Disclaimer : Twilight et ses personnages appartiennent à Stephenie Meyer.
Salut tout le monde ! Comment ça va bien ?
Une fois n'est pas coutume (promis ! ) je n'ai pas répondu à vos reviews, je suis un peu charrette ces prochains jours, et j'ai cru comprendre que beaucoup attendaient LA discussion. Si je trouve un créneau aujourd'hui, je le ferai ;).
Certaines d'entre vous attendaient même cette discussion dans le chapitre précédent, j'en ai conscience, j'avais le choix entre la mettre avant ou après le lemon, j'ai préféré la mettre après. D'ailleurs, Edward et Bella ont une petite trentaine d'années, ils étaient déjà très attirés physiquement l'un par l'autre, voilà pourquoi ils l'ont déjà fait. Et puis ça a permis à Bella de mettre des sentiments sur certaines sensations, non ? Et une guest (Lau de son pseudo) a mis le doigt dessus, la fic ne sera pas très longue, 10 ou 11 chapitres donc oui, on touche à la fin :'(
Merci de me lire, merci de laisser une trace de votre passage, merci Ptiteaurel, Nicolisandra et Lilipucia pour leur soutien.
C'est parti ! Bonne lecture :)
J'aimerais rester ainsi jusqu'à au moins mes 83 ans. Par 'ainsi', je veux dire nue, jeune, dans les bras d'Edward et sexuellement comblée. Plus de crème anti-rides, plus de régime avant l'été, plus de cabinet, plus de démolisseurs, plus de Platt Immobilier.
Edward resserre son étreinte en ronronnant.
Tout ce que je trouve à y répondre est un splendide gargouillis de mon estomac.
Il éclate de rire, ses sursauts emmenant mon corps dans le mouvement:
– Alors comme ça, tu as faim maintenant !
J'aimerais rester ainsi jusqu'à mes 83 ans... mais il faudrait que je fasse installer un frigo dans la chambre !
Paresseuse, je me redresse lentement en geignant, mon ventre poursuivant lui aussi sa complainte du lion affamé.
Edward me met une claque sur les fesses :
– Allez hop ! J'ai amené du chinois avant de venir.
Cet homme est parfait !
Pendant qu'on mange, nos jambes entrelacées sur le canapé, je le sens bien m'observer. Et je sais que ce n'est pas parce que je suis la seule femme au monde qui sait manger les nems de façon sexy. Je lèche mes doigts tous gras, m'essuie la bouche et prends une grande inspiration.
Il pose sa boîte de nouilles sur la table basse et, le regard adouci, se tourne vers moi.
Je préfère regarder mes pouces quand j'ouvre la bouche.
Le dire à voix haute, c'est comme regarder mon échec droit dans les yeux.
– Je vais devoir fermer le cabinet.
J'ai horreur de me sentir faible, impuissante. Et expliquer à Edward comment je n'ai pas su garder mon entreprise me met dans cette position.
Vous allez me dire que le fautif est tout désigné, que ce n'est pas de ma faute, pourtant c'est bien moi qui n'ai pas les reins assez solides. J'ai voulu jouer à la femme d'affaires et j'ai grillé toutes mes cartouches d'un seul coup. Si j'avais été plus maline, ou plutôt si j'avais été plus riche, j'aurais pu me payer la possibilité de déménager. Je suis certaine que Billy... je suis certaine qu'Edward... qu'ils auraient été capables de sauver leur entreprise.
– Bella ?
Le contact de ses doigts sur ma main me reconnecte avec la réalité.
– Excuse-moi, je réfléchissais...
Avant que je ne me perde à nouveau en tête à tête avec moi même, adoptons la méthode du pansement arraché. Plus vite dit, plus vite fini :
– Les locaux ont été revendus et vont être rasés pour accueillir le nouveau centre commercial. Et comme mon bail est terminé, je n'aurai droit à aucune indemnité, ce qui m'aurait peut-être permis de combler le coût d'une installation dans un autre local.
La boule dans ma gorge a refait son apparition, donnant à ma voix un drôle d'aspect étranglé.
