais tu t'entends parler ?

– Tu ne réponds pas à la question !

Oui, la viande était délicieuse ! :P

C'est tout ?

Non, la crème brûlée également...

– Et pourquoi je te répondrais ?

– Allez quoi ! Les autres filles que je connais sont toutes maquées depuis une décennie.

– Merci de me le rappeler ! Et en quoi c'est mon problème ?

– Quand je les ai au téléphone, elles me récitent leur liste de courses ! J'ai besoin que tu me vendes du rêve ! Alors raconte !

– Très bien, puisque c'est une question de vie ou de mort...

Tu ne vas pas me le dire pas vrai ?

Quoi donc ? *regard innocent*

Très bien, je vais me coucher...

Bella, j'ai passé une MERVEILLEUSE soirée.

Il est temps !

– Ouiiiiiii !

En plus j'ai eu le droit à mon bisou. *_*

– Il passe le contrôle technique haut la main !

Tu l'avais mérité ! Mais après le coup que tu viens de me faire, je n'en suis plus très sure...

– Aaaaaah ! Je le savais ! Quand on voit la bouche qu'il a. Et cette lèvre inférieure légèrement ourlée...

– Alice !

– … il ne peut qu'embrasser divinement...

– Alice !

– Et ses grandes mains...

– Alice !

– Quoi ?

– C'est de mon mec que tu parles là !

– Et quel mec !

– Hun hun...

– Vous vous revoyez quand ?

Je te promets de me rattraper. J'ai hâte de te revoir. Je t'appelle demain.

– Je ne sais pas encore. On doit s'appeler dans la journée.

Toc toc...

– Alice ? Ne quitte pas...

Angela passe la tête à la porte de mon bureau. J'entends des voix d'hommes derrière elle.

– Bella ? Il faudrait que tu viennes s'il-te-plaît...

J'acquiesce mais fronce les sourcils, elle a l'air contrariée.

– Alice, je te rappelle.

– Ok, tchao !

– Bye !

Moi aussi j'ai hâte. Bonne nuit...

Fais de beaux rêves Bella :*

Je raccroche le combiné de la main droite et repose mon portable que je tenais dans l'autre main.

Hé hé, je suis une femme, je peux faire deux choses en même temps.

C'était pas très sympa de relire les textos d'Edward pendant que j'étais au téléphone avec Alice, mais c'est plus fort que moi. Depuis mon réveil ce matin, après une courte nuit d'à peu près une heure, j'ai dû afficher notre conversation au moins un million de fois.

C'est vrai, j'ai une légère tendance à l'exagération quand je manque de sommeil.

Quand j'arrive dans la salle d'attente, Angela m'apparaît toute minuscule, entourée de deux bonhommes en habit orange. Le plus grand – même si on ne peut pas réellement considérer l'autre comme petit – s'approche de moi et me tend la main.

– Mlle Swan ? Felix Volturi, géomètre. Je suis mandaté par Platt Immobilier pour prendre les mesures du terrain en vue de la démolition.

Pas besoin de sortir vos machines les gars, le sol est déjà en train de s'effondrer sous mes pieds !

oOo

La lumière des néons est vraiment aveuglante.

La vache !

J'ai l'impression qu'un engin de chantier m'est passé dessus.

Si on joue sur les mots, c'est à peu près ce qu'il vient de se passer...

– Mon Dieu Bella ! Est-ce que ça va ?

Je suis en nage et tous mes membres ont pris la consistance du chewing-gum. Pas besoin d'avoir fait St Cyr pour comprendre que j'ai fait un malaise.

Je dois sans doute être aussi blanche qu'Angela à ce moment précis.

– Ça va aller Ange. Laisse-moi juste le temps de reprendre mes esprits.

– Tu m'as fichue une trouille bleue ! Tu veux que j'appelle des secours ?

Punaise, ce qu'il est froid ce carrelage !

J'aimerais bien me relever, mais je suis pas sure d'en avoir la force.

– C'est bon, t'inquiète pas.

Le brouillard dans lequel je suis commence lentement à se dissiper, et je distingue un peu plus nettement le visage des deux géomètres. Ils ont rentré la tête dans leurs épaules et ont l'air bien désolés. Ils paraissent beaucoup moins impressionnants comme ça, même vu d'en-dessous.

Je prends plusieurs grandes inspirations.

– Aide-moi à me relever Angela s'il-te-plaît.

