Ahem... j'avais dit pas de suite... mais un petit bonus, c'est pas une suite pas vrai ? Nan, ce bonus, c'est juste un cadeau que je tenais absolument à vous faire parce que vous avez rendu cette première expérience exceptionnelle pour moi, avec vos soutiens, petits mots et même un simple petit clic sur la touche 'favoris'. Merci beaucoup.
Donc, à toutes celles qui m'ont assuré que ma fin était parfaite (j'avoue que ce mot me fait rougir) comme elle était, voilà du rab, enjoy it ! Et à celles qui m'ont très honnêtement avoué qu'elles auraient aimé en savoir un peu plus sur le futur d'Edward et Bella, j'espère que vous serez satisfaites... enjoy it too ! C'est juste une petite introspection dans leur vie, juste une petite touche de légèreté, de bonheur et de plaisir ;)
Bonne lecture !
– Nous sommes ici réunis pour célébrer l'Union de cet homme et de cette femme...
Je contemple le visage radieux d'Edward qui écoute religieusement le révérend Weber, les yeux légèrement brillants.
Un peu plus loin, Emmy se tortille, regarde en l'air, joue avec le bord en dentelle de sa jolie robe. Il y a encore quelques minutes, Rosalie l'empêchait d'arracher un à un les pétales de la fleur qui décore sa chaise.
Je ris. Moi aussi , à son âge, je détestais les mariages.
Aujourd'hui, quand je pense à la chance que j'ai d'avoir cet homme à ma gauche, je me dis que...
– Ça va ? murmure-t-il en pressant un peu mes doigts.
Je hoche la tête tout en me levant à la demande de l'officiant.
... on verra ça plus tard
Emmy reste assise, les bras croisés. Elle a incroyablement changé depuis la première fois que je l'ai vue. Elle a grandi, les traits de son visage se sont affinés, ses cheveux ont légèrement foncé. Elle est passée de blonde comme les blés à 'châtain clair'. C'est elle même qui le répète sans cesse quand on parle d'elle comme 'd'une jolie petite blondinette'. Elle a vraiment un foutu caractère. Pour moi, ça vient de sa mère. Mais Edward assure qu'elle cherche plus à me ressembler.
Elle aurait dû choisir un autre modèle si vous voulez mon avis.
Punaise, le temps passe à une vitesse folle.
– Nous allons désormais passer à la partie la plus originale de la cérémonie...
J'adore le révérend Weber. Quand il a marié sa fille il y a deux ans, il n'arrivait pas à aligner deux mots sans pleurer, ou rire, ou un mélange assez étrange des deux. Plutôt effrayant d'ailleurs.
La messe avait du coup duré une plombe. Mais c'était un grand moment !
C'était aussi notre première sortie officielle en tant que couple, avec Edward.
– ...acceptez-vous de prendre pour épouse...
Oups... J'ai pas suivi.
Une voix rocailleuse résonne dans la petite église alors que je me reconcentre sur l'événement de la journée.
– Oui, je le veux.
J'ai les larmes aux yeux.
– Et vous, Esmé Platt, acceptez-vous prendre pour époux, Garrett Forks ici présent ?
Je porte la main d'Edward à ma bouche. Ça doit quand même lui faire bizarre de voir sa mère épouser son bras droit. Pour ce qui est de voir sa mère se remarier, je sais ce que ça fait. Enfin, pas tout à fait dans les mêmes circonstances. Mes parents ne s'aimaient plus depuis bien longtemps.
– Oui, je le veux.
– Je vous déclare désormais unis par les liens sacrés du mariage. Vous pouvez embrasser la mariée.
Nos applaudissements enveloppent les 'jeunes' mariés, et je cueille une larme sur la joue d'Edward. Il sourit largement malgré tout, je sais bien qu'il est extrêmement heureux pour sa mère. Mais je sais aussi à quoi il est en train de penser. J'aimerais l'embrasser jusqu'à lui faire oublier cette putain de culpabilité.
Pardonnez-moi Seigneur, mais bon sang, si on n'était pas dans une église !
En attendant de pouvoir faire mieux, et vu que personne ne nous regarde, je lui vole juste un petit bisou.
Je réciterai trois 'Je Vous Salue Marie' pour ça, promis.
– Je t'aime, Mr Cullen.
Cette fois il éclate en sanglots, et mon cœur fond encore un peu plus pour lui.
– Viens là.