– Est-ce que... est-ce que tu veux dire que tu n'as pas les moyens d'ouvrir ailleurs ?
Voilà Edward, il t'a fallu juste dix secondes pour mettre le doigt dessus...
Je lève les yeux au plafond et souffle un grand coup.
– Oui, c'est bien ce que je voulais dire.
Et maintenant, je me sens vraiment pitoyable.
Il attrape ma main et je m'aperçois alors que je triturais mes doigts. Je suis tentée de la lui reprendre, mais dans un dernier sursaut de bon sens, je le laisse faire.
Il n'y est pour rien.
Sa chaleur m'apaise quelque peu. Je finis par le regarder.
Il a l'air sincèrement désolé.
– N'as-tu pas quelqu'un à qui tu pourrais demander ? Ta famille ? Des amis ?
– Hors de question que je demande de l'argent à qui que ce soit.
Cette fois, je reprends ma main et me lève si brusquement que ma tête me tourne un peu. J'appuie mes mains sur mes tempes, en espérant que ça s'arrête.
Edward suit mon mouvement des yeux.
– Hey, ne t'énerve pas !
Voilà pourquoi je ne veux pas en parler. Je suis incapable d'évoquer le sujet sans m'emporter. Angela, Billy, Sue et Harry en ont tous déjà fait les frais. Je sais bien qu'ils veulent juste m'aider.
Edward veut juste m'aider.
Après avoir répété plusieurs fois cette phrase dans ma tête, prenant conscience du silence oppressant qui occupe désormais la pièce, je retourne m'asseoir avec une précaution presque théâtrale.
– Je suis désolée...
Je me blottis contre son torse et me concentre sur les battements de son cœur.
– ...c'est juste que je ne veux être redevable envers personne.
– Qu'est-ce que tu comptes faire alors ?
– Je ne sais pas... trouver du boulot, redevenir employée. Il faudra un patron qui supportera mon sale caractère.
Il rit doucement.
– Je trouverai quelque chose. Ne t'inquiète pas pour moi.
Il m'embrasse le front puis cale ma tête sous son menton. Nous restons ainsi quelques minutes. Je commence à lentement me calmer.
Je caresse paresseusement les poils de ses avant-bras. Il est temps de retourner vers une activité un peu plus ludique.
Il me repousse légèrement de manière à me faire face. Je déboutonne lentement sa chemise en le fixant dans les yeux, plonge mon nez dans son cou, embrasse sa carotide.
Il soupire puis saisit les bords de mon t-shirt, m'obligeant à sortir la tête de mon petit paradis à l'odeur musquée. Une fois mon vêtement enlevé, Edward passe ses deux mains dans mes cheveux et plante son regard brûlant dans le mien.
Je l'embrasse de toutes mes forces.
Je n'avais pas échangé avec un homme sur des aspects aussi sérieux de ma vie depuis bien longtemps.
En fait depuis à peu près... jamais.
Hormis mon petit coup de sang, je m'aperçois que ça ne m'a pas rendue aussi mal à l'aise que je le pensais, mais je préfère qu'on ne s'attarde pas trop là-dessus, d'autant que ça ne changera rien à la situation.
Mmmmm... Par contre Edward, tu peux t'attarder ici aussi longtemps que tu veux...
Après avoir mis fin au baiser, ses lèvres ont parcouru ma peau le long de ma mâchoire, de mon cou, de mon épaule. Il m'a doucement allongée sur le canapé et sa langue est venue titiller la pointe de mon sein.
Il paraît encore plus tendre que d'habitude. Il est en charge, et je le laisse complètement faire, m'abandonnant à son rythme et au plaisir qu'il me donne. Il retire doucement ses vêtements puis les miens.
Ses mains parcourent mon corps alors que son regard mousse est rivé au mien. Il me chérit avec ses gestes et me parle avec ses yeux.
Il ferme les paupières au moment où il me pénètre avec lenteur, moi je ne peux détacher mon regard de lui.
Il va et vient langoureusement, mais avec une puissance et une grâce presque félines.
Je finis par me sentir enveloppée dans un nuage cotonneux, l'esprit engourdi et les sens aiguisés.