Je reste quelques instants en position assise, puis je finis par me mettre sur mes jambes pour aller m'asseoir sur le fauteuil d'Angela derrière le guichet d'accueil.

– Ça va aller Madame ? Demande ''le plus petit''.

– On peut repasser plus tard si vous voulez, dit l'autre.

Je bois le verre d'eau fraîche qu'Angela vient de m'apporter et marmonne, dépitée :

– Non non, allez-y, de toute façon, maintenant ou un autre jour, c'est du pareil au même.

– Euh, très bien... on va commencer par l'extérieur alors.

Je n'ai jamais vu deux gaillards comme ça sortir aussi vite d'une pièce.

Angela me dévisage.

– Quoi ?

– Je me demandais quand ça allait sortir... Tu peux pas garder les choses en toi comme ça Bella. C'est pas sain.

Je claque de la langue.

– Ça n'a rien à voir. Je n'ai pas assez dormi, et j'ai dû me lever trop vite de mon bureau, c'est tout.

Je vois bien que ma réponse lui déplaît.

– Mais bien sûr ! Écoute, tu n'as pas à être gênée. Ce qu'il t'arrive est très difficile. Tu es forte Bella, mais pas à ce point. Personne ne l'est, à moins d'être dépourvu de cœur ou d'états d'âme. Tu ne m'en parles déjà pas à moi, alors te connaissant, je suppose que tu ne partages ton fardeau avec personne. Tu ne peux pas continuer ainsi !

J'ai l'impression d'être à l'école et de me faire sermonner par la maîtresse. Mais Angela n'a pas tort, je le sais très bien.

J'avoue doucement :

– Je ne veux pas perdre le cabinet.

C'est la première fois que je le formule à voix haute. Ça ne me soulage pas vraiment, mais ce n'est pas pire d'en parler.

Elle me prend la main.

– Je sais bien.

On reste comme ça pendant quelques minutes. Je reprends des forces. Mais quand le téléphone sonne, je fais un bond de trois mètres.

Je n'entends même pas ce que dit Angela à son interlocuteur tant j'entends battre mon cœur dans mes oreilles.

Elle raccroche.

– Encore du démarchage pour l'abonnement téléphonique. Tu devrais rentrer chez toi, on dirait un vrai zombie.

En temps normal, je l'aurais ironiquement remerciée pour cette remarque sur ma tronche. Mais je n'ai même plus l'énergie d'être sarcastique. Et puis pourquoi rester ? Je n'ai pas de rendez-vous prévu. Alors à moins d'une urgence...

– Ok, je rentre. Si il y a un problème, appelle-moi.

oOo

– Allo ?

Le crapaud qui a élu domicile au fond de ma gorge est prié de quitter les lieux, merci.

– Hey !

Edward...

– Salut... soufflé-je.

Punaise, ce que j'ai mal au crâne.

– J'ai appelé au cabinet, Angela m'a dit que tu étais rentrée. Que tu étais malade. Est-ce que ça va ?

Sa voix est aussi sucrée et moelleuse qu'un ourson en gélatine.

Je me frotte les yeux.

– Oui, ça va mieux maintenant.

– Quelque chose qui n'est pas passé ?

– On peut dire ça, ouais.

Il ne dit plus rien pendant quelques secondes et j'entends derrière lui ce qui semble être un dessin animé.

– Hum... Rosalie va bientôt rentrer. Tu veux que... je sais pas... je peux peut-être passer te voir ?

Même si l'idée de voir Edward et de terminer cette journée éprouvante par une note plus détendue me tente énormément, mon piteux état me plonge dans le doute.

– Je suis pas sûre...

– Je sais m'occuper des malades tu sais ? Emmy m'a décerné le prix du meilleur Docteur-Bobo.

Il arrive tout de même à m'arracher un sourire.

– Edward, franchement, te dérange pas. Je suis d'une humeur de chien quand je suis malade... et puis t'inquiète, c'était rien qu'un petit malaise...

– Tu as fait un malaise ?

Oups...

– Fin de la discussion. J'arrive.

Je reste allongée dans mon lit à fixer le plafond au lieu de me lever et de me dépêcher de virer mon vieux jogging troué pour être un peu plus présentable.

Ce putain d'enfoiré de Jenks...

