Disclaimer : Twilight et ses personnages appartiennent à .

15 mai 2014...

''Je poste le premier chapitre de ma première fic avec une légère boule au ventre – à la fois d'émotion et d'appréhension.

Tout ce que je souhaite, c'est qu'elle vous procure autant de plaisir à la lecture qu'elle m'en a apporté à l'écriture.''

Aujourd'hui, je poste le dernier chapitre, et la boule au ventre est toujours là... Le plaisir aussi, de l'avoir écrite et menée là où je le voulais mais aussi d'avoir lu vos messages, vos avis, vos encouragements et aussi vos théories, vos peurs, vos colères, vos soulagements...

Je n'ai pas répondu à vos reviews cette fois-ci, pardonnez-moi, j'étais en ''vacances'' et donc en vadrouille tous les jours.

Je vous laisse lire et vous retrouve en bas ;)


Ma jupe crayon et une chemise blanche ?

Non...

Ma robe beige ?

Non plus...

Je contemple l'étalage de vêtements – quasiment toute ma garde-robe – qui recouvre mon lit.

Rien ne va.

Si seulement je pouvais y aller en blouse blanche ! C'est juste un rendez-vous pro après tout...

Ce n'est PAS JUSTE un rendez-vous pro...

La camisole bleue sur une jupe en jean ?

Bingo !

Et maintenant... les chaussures...

Au s'couuuuuuurs !

Je n'ai pas su le recontacter, même après mon café avec Esmé, même après avoir officiellement accepté mon nouveau local.

Freinée par ma fierté, bloquée par la gêne d'y être allée un peu fort avec lui... et terrorisée par l'éventualité qu'il ne veuille plus de moi comme ça.

C'est Garrett qui s'est occupé des premiers rapprochements entre – ce que j'appelle – le Nouveau Platt et moi, même si l'ombre d'Edward planait sur nous à chaque rencontre.

J'ai cru déceler à la façon dont il en parle, qu'il existe un lien presque familial entre eux, un peu comme si Garrett était un oncle de cœur pour Edward. Et tout en étant professionnel, j'ai remarqué une pointe de familiarité – à la Garrett bien entendu – dans sa façon de se comporter avec moi. Il représentait Edward.

Sauf cette fois. C'est Virginia Cope, secrétaire d'Edward Cullen, qui a fixé elle-même ce rendez-vous, celui où je vais signer mon nouveau bail.

Les travaux de remise en état, ceux que le Nouveau Platt a financés, sont terminés. Je dois maintenant m'occuper de l'aménagement grâce à l'aide pécuniaire de mon père. Ça aussi il a fallu que je le gère. Accepter que tous ces gens m'épaulent. Apprendre à simplement être reconnaissante, et pas redevable ou embarrassée.

Le Nouveau Platt a généré un nouveau moi en quelque sorte...

Et c'est ce nouveau moi qui est assise, le cœur battant et les mains moites, sur la même chaise en bois qu'il y a quelques mois, dans l'entrée des bureaux de Platt.

– Mademoiselle Swan ! C'est toujours un plaisir... Comment allez-vous ?

Garrett Forks refuse toujours de m'appeler Bella, cependant, nous échangeons une poignée de main presque amicale.

Je souffle :

– Un peu nerveuse je dois dire.

Il rit, très décontracté.

– Vous n'avez aucune raison d'être nerveuse...

Il se tourne vers la réceptionniste :

– Vous avez prévenu Edward ?

Mon cœur s'emballe à la simple évocation de son prénom, et je n'ai aucune raison d'être nerveuse ?

Quel comique ce Garrett !

– Monsieur Cullen arrive Monsieur Forks.

– Parfait !

Il me mène dans la salle de réunion, là où j'avais rencontré son prédécesseur. L'ambiance est si différente que j'ai l'impression que la pièce est plus chaude. Pourtant, je ne remarque aucun changement. Toujours le même parquet usé mais élégant, toujours la grande cheminée et le portrait fixé au mur. Aujourd'hui, je peux affirmer que c'est celui de Carlisle Cullen. La dernière fois, je n'avais pas reconnu le nez droit et le carré de la mâchoire dont son fils a hérité. Les traits de la douce Esmé sur l'ossature virile de Carlisle... une combinaison magnifique.