L'orgasme le plus doux qu'il m'ait été donné d'expérimenter glisse paisiblement sur moi.
oOo
– Est-ce que tu crois que... tu pourrais rester cette nuit ?
J'aimerais que notre moment dure encore un peu. Qu'on reste encore tous les deux entre ces murs, loin des tumultes du monde extérieur. Dans notre bulle.
Mais je ne suis pas la seule femme dans sa vie. J'ai décidé d'accepter Edward et sa drôle de situation familiale dans la mienne, et il faut bien que j'assume ce choix.
Mais j'aimerais qu'il reste. J'aimerais vraiment.
Il regarde l'heure sur sa montre posée sur ma table de chevet et m'embrasse le front.
– Vu l'heure, Rosalie a déjà dû mettre Emmy au lit. Laisse-moi lui passer un coup de fil pour être sûr que ça ne lui pose pas de problème.
Toujours galant, toujours prêt à tout pour satisfaire son entourage.
Et ça, je peux vous l'affirmer. Par quatre fois ce soir...
Il sort de la chambre après avoir enfilé son boxer, et j'entends sa voix masquée par la porte.
J'aime l'entendre. Ce grain légèrement éraillé, cette intonation posée, rassurante. Je ne comprends pas ce qu'il dit, mais la mélodie me berce, et c'est à moitié dans les vaps que je le sens reprendre place dans mon lit. Je me cale sur son torse. Sa voix me paraît encore plus grave quand elle y résonne.
– Faut que je m'arrange pour être de retour avant qu'Emmy ne se réveille. Rose travaille de bonne heure.
Il reste ! IL RESTE !
J'étouffe un bâillement, même après ma longue sieste de l'après-midi.
Ceci dit, la journée fut éprouvante par bien des aspects.
A l'abri de mes draps, dans le noir, les bienfaits de la présence d'Edward à mes côtés m'est encore plus perceptible.
C'est décidé. Je vais chercher des remplacements dans le coin, attendre qu'une occasion se présente dans la région.
Mais moi aussi.
Je reste.
oOo
Le léger grésillement de la télé en sourdine me réveille.
4:30
Je suis seule dans mon lit.
Après m'être assurée que mes jambes pouvaient me porter, je sors de la chambre et trouve Edward dans la pénombre, l'écran qu'il n'a pas l'air de vraiment regarder dessinant des ombres sur son visage, Simba royalement couché en boule sur ses genoux.
– Hey !
C'est bizarre quand même que dès qu'on est dans le noir, ou parce que c'est la nuit, on se sent obligé de chuchoter, même quand on ne risque pas de déranger quelqu'un.
Il me répond sur le même ton.
– Hey !
– Tu ne dors pas ?
Peut-être qu'il est habitué à dormir tout seul. Je n'ai aucune idée de la fréquence à laquelle il dort accompagné. Un léger goût amer me vient à cette seule pensée.
– Je te l'ai dit, je dors très peu. Je voulais pas te réveiller... et j'avais un peu chaud. Tu es du genre koala quand tu dors tu sais ça ?
Il sourit légèrement. Je me suis approchée et me blottis contre lui, une jambe repliée sous mon derrière. Il me serre dans ses bras et machinalement, je me mets à gratouiller Simba entre les deux oreilles.
Une odeur de cerise vient caresser mes narines.
– Tu sens bon... c'est... très viril !
Il rit, me faisant rebondir sur son torse, le grondement sourd de son rire vibre à mon oreille.
– Je me suis permis d'utiliser ta douche.
Je bâille.
– Tu as bien fait. Ça te va vraiment bien ce parfum.
Le sommeil me fait raconter n'importe quoi !
Je ferme les yeux. Le ronronnement du chat et le câlin d'Edward me renvoient doucement dans le monde des rêves.
– Tu pars bientôt ?
– D'ici environ deux heures. Tu devrais aller te recoucher. Je viens si tu veux.
– Nah, ça va, tu es douché et tout. Je vais rester ici un peu avec toi.
Je peux le faire !
J'attrape la télécommande, monte le son de je ne sais quel programme.