J'enfouis son visage dans mon cou, ma main jouant avec les cheveux courts de sa nuque, et lui répète un milliard de fois à quel point je l'aime. Il évacue son trop plein d'émotion pendant que les applaudissements s'amenuisent derrière nous.
Il me relâche quand le calme est revenu dans l'assistance, essuie approximativement ses pommettes avec le bout de ses doigts, et m'embrasse rapidement à son tour, articulant un 'je t'aime' sur mes lèvres.
Oui ok, c'est bon... Six 'Je Vous Salue Marie'.
Il garde ma main dans la sienne jusqu'à la fin de la cérémonie, la serrant un peu plus fort que nécessaire. Il puise sa force dans la mienne, tout comme je puise dans la sienne quand j'en ai besoin.
Parait que c'est ça, être un couple.
oOo
Le tintement d'un verre en cristal me tire de ma conversation avec Rose. Je me retourne et Edward est déjà debout, sa coupe à la main, tourné vers sa mère. Esmé le contemple avec un mélange de tendresse, de joie et surtout de fierté. J'attrape mon verre plein devant moi et le soulève comme le veut la tradition. Il se passe la main dans les cheveux :
– Euh... je vais vraiment la faire très courte. Je... je voulais juste te dire, Maman, je t'aime et–
Ils craquent tous les deux au même moment, récoltant des soupirs et des 'oooooh' de l'assemblée. Esmé se lève et enlace son fils. Ils se parlent à l'oreille et sourient et pleurent chacun dans l'épaule de l'autre. Puis, le visage ravagé par les larmes mais heureux, elle se rassoit à côté de son mari qui la serre contre lui après lui avoir embrassé la tempe. Edward souffle un bon coup et reprend :
– je vous souhaite d'être heureux, tous les deux. Et Garrett... arrête de tripoter ma mère ou je te jure que je te vire !
Les applaudissements, les rires et les sifflements fusent dans la grande salle ornée de lys blancs et de rubans roses. Garrett, mort de rire se lève à son tour et étreint Edward avec une main sur son omoplate. Il se dirige ensuite vers Esmé et lui tend la main en s'inclinant alors qu'un air de valse démarre.
– Mme Forks, m'accorderiez-vous cette danse ?
Elle n'a pas voulu d'une robe de mariée. Elle a simplement revêtu une chasuble droite ivoire foncée 'plus de son âge' comme elle dit. Elle est splendide. Garrett, lui, porte un costume trois pièces en tweed gris, et alors qu'il la fait tourner sur la piste, on dirait qu'ils sortent tout droit d'un vieux film romantique en noir et blanc.
Je dépose un baiser sur la joue fraîchement rasée de mon homme, passant mes bras autour de son cou par derrière et savoure la félicité de ce moment, le menton posé sur son épaule. Je pense qu'aujourd'hui, c'est une de mes journées préférées.
Même si je me suis réveillée sans lui ce matin, parce qu'on a passé la nuit entre filles chez Esmé, tradition oblige. Tu me manques, je t'aime... m'a-t-il envoyé hier soir, et je me suis endormie en imaginant son corps contre le mien.
Même si je me sens engoncée dans cette robe et que mes pieds souffrent le martyr avec ces escarpins. Quand on s'est retrouvés ce matin, je me suis vue à tomber dans ses yeux noirs de désirs et son sourire coquin.
Même si je sais qu'il pense beaucoup à son père et à son frère aujourd'hui, il assiste à la démonstration que sa famille peut être heureuse. Que lui aussi peut-être heureux. Et je me sens la plus chanceuse des femmes qu'il ait décidé de trouver une partie de ce bonheur en moi.
– Tu danses ?
Ce que cette voix fait à mon corps est criminel...
Sa peau pâle passe de rouge à bleu éclairée par les spots de la piste de danse, la boule à facettes projette une infinité d'étoiles dans son regard assombri par l'ambiance feutrée.
– Tu es sublime.
C'est exactement ce que j'aurais voulu dire, mais il me bat toujours quand il s'agit de mettre des mots sur ce que je ressens. Au moins, grâce aux organisateurs de la soirée, je peux rougir sans être démasquée. Malgré ça, je suis sûre qu'il le devine à mon sourire timide. Il nous fait tourner lentement, ses mains chaudes dans le bas de mon dos couvert de dentelle rouge et la proximité de nos corps sur la sensualité de Careless Whisper me fait doucement perdre la tête.