– Bella.

Magnifique...

Edward pénètre dans la salle et tous mes poils se dressent sur mes bras. J'entends mon cœur tambouriner dans mon crâne. Je le regarde avancer vers moi, gracieux, comme s'il flottait à un centimètre au dessus du sol.

Ses cheveux semblent un peu plus courts, je n'en suis pas certaine. Ils sont coiffés au millimètre avec du gel et je n'ai qu'une envie : y passer ma main.

Il est rasé de près, mes paumes picotent au souvenir de mes caresses sur sa barbe légère.

Dans son costume noir impeccable, comme dessiné directement sur lui, il me paraît encore plus grand.

Le Nouveau Platt a généré un nouvel Edward.

Je dois admettre que même s'il reste un peu trop apprêté à mon goût, si je l'avais rencontré ainsi, j'aurais tout de même directement succombé à une crise cardiaque sans passer par la case palpitations...

Il est sexy !

Il me fixe sans sourciller tandis qu'il avance vers moi, avec autant d'aplomb dans le regard que quand nous nous sommes rencontrés la première fois.

Il est fait pour ça. La grandeur, le pouvoir. Je m'aperçois qu'il a toujours fait preuve d'assurance dans ses actes, malgré la souffrance profonde avec laquelle il vit probablement.

Quand je lui ai demandé d'assumer ses responsabilités, j'avais oublié que jusqu'ici, il était celui de nous deux qui assumait le plus.

Preuve en est encore à cet instant, alors que je réfléchis à la meilleure façon de le saluer, il dépose un baiser sur ma joue, son corps presque collé au mien, sa main sur mon épaule qu'il fait glisser délicatement le long de mon bras quand il recule, me laissant à peine le temps de savourer sa chaleur.

J'arrive tout de même à murmurer :

– Salut Edward.

Son sourire en coin est là, l'étincelle dans ses yeux aussi, et je commence à me dire que j'ai perdu du précieux temps que j'aurais pu passer avec lui.

Il m'a tellement manqué...

Garrett se racle la gorge alors que deux hommes entrent dans la pièce et Edward prend une expression sérieuse qui me cloue sur place.

Il est fait pour ça.

– Bella, j'aimerais te présenter Liam Ocean, notre responsable commercial et Benjamin Forks, notre tout nouvel avocat.

Le teint légèrement bis, les yeux noisettes et le sourire avenant, aucun doute sur le lien de parenté qui unit Benjamin et Garrett.

Je leur serre la main. C'est étrange car tout ça prend une allure très solennelle tout en conservant une certaine chaleur humaine. Les quatre hommes sont posés, tout à leur affaire, mais franchement décontractés.

Nous prenons place autour de la table en bois massif, puis Benjamin lit à voix haute l'intitulé du contrat. Je peine à le suivre sur mon exemplaire, toute ma concentration étant dirigée sur Edward qui me couve du regard chaque fois que je lève ou les yeux vers lui.

Dans un brouillard fait à la fois de soulagement, d'excitation et de l'impression d'être dans un rêve, je signe mon nouveau bail.

J'aurais cru ressentir une forte émotion, comme lors de la cession du cabinet avec Billy, mais finalement, rien n'est plus fort que le fait d'être dans la même pièce qu'Edward.

Après quelques bavardages mondains, d'un mouvement de la tête, il me fait signe de le suivre à l'extérieur de la pièce, par une baie vitrée qui donne sur un jardin.

Je salue poliment les trois hommes, Garrett me gratifiant de son clin d'œil habituel.

Je serre fort dans ma main le trousseau de clés que m'a remis Liam Ocean tout en marchant derrière Edward. Il referme la porte, appuie une épaule sur le mur et se tourne vers moi, un sourire éblouissant sur les lèvres.

Comment peut-il ne pas m'en vouloir ?

– Je...

– Tu...

Nous rions. Il se tait quelques instants, j'en profite pour prendre enfin la parole :

– Tu as fière allure.

C'est affligeant de banalité...

Il rit encore, portant ses doigts à son col.

Il a vraiment l'air bien.

– Je commence à me faire à la cravate. Pour les chaussures, c'est autre chose.

Il grimace en secouant ses souliers.

Je remue mes orteils libres dans mes baskets en toile.

