Disclaimer : Twilight et ses personnages appartiennent à Stephenie Meyer.
Bonjour, bonjour !
Je reste sans voix face à tous vos compliments et votre enthousiasme, sincèrement, je suis très touchée ! Bienvenue aux nouvelles venues également. Une grosse pensée pour les guests à qui je ne peux répondre personnellement mais dont les reviews me font souvent sourire :)
Merci à Nicolisandra et Lilipucia, et un gros gros bisou à Ptiteaurel : encore joyeux anniversaire ma belle:D
Bon, vous m'avez peut-être détestée pour le chapitre précédent, voyons si vous avez eu raison ;)
Bonne lecture...
Lors du chapitre précédent :
– Je n'ai pas très envie d'en parler.
J'ai pu sentir la tension prendre possession de son corps au moment même où j'ai prononcé mes mots. Pourtant il ne bouge pas.
Il est même plutôt calme quand il affirme tout bas :
– Je croyais que c'était sérieux nous deux.
Oh Edward...
oOo
Je m'assois à califourchon sur lui afin de pouvoir le regarder bien droit dans les yeux.
Mais je veux d'abord chasser ce soupçon de crainte qui ternit son si beau regard. Je pose mes mains sur chacune de ses joues, les poils de sa barbe légère entrent dans mes paumes.
Pour la première fois, je crois déceler une plus grande part de fragilité chez Edward. Celle qui semble ne percer au grand jour que lorsqu'il parle de son frère.
Avec toute la délicatesse et l'affection que je veux faire passer, je frotte mon nez sur le sien avant de déposer un tendre baiser sur ses lèvres.
J'éloigne à peine mon visage, et quand il ouvre les yeux, je le fixe avec toute l'intensité que je peux.
– C'est sérieux nous deux.
– Alors parle-moi...
Ce n'est pas un ordre. Ce n'est pas non plus un ultimatum. C'est une supplication.
Il a besoin que je lui parle, et j'ai besoin de lui...
… de bien des façons.
Le baiser que je lui donne à présent est à la fois semblable mais différent.
C'est d'abord la promesse de tout lui révéler mais aussi les prémices de tout autre chose.
Il y a le moment où c'est juste un baiser, et puis ça change.
– Bella, murmure-t-il.
– Chut, ne t'arrête pas... s'il-te-plaît.
Il y a le moment où il hésite.
Et puis ça change.
La tendresse de ses mains sur mes omoplates laisse place à l'urgence quand il les fait glisser le long de mon dos, rapprochant encore plus nos deux corps. Ses doigts s'enfoncent dans le bas de mes reins alors qu'il prend ma lèvre supérieure entre ses dents et je sais que nous sommes perdus.
Cette fois c'est moi qui gémis son prénom quand il me relâche.
Il repousse les cheveux de mon épaule sans une once de douceur puis plonge son visage dans mon cou, électrisant chaque millimètre carré de ma peau avec ses baisers.
Mon ventre se tord agréablement sous ses assauts et de mes deux mains je m'accroche à ses cheveux comme si ma vie toute entière en dépendait.
Quand la sensation devient trop intense et paradoxalement insuffisante, je profite de ma prise pour ramener ses lèvres aux miennes.
Mon désir ne cesse de monter, alimenté par ses caresses, alors quand ses mains retrouvent mes fesses, appuyant mon bassin contre le sien, exactement là où j'ai l'impression de sentir mon cœur battre, je ne peux m'empêcher d'onduler des hanches.
L'air quitte mes poumons et Edward grogne.
Une fois.
Deux fois.
Trois fois...
– Bella... Bella... Bella... stop !
Je cesse tout mouvement, immobilisée par ses mains sur mes cuisses et un peu perdue.
Les traits de son visage semblent déformés par la douleur.
Y serais-je allée un peu trop fort ?
– Bon sang, si tu continues, je vais venir dans mon pantalon comme un lycéen avant même de t'avoir correctement touchée.
Il a l'air tellement gêné, et je me sens tellement ridicule d'avoir cru l'avoir cassé que j'éclate de rire comme une cinglée, le faisant grimacer à nouveau. Il accentue sa prise sur mes jambes et m'éloigne du lieu du crime.