– Alors ? Aurai-je le privilège de pouvoir emmener cette sublime femme que je tiens dans mes bras sur une plage des Caraïbes une fois que Garrett sera rentré de lune de miel ?
Encore cette histoire...
– Je ne sais pas... ce sera peut-être pas tout à fait la bonne période...
– Je suis sûr que le monde animal peut se passer de toi au moins une semaine ou deux. Tu peux aussi prendre un remplaçant, espèce de bourreau de travail.
Si seulement...
– Tu sais, dans la vie, il n'y a pas que des contraintes qu'on peut déléguer, espèce d'esclavagiste...
– Tu n'as pas fini d'en entendre parler. Je suis plutôt têtu et persuasif.
– J'ai cru remarquer oui... mais moi, je suis plutôt bornée.
Il sourit.
– J'ai cru remarquer oui... Emmy a eu plus de chance que moi il paraît...
Je grimace.
– Je peux rien lui refuser.
– Ça a l'air de t'enchanter !
– Retourner toute une journée à l'école et parler devant une assemblée complète d'enfants ? Crois-moi, je suis ravie...
Il continue de se moquer gentiment de moi.
– … sérieux Edward ! Je suis tellement contente qu'à côté de moi, Pharell Williams peut aller se rhabiller chez Droopy !
Cette fois il rit franchement, et j'adore ça ! Son visage s'ouvre et s'illumine littéralement et la petite veine qu'il a sur le front fait son apparition. Je maudirais presque George Michael de m'empêcher d'entendre distinctement son rire. Mais mes oreilles le connaissent par cœur.
– T'es complètement barge !
Il prend ma lèvre inférieure entre les siennes et reprend un air plus sérieux, voire même solennel.
– Je suis content de voir que vous vous entendiez si bien...
Je passe ma main dans ses cheveux, et replace la mèche qui tombe toujours sur son front.
– Elle est adorable Edward. Rose et toi avez fait du bon boulot.
– Elle t'adore... ça a l'air d'être un phénomène récurrent chez les Cullen.
Il me fait un clin d'oeil et je niche ma tête dans le creux de son épaule.
Moi aussi je vous adore les Cullen.
oOo
Edward danse maintenant, ou plutôt essaie de danser, avec Emmy. Il la fait tourner et sauter et ils manquent de perdre l'équilibre environ toutes les trois secondes. Il a tombé la veste et le nœud pap' et ouvert les premiers boutons de sa chemise. Je me délecte du spectacle en faisant glisser mon doigt sur le bord de mon verre d'eau. Je commence à ressentir la fatigue de la journée et de la soirée bien avancée et mes pieds sont en compote après avoir dansé avec Edward, Garrett, Benjamin puis Ali, Alistair, le frère de Garrett.
– Hey Johnny Castle et Bébé ! Jolie danse !
Edward s'affale sur sa chaise et Emmy monte sur mes genoux avec un air désolé.
– Maman veut que j'aille me coucher, geint-elle.
Je joue avec ses boucles.
– Alors si Maman l'a dit... de toute façon, la soirée est bientôt terminée et je pense qu'on ne va pas tarder non plus.
– Tu viendras voir les bébés demain matin Bella ?
Je risque un coup d'œil vers Edward. Il a le regard franchement vitreux, et je ne serais pas contre une grasse matinée.
– Euh, plutôt demain après-midi mon cœur.
Elle saute de mes genoux et me donne un bisou sur la joue.
– Super ! Bonne nuit Bella ! A demain.
Elle embrasse Edward et court rejoindre sa mère.
Comment fait-elle pour être encore autant en forme ?
Emmy et ses bébés... Quelques mois après qu'Edward ait emménagé avec moi, Rosalie a dû s'absenter une semaine pour se rendre à un séminaire de gynécologie. On a donc récupéré Emmy et Nala. Malheureusement, il semblerait que Simba et Nala aient décidé de repeupler la savane si vous voyez ce que je veux dire. Depuis, Rosalie est en rage, et Simba a hérité du surnom de 'vieux pervers dégueulasse' chaque fois qu'elle vient dîner à la maison. Encore plus maintenant que Nala a mis bas six minis-lui. J'ai dû lui promettre de leur trouver des foyers.
Une flopée de baisers humides dans mon cou me ramène au présent, me procurant des frissons dans tout le corps. Je ferme les yeux, laissant l'étourdissement s'emparer quelque peu de mon esprit. Je passe mon bras au-dessus de ma tête et gratte le cuir chevelu trempé de sueur d'Edward qui appuie un peu plus ses lèvres sur ma peau.