– Ouais, je vois tout à fait ce que tu veux dire.

Je me sens toujours comme un peu coincée. Je me dandine, d'un pied sur l'autre, ne sachant pas par où commencer. Je tente encore une autre pirouette.

– Comment va Emmy ?

– Elle a un peu de mal à s'adapter au changement. Je m'occupais beaucoup d'elle. Là, elle doit parfois aller à la halte-garderie. J'ai beaucoup à faire ici avec Garrett. C'était un beau bordel quand tu m'as poussé à reprendre. Une fois que ça se sera tassé, je pourrais de nouveau lui consacrer plus de temps. Mais je crois qu'elle a compris. Et puis...

Il lève les yeux au ciel.

– … elle a un amoureux...

Il dit ça avec un air tellement désespéré. Je n'arrive pas à me retenir de rire tellement il est mignon.

– ...Dayton Kraft... nan mais t'y crois à ça ? Avec un nom pareil il finira sur une moto avec un blouson clouté. Je peux pas laisser faire ça.

– Edward Cullen tu te méfies d'un gamin, sérieusement ?

Il prend un air offusqué.

– Elle lui fait des bisous sur la joue à la sortie de l'école !

– Je pense que tu auras tout le temps de t'inquiéter quand tu ne verras plus ce qu'elle fait avec ses amoureux.

En parlant, j'ai inconsciemment posé la main sur son avant-bras, retrouvant un geste totalement naturel.

Je la retire vivement, lui aussi la regarde comme si elle l'avait brûlé, et un silence gêné s'installe entre nous. Il finit par le briser.

Il désigne les clés que j'ai toujours dans ma main en souriant, sincèrement heureux.

– Alors, qu'est-ce que ça fait ?

Je me perds dans ses yeux et ça y est, enfin ! Les émotions me submergent, les mots se bousculent.

– Merci Edward, merci beaucoup. Et je... je suis sincèrement désolée...pour tout ce que j'ai pu te dire l'autre jour, au sujet du fait que tu ne prenais pas tes responsabilités...

Il se décolle du mur et avance très légèrement vers moi.

– Bella...

– Laisse-moi parler s'il-te-plait. Je t'ai traité comme un lâche mais tu n'es pas lâche Edward. Tu ne l'as jamais été. C'est moi, ça a toujours été moi. Je suis lâche et égoïste. Je t'ai laissé tomber alors que tu avais besoin de moi... et si jamais tu ne voulais plus jamais me revoir je...

– Bella !

Ses mains sont sur mes joues, ses lèvres sur les miennes. Mon ventre se serre de bonheur. Je m'accroche à sa nuque sans perdre encore une seule minute à ne pas le toucher. Je me mets sur la pointe des pieds, pour pouvoir encore plus savourer son goût qui m'a tellement manqué que je n'en avais qu'un vague souvenir. Ses mains descendent le long de mon corps et viennent se poser sur mes hanches. Je m'agrippe au col de sa veste et l'attire encore plus à moi. Je suis totalement perdue dans notre baiser, et c'est là, à cet instant, que je me sens vraiment heureuse.

Il finit par me relâcher et quand il pose son front contre le mien, je repense à cet instant, où, dans la même position devant chez lui, il me demandait à demi-mot de ne pas l'abandonner. Et je remercierais presque le Ciel de me donner une deuxième chance. De pouvoir repartir de là.

Après avoir repris son souffle, il relève ses beaux iris verts sur moi :

– Tu vas vite aller t'installer dans ton nouveau cabinet. Et dès que ce sera fait, je pourrais me pointer juste avant que tu fermes...

THE END.

(Et pour celles qui veulent une vraie méga happy end, sachez qu'ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants ;) )


Et bien voilà, la boucle est bouclée... J'espère que ça vous a plu.

Merci à toutes de m'avoir suivie, merci pour tous vos messages.

Merci à mes amies de m'avoir soutenue jusqu'au bout.

Je n'aime pas les Disney n°2, il n'y aura donc pas de suite. Mais je pense bien m'y remettre pour une autre histoire... Quand ? Je ne sais pas encore.

En attendant, n'hésitez pas à me rejoindre sur facebook (lien sur mon profil).

Je vous embrasse bien fort, prenez soin de vous.

Babe.