– Arrête de bouger !
J'obéis, me mordant la lèvre pour éviter de rire et je le regarde me dévisager, amusé lui aussi mais le regard voilé de désir.
Ça fait un bien fou de passer un bon moment et d'oublier tout le reste...
Il est éblouissant avec ses cheveux encore plus ébouriffés qu'à l'habitude et ses lèvres gonflées par mes baisers.
En parlant de gonflements...
L'atmosphère s'alourdit de nouveau et les palpitations reprennent au niveau de mon bas-ventre.
– Suis-moi...
Je le guide jusque dans ma chambre. J'ai tout juste le temps de virer Simba de mon lit qu'Edward me retourne brusquement et me jette dessus avant de me surplomber.
Pauvre Minou...
Prise au piège entre le matelas et son corps, je me sens comme la plus chanceuse des proies.
J'ai déjà eu quelques aperçus de l'aura sexuelle d'Edward. Ce mélange d'animalité, d'emprise et d'adoration.
Je me souviens de la première fois où il m'a frôlée au cabinet, toutes mes terminaisons nerveuses avaient vibré.
Et bien ici, dans ma petite chambre, alors que notre proximité est presque à son apogée, c'est mille fois plus intense. L'expression se consumer prend tout son sens, et il ne fait que me regarder.
Ses yeux descendent lentement de ma bouche à mon cou et j'ai du mal à déglutir. Ma peau s'enflamme quand il pose le plat de sa main sur mon décolleté dénudé par mon t-shirt en col V.
– J'ai envie de toi depuis que tu as levé les yeux vers moi au travers de cette porte en verre.
Je peine déjà à respirer, alors je n'imagine même pas parler. Sa voix est basse, grave, profonde. Elle résonne dans mes poumons, dans mes entrailles. Son regard est fou, dur et ses iris semblent bouillonner.
Je frotte mes cuisses l'une contre l'autre pour tenter de calmer mon excitation.
Ce n'est pas tout à fait la bonne méthode...
Nos gémissements fusionnent, le sien rauque couvrant le mien aigu, lorsqu'il m'embrasse alors que ses doigts descendent le long de ma trachée et caressent la naissance de mes seins, déclenchant mes frissons.
Mon cerveau répète en boucle Edward, Edward, Edward ; nos langues tournent, tournent, tournent ma peau brûle, brûle, brûle mon cœur fait boum, boum, boum...
Je m'enfonce délicieusement dans le matelas, le corps d'Edward poussant toujours plus contre le mien. J'ai à la fois la sensation de flotter et d'être une boule de tension prête à exploser.
Sa bouche et sa main quittent simultanément leurs places, son corps se détache légèrement du mien, tout cela créant un vide et un froid l'espace d'une seconde.
Hey ! Non...
Mais très vite ses mains passent sous mon t-shirt – ah, j'aime mieux ça – le soulèvent – encore mieux – et la chaleur de sa bouche trouve le plat de mon ventre.
Seigneur !
Je perds pied quand il donne un coup de langue dans mon nombril, envoyant une merveilleuse décharge électrique jusque dans mon entrejambe.
Mue par l'envie de le découvrir moi aussi, je me faufile sous sa chemise, surprise par la délicatesse de sa peau qui contraste avec la fermeté de ses muscles dorsaux.
Le chemin des baisers d'Edward le conduit toujours plus haut, son nez emmenant mon t-shirt sur son passage.
Son souffle moite s'écrase entre mes seins, provoquant ma chair de poule.
Une envie de lui encore plus irrépressible me saisit et j'amène de nouveau ses lèvres au miennes.
Je le veux. Tout de suite. Maintenant. Furieusement.
Je m'attaque rapidement aux boutons de sa chemise. J'ignore le tiraillement des muscles de ma nuque alors que je goûte à mon tour la peau que je découvre.
Bon sang, ce que j'aime ses épaules...
J'y passe mes mains et fait tomber le tissu.
Le haut de son corps irradie littéralement. J'en trace les contours, m'attardant sur une petite cicatrice – appendicite ? – et je le sens frissonner. Je me délecte de la sensation d'avoir cet effet sur lui.
Il glisse une main derrière moi et me soulève comme un pantin, mon corps lui répondant sans opposer aucune résistance.