Il ronronne :
– Tu m'expliques pourquoi je suis saoul et pas toi ?
– Sans doute parce que tu as bu beaucoup plus que moi...
Il passe sa main sur mon ventre, me caressant juste sous la poitrine et mordille mon oreille.
– Mmm... tu n'aurais pas dû me laisser faire... je suis terriblement excité tout en étant terriblement épuisé... en plus le décolleté de cette robe m'a fait de l'œil toute la soirée...
Il remonte ses mains et même si je meurs d'envie qu'il me touche j'ai tout juste le temps de m'écarter avant qu'il ne commence à me peloter devant les quelques invités qui restent.
– Ok, mains baladeuses, je pense qu'il est temps d'aller dormir.
– Oui, et je veux boire du champagne dans ton nombril.
– Je t'aide à le ramener ?
Je lève les yeux vers Benjamin qui visiblement ne sait pas s'il a le droit de rire, alors que je suis certaine qu'il a entendu au moins la dernière réplique. Je l'y encourage en riant moi-même.
– Je veux bien, je suis pas sûre de pouvoir le gérer toute seule, surtout avec les talons...
Heureusement, nous dormons dans une chambre à l'étage du complexe et il y a un ascenseur. Edward en tient une sacré couche, mais il est debout et avance tout seul, soutenu par Benjamin. Il le dirige vers le lit, et une fois qu'il a pris congé, j'aide Edward à retirer sa chemise et son pantalon, avant de retenir un 'Alléluia' en libérant mes orteils de ces engins de torture. Quand je sors de la salle de bain, il dort à poings fermés, le visage détendu. Après l'avoir tendrement embrassé, je me blottis contre lui, place son bras autour de moi et ne demande pas mon reste.
oOo
Sa langue lutte contre la mienne et nos dents s'entrechoquent. Si je pensais qu'Edward aurait eu la gueule de bois ce matin, il est en fait bien réveillé.
Très bien réveillé !
Après un réveil coquin entre les draps, je savais qu'il ne résisterait pas longtemps non plus à la grande douche dont est équipée notre chambre. C'est la première chose à laquelle j'ai pensé quand on m'a remis les clés.
Il relâche mes lèvres et descend le long de mon cou vers mon sein droit dont il aspire la pointe sensible et je bascule la tête en arrière, laissant l'eau couler sur mon visage.
Mmmm... le sexe avec Edward en milieu aquatique...
Ses caresses m'emmènent de nouveau lentement vers le paradis sucré de la jouissance, dont je ne suis pas encore tout à fait redescendue après mon orgasme de tout à l'heure. Son corps glisse contre le mien alors qu'il reprend ma bouche, et je suis de mon doigt le chemin des muscles de son buste, dessinant le contour de ses pectoraux puis de sa ceinture abdominale. Bénies soient les quelques heures de sport qu'il s'accorde pour évacuer une partie de la tension que lui cause son statut professionnel. Je bénis également la manière qu'il a d'évacuer l'autre partie de la tension, qui pourrait se définir comme toutes les possibilités que nous avons de décliner l'activité que nous pratiquons en ce moment même.
Je fais glisser mon ongle sur la petite ligne de poils menant vers la partie de son corps qui me réclame le plus d'attention et me délecte du grognement que je récolte entre mes lèvres quand je m'en saisis. J'aime savoir que je lui fais cet effet. Son excitation en ajoute toujours à la mienne. Le bouillonnement dans mes veines s'amplifie encore un peu. Il jure entre ses dents alors que j'entame quelques va-et-vient avec mon poing, mais brutalement, il me retourne et je me retrouve les coudes cognés contre la paroi et mes fesses claquent contre sa virilité.
Il faudra qu'il pense à y aller moins fort à l'avenir, même si j'aime ça...
Il gémit contre mon oreille alors qu'il s'enfonce lentement en moi, et je passe mon bras au dessus de ma tête pour caresser ses cheveux, réitérant mon geste d'hier soir mais pouvant enfin me laisser pleinement aller au plaisir que me procurent ses baisers et son corps humide contre le mien. Nos plaintes se font écho à mesure que nos bassins ondulent et se heurtent, créant la plus exquise des frictions au fond de mes entrailles.
Je prends appui sur le carrelage, à la fois pour garder mon équilibre mais aussi pour qu'il y aille plus fort, plus vite et –
Oh mon dieu...