Il n'a même pas daigné m'appeler ou ne serait-ce m'écrire après notre entretien. Et bien entendu il n'a jamais répondu à mes coups de fil. A-t-il seulement discuté de mon cas avec ses associés comme il me l'avait promis ? J'ai un gros doute là-dessus.

Je dois me rendre à l'évidence, c'est foutu. Heureusement qu'Angela a retrouvé un poste ailleurs. Même si ce n'est qu'un contrat temporaire et que c'est plutôt loin de chez elle.

Quant à moi, je devrais peut-être m'intéresser au marché de l'emploi. Je n'ai plus assez d'économies pour espérer trouver une place d'associée, mais parfois, de grosses structures cherchent des vétérinaires à plein temps. Et puis il reste toujours le créneau des remplacements.

Je me brosse les dents – j'ai enfin trouvé le courage de sortir de mon lit – pendant que mon ordi portable s'allume. Je vais jeter un petit coup d'œil en attendant Edward.

La sonnette finit par me sortir de mon désespoir. Des annonces, il y en a... mais la plus proche est à cent kilomètres d'ici.

oOo

– Hey !

Il pénètre dans mon appartement et dépose un baiser sur mon front.

Je peine à sourire et murmure :

– Salut.

Il dépose des sachets blancs sur la table puis saisit chacune de mes épaules et observe longuement mon visage. Ses yeux sont si doux que ça me donne envie de pleurer.

Mon cœur se serre mais je parviens tout de même à retenir mes larmes.

– T'as pas l'air en forme... Viens là.

Il me serre dans ses bras et caresse mon dos de haut en bas, puis de bas en haut, encore et encore. La fermeture éclair de sa veste me rentre dans les côtes mais ça m'est égal. Je suis bien, là, enveloppée dans sa chaleur et son parfum. Je ferme les yeux, la joue posée sur son épaule et je serre sa chemise dans mon poing.

C'est moi qui mets fin à notre étreinte, car même si je sais qu'il ne me laisserait pas tomber, mes jambes souffrent de cette position.

Il replace une mèche derrière mon oreille et me dit tout bas :

– Va t'asseoir, je vais me débrouiller.

Est-il finalement possible de trouver la perfection dans ce bas monde ? Je ne parle pas de la Perfection Absolue, non. Une fille réaliste comme moi ne croit pas que l'excellence puisse s'appliquer à l'Homme. Mais Edward est peut-être parfait pour moi...

Sa tendresse ne m'étouffe pas, son entêtement vient à bout de mes barrières sans aucune violence.

Après tout, il est là, encore une fois, même après mes multiples rejets. Et c'est bon de le sentir à mes côtés, comme s'il savait que j'ai besoin de lui avant que je ne me l'avoue moi-même.

Je me tourne vers la cuisine et l'observe évoluer dans mon espace.

Il a retroussé les manches de sa chemise, la verte à carreaux que j'aime particulièrement sur lui parce qu'elle fait ressortir ses yeux. Il bouge avec aisance, ouvrant sans complexe mes placards jusqu'à ce qu'il trouve les verres.

Je le regarde s'approcher de moi, incapable de quitter des yeux l'homme qui est là pour prendre soin de moi.

Il me tend un verre d'eau avant de s'asseoir.

– Est-ce que tu as mangé au moins ?

J'avale difficilement le liquide à cause de la boule coincée dans ma gorge depuis cet après-midi. Alors imaginer y faire passer du solide, même pas en rêve !

Je secoue la tête.

– Non.

– Tu as faim ?

– Pas vraiment.

– Plus tard ?

– Plus tard.

– Ok.

Un profond besoin de son contact s'empare de moi et je me blottis tout contre lui.

– Alors, tu m'expliques ce qu'il t'est arrivé ?

Tout s'effondre Edward. Et le fait que tu sois là alors que je ne suis même pas certaine de pouvoir rester rend le tout pire encore...

– Je n'ai pas très envie d'en parler.

J'ai pu sentir la tension prendre possession de son corps au moment même où j'ai prononcé mes mots. Pourtant il ne bouge pas.

Il est même plutôt calme quand il affirme tout bas :

– Je croyais que c'était sérieux nous deux.

Oh Edward...


Je vous préviens, j'ai pris des cours de self-defense ! Je sais me défendre en cas d'aggression !

Je n'ose plus rien dire honnêtement, donc sur ce, je vous laisse (en plan, oui, je sais)

A la semaine prochaine looool !