Il peut bien faire de moi tout ce qu'il veut...
Il m'ôte mon t-shirt et prend mon sein droit en coupe.
Je bascule la tête en arrière avec l'impression que mon cœur bat tout autour de moi, tout autour de nous. Je ne sens que nous, je ne vis que nous.
Il passe son pouce sur mon téton par dessus la dentelle de mon soutien-gorge. J'exhale, il inspire entre ses dents et sa main droite vient s'occuper de l'autre.
– Edward s'il-te-plaît...
– Quoi... Bella ?
Je retourne me perdre dans son regard brûlant. J'existe dans ce regard là. Sans avoir besoin de rien d'autre pour subsister.
Je pose mon front contre le sien, légèrement recouvert d'une fine pellicule de sueur, chaque centimètre carré supplémentaire de ma peau en contact avec la sienne décuple cette impression de quiétude.
– Fais-moi me sentir bien.
– Bella, fais-moi me sentir bien... reprend-il, comme s'il n'était pas celui qui empêchait mon monde de basculer en ce moment.
Sans me lâcher des yeux ni même éloigner son visage du mien, il dégrafe mon soutien-gorge, ses phalanges parcourent ma peau en une douce caresse pour en repousser les bretelles, puis, lentement, il nous bascule à nouveau en position horizontale.
Son torse appuie légèrement contre ma poitrine nue, je la sens se gonfler, se raidir.
– Ferme les yeux, murmure Edward.
Je cligne une ou deux fois des paupières puis les laisse closes, l'image d'Edward se projette dans le noir comme quand on regarde le soleil trop longtemps.
Il saisit mes mains dans les siennes, les remontent avec une précaution langoureuse au dessus de ma tête.
Je ne vois rien, je ne fais qu'entendre, ressentir et anticiper.
Ses doigts glissent le long de mes bras puis de mes côtes, passent sous chacun de mes seins, laissant une traînée embrasée sur mon épiderme, alors que son corps quitte le mien. Je sens le matelas bouger, j'imagine qu'il est agenouillé entre mes jambes.
J'entends sa respiration se bloquer juste avant que ses paumes ne viennent délicieusement se poser sur chacune de mes pointes, et c'est mon corps tout entier qui est transporté.
Je laisse échapper un soupir de plaisir, et quand je sens à nouveau son corps près du mien, quand sa langue caresse le bout de mon sein droit, je dois m'agripper au drap au-dessus de moi pour ne pas sombrer.
L'excitation monte en moi à mesure qu'Edward se perd dans ses gestes. Une de ses mains a rejoint les miennes, il enserre mes doigts alors que ses dents meurtrissent ma peau sensible.
Putain ce que c'est bon...
Il mordille, il aspire, il lèche. Je me tortille. J'ai de plus en plus de mal à rester en place.
Un courant électrique me parcourt de part en part, j'halète, je suffoque, je gémis. Mon ventre se contracte.
C'est alors qu'Edward relâche mes mains. J'ouvre les yeux, à bout de souffle, pour tomber dans le vert des siens. Sa main descend lentement, passe entre mes seins et vient se poser sur mon sexe. Même à travers le tissu, c'est trop.
Son corps contre le mien est trop. Son regard, plein d'adoration et de sensualité, est trop. Son odeur est trop. Ses caresses sont trop.
Le plaisir ultime s'abat sur moi en vagues puissantes et dévastatrices.
Le temps s'arrête.
J'ouvre les yeux. Je reviens doucement à la réalité. Mes ongles sont enfoncés dans la peau de son dos.
Edward a les paupières closes, la bouche entrouverte. Je sais, je sens contre ma cuisse, qu'il n'a pas atteint la délivrance.
J'embrasse son nez, son regard retrouve le mien. Il est lourd de désir et de luxure.
– Est-ce que ça va ?
Sa voix est rauque.
Je me contente d'acquiescer, pas encore certaine de trouver ma voix.
– Tu souris, dit-il en m'imitant et en dégageant des mèches de cheveux collées sur mon front.
Je joue avec ceux qui descendent sur sa nuque et lui réponds en chuchotant.
– Tu me donnes envie de sourire...