– Edward...
La boule de feu au fond de mon ventre est prête à exploser, nos gémissements se mêlent à la vapeur d'eau qui nous entoure et quand son pouce trouve mon clitoris, je succombe aux vagues de l'orgasme d'une simple pression. Je hurle mon plaisir alors qu'Edward mord le creux de mon épaule en se répandant en moi, le corps tendu contre le mien qu'il serre de toutes ses forces.
oOo
Son sourire en coin sur les lèvres, il m'observe par le biais du miroir tandis que j'essaie d'éliminer les nœuds créés par nos ébats dans mes cheveux mouillés.
Je lui rends son sourire et je peux me voir rougir grâce à mon reflet.
– Quoi ?
– Rien, je me disais que tu étais resplendissante alors que moi j'ai les yeux injectés de sang et la tronche toute chiffonnée. C'est quoi ton secret ?
Mon secret...
J'accroche mon soutien-gorge dans mon dos et enfile mon t-shirt. Dieu soit loué je peux enfin remettre de vrais vêtements. Un t-shirt, un jean et mes Converses.
J'appuie une hanche sur le rebord de la vasque et lui fais face.
– Tu n'y as peut-être pas prêté attention Edward, mais je n'ai pas bu une seule goutte d'alcool hier soir.
Je peux entendre mon cœur battre dans mes oreilles.
Il continue de modeler ses cheveux à l'aide de ses doigts sans me regarder alors que je suis pendue à ses lèvres à espérer qu'il entende ce que je suis en train de lui dire.
– Sérieux ? Je sais que tu n'aimes pas te donner en spectacle quand tu as trop bu mais tu aurais pu t'octroyer une ou deux coupes. Le champagne était un vrai délice.
Je m'approche de lui et tire sur le pan de son t-shirt pour attirer toute son attention. J'ai attendu toute la semaine parce que je voulais laisser le mariage de sa mère en être l'événement principal pour lui, pour qu'en voyant de ses propres yeux le bonheur de sa famille il puisse enfin profiter pleinement du sien.
Mais je ne peux vraiment plus attendre...
Ses yeux verts trouvent les miens. En effet, ils sont légèrement bordés de rouge aujourd'hui, mais ils ont toujours la profondeur de mon havre de paix.
– Je n'en doute pas, mais je ne pouvais vraiment pas le goûter...
J'accentue mes mots d'un sourire espiègle et voilà, ça y est... Le vert et le rouge se teintent d'abord de compréhension, puis de 'c'est vrai ?' et enfin d'éclat de joie.
– Depuis quand ? Oh mon dieu Bella depuis quand ? On... on en a même pas parlé et... attends je suis super heureux, mais... putain, c'est possible ! Bordel je t'aime.
Avant même que j'ai pu répondre à toutes ses questions, il offre à mes lèvres un baiser heureux, au goût salé par mes larmes de joie. Même si c'est un accident, et même si l'idée m'avait juste effleurée deux ou trois fois l'esprit en présence d'Emmy, une vague intense de chaleur s'est emparée de moi ce jour-là, alors que je tenais le bâtonnet dans ma main. Et je n'avais aucun doute sur la manière dont Edward accueillerait la nouvelle, même si cela signifie qu'il va devoir attendre que la période des nausées soit passée avant de pouvoir m'emmener sur cette plage des Caraïbes dont il n'arrête pas de me parler.
– C'est... c'est vraiment tout récent Edward, je ne suis en retard que de deux petites semaines... mais j'ai refais le test trois fois et...
– Putain j'y crois pas...
Doucement, tendrement, il pose sa paume sur mon nombril toujours complètement plat. Je suis encore tombée amoureuse du merveilleux Edward Cullen ce jour là, et je suis sûre que ce n'est pas la dernière fois.
– Un bébé, souffle-t-il. Mon bébé.
Allez, maintenant on les laisse tranquilles loool ! J'espère que vous avez aimé !
Je trouve avoir un peu trop parlé là-haut donc je remercie mes relectrices ici, je vous ai donné un peu de fil à retordre ;)
Mes autres projets sont en cours, vous aurez de mes nouvelles, promis !
N'hésitez pas à aller faire un tour sur mon profil, vous y trouverez les petites illustrations des chapitres, ainsi que mon facebook - soyez les bienvenues - et mes autres écrits (pour l'instant un petit OS, "l'ingrédient parfait").
Bien à vous.
Babe.