Et m'endors...
oOo
La télé est éteinte et le jour est levé quand j'entends mon réveil sonner dans la chambre. Je me lève un peu groggie d'avoir dormi sur le canapé, cours l'éteindre et me perds dans mes pensées devant mon lit défait.
La vie serait-elle juste une histoire de vases communicants ? Que tout ne peut pas aller comme sur des roulettes partout tout le temps ? Qu'il a fallu que ma vie professionnelle trinque un peu pour que je puisse avoir une chance en amour ?
La simple pensée de ce mot me donne un peu le tournis.
Nous dirons plutôt domaine sentimental.
Reprenons. Les vases communicants, donc. Un peu sur le principe : ''Heureux au jeu, malheureux en amour''.
De retour dans la cuisine après une longue douche, je ramasse la tasse de café à moitié pleine – ah ah ! Il ne peut pas avoir que des qualités ! – qu'Edward a laissée à côté du dernier courrier en date de Platt Immobilier que j'avais laissé sur le comptoir.
Mes yeux s'éternisent sur le papier à en-tête.
Et si je pouvais avoir les deux ?
C'est vrai quoi ! Le cabinet n'est pas encore un tas de gravas. Aucun magasin de chaussures ou de lingerie n'a encore pris sa place sur la vue aérienne de Google Maps.
Je finirai peut-être en prison pour harcèlement après le nombre de coups de fil, de mails et de courriers que je vais leur adresser.
Mais je peux encore me battre et avoir une chance de garder mon cabinet ET voir évoluer mon domaine sentimental avec Edward.
oOo
Arrivée au cabinet plus motivée que jamais, j'allume la cafetière en attendant Angela. Elle non plus n'aura peut-être pas besoin de partir. Plus qu'une assistante, elle est mon amie, et je m'en voulais de devoir la mettre à la porte si je puis dire.
J'ai hâte de lui raconter tout ça. Et puis si ça capote, j'aurai vraiment tout fait jusqu'au bout.
Peut-être que ça sera moins dur en se disant ça...
Pendant que le café passe, j'envoie un sms à Edward, lui expliquant fièrement que j'avais bien l'attention de faire bouffer les plans du centre commercial à ces pourris et aussi que l'odeur de cerise m'a BEAUCOUP fait penser à lui sous la douche.
– Salut Bella ! Waouh, tu as l'air d'aller bien mieux !
Je rougis jusqu'à la racine des cheveux.
– Edward ? Demande-t-elle avec un air coquin.
Elle ne me connaît que trop bien.
– Edward... soupiré-je.
Elle me connaît tellement bien qu'elle n'insiste pas.
Je suis toute excitée de lui faire part de mes intentions de ne rien lâcher jusqu'à ce qu'on me reprenne les clés du local.
– Je vais commencer par leur écrire une nouvelle jolie lettre.
J'ai presque pu voir l'ampoule s'allumer au-dessus de la tête d'Angela.
– Je me mêle peut-être de ce qui ne me regarde pas... c'est juste une idée comme ça...
Ma jambe remue toute seule sous le bureau.
Accouche Ange'...
– … tu n'as jamais essayé de passer au-dessus de ce Jenks ? Je veux dire, t'adresser à quelqu'un plus haut placé...
Si j'étais du genre bisounours, c'est au-dessus de la table que je passerai pour l'embrasser !
– C'est une excellente idée ! Tâchons de trouver devant le bureau de qui Jenks manque de se pisser dessus quand il a fait une bêtise.
J'approche l'ordinateur. Mon cœur bat à fond la caisse. Cette nouvelle approche du problème est un nouvel espoir pour moi de pouvoir continuer à exercer mon métier, ma passion dans MON cabinet.
– Alors, alors, voyons voir... 'P.D.G. Platt. Immobilier.', chantonné-je en tapant sur le clavier.
J'appuie d'un geste vif sur la touche Entrée.
C'est une blague ? Dites-moi que c'est une blague ! Ça peut pas être vrai...
EDWARD CULLEN.
*je suis déjà partie me planquer, mais je vous embrasse, Babe*