– C'est une mission dont je pourrai bien ne jamais me lasser...
J'amène ses lèvres aux miennes, parce que ce qu'il dit est vraiment trop chou, parce qu'il est vraiment trop chou, et que c'est une promesse que je suis bien décidée à prendre au pied de la lettre.
Le baiser s'enflamme rapidement, la fougue d'Edward éveillant la mienne. Mon corps semble répondre à la vitesse de la lumière au sien parce que j'entre déjà en transe.
Je m'attaque frénétiquement aux boutons de son jean. Je n'ai plus qu'un seul objectif maintenant, le sentir en moi.
Il se redresse pour l'ôter, puis me débarrasse à la fois de mon legging et de ma culotte. Nue comme un ver mais étrangement très à l'aise, j'attrape un préservatif dans la boîte – pleine de poussière eurk ! – sous la table de chevet.
Le temps prend alors une autre courbe.
Tous deux agenouillés sur le matelas, face à face, les yeux dans les yeux, essoufflés, j'approche doucement de lui.
Je pose ma main sur son torse, à l'endroit même où son cœur bat et où sa peau brûle.
Il ne me lâche pas du regard.
– Tu es tellement belle.
Je souris, il sourit. Je sais à quoi il pense...
Mission accomplie.
Il est merveilleux.
Je dépose un baiser là où était ma main. Je savoure à la fois le goût salé de sa peau et le soubresaut de sa respiration. Je fais glisser mon doigt le long de sa ceinture abdominale jusque sous l'élastique de son boxer. Ses poings sont serrés le long de son corps. Ses grognements font vibrer la peau sous mes lèvres.
Ce sentiment d'avoir de l'effet sur lui est exaltant, presqu'autant que s'il était en train de me toucher...
Je libère son érection et cette fois, mon envie explose. Je n'ai plus le temps.
Lui non plus visiblement.
Il me repousse sur le lit en ravageant ma bouche. Quelques caresses chaotiques et un préservatif installé plus tard, il pousse enfin en moi dans un râle retenu.
Oh mon dieu...
La sensation est fabuleuse.
Une vague de chaleur se diffuse en moi alors qu'un frisson s'empare de ma peau.
D'abord timide, Edward commence à bouger doucement. J'accompagne chacun de ses mouvements et cette langueur contenue fait monter le plaisir au fond de mon ventre.
Il niche son visage dans mon cou, augmentant l'amplitude de ses va-et-viens et je mords le lobe de son oreille, sentant le tiraillement de mes entrailles s'intensifier.
– Vas-y, Edward, je t'en prie...
Il m'embrasse brièvement puis prend appui sur ses bras, le haut de son corps s'éloignant légèrement du mien. Le visage déformé par le plaisir, quelques gouttes de sueur perlant sur ses sourcils, il est à tomber.
Il accélère la cadence, encore et encore, je m'agrippe à ses épaules, secouée par son rythme et par la jouissance que j'atteins bientôt.
Edward soupire, murmure mon nom, gémit, gronde. Il enfonce brutalement ses doigts dans ma hanche.
Je ne contrôle plus mes plaintes. Un dernier coup de butoir et ça y est. Tout s'efface autour de moi. La volupté m'enveloppe. Je serre Edward contre moi alors que mon orgasme me frappe de plein fouet.
Encore, encore plus près, encore plus fort...
– Bella !
Je le sens trembler contre moi, la tête entre mes seins.
Je reprends petit à petit mes esprits.
Flottant encore à la limite de mon subconscient, je m'aperçois que ce que je ressens pour Edward est très fort, sans pour autant pouvoir mettre un mot dessus.
Pour le moment.
Alors, vous m'en voulez toujours ?
Celles qui me suivent sur FB ont peut-être remarqué l'absence de la petite image qui va bien, mais je ne voulais pas trop vous spoiler. J'ai mis le lien de ce chef-d'oeuvre de Nicolisandra sur mon profil, et j'en ai profité pour y mettre le lien de toutes les illustrations pour les non-facebookiennes.
J'espère que cette chaude parenthèse vous a plu et qu'elle a contrebalancé la frustration du chapitre précédent.
Bonne journée, à bientôt.
Je vous embrasse.
Babe